Viva Las Vegas…
Franck aimait le vrombissement assourdissant de sa barquette de course qu’il avait volé hier à un vieux vendeur d’occaz Sri-Lankais émigré aux Etats-Unis…, la fameuse « Ol ‘Yaller VIII » de 1961, qui devait être vendue sans prix de réserve à la vente aux enchères annuelle de voitures de collection Barrett-Jackson à Las Vegas les 7 et 10 Octobre 2009.
C’était une des seules neuf « Ol ‘Yallers » construites par l’icône de la course : Max Balchowsky, entre 1956 et 1963 et qui était apparue dans le film de 1964 : « Viva Las Vegas« , avec Elvis Presley.

Filant à toute allure sur le circuit de Monterey Laguna Seca, en écoutant dans les écouteurs de son i-Pod un remix salsa de Mireille Mathieu, Franck se masturbait frénétiquement pour fêter sa liberté fraîchement retrouvée.
La sensation de puissance que lui donnait le cri désespéré du moteur sur le déclin, l’apaisait.
Il mâchait allègrement un chewing-gum à la fraise et façonna dans son casque une bulle immense avec une maîtrise impressionnante.
Ses lunettes de soleil, qui lui donnaient un air de matamore, lui avaient coûté 350 dollars.
Son champ de vision était vierge de tout reflet aveuglant, grâce à un procédé révolutionnaire qu’il avait eu l’occasion de tester dans une émission de télé-achat.
Il jouit sur son volant… et passa in extremis entre deux autres voitures de course, ce qui l’excita à nouveau !
Il ne put toutefois se rédoudre à se masturber à nouveau, trop occupé à zigzaguer sur la piste pour empécher qu’une Corvette ’59 bleue-layette le dépasse.

Assemblées avec des composants de rechange de voitures de production assez humble, les « Balchowsky’s Ol ‘Yallers » sont devenues célèbre pour leurs triomphes dans diverses courses des années ’50 et début des années ’60, dont plus personne ne se souvient… et qui, même à cette époque, n’intéressaient personne… 
Les « Ol ‘Yallers » étaient des tueuses ultimes dans les courses à mi-chemin du siècle dernier, envoyant valdinguer dans les bas-cotés les Ferrari, Maserati et Aston Martin, parvenant ainsi à gagner des courses multiples.
Bien que la conception de ces voitures était inhabituelle, leur ingénierie était remarquable.
Divers pilotes de renom tels que Dan Gurney et Carroll Shelby ont piloté des « Ol ‘Yallers » au cours de leur carrière et furent extasiés par leurs capacités.
Enzo Ferrari et Pininfarina, ont même copié sans vergogne les lignes de cette automobile mythique pour en faire la Ferrari Testa-Rossa, une honte !
Ce plagiat évident n’a pourtant jamais été soulevé tant les mass-médias à la solde de la Mafia Maranelliène ont étouffé ce scandale en offrant quantités de coupons donnant droit à des Pizza’s que divers journaleux se sont empressés d’échanger contre des parapluies rouges !
Abject !

Franck faisait pareil en imaginant Carroll Shelby au volant, habillé en éleveur de poulets, ce mélange de senteurs imaginées lui rappela sa première éjaculation dans une grange malgré que sa petite amie de l’époque le branlait très mal…, ça l’énervait d’y penser.
Le soleil de ce mois d’août frappait fort, mais le siège en simili cuir rouge n’absorbait pas la chaleur, par contre il puait le vieux sperme typique des vieux pilotes qui, par leurs masturbations au volant, passaient ainsi leurs temps entre deux virages, ce qui les gardait éveillés…
Son flux nerveux se mit à augmenter, ça devenait gênant pour lui de slalomer dans ce merdier avec son sexe érigé tel un monstrueux changement de vitesse, il prit alors une décision capitale…

Alors que la plupart des créations antérieures de Balchowsky étaient fondées sur un châssis en tubes, la série des « Ol ‘Yaller’s » ont été construites sur base de Jaguar E-Type.
Chers lecteurs et lectrices, pour que vous puissiez mieux comprendre ce qui va suivre, sachez que cette vieille « Ol ‘Yaller VIII » jaune, est motorisée par un V8 327ci de 350cv, alimenté par un carburateur Holley 4-barrel, et équipé d’une boîte manuelle 4 vitesses…
Mais, après avoir couru dès le début avec son propriétaire d’origine (sic !), dans la Série du championnat SCCA West Coast, cette « Ol ‘Yaller VIII » a été modifiée par le célèbre « customizer » Dean Jeffries… et est devenue de la sorte un show-car qui fit le bonheur des yeux des visiteurs du « Grand Stand Amusements » à Las Vegas en 1972.
Passé cet épisode peu glorieux, la voiture a été restaurée sous la supervision de Balchowsky puis rangée dans un box…
Après avoir été annoncée infructueusement durant 18 ans dans les petites annonces d’un journal local, en 1990, le collectionneur et le coureur « vintage » : Gordon Apker, a lu par hasard un de ces journaux qui servaient de papier-toilette dans un motel des environs de Las Végas…
Atteint depuis longtemps d’oclusion intestinale, la lecture de l’annonce de cette « Ol ‘Yaller » toujours annoncée pour le prix « exhorbitant » de 1.200 dollars, lui fit pousser un cri…
Comme par magie, il parvint enfin à ses fins fécales et il résolu d’acheter cette voiture à titre de médicament partiellement rembousé par la sécurité sociale…
Trompant ainsi, fiscalement la collectivité, il a participé régulièrement avec elle sur divers circuits de course réservés aux voitures des années ’50 et ’60 aux USA, puis l’a confié à un garagiste Sri-Lankais qu’il a chargé de vendre cet engin…
Un représentant de chez Barrett-Jackson est passé par hasard devant ce garage et a réussi à obtenir qu’il soit inscrit à la vente d’octobre 2009 à Las Végas, mais, quelques jours plus tard, Franck a subtilisé la voiture sur le circuit de Monterey Laguna-Seca ou elle était présentée par le garagiste Sri-Lankais…, qui s’est avéré par la suite être un pourvoyeur de fond de Al-Quaida…

Il empoigna sa mallette, qui contenait toujours un déodorant et deux chemises propres, jaillit hors de la voiture, roula sur la pelouse, se redressa, et éjacula quand la « Ol ‘Yaller » fit un tête à queue créant un énorme crash parmi toutes les voitures de courses qui s’étaient aventurées sur le circuit… 
Franck se dit que cet engin n’était pas au top des véhicules historiques et que son chapardage n’avait pas été la meilleure idée de toutes les mauvaises qu’il avait régulièrement…
Il versa une larme pour l’arbre magique tout neuf qu’il venait d’acheter pour éliminer toutes les mauvaises odeurs de branlette sauvage et qui était érigé au dessus du tableau de bord…
Un doux parfum régalait ses naseaux, il se retourna et put contempler un champ infini, il se déshabilla et gambada nu vers l’horizon quelques heures.
A 38 ans, Franck ne supportait plus d’être célibataire depuis que sa « Mylène » qu’il avait rencontré quelques minutes à Miami, était rentrée chez elle en claquant la grille en fer forgé sans même le voir…
Tout ce qu’il lui restait d’elle, était un vieux slip dans lequel il s’était masturbé et une photo réalisée à la sauvette avec son Canon Power shot G6.
Depuis lors, la perspective de passer une nuit sans compagnie l’épouvantait mais lui donnait aussi du courage pour se discipliner et reprendre le cours normal de sa journée.
Arrivé à la piscine de l’hôtel, Frank, dans son maillot vert, était ultra-sexy, tellement exité, qu’une jeune femme lui fit un sourire auquel il répondit par un double clin d’oeil arlequin et simultané.
Marchant vers une planche sinueuse, Frank se frotta au béton en hurlant des noms d’oiseaux maudits.
Un flou orgasmique le poussa à attirer vers le fond un sexagénaire ressemblant à Carroll Shelby qui nageait paisiblement et que personne n’avait remarqué, à part l’instinct d’animal sauvage de Franck, devenu un fauve viril, mélé de chacal puant victime d’hémoroïde.
La mine déconfite du vieux mâle ne comprenant rien de ce qui lui arrivait eut l’effet d’un exutoire sur le pénis de Frank.
Dans une posture convulsive et triangulaire il lanca un regard accusateur au petit vieux, avant de lui briser la nuque dans l’abîme des profondeurs de la piscine !
Des bulles s’échappèrent de la gueule du viel animal pour venir caresser le visage de Frank.
Rapidement il improvisa une petite brasse et ressurgit des flots un peu plus loin, l’air de rien, affichant un sourire de touriste, la main dans la poche de son maillot.
Il appela un maître nageur en pointant du doigt le ridicule corps vieux et laid qui était remonté et flottait sottement à la surface.
« Inutile de dramatiser, je pense que le temps a tranché quant à l’avenir de cet individu sur notre bonne vieille Terre » confia-t-il sournoisement au maître plongeur.
Après que ce débris humain fut emporté au loin par une ambulance, Frank alla boire quelques bières à la taverne du coin.
 
 
Frank s’engouffra dans la banque du coin de la rue, un couteau entre les dents et demanda des petites coupures.
Il appela sa mère au téléphone pour l’insulter en portugais ancien, puis il tourna la tête vers la gauche, en écoutant de la speedbass techno…, en vain.
Franck parvint, par déduction naturelle, à la conclusion qu’il devait forcément être couché.
Il urina pour vérifier.
Son pantalon trempé, Frank circula sur les mains, au-dela de tout soupçon, s’acheter un ticket d’avion pour le Pakistan oriental.
Dans un plat allant au four, faire des rangs de viande et d’aubergines en finissant avec des aubergines cuites.
Couvrir et cuire pendant 40 minutes à 350 (Far) le tout.
Mélanger au fouet les oeufs et la crème dans un bol rectangulaire.
Ajouter le fromage frais et mélanger quelque peu en faisant des cercles concentriques de rayon 3, avec le fromage uniquement.
Enlever le couvercle du plat de cuisson et verser ce dernier mélange sur le dessus de l’arrière du plat maintenant en équilibre sur le four vide, parallèle à celui qui détient les aubergines vivantes.
Remettre au four, celui du milieu, et cuire environ 15 minutes à découvert ou jusqu’à ce que le dessus se gonfle et devienne doré, contrairement à l’amplitude des résidus des 40 minutes à jamais perdues.

Il joua la carte d’une faction de la Ligue musulmane ralliée et favorisa l’union inédite des partis islamistes, baptisée Coalition pour l’action, Muttahida Majlis-e-Amal…, après, ils envahirent le Bengladesh, mais rapidement, le 23 novembre, Islamabad proposa un cessez-le-feu inconditionnel.
Au Balouchistan, Franck prit l’autobus vers la région du Sind.
L’incident fut clos.
Tout fut imputé à Al-Quaida qui fut rendu responsable de l’attentat terroriste au circuit de Monterey Laguna-Seca et de la destruction programmée de la « Ol ‘Yaller« ..
Dans les débrits encore fumant, le FBI était parvenu à retrouver le passeport intact de Franck dans lequel se trouvait une photo dédicacée de Ben-Ladden.
La preuve était faite, malgré que Franck n’avait jamais eu de passeport…
Dans la léproserie de Guantanamo ou Franck avait été enfermé, entre deux expériences consistant à lui injecter des prototypes de vaccins pandémiques H1N1, Franck fut informé de ses responsabilités et accepta de signer des aveux complets en contre partie de sa castration…
Sa dernière pensée fut pour Mylène…


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