Vente Artcurial-Paris-Automobiles sur les Champs 3…              (Inclus la collection automobile de Patrick Levy)

Le monde est ce qui a lieu…, une évidence contre laquelle il est impossible de lutter.
N’allons-nous vers un temps extrait de l’infini qu’est le puits sans fond de la bêtise humaine, sans pensées, sans sagesse, restant immobiles, retenant notre souffle, parce que ce sont deux attitudes importantes pour la survie quand cesse la lumière, mais en même temps la cause de nos maux… ?
Sauf par la créativité.
La mienne est pour une part, l’écriture, elle m’emporte loin, me conduit à pénétrer d’autres vies que la mienne, me pousse à partager divers voyages au cours desquels il n’est pas possible de noter tout ce qui se passe, de décrire tous les visages…, mais seulement… et c’est beaucoup, de faire sentir, même brièvement, le multiple et le particulier, parfois même au coeur des plus immondes catharsis.

Même si l’on s’abrite derrière l’outil et la structure, la décision de sa mise en œuvre reste humaine.
Aussi, quand « notre » ancien dictateur Nicolas Sarkozy, nous expliquait un vendredi soir de fin octobre 2011, qu’une fois aux commandes d’une organisation productrice, toute humanité doit s’effacer devant les exigences productivistes, on ne pouvait que se rendre compte (trop tard) que nos votes avaient conçu une espèce « d’avorton androïde cérébral » qui déclinait toutes ses limites d’acteur social en nous lobotomisant sa vision de gérer l’État comme une entreprise… et tout cela était effrayant.
En clair, un système issu de l’homme sera toujours insuffisant pour lui donner toute sa dimension si nous y restons soumis… et ce n’est pas parce que nous remplacerons notre gestion sociale humaine imparfaite par une gestion comptable pseudo scientiste, pourvoyeuse de prétextes égoïstes sélectifs, qu’il en ira mieux.

Naturellement il est nécessaire de se comptabiliser pour lire notre activité, mais l’histoire sociale a démontré que cette comptabilisation n’est pas suffisante en elle-même pour couvrir tous les désirs humains… et ce n’est pas sans incidence que de vouloir maintenir nos relations sociales émotionnelles dans des critères productivistes, car nous en arrivons et arriverions à définir des anormalités génétiques comptables.
C’est comme si on nous disait : « La vie sur terre ne peut exister que parce qu’il y a la monnaie, la vie nous vient de la monnaie ».
En effet, l’histoire de presque tous les États est formée des louanges faites à l’élite dirigeante, celle-là même qui guerroie sans cesse… et pour laquelle la consécration est : posséder, convertir… et s’enfermer dans ses possessions et ses concepts !

Aujourd’hui, nous sommes toujours sous ce même rapport, sauf que la possession (hors patrimoine) est le revenu du marché, et le fief l’Entreprise.
Entre les deux, c’est le langage qui a changé, même les moins naïfs savent que ce sont des rapports guerriers que nous entretenons au travers des rapports économiques.
Cette libre concurrence engendre seulement la primauté du plus fort, définit la primauté qui conduit les intérêts antagonistes à s’aligner sur des critères opposés.
Nous avons donc construit notre développement sur des rapports négatifs, nous contraignant ainsi au collectivisme plutôt que de reconnaître ce collectivisme comme une capacité fabuleuse d’association d’un être Holistique recevant et donnant, au lieu de s’accaparer et rendre… et d’un Être qui sait inventer parce qu’il rêve individuellement et dont l’accomplissement de son rêve ne peut se faire qu’avec les autres.

Même si les médias s’entêtent à présenter l’idéologie néolibérale comme dominante, les foules prêtent plus volontiers l’oreille à ceux qui crient à l’horreur économique et nous désignent des coupables plausibles : multinationales, marchés financiers, progrès technique, spéculateurs, patrons…
Mais cette contre pensée unique anti mondiale, anti européenne, anti économique, abrutit plus le citoyen qu’elle ne l’éclaire, parce qu’elle se trompe de cible.
En effet, une société horrible nous guette peut-être, mais l’horreur n’a rien d’économique, elle est politique.
Elle résulte avant tout, des stratégies du pouvoir des gouvernements et des puissants.

Tout ce préambule pour vous informer que le Parlement Français a définitivement adopté, par un ultime vote de l’assemblée nationale, une proposition de loi visant entre autres à libéraliser les ventes volontaires d’œuvres d’art aux enchères publiques et notamment par voie électronique sur Internet, ce qui va supprimer l’incontournabilité des grandes maisons de Ventes aux Enchères publiques, laissant la porte ouverte à une société comme ArtPrice qui vise à régenter la quasi totalité du marché de l’art en en favorisant l’accès via Internet ou elle créera des ventes aux enchères internationales en temps réel.
Dès-lors que la commission des Finances Française vient de décider d’intégrer les œuvres d’art à la base de l’Impôt sur la Fortune (ISF), on pourrait craindre que les automobiles de collection soient à l’avenir considérées comme des œuvres d’art. Mais, les objets de collection, dont font partie les voitures de collection, ne sont pas classifiés comme des œuvres d’art et sont actuellement exonérés de l’ISF quel que soit leur âge de même que : les pièces antérieures à 1800 ainsi que les Napoléon, les médailles de plus de 100 ans, les livres de collection, le mobilier d’antiquité de plus de 100 ans avec des dérogation pour le mobilier Art nouveau ou Art déco.
Sont considérés comme Objets de collection : les voitures de collection…, c’est à dire :
– Tout véhicule, quel que soit son âge présentant un caractère historique indéniable (par exemple, une voiture ayant appartenu à un personnage célèbre où ayant participé à un événement historique) ou dont l’originalité technique a influencé le développement de l’automobile ou de la motocyclette, à condition qu’il soit présenté dans un état conforme à celui d’origine et que soit produit un mémoire technique justificatif.
– Tout véhicule de compétition ayant un palmarès sportif international majeur ou âgé de plus de 5 ans, conçu, construit et utilisé uniquement pour la compétition.
– En principe, tout véhicule âgé de plus de 15 ans, d’un modèle datant de plus de 20 ans dont la série est limitée à mille exemplaires, à condition que la production de ce modèle ait cessé et qu’aucun réseau commercial n’assure plus sa maintenance.
– Tout véhicule âgé de plus de 25 ans, même d’un modèle de grande série, dont il est indéniablement établi qu’il subsiste moins de 2% des exemplaires produits. Ces véhicules doivent être munis de leur moteur (même défectueux), de leurs organes essentiels et être en état de rouler.
– Tout véhicule âgé de plus de 40 ans, quel que soit son état. Mais, ne constitue pas des objets de collection les copies ou répliques de modèles connus, ou les véhicules à l’état d’épaves.

Cet amendement-surprise doit cependant être approuvé par l’Assemblée nationale puis le Sénat avant d’être adopté
Depuis la naissance de cette taxe voici plus de 30 ans, les oeuvres d’art échappaient à la taxation.
Ce texte, issu d’un compromis élaboré en CMP (commission mixte paritaire, 7 députés et 7 sénateurs), modernise et assouplit considérablement le cadre des ventes volontaires.
Le texte adapte la Directive Européenne « Services » et pose le principe d’une libre pratique des ventes aux enchères publiques ainsi que celui de l’élargissement des biens susceptibles d’être vendus aux enchères.

Comment ne pas payer d’ISF en 2011
– Acheter sa Résidence Principale (Exonération à 30 % de l’ISF et déduction des intérêts d’emprunts)
– Meubler sa Résidence Principale d’oeuvres d’arts (Exonération à 100 % de l’ISF)
– Rouler en Voiture de Collection (Exonération à 100 % de l’ISF)
– Faire un Don à une Fondation reconnue d’utilité publique (75 % de Réduction sur l’ISF)
– Investir dans les Bois et Forêts (Déductible à 75 % + Exonération de 75 %)
– Investir dans les Vignes ou dans Un Château Grand Cru (75 % d’exonération)
– Placer un peu d’argent sur des comptes FCPI et FIP (Déductible à 50 %)
– Détenir des biens professionnels (Exonération à 100 %)
– Investir dans une Entreprise (réduction de 50 %)

A l’heure du développement durable et des déplacements doux, la “bagnole” n’a plus vraiment la cote.
Pollution, insécurité routière, embouteillages…
A une exception près : Véhicules de prestige ou modèles anciens accessibles à tout le monde, le marché des véhicules de collection se porte bien.
Véritable œuvre d’art ou simple objet d’une nostalgie, la voiture de collection séduit des publics très divers aux motivations variées. Portés par la dynamique des clubs et des nombreux sites Internet consacrés au sujet, tous ces collectionneurs entretiennent la flamme des belles mécaniques et le mythe du gentleman-driver, tout en veillant à ce que les évolutions législatives ne viennent pas perturber leurs trajets à travers l’Histoire.
Les voitures de collection, que la législation définit depuis 2009 comme étant celles datant de plus de trente ans (l’ancienneté était auparavant fixée à plus de vingt-cinq ans) et possédant une carte grise spécifique, n’ont pourtant pas toujours joui d’un aussi grand prestige.
“Jusque dans les années 1960, voire 1970, les voitures anciennes étaient considérées comme des tacots n’ayant aucune valeur”, explique Patrick Rollet, vice-président de la Fédération internationale des véhicules anciens (FIVA) et également administrateur de la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE).

Le développement du marché des véhicules de collection connaît alors une envolée soudaine et même foudroyante.
Certains collectionneurs précurseurs, comme André Maeght, changent petit à petit la donne en se disant que ces vieilles voitures peuvent acquérir la dimension d’objet culturel et donc avoir une certaine valeur.
“On a assisté à des envolées de prix totalement déraisonnables dans les années 80, au point qu’une bulle spéculative s’est formée et a éclaté au début des années 90. Une Aston Martin DB4 pouvait alors perdre près de 70 % de sa valeur en trois ans”, ajoute Patrick Rollet.
Aujourd’hui le marché s’est globalement assaini et se porte plutôt bien, faisant davantage place à la passion qu’à la spéculation.
“Les gens n’achètent plus n’importe quoi en se disant que de toute façon ça vaudra plus cher demain. Il s’agit beaucoup plus aujourd’hui d’achats passion qui relèvent d’une véritable démarche de collectionneur”, indique François Melcion, commissaire général du salon Rétromobile, dont la forte affluence, chaque année, permet de jauger de l’enthousiasme généré par les véhicules anciens.
Du connaisseur fortuné en mesure d’acquérir des véhicules mythiques, à l’amateur pouvant assouvir sa passion pour quelques milliers d’euros avec une 2CV ou une autre voiture populaire des Trente Glorieuses, le public présent dans les travées du salon reflète d’ailleurs bien le profil très divers de ces passionnés.

Une définition suffisamment large pour ne pas restreindre ce marché aux seuls véhicules de luxe et de prestige, et donc diversifier le profil des collectionneurs.
Toute voiture de plus de 30 ans, possédant une carte grise dite “de collection”, est considérée comme un véhicule de collection.
La FFVE estime à environ 150.000 le nombre de propriétaires de véhicules anciens en France.
Un chiffre conséquent et probablement en dessous de la réalité, puisqu’il prend seulement en compte les conducteurs affiliés à un club.
Parmi cette large palette de conducteurs, on distingue plusieurs profils :
– D’abord celui de l’amateur prospère, prêt à dépenser des fortunes pour acquérir de mythiques Ferrari, Lamborghini, Bugatti ou Aston Martin d’époque. Sur ce marché de niche très internationalisé, les collectionneurs français sont en concurrence avec leurs voisins d’Europe de l’Ouest, les Américains et de plus en plus les Russes : “On peut distinguer sur ce marché très restreint la figure du sportsman, du gentleman-driver passionné de vitesse, qui aime l’ambiance des circuits. Il y a aussi le profil de l’esthète, amoureux du bel objet, qui va chercher à se forger une collection”, détaille Patrick Rollet.
– Mais s’offrir un voyage dans le temps au volant de sa voiture n’est pas réservé à une élite. Certains modèles nettement plus abordables font vivre un marché beaucoup plus élargi des voitures de collection. La cultissime 2CV de Citroën, archétype de la voiture populaire de l’après-guerre, séduit par exemple des amateurs de tout âge : “La 2CV c’est un peu comme Tintin, ça plaît de 7 à 77 ans. Sa cote augmente au fil des années, mais on trouve encore des modèles de base en bon état pour 5 000 €. Les toutes premières, produites entre 1949 et 1953, valent quant à elles aux alentours de 10 000 €”, indique Joël Landeroin, président de l’association des 2CV Clubs de France.
– Plus récent, le phénomène des youngtimers vient dynamiser le marché des véhicules de collection, même s’il fait parfois tiquer certains puristes… Comme leur nom l’indique, les youngtimers sont des “jeunes anciennes”, qui viennent à peine de franchir la barrière des 30 ans d’âge. Il s’agit pour la plupart de véhicules populaires plutôt sportifs des années 70 et 80, telles que les Golf GTI ou encore les Renault R18 Turbo : “Nous avons ouvert les portes de Rétromobile aux youngtimers, notamment parce qu’elles sont plébiscitées par les jeunes amateurs d’automobile. Certains puristes doivent comprendre qu’une Peugeot 205 est en train de devenir une voiture de collection. En vieillissant et en voyant s’accroître leur pouvoir d’achat, ces jeunes peuvent d’ailleurs se tourner ensuite vers des modèles plus anciens et traditionnels”, évoque François Melcion.
Quels que soient le profil du collectionneur et le budget consacré à sa passion, la motivation est bien souvent la même : acheter une voiture comme on achèterait une page d’Histoire.

Certes, quelques acheteurs voient dans la voiture de collection un placement comme un autre, mais pour beaucoup, c’est l’amour de l’automobile qui prime.
Assagi depuis les déraisonnables envolées des années 1980, le marché des voitures de collections attire aujourd’hui une minorité de spéculateurs et une majorité d’authentiques passionnés.
Conformément aux lois classiques de l’offre et de la demande, les collectionneurs recherchent avant tout les véhicules les plus rares.
“Mon travail consiste à trouver des voitures intéressantes et jamais vues auparavant. Elles se font de plus en plus rares, mais ce sont elles qui attirent les acheteurs”, explique Matthieu Lamoure, qui dirige Artcurial Motorcars, le département de la maison de ventes aux enchères consacré aux voitures de collection, de course et d’exception !
« Rouler avec un modèle rare, prestigieux ou une série limitée, ces passionnés pourraient le faire avec des véhicules plus contemporains. C’est donc bien parce que ces voitures reflètent leur époque et certaines pages glorieuses de l’industrie automobile qu’elles font office de véritable mythe pour leurs acheteurs et pour de très nombreux amateurs qui, faute d’avoir les moyens de se les offrir, prennent plaisir à les admirer. Les gens achètent un historique, c’est quelque chose d’absolument essentiel. J’ai par exemple appris qu’une Bugatti que nous allons mettre en vente avait appartenu à Pinder, et j’ai retrouvé une photo de lui devant la voiture, entouré de deux guépards de son cirque. C’est le type de détails qui plaît beaucoup aux acheteurs potentiels”, raconte Matthieu Lamoure.

Pour les voitures anciennes plus populaires, et donc plus répandues et moins coûteuses, ce n’est pas forcément l’Histoire avec un grand H qui motive les décisions d’achats, mais les souvenirs personnels.
“Ce sont des bruits, des odeurs de jeunesse qui remontent à la surface. Beaucoup de ces acheteurs sont des nostalgiques de la Nationale 7, qui ont été marqués par les départs en vacances avec la voiture familiale”, souligne François Melcion.
Portées par un large éventail de prix et de modèles et par leur attrait historique, les automobiles de collection suscitent donc l’engouement.
Le développement d’Internet a également grandement facilité l’internationalisation des marchés, la visibilité des collectionneurs et aussi les procédures d’achat entre particuliers, même si une certaine vigilance reste de mise sur les informations échangées.
“Internet, c’est un outil formidable, mais cela ne remplacera jamais le fait de voir, de toucher et même de sentir la voiture ! On se rend compte que les gens aiment aussi se rencontrer lors d’événements tels que Rétromobile. Ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls dans leur coin. Pour les marchands, c’est aussi l’occasion de faire des affaires. Même si les 70.000 visiteurs ne sont évidemment pas tous acheteurs, une dynamique se crée pendant les cinq jours du Salon”, affirme François Melcion.
Pour les acteurs économiques de la filière : constructeurs, vendeurs de pièces mécaniques ou encore organisateurs de ventes enchères, la communauté entre collectionneurs, qu’elle s’épanouisse sur Internet ou lors de rassemblements “physiques”, est un bon moyen de faire des affaires et de faire éclore des projets innovants.
Forts de leurs valeurs partagées, les propriétaires de véhicules d’époque ont donc tout intérêt à se fédérer et à entretenir leur visibilité, pour faire émerger ce type de nouveaux services leur étant dédiés, entretenir la belle dynamique de ce secteur… et défendre leurs intérêts communs.

“Le philosophe Alain définissait l’équité comme le fait de traiter différemment quelque chose qui n’est pas égal. C’est un principe que nous essayons de faire appliquer au niveau de la prise en compte des véhicules de collection par la législation automobile”, affirme Patrick Rollet.
Face à des politiques et des opinions publiques de plus en plus attachées à la lutte contre la pollution et à la sécurité sur les routes, la voiture n’a plus forcément la même aura qu’auparavant.
Signe extérieur de richesse au début du XXe siècle, puis symbole de la consommation de masse et du développement économique pendant les Trente Glorieuses, elle fait aujourd’hui parfois figure d’héritage un peu encombrant, pas vraiment en phase avec les préoccupations liées au développement durable.Les voitures de collection, notamment parce qu’elles n’intègrent pas, par définition, les dernières normes antipollution, ne sont pas épargnées par les législations peu favorables aux automobiles en général.
Bien structurés en fédération, avec la FIVA au niveau mondial et la FFVE à l’échelle nationale, les propriétaires et collectionneurs veillent au grain pour pouvoir continuer à rouler sur les routes et voies publiques.
“Il y a de véritables arguments pour cela. Une voiture de collection fait en moyenne 1.000 kilomètres par an, elle pollue donc peu et n’est pas accidentogène. Et puis le secteur automobile fait vivre beaucoup de monde, cela n’est pas négligeable”, soutient François Melcion.
Le caractère de bien historique et culturel de ces voitures, mais aussi leur cote d’amour d’un public beaucoup plus large que les seuls conducteurs, jouent également en leur faveur.
“Lors d’un rassemblement de 2CV, les gens sortent sur le pas de leur porte, ils viennent discuter avec nous. On sent un courant de sympathie très fort. C’est aussi dans ces moments que l’on vérifie la véracité de la fameuse formule : La 2CV ; plus qu’une voiture, un art de vivre”, raconte Joël Landeroin.
Un art de vivre qu’entendent bien continuer à cultiver les conducteurs de ces bolides quel que soit le budget qu’ils consacrent à leur passion…

Pour cette vente aux enchères « Automobiles sur les Champs 3 » qui s’est déroulée de 17h à 18h30 pour les 100 lots d’Automobilia… et de 19h à 22h30 pour les automobiles (incluant 2 motos) pour les 69 lots…, il y eut fort peu d’invendus (21 sur 169), l’ensemble de la vacation générant un total de 2.801.193 €uros !
Les meilleures affaires de la vente m’ont paru être la première voiture présentée, une Ferrari 400i (lot 101), adjugée 13.000 €uros au marteau, soit 15.488 €uros tout compris…, la Mercedes 1954 220B Cabriolet (lot 104) adjugée 29.000 €uros (34.549 €uros tout compris)…, la Corvette 1962 Roadster (lot 110) adjugée 36.000 €uros (42.889 €uros tout compris)… et la Mercedes 1955 300SL « Papillon » (lot 131), adjugée 465.000 €uros (531.378 €uros, tout compris)…

Les grandes folies furent assez nombreuses, la Renault Gordini de 1967 (lot 102) est montée en flèche jusqu’à 44.000 €uros (52.420 €uros tout compris)…, la Jaguar XK120 Roadster a fait l’objet d’une bataille gagnée par un groupe de jeunes hommes et filles d’une vingtaine d’année pour 94.000 €uros au marteau (lot 116, 111.988 €uros tout compris)… et la Facel Véga III 1963, affadie, un peu avachie, plus ou moins défraichie (lot 136), estimée 80.000 €uros et adjugée 173.000 €uros au marteau (204.255 €uros tout compris), un record mondial !

Le super krach de la vacation, revient sans contestation possible au lot 133, une Porsche 356B Cabrio T5 « Polizeï » évaluée à 200.000 €uros, sans nul doute des suites d’un dîner très arrosé, l’état d’ébriété avancé ne permettant plus d’imaginer la personne capable de payer un tel prix saugrenu pour jouer au policier allemand avec sirène et girophare…
Déconfiture également pour quelques Aston Martin, dont le lot 138, une DB2/4 cabriolet de 1955, estimée à 220.000 €uros, non vendue malgré une dernière enchère de 132.000 €uros… et pire encore pour le lot 146, une DBRS9 GT3 de 2008, peinte par Luis Salazar (ces peintures, à mon sens dénaturent le design des automobiles et ne sont qu’oeuvres marchandes promotionnelles), estimée 200.000 euros… et retirée faute de la moindre enchère.

Il s’est métamorphosé en Elvis Presley (très convainquant) pour aider à la vente de la Cadillac Eldorado Cabriolet 1960 (lot 120), évaluée 40.000 €uros, adjugée 60.000 €uros (71.482 €uros tout compris) dans la joie et la bonne humeur… et il est devenu Johnny Halliday (en mieux) en chantant-hurlant : « Qu’est-ce qu’elle a ma gueule »…, subjugeant l’assistance devenue son auditoire et soufflant toutes les jeunes dames qui en redemandaient…, un show de grande qualité, quoique trop bref, qui a permi au lot 147, une Triumph Thunderbird Sport 900 de 2003 d’être acquise pour 14.000 €uros au marteau (16.679 €uros tout compris), par un fan !
Deux des engins proposés ont été les prétextes à un renouveau des techniques de vente aux enchères car assorties d’un mini tour de chant de Matthieu Lamoure…

Pour ma part, j’étais venu pour la collection de Patrick Levy, qui a été pleuré par ses amis amateurs de Hot-Rods et d’américaines (les voitures !), n’hésitant pas à consacrer des sections entières dans divers Forum, à son décès, qui a donné lieu à une parade de voitures américaines dans le parking du cimetière et dans ses alentours…
Personne, ou presque, de ceux-ci et ceux-là ne sont toutefois venus à la vente de ses voitures de collection, mis en vente par son épouse Agnès qui avait bien besoin de cet apport financier pour se régénérer dans une nouvelle vie obligée…
Toutes ses voitures étaient annoncées sans prix de réserve… et faute d’une large assemblée d’enchérisseurs, elles sont toutes parties à des prix très largement en dessous de leurs vraies valeurs…
La Renault Spider 1998 (lot 155), immaculée et affichant seulement 2.694 kms, a été adjugée 25.000 euros au marteau (29.784 €uros tout compris)…, la Pontiac GTO Cabrio 1969 (lot 159) a été vendue 17.000 €uros au marteau (20.253 €uros tout compris)… et le p’tit Hot-Rod Fiat Ballila ex-Pom-Rod (lot 162) est parti pour 6.000 €uros (7.148 €uros)…
Quand on sait et qu’on voit le temps passé par des amateurs de Hot-Rodding… et l’argent qu’ils dépensent pour des carcasses rouillées qu’ils tentent de transformer en quelque-chose ressemblant d’assez loin à leurs rêves…, je reste très étonné qu’aucun d’eux n’a pris le temps de calculer que l’achat du p’tit Rod de Patrick Levy leur aurait fait réaliser de sérieuses économies, surtout qu’il était immédiatement utilisable et immatriculable…

Je terminerai mon reportage en adressant un message à Maître Hervé Poulain et Mattieu Lamoure : « Messieurs, changez les chaises, elles sont inconfortables pour une vacation de 3h30… et indignes des postérieurs de vos clients…, de belles chaises-fauteuils Louis XVI (même répliques) avec une assise confortable en velours (rouge)…, quelle classe…, toute l’assistance resterait rien que par plaisir »…
Pour ma part, j’ai enchéri sur les Prowler’s… 20.253 €uros TC pour le 2001 bleu (lot 156)…, 26.210 €uros TC pour le 2000 jaune (lot 167)… et 10.722 €uros TC pour le 2002 prune (lot 157), une réplique parfaite de Prowler, réalisée en Angleterre, qui s’avèrera un parfait « daily driver » pour pas beaucoup de dépense.
Pour ma part, plus moderne, un beau fauteuil-coin Togo de Roset ne me déplairait pas…