Bernard Henry Levy (qu’on simplifie en BHL), en 2012, s’est mis en scène dans une sélection spéciale de l’ineffable Festival de Cannes, avec pour toile de fond la guerre meutrière et néo-mondialiste de Libye, orchestrée par l’Otan aux ordres de Nicolas Sarkozy, James Cameron, Barak Obama et des élites pro-NWO…
Au terme d’une fausse séance de gala…, tapis rouge…, montée des marches… et exfiltration de la compagnie vers une salle sans prestige…, le constat fut désolant !

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Le négationisme, hautement antisémite, consiste, selon BHL, à remettre en cause : son génie…, ses choix philosophiques…, sa coupe de cheveux…, ses costumes…, sa sexualité…, ses romans…, la thèse officielle des évènements du 11 septembre 2001…, l’existence et la légitimité démocratique d’Israël…, l’aspect terroriste des Arabes, particulièrement les Palestiniens…, la supériorité du peuple élu sur les Goy…, ainsi que la shoah juive et ses 6 millions de mort abominablement génocidés par les nazis…
Le but de la manoeuvre était assez vicieux et pervers : présenter au Festival de Cannes une fable épique à faire pleurer dans les chaumières, à tous les plus grands noms influents des médias (principalement pro-israéliens), afin de définir, comme gravé dans le marbre, que remettre en cause l’extraordinaire vérité d’une population Libyenne révoltée car massacrée par un despote sanguinaire, est similaire à du négationisme…
Toutes choses définitivement classifiées à vie (et au delà) comme des actes antisémites.
Diantre !
Effectivement, ce film de propagande tente de donner la certitude que l’action Libyenne de Bernard Henry Levy, qui se réfère à sa « juiveté »…, fut à la fois courageuse et bénéfique pour l’humanité…

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Ne pas aimer « Le Serment de Tobrouk », critiquer son contenu et le qualifier de propagandiste…, prétendre que cette affaire Libyenne était en réalité une affaire de gros sous…, sont donc antisémites !
Dès les premières minutes de ce navet, de ce nanar…, très vite, patatras, la frénésie qui ne le quitte pas de s’exposer, de se montrer, de se vendre au plus offrant pour autant que les valeurs juives soient soulignées…, décourage les volontés bienveillantes, saoûlé que l’on est, de surcroît, par le commentaire sur-écrit que lui-même assène sur un ton déclamatoire…
Comment alors s’intéresser à cette chronique de la chute d’un régime bien plus social que celui des monarchies dictatoriales des pays du Golfe et de la libération d’un peuple…, qui devait être détruit car ne s’intégrant pas dans ce que voulaient les Etats-Unis et leurs laquais ?
La réponse est partout, sauf sur l’écran, où BHL se pavane en faux réveil-matin des consciences…, en pseudo chef de guerre penché sur des cartes d’état-major au côté d’agents du Mossad et de la CIA…, entouré d’assassins, de chefs de gangs, milices privées et mercenaires…, en soi-disant observateur montant en première ligne…, en consolateur des malheureux…, en homme vrai et Juif…, qui toujours sait, toujours trouve les mots…, toujours comprend et entreprend.
La guerre est toujours un énorme business, et ses « Saigneurs » ne comptaient pas rater si belle occasion… pendant que le sang coulé était encore frais…, avant le prochain épisode programmé de longue date par les forces occultes : en Syrie puis en Iran…
Jusqu’à la nausée ?

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Ses amis, il n’en manque pas, auraient dû lui dire qu’il se noyait.
Seul sur son radeau, Bernard Henri Levy rame, écope et se hausse du col… et plus il s’agite, plus il s’enfonce.
S’ils l’ont fait, il ne les a pas écoutés.
Oui, BHL est décourageant de fatuité et d’orgueil démesuré…
Oui, c’est un mégalomane vicieux…
Oui, c’est un salopard qui déforme l’histoire !
Oui, mais…, c’est Harvey Weinstein, le faiseur de rois, qui a conduit « The Artist » aux Oscars, qui a acquis les droits du documentaire film de propagande de Bernard-Henry Lévy sur la Libye : « Le Serment de Tobrouk », afin de le distribuer aux Etats-Unis.
Harvey Weinstein soutient pleinement la cause Juive et ce film…, son acquisition programmée étant officiellement décrite comme un geste politique susceptible de redonner l’espoir à des pays traversant une situation de danger similaire, comme la Syrie !
A vomir !

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Le Serment de Tobrouk, co-réalisé par Marc Roussel mais présenté comme un film de Bernard-Henri Lévy, est une fiction déformée sur base de scènes calculées, avec une rare perversité, le tout habillement monté comme un film de propagande, afin de soi-disant voir de l’intérieur, l’aventure de la « révolution » libyenne…, faire la lumière sur les enjeux, les à-coups d’une guerre que la plupart des spectateurs n’auront entraperçue qu’à travers le prisme des médias occidentaux, ou via le magma de vidéos déferlant sur le web.
Le passif de BHL derrière la caméra (l’abominable « Le Jour et la Nuit »), et la teneur pontifiante de ses innombrables interventions écrites-télévisées-radiophoniques, aurait dû vacciner la population mondiale de toute curiosité envers ce pitre, ce vilain défaut qui nuit autant au chat qu’au critique, mais que voulez-vous, le sceau de la soixante-cinquième édition du Festival de Cannes a eu raison de toute défiance.
Car hélas, les organisateurs ont toujours besoin d’argent… et la manne déversée par de généreux donateurs, très proches du courant philosophico-religieux de BHL, a permis cette mascarade.
Que les choses soient bien claires : Le Serment de Tobrouk ne traite aucunement des évènements historiques qui ont ensanglanté la Libye.
Je serais particulièrement surpris qu’un spectateur n’étant pas au fait de la situation et du déroulé de ce conflit puisse apprendre quoi que ce soit de précis le concernant grâce au travail propagandiste de ses deux réalisateurs.
Car ce qui intéresse ici la caméra : c’est BHL.
Point barre.

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C’est ce subtil hagiographe de Jean-Baptiste Botul qui occupe l’image pendant environ les trois quarts du métrage… et met en scène avec une fatuité remarquable (gag !) une partie de son action décisive dans la mise en oeuvre et l’application de l’inexorable massacre des populations libyennes par l’OTAN.
Il manque bien évidement le compte-rendu que tout cela a réellement rapporté à BHL… et le titre du film cache en fait, très cyniquement, ce qu’il a obtenu comme serment en contrepartie de ses manœuvres et interventions…
Le serment de Tobrouk, serait un contrat lui attribuant une commission de 5 % des revenus pétroliers et gaziers de la Libye… (sous réserve de plus) !
De quoi se payer ses costumes… après avoir arrosé qui de (son) droit : Sarkozy…
Plus qu’une démonstration, une simple énumération des énormités généreusement distribuées par le philosophe s’impose…
Dans ce film de propagande, on découvre donc l’intellectuel dans toute sa splendeur (sic !), occupé à se pavaner avec des tueurs…, avec des mercenaires, en tête d’un commando de barbouzes déguisés, masqués…, prétendument à découvert, mèche grisonnante au vent.

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On a ainsi l’occasion de l’admirer soupesant des obus comme d’autres des melons…, invitant ses « camarades » à visiter l’entreprise Thales, dont on vante au passage les compétences d’ingénierie militaire.
Bernard-Henry, jamais avare en humanisme, se précipite pour réconforter Souleiman, soldat en pleurs devant les ruines de la maison où a péri son frère, à grand renforts d’embrassades et de regards pénétrants…
Une maison en réalité détruite par les bombardements de l’OTAN !
Quand il ne prodigue pas des conseils stratégiques aux membres du CNT depuis un jet privé, dans un anglais qui embarrasserait Jean-Pierre Raffarin, l’homme engagé s’empresse d’évoquer Sarajevo, point de comparaison quasi unique, et prisme dévorant de chaque action ou engagement.
Autant d’occasions pour ajouter une lampée d’images propagandistes, elles-aussi, qui ont fait en leur temps, le tour des journaux télévisés français, où le pacificateur parfumé à la cordite s’engageait déjà avec force conviction.
Bernard-Henry s’est, de plus assuré que même présent à l’écran, son impayable voix off ne quitte jamais les spectateurs hallucinés.
L’occasion de goûter à une logorrhée déclamée avec l’enthousiasme d’un grand cadavre à la renverse, qui annonce les images à venir… commentent celles qui adviennent… et les résument sitôt remplacées par d’autres.
Sans doute désireux de renouveler une langue française par trop sclérosée, le vaillant penseur gratifie le « bon peuple » ignorant, de néologismes exotiques (ah… l’impavide violence des « urbicides »), qui valent à elles seules le détour.

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Enfin, les passages les plus pathétiques et odieux sont assurément ceux où BHL inflige aux spectateurs, les congratulations envers lui qu’il avait orchestrées (mises en scènes)…
Ainsi apprenons-nous de la bouche empesée par la fumée de havane d’Ehud Barak, que ce héraut de la liberté n’est autre que le nouveau Voltaire !
Ce sémillant réincarné s’empresse en cette suite, de dévoiler les images d’une conversation téléphonique dont le montage sous-entend qu’il s’agit de la mythique conversation ad hoc entre le Voltaire next-gen’ et l’ex-hyper-président…, sans que rien ne vienne concrètement le prouver.
Tout cela serait presque supportable, n’était la victorieuse séquence du Café de Flore, où Bernard-Henry convie ses victorieux convives, ultime bras d’honneur au spectateur dorénavant averti.
On ne s’attendait pas à retrouver de sitôt les nouvelles aventures d’OSS 117 sur grand écran…, mais force est de constater que Bernard-Henri Lévy compose une excellent substitut à Jean Dujardin.
Ils ont d’ailleurs tous deux Harvey Weinstein comme distributeur…
Ce film est d’une affolante médiocrité… il donne heureusement l’image réelle : odieuse et obscène, de la figure de l’intellectuel.

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Dans la salle du Soixantième, à Cannes, où fut présenté le film pour la première fois, en présence d’invités syriens et libyens, on eut beaucoup de mal à ne pas se dissoudre de honte, devant cette représentation d’un français citoyen du monde fantasmé, hautain, emphatique, grotesque et boursoufflé.
S’il est évident que l’affaire libyenne est entrée dans l’Histoire, il est grand temps que Bernard Henri Levy en sorte… en même temps que soit révélée la terrible réalité : Il n’y a jamais eu de révolution Libyenne…, kadhafi n’a pas massacré son peuple…, c’est Bernard Henry Levy qui a vendu son âme au diable et causé la mort de centaines de milliers d’hommes, femmes et enfants innocents…, un massacre généralisé qui continue encore actuellement, avec des relents racistes anti-noirs…, le tout pour une question de fric à très grande échelle : les ressources énergétiques de la Libye…