Une De Tomazoo Pantera merdique de pluche !

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Cet article est une Nième tentative de ma part, pour tenter de trouver des points positifs à la DeTomaso Pantera…, ici dans une version GTS customisée par un américain patriote…
Je ne vais pas d’emblée vous dévoiler mon ressenti qui est basé sur mes multiples expériences avec cet engin diabolique…, j’ai en effet été possédé une douzaine de fois par diverses DeTomaso Pantera…, à chaque fois achetées avec l’argent gagné au péril de ma vie…

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A chaque (très mauvaise) expérience, je me disais que j’étais sûrement tombé sur un mauvais numéro…, je comptabilisais mes pertes (parfois des montants atroces qui auraient mis toute personne « normale » en situation de crise, de faillite voire de banqueroute), le « truc » pour « m’en sortir » étant de mentir à chaque vente pis qu’un arracheur de dent ou qu’un vendeur de Ferrari…, affirmant qu’il s’agissait d’une automobile extraordinaire qui n’avait que des qualités, mais que je devais vendre la mort dans l’âme pour mille raisons : ma mère malade…, ma famille nombreuse…, un divorce…, une sur-imposition fiscale…, ma maîtresse partie avec mes cartes de crédit et les codes…, divers imprévus…, une maladie rare, grave, incurable et inguérissable nécessitant une cure sur l’Ile de Pâques… et une ré-incorporation obligée de 5 ans dans la marine, section sous-marins nucléaires…
J’ai ensuite trouvé un autre moyen : les ventes aux enchères… ou les acheteurs ne connassent jamais rien des vendeurs, mais ou le risque de ne pas être payé par la maison de vente est latent (j’ai du faire quasi un procès à chacune, il en est un qui dure encore contre Coys qui me doit 35.000 euros depuis presque 10 ans)…

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Je suis donc co-responsable des malheurs d’une douzaine de pauvres hères dont très peu se sont remis et dont certains me cherchent encore pour me faire subir mille tourments…
Je vous invite à connaître mes ressentis concernant les DeTomaso Pantera’s en allant lire mes chroniques !
DeTomaso Pantera : La plus pute des « italoméricaines »…
1970/1995 DeTomaso Pantera…
1972 De Tomaso Pantera…
De Tomaso, la fin… « Lo Rossignolo di Modena »…

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Comme tous les garçons au sang chaud qui arrivaient à maturité dans les années 1960, Joe Curley était obsédé par tout ce qui concernait l’automobile :
« J’ai grandi dans le quartier South Side de Chicago, et au moment où j’ai obtenu un permis de conduire, j’étais déjà mordu par le virus des Hot-Rods. Je bricolais les moteurs et aidais tous ceux qui me laissaient faire, car je n’avais pas ma propre voiture, et j’avais eu une expérience d’apprentissage sur le tas, à l’école des coups durs ».

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L’amour de Curley pour les voitures rapides l’a finalement mené à obtenir un job dans une équipe de course de Clements Speed Shop de Chicago :
« J’ai eu la grande expérience de piloter des dragsters. Cette expérience a duré plusieurs années et en finale, j’ai réalisé que cela ne menait à rien de positif pour construire une vraie vie et que j’avais besoin d’un vrai travail ».

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Curley s’est frayé un chemin dans le domaine des relations publiques et des communications et, au fil des années, a bâti une agence très prospère, mais, sa passion profonde pour les Hot-Rods et les dragsters n’a jamais diminué… et cela n’a pas changé au fil du temps :
« J’ai toujours été particulièrement attiré par les Ford, ce qui est ironique parce que mon meilleur ami, Jim McCulloch, aimait autant les voitures que moi, mais il était un gars de Chevy ! Parfois, on se battait l’un contre l’autres dans des dragstrips locaux de la région de Chicago, mais la compétition amicale ne servait qu’à renforcer notre amitié ».

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Lorsque Curley a quitté la Windy City en 1971 pour des eaux plus chaudes en Floride, leur amitié a perduré, chacun visitant fréquemment l’autre au fil des ans… et en 1980, sans doute influencé par la prédilection de son pote pour les Ford, McCulloch a acheté une De Tomaso Pantera GTS 1974 dans le but de la transformer en un « showstopper twin-turbo » rapide et féroce :
Le projet a débuté par un démontage complet et un trempage chimique de la coque…, ensuite, la carrosserie, les composants des suspensions et trains-roulants ainsi que pratiquement tout ce qui s’y rattache a été peint ou chromé selon les normes les plus strictes…, des élargisseurs d’ailes ont été ajoutés, les zones critiques du châssis ont été renforcées et les surfaces en tôle et les espaces entre les panneaux ont été ajustés bien au-delà des spécifications d’origine de l’usine…, tout a ensuite été recouvert d’une teinte « Pantera Yellow ».

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Cinq ans plus tard, alors que le projet était achevé à environ 80%, McCulloch vendit la Pantera à Curley et, à la fin de 1986, il acheva tout le travail :
« Bien sûr, un véhicule comme celui-ci n’est jamais totalement terminé, et j’ai procédé à une actualisation complète à l’été 2011. Le moteur est un V8 351ci Cleveland équipé de deux turbos AiResearch latéraux, de têtes à chambre ouverte et d’un système Gilmer beltdrive pour la pompe à eau, le compresseur de climatisation et l’alternateur. Les pièces internes du moteur ont toutes été sélectionnées pour leur durabilité, y compris les pistons TRW, un arbre à cames Comp, des poussoirs Rhoads et une pompe à huile Melling. Le vilebrequin a été dynamiquement équilibré et a reçu un traitement Tuftriding, le collecteur d’admission a été fabriqué-main… et une pompe à essence Carter de 7,5 livres alimente le carburateur Holley 780-cfm modifié du moteur, qui a été équipé d’une admission conçue sur mesure pour travailler avec les turbos-boost contrôlés par des wastebates réglables Turbonetics Delta avec un contrôleur monté à portée de main sur la console du levier de vitesses, permettant au conducteur d’ajuster le boost d’un minimum de quelques kilos à un maximum de 14 livres, la console dispose également d’un bouton pour régler le calage de l’allumage. Les gaz résiduaires du moteur sont acheminés vers des tuyaux de 3 pouces personnalisés à l’aide de collecteurs d’échappement fabriqués à la main… et l’ensemble du système d’échappement est revêtu de céramique argentée ».

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Les Pantera’s sont connues pour chauffer un max, même dans les meilleures circonstances, en Alaska ou aux Pôles nord et sud…, Curley savait donc qu’il devrait être extrême question de refroidissement-moteur pour garder sa bête double turbo, la plus cool possible :
« Un radiateur en aluminium Phoenix de 3 pouces incorporant un ventilateur poussoir et deux ventilateurs extracteurs a été installé en plus de larges persiennes derrière la boîte-pont, tous travaillant de concert pour maintenir une température-moteur raisonnable, même les jours d’été les plus chaudes de Floride. Sur un dyno, le moteur produit 680 chevaux avec 12 livres de boost, ce qui est plus que suffisant pour propulser cette voiture à une vitesse finale de 200 mph avec un rapport-engrenage 4.09: 1 dans sa boîte de vitesses ZF à cinq vitesses. Un système d’embrayage hydraulique à double disque Centerforce et un volant moteur en aluminium transmettent la puissance du moteur à la boîte de vitesses. Des freins JFZ associés avec des disques de 12 pouces à l’avant et de 10 pouces à l’arrière remplacent le système de série. Les jantes modulaires en deux pièces « Hall Pantera » sont des 15 × 10 pouces pour l’arrière et 15 × 8 pouces pour l’avant…, les pneus Hankook Ventus sont des 295/50R15 à l’arrière et 225/60R15 à l’avant. L’intérieur conserve la disposition « stock » et l’ambiance désuète de la Pantera « usine », mais dispose d’un certain nombre de touches personnalisées qui ne se repèrent pas au premier coup d’œil, par exemple, une bulle de Lexan remplace la cloison derrière les sièges, offrant une belle vue sur le moteur ». (et aussi une certaine chaleur)…

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Après l’achèvement de la voiture, Curley s’est risqué à quelques courses prudentes et a réussi un score de 10,75 secondes à 138 mph :
« Même après plus de 30 ans, j’aime toujours cette Pantera qui était le produit d’un mix d’une carrosserie européenne par Ghia, d’un châssis et ses suspensions par De Tomaso, le tout couplé avec une boîte de vitesses allemande ZF à cinq vitesses et un moteur américain Ford V8 351ci Cleveland ».
Voilà, j’en ai terminé avec la DeTomaso Pantera de Joe Curley…

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Ça fait des lustres et des lampadaires que je n’ai pas répondu au courrier des lecteurs, ce qui est normal puisque je n’ai pas de lecteurs, ni de lectrices, mais des internautes, des webbiens et webiennes, sauf toi, évidemment, toi mon Popu qui vient te perdre ici quand tu ne sais pas quoi faire d’autre…, je parle bien de courrier des lecteurs et non pas des mails d’insultes qui « s’accumoncellent » sur mon bureau virtuel en ronce de pendu, que je préfère au ronce de noyé qui a un tantinet tendance à mouiller mes papiers.

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Le premier mail qui me tombe dans l’œil est aussi bref que court et émane d’un certain Phil de Bourre la Reine :
« Bonjour Psykopat de mes deux, je te lis avec attention depuis des années et je constate que tu n’as jamais fait de billet objectif sur la huitième merveille du monde qu’est la sublimissime De Tomaso Pantera: vas-y-tu-t’y coller un jour? ».
« Mon cher Popu, je t’ai reconnu, il se trouve que j’ai en stock quelques photos d’une Pantera avec une nanana pas dégueu, à mon grand regret d’ailleurs. Pour t’éviter d’envoyer un autre mail à-la-con me demandant mes impressions, je vais te donner les raisons. Comment dire… cette bagnole est une catastrophe, un drame planétaire, dire qu’elle serait sublimissime fait froid dans le dos et m’oblige à me gratter les couilles. Je ne dirais pas que c’est astringent, je dirais que ça irrite (le fion aussi), que ça pique avec une impression d’être baisé bien profond avec une hallebarde rouillée, un engin comme ça, lorsqu’il était neuf, aurait du être livré avec une notice de mise en garde et des contre-indications médicales. Je dois reconnaître que si on aime les conneries, on est servi et même bien servi et c’est bien là le problème. Mon cher Phil, je n’ai plus l’envie de consacrer trop de temps à la rédaction d’un billet sur ce genre de conneries roulables, il faut savoir que, de plus, ça ne s’écrit pas en 33 secondes et que, avant d’aligner plusieurs conneries de suite, il faut les avoir cherchées dans un esprit fait con. Donc, au bas mot, il faut compter au moins une heure pour avoir un résultat correct. Voilà, va te branler »…

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Le deuxième mail est également assez bref et émane d’un certain Pepito Micorazòn, un Turc-mexicain :
« Pourquoi c’est toujours les voitures italiennes qui s’en prennent dans la calandre pleine de dents, faut arrêter, espèce de rigolo, je voudrais que t’arrête ».
« Mon cher Popu, inutile de te cacher, je t’ai encore reconnu, je n’ai qu’une chose à dire: « des nèfles », c’est à dire « va te faire mettre chez les grecs ». Et sinon ça va la famille ? On se maintient, on se fait une marche et une bouffe et un blitz un de ses quatre… Pour ton dernier mail, je n’ai pas tout compris… En premier lieu, je dois reconnaitre que je reste sans voix devant tant d’éloquence, de verve, et de verbe contenus, devant tant d’inspiration, qui n’est pas sans rappeler Dominique de Villepin à l’ONU. Si, si, ça me fait plaisir. Je suis heureux que des illettrés jeunes polluent participent à ma page Facebook et essaient de communiquer avec moi, même au détriment de la langue française. Pour te répondre, je serai tenté de plagier Jorge Luis Borges et te dire que je n’écris pas pour une petite élite dont je n’ai cure, ni pour une entité platonique adulée qu’on surnomme la Masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue, j’écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps, mais je préfère te répondre ceci : « Pask sam fé maré, alé ducon à 1dcé qutr, g d new à fer pour m lecteur…zyva bouffon ».

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L’être humain est masochiste…, toute la journée il est pressé, il court, il veut que tout aille vite sans problème…, l’ordinateur qui rame l’insupporte ; les ampoules à économie d’énergie qui mettent du temps à s’allumer le rendent fou ; la voiture qui tombe en rade est son pire cauchemar…, pourtant il est nostalgique et regrette les choses de l’ancien temps…, que fait-il donc pour retrouver sa jeunesse perdue ?
Il abandonne le confort de la technologie moderne, en oublie jusqu’à son besoin obsessionnel de fiabilité et ressort des placards ses plus beaux souvenirs…, comble du vice, il trouve même des semblables pour échanger sur « ce qui était mieux avant »…, certains les appellent passionnés, je persiste à dire qu’ils sont masochistes.

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J’ai dernièrement « renoué » avec une de mes ex…, une DeTomaso Pantera…, lors d’un rallye de voitures anciennes qui réunit chaque année depuis 1992 des propriétaires de véhicules de collection qui participèrent au Tour de France Automobile entre 1951 et 1973…, de la Lancia Stratos à la De Tomaso Pantera en passant par l’Alpine A110 et la Ligier JS2, il s’agit d’un florilège de belles mécaniques vrombissantes…, mais…, la De Tomaso qui devait me servir de bête de course ne démarrait plus…, le démarreur fonctionnait, la pompe à essence tournait, l’allumage se faisait mais la Pantera refusait de partir, je l’ai suppliée mais rien n’y a fait…, que faire ?
C’est à ce moment que la véritable essence de ce meeting de voitures anciennes a fait surface…, certes, tous les participants étaient masochistes de se lancer dans une telle épreuve avec des véhicules hors d’âge dont la fiabilité était souvent discutable même dans leur jeunesse…, mais c’était aussi ce qui les rapprochait tous et les poussait à cette solidarité spontanée qui fleurissait il y a longtemps sur les routes, à une époque où peut-être le facteur aléatoire des transports rendait les gens moins pressés.

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J’ai donc traversé l’esplanade et j’ai appellé au secours en demandant un spécialiste De Tomaso Pantera…, deux hommes se sont présenté immédiatement : « Carbu ou injection ? »…, je les ai regardé abasourdi en rétorquant que les De Tomaso Pantera étaient toutes à carbus…, grimaces…, les deux hommes sont repartis, dépassés par cette machine anachronique.
Après plus d’une heure, j’ai fini par trouver enfin quelqu’un (d’autre)…, qui a plissé les yeux devant la voiture…, sans un mot, il a ouvert le capot et hoché la tête d’un air entendu…, il est reparti puis est revenu avec un Chevy SSR chargé d’outils…, la bataille entre l’homme et la machine pouvait commencer.

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Le mécanicien a farfouillé dans ses caisses, a tiré un aérosol, défait le cache de la casserole chromée qui renfermait le filtre à air…, il m’a chargé d’actionner le démarreur et d’appuyer sur l’accélérateur en rythme, sous ses ordres experts…, et… contre toute attente, la Pantera a crachoté une première fois !
J’ai demandé au magicien quel produit il utilisait et il m’a répondu : « C’est du dégrippant pour freins »…
Après quelques minutes passées à pulvériser le liquide dans le carbu, le moteur a fini par reprendre vie…., j’ai laissé échapper une exclamation de joie sauf le messie mécanicien qui avait le succès modeste et a rangé sa bombe aérosol en lâchant : « Ce sont sûrement les pastilles qui étaient collées »…, d’où le dégrippant pour freins…, logique…

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La quasi majorité des voitures présentées à l’époque dans mes mag’s Calandres et AutoChromes (C&F), je les ai possédées, payées de mes deniers de capitaliste décadent…, je les ai utilisées quotidiennement puisqu’après tout, c’est la vocation d’une automobile… et j’ai subi tellement de déboires, essuyé tellement de contretemps fâcheux (et coûteux) qu’il m’a semblé intéressant de les faire partager à nos lecteurs.
Cela écrit, va vous permettre à tous de relâcher quelque peu la soupape, de décompresser quelques instants et de faire le point, car il s’agit de voir l’automobile sous son angle le plus controversé : prendre le parti d’en rire (ou d’en sourire) plutôt que de faire les sempiternelles courbettes à des marques adorées, adulées des masses parce qu’elles (les masses) n’en n’ont qu’une vision superficielle, parce qu’elles (les masses) n’en n’ont aucune connaissance réelle, aucune expérience personnelle.

Le mode d’emploi en est simple, il est à la portée des polytechniciens, des académiciens et même des mécaniciens…, c’est vous dire si je fais simple…, si votre visage se déforme progressivement d’un rictus incontrôlable, ne vous inquiétez pas, c’est le signe avant-coureur d’un sourire qui va se transformer en rire puis en pleurs…, les pleurs étant parfois accompagnés (chez les sujets délicats), de contractions spasmodiques des muscles de l’abdomen (on se plie alors en deux, en se claquant les cuisses à la manière bavaroise)…, lorsque le sujet (vous) a récupéré, il poursuit alors sa lecture…, il suffit de l’interrompre un court instant et les symptômes réapparaissent, il suffit de reprendre…, mais, il est préférable de se munir d’un mouchoir propre AVANT de commencer la lecture…, les spermes…, euhhhhh, les larmes contiennent en effet un acide virulent.

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Certaines de ces voitures, je les ai découvertes au hasard de voyages, de reportages à l’étranger, et elles m’avaient parues tellement grotesques que la seule manière d’en parler devait l’être aussi…, j’ai donc laissé libre cours à mon esprit malade, tâchant d’être aussi débile que le véhicule que je présentais…, d’autres voitures, par contre, étaient tellement inutiles, tellement sans objet ni fonction que j’ai carrément disserté, prenant l’engin comme excuse valable pour inventer des histoires aussi farfelues que débridées…, tantôt du Polar de troisième zone, tantôt du roman-photo à l’eau de rosé, du San Antonio façon Renaud, ou alors du Alfred Hitchcock à la façon Pigalle, comme un recueil de mots choisis sur fond d’automobile, une anthologie de la décadence mécanique sur toile de fond surréaliste, un agglomérat de satires virulentes, un condensé d’inepties sans nom qui prend l’automobile pour prétexte, comme un alibi boiteux.


https://www.youtube.com/watch?v=PZHKXcT2Hcw [Intro/Outro]

Ma meuf veut habiter dans mon cœur mais mon cœur est un taudis
Suis-je maudit?
Je suis fait de mal et de bien et les opposés s’attirent à ce qu’on dit
Suis-je maudit?
J’essaye de faire les choses carrés
Mais le Diable me tourne autour et les arrondit
Suis-je maudit ?
Le cordon ombilical est coupé, appauvri d’amour je mendie
J’suis maudit !
[Couplet 1]
Tout droit sorti des entrailles d’un cimetière
Vérifie que mon flow ne bat plus quand tu m’enterres
Ma bite dans le bec des corbeaux sans commentaires
Mes classiques, incassables parole de diamantaire
J’attire le chats noirs et les éclairs
Ils s’noient dans leur crachat, j’suis au volant d’une deTomaso Pantera
Pied au plancher, plongé dans mes idées noires
J’ai séché, comme une éponge je prends sur moi hein
Chacun sa merde comme aux chiottes
J’suis lié à vie à une sorcière qui méritait qu’un one shot
Il a fallu que ma mère emménage au-dessus de chez elle
Je vole de travers, 4 piges qu’elle me lâche pas les ailes
Elle veut plus refaire sa vie mais veut pourrir la mienne sur Facebook
Complètement psycho, je paie le prix du fesses-zboub
Diabolique, elle veut détruire la moitié de son fils
Que je finisse au placard, c’est mon épreuve, je résiste
Cela profite aux ennemis, nombreux sont les pièges
Les nouvelles sont mauvaises, entre prières et sortilèges
Enfermé dans ce game par ma clef de solfège
J’explose pas pourtant je suis au bout de la mèche
J’suis maudit !
[Refrain]
Que n’ont t-ils pas fait pour me détruire ?
Ils m’ont tellement aimé qu’ils ont fini par me maudire
J’ai trop laissé le Diable me séduire
Ma vie un chantier, il y’a des grues dans mon avenir
Suis-je maudit ? Suis-je maudit ? Suis-je maudit ? J’suis maudit !
Suis-je maudit ? Suis-je maudit ? Suis-je maudit ? J’suis maudit !
[Couplet 2]
J’suis un monstre mais j’ai du cœur comme King Kong
Quel con ose me comparer à un rappeur quelconque
Mon visage porte les griffures du tiers-monde
J’avais 5 ans, entre cousins on se coupait pas les ongles
Pendant que les MC’s se la faisaient crème chez Madame Drummond
J’envie personne, j’suis maudit et bien dans mes pompes
J’étais l’enfant de la rue, un soldat sans treillis
Devenu général, je finirai président de mon pays
J’y ai marché pieds nus et j’ai glissé dans le puit
On me retirait les verres des pieds à l’aide d’une aiguille
J’ai bu la tasse dans le chaudron, enraciné dans l’goudron
Mon frère m’a poignardé le cœur et j’ai chanté le pardon
Mon passé me surine, n’espère pas me voir couler
Khey, je sors des ruines des HLM écroulés
Une balle m’a frôlé l’oreille, la mienne a rayé ton crâne
La violence me perd quand la colère me gagne
J’ressens comme de la honte quand mon public m’acclame
Il y a qu’assis au fond d’une mosquée qu’j’peux trouver le calme
Asphyxié par mes cauchemars, je ne dors plus la nuit
Je me réveille dans un nid de serpents
J’suis maudit !
[Refrain]
[Interlude]
« Relativise », c’est ce que j’me dis
Je ferai face aux épreuves quoi qu’il arrive
Je vole au-dessus des on dit
Mon chemin est sinueux, je suis maudit (Je suis maudit… c’est ma vie)
Mon chemin est sinueux, je suis maudit (Je suis maudit… c’est ma vie)
Mon chemin est sinueux, je suis maudit…