Sainte-Maxime Air Show 2017 – 14/15 octobre

1er partie

Invitation chez des ami(e)s de Sainte-Maxime
(arrivée, mise en place, sustentation, préparations, discussions)

Pour la septième année consécutive, le Sainte-Maxime Free Flight World Masters (SMFFWM), réunissait les meilleurs pilotes de voltige au monde dans une multitude de démonstrations et animations aériennes et terrestres.
L’armée de l’Air était à l’honneur avec les participations de son Équipe de Voltige, du Rafale, des Hélicoptères Tigre, de la Patrouille Cartouche Doré et de la prestigieuse Patrouille de France !
Etaient également présents la Belgian Air Force avec son F16 et les hélicoptères espagnols de la patrouille ASPA !
L’Exposition « des Ailes et des Hommes » se déroulait sous le chapiteau du Théâtre de la Mer… et diverses animations étaient proposées sur la Promenade Aymeric Simon-Lorière

Carnet de vol détaillé :

10h30 à 12h30 > Exhibitions
– Armée de l’Air Belge avec les « Red Devils »
– Equipe de Voltige de l’Armée de l’Air Française

13h15 à 18h > Free Flight World Masters Challenge
– ULM
– Armée de l’Air Française > MASA Hélico / La Patrouille de France / Le Rafale
– Armée de l’Air Belge > Red Devils / F16
– Wing Walker
– Marine Nationale > Dauphin / Falcon / Alizéé / Morane Paris / Zephyr
– Armée de l’Air Espagnole > Patrouille ASPA
– Aviation Légère de l’Armée de Terre > Hélicoptères Caliopé et Tigre
– The Acrobats

A 19h30 >Feu d’artifice sur la plage du centre-ville

2ième partie

Les Meetings aériens sont de grandes occasions pour certains pilotes d’essais de faire valoir leurs talents personnels…, ensuite c’est une vitrine pour le constructeur qui peut prouver au client potentiel (s’il y en a !) que son avion, par rapport à d’autres, peut vriller deux tours de mieux à partir d’une altitude x, virer sur 50 mètres de diamètre en moins, sortir d’un vol inversé vers le bas beaucoup plus vite etc etc… et enfin c’est le théâtre des fiertés nationales ou les héroïques pilotes en combinaisons moulantes…, ont sur le dos le poids de l’Etat auquel ils appartiennent…

Bref, l’émulation est la mère de toutes les morts ou presque… car il ne faut pas oublier les bêtises et/ou les trahisons techniques : panne de kéro en dernier virage, problèmes de Hustler, de maîtrise où facéties comme un passage en assiette à cabrer avec remise de gaz à fond, en basse vitesse, avec splendide pompage suivi d’un décrochage dynamique provoqué par la volonté farouche de ne pas se crasher…, parfois la pièce tragique est déjà jouée…

En Meeting, la motivation change : il faut en donner un max aux gens qui viennent regarder gratos… et montrer aux copains qu’on n’est pas manche…, alors on entre dans le spectaculaire qu’on ne sait pas toujours faire.

Avant, dans le très vieux temps…, y avait des pilotes comme Passadori, Notteghem, Malinvaud, Liardon Veyssiere, Doret, Louis Clement, Elisabeth Boselli (sur Stampe), Jacqueline Auriol (sur Mini jet)… et j’en oublie car ils passent dans ma tête comme des boulets), qui étaient des pros sachant exactement ce qu’ils allaient présenter… et ça se passait bien, sauf accident de structure comme cela arriva à Clement sur son Lignel Taupin…, c’est vieux, chercher pas…

Y a maintenant des sacrément doués, mais qui forcent trop sur les traversées de terrains en touche, déclenche, touche, déclenche… jusqu’à ce que…, mais il ne travaillent pas en inconscients, ce sont des maîtres en déclenches capables de se mettre en vol-dos et d’aller tremper une dérive dans la flotte sur plus long que cent mètres dos papillon, voyez les photos en illustration (en fait c’est ce texte qui agrémente le vide) !!!…

Et puis il y a les autres, avec un bout de qualif, avec l’encre des tampons à peine sèche, qui passent des voltiges semi ou franchement merdiques sur Stampe, Tiger Moth ou sur quelques planeurs capables de supporter des G…, plus tard sur CAP ou Pitts et autres biplans … et se pètent la g… sur dégueulos altis en tonneaux lents trop bas, sur décrochage dynamique pour vouloir finir à tout prix la boucle impossible à terminer, sur radada en fin de pique avec oubli d’un petit delta de rien en perte d’alti supplémentaire dû a l’inertie ou à une trajectoire mal « collimatée »… et je passe les décollages à l’américaine et les démos visant à montrer qu’on peut virer autour d’un T et d’une biroute tout en frétillant de la quéquette…, c’est à dire en branlant le manche pour mettre la queue en ondulations de faible amplitude mais rapides…

Ici à Sainte-Maxime les héros et héroïnes ne décollent pas sur place, ils le font ailleurs et y retournent ensuite…, ils et elles ne font que passer ici, en l’air… et ça va et vient…, montées, descentes… tout le toutim grandiose…
Ces gens à qualif voltige, en semaine ils bossent…, le week-end ils deviennent plus discutables et les jours de Meeting c’est folie et, Dieu merci, ils sont le plus souvent chanceux…

J’en ai pas vu un se planter…, c’était à deux doigts…, en fin d’une pique semi prononcée pour un radada intégral en survitesse devant la foule !
Je l’ai comme entendu hurler « Merde », sa peur était déjà passée… et il a filé au max au plus haut…
Oh vieillesse inconsciente:

Ce fort instruit et exerçant des fonctions importantes m’a dit avoir l’habitude avec son avion de faire l’imbécile avec prudence…, pour ne pas risquer de fatiguer son moteur, ni de consommer trop, il a l’habitude de décoller à 75% du régime max…, la « Croisière de la Tranquillité » !
Un bon pilote en relation « commune » (cela a un coté vulgaire, je sais !), utilisant toujours, lui, la totalité de ses chevaux a fini un décollage a l’américaine directement dans le cimetière proche de l’extrémité de piste.

Hélas ce vieux débris de passé ’80 a péri calciné avec sa passagère, une beauté de 22 ans…
Pouvez pas savoir ce que c’est épouvantablement triste un avion qui ne rentre pas avec ceux qui ont nourri votre passion de « morpion de carlingue » et vous ont laissé tâter du manche après vous avoir mis des piles de coussins sous les fesses…

Avec le temps, la seule consolation, c’est d’être en vie et de continuer à faire ce qu’ils aimaient : piloter et garder assez de raison pour ne pas finir prématurément.
Doit-on en déduire qu’il existe deux manières de faire des imbécilités, la prudente et la non prudente ?
A méditer.

Me souvient d’un ancien pilote de chasse qui avait pas mal de bedaine, quand l’élève mettait manche au ventre pour poser les roues, c’était manche contre son ventre à lui…, mais sûrement pas la profondeur braquée au max…
Me souvient aussi d’un autre pilote de chasse héros de guerre, deviendou général qu’avait un château en Normandie et une femme sublime qui était la mère de mon meilleur ami d’études d’architecture…, quelle femme, tudieu… elle tenait le manche divinement bien, on est monté souvent au septième ciel, en subspace, pilotage assisté… puis on se laissait planer durant des heures…

C’est-y pas bien une monit’ comme ça pour apprendre à faire des attérros de piste sans histoires…!!!!
Dingue !!!
C’était encore l’époque où les plus riches ne considéraient pas les moins riches comme des laquais, il y avait des PAX princesses et des maharadjas et autres milliardaires orientaux pour proposer des mariages sérieux…
PAS DES PACS.!!!!!!!!

Les grandes stars étaient gonflées de chair et non de silicone et des tombeurs comme Robert Mitchum et autres accros hollywoodiens du bourbon qui étaient d’adorables gentlemen quand ils avaient compris que le vulgum-pécus-femelle n’avait aucune envie de coucher avec eux…, sinon ils étaient invivables…
Ah…tout est devenu banal, trop rapide…, le « long range » interminable existe encore, mais comme il y a plus de monde au mètre carré qu’à la Foire du Trône, la drague de qualité c’est foutu…

J’ai finalement préféré, pluche tard, piloter des dragsters, mais maintenant je regrette ce choix débile, quoique…
Pfffffffffff !

3ième partie

La Patrouille de France ce sont 8 avions et 9 pilotes…, à chaque avion correspondent un mécanicien et un pilote.
Le leader est celui qui décide de la manière d’entamer les manœuvres, il est responsable de la trajectoire, il a une façon de piloter bien à lui, il est donc irremplaçable car chaque pilote doit se caler sur lui.
La Patrouille de France est une équipe soudée qui choisit elle-même les personnes qui la composent.
– Les ego démesurés ne passent pas le filtre de la sélection, m’a confié le lieutenant-colonel Romain Bethoux… et, à la Patrouille de France, la routine n’est pas de mise car elle est synonyme de baisse de vigilance, c’est pour ça qu’il y a un turn-over important. Les pilotes ne s’entraînent pas sur un simulateur, ils exécutent un pilotage à vue car la performance vient de la sensation.

La Patrouille de France est ambassadrice de l’armée de l’air, elle représente notre pays sur différents événements, dans l’hexagone et à l’étranger.
Elle a une mission de diplomatie et de rayonnement, elle est aussi le fer de lance du recrutement dans l’armée de l’air qui cherche à engager 2.500 personnes chaque année.
– On utilise aussi notre image au profit des gens qui en ont besoin comme les enfants malades, a précisé Romain Bethoux. C’est donc le cas avec « Tout le monde contre le cancer », partenaire de l’armée de l’air depuis 6 ans. Si l’association s’occupait au début principalement des enfants, son action s’est élargie auprès de toutes les personnes atteintes de cancer mais aussi auprès de leurs familles qu’il faut accompagner.

https://www.facebook.com/DeBruynePatrice/videos/1522955187752913/