Hurst/Olds, Carroll Shelby, Linda Vaughn et moi !
J’ai eu les (gros) seins mythiques de Linda Vaughn en mains (et plus)… et je n’en suis pas mort comme Carroll Shelby…, et…, savoir que ses mains sont passĂ©es ou les miennes se sont posĂ©es…, reste pour moi, une grande jouissance…
Je vous conte l’affaire (l’histoire) avec en prime en finale de cette chronique, le scoop sur la vraie mort de Carroll Shelby en cause des seins de Linda Vaughn…, un pneu de patience…
C’était en 1983, Ă l’époque de mes magazines Chromes&Flammes, j’étais jeune, beau, mince et plein d’avenir…, Linda Vaughn l’Ă©tait encore, plus ou moins…, mais : “Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse”…
Les amĂ©ricains sont de grands enfants…, un rien les amuse, un rien les excite, ils sont d’ailleurs “totalement tous” (sic !) gaga des gros seins…, mais ils ne se prennent pas trop au sĂ©Ârieux pour autant, quoique…, lorsqu’ils se mettent en tĂŞte d’aller faire la guerre pour prĂ©server leurs approvisionnements Ă©nergĂ©tiques (gros nibards compris), pour consolider leurs parts de marchĂ© et prĂŞcher leur seule bonne parole dans le style : “Vous ĂŞtes avec nous ou contre nous”…, lĂ , sans aucun doute, ils se prennent au sĂ©rieux !
J’ai suivi cette bonne parole et j’ai ainsi Ă©tĂ© tout contre Linda Vaughn (la vue est magnifique, c’est cinĂ©mascope en relief, elle a aussi beaucoup de conversation)…, mais ce faisant, j’ai moi aussi Ă©tĂ© abusĂ© par l’AmĂ©rique… et sexuellement par Linda Vaughn… qui ne s’en est pas privĂ©e !
Qui plus est, les prĂ©misses de cette “affaire” se sont dĂ©roulĂ©s dans un autre mythe de l’AmĂ©rique profonde : sur les sièges de la fameuse et fumeuse Hurst-Olds ’83…, le panard divin, le pied intĂ©gral…, la conjonction des deux aurait propulsĂ© n’importe qui dans toutes les Ă©missions TV…, mais j’ai su rester ZEN et stoĂŻquement moi-mĂŞme !
L’intĂ©grale se rĂ©sume plus ou moins comme suit : Une chose Ă la fois… On s’est mĂŞlĂ© Ă la valse des astres morts, d’une monstrueuse inconcevabilitĂ©, avec le petit monde bleu et ses cinq continents…, happĂ©s par la gravitation gĂ©nĂ©rale…, la pauvre Terre mignarde dans ses atmosphères, uniquement minĂ©rale au dĂ©part, mais riche de son oxygène…, balle-peau, pour dĂ©carrer…, c’est pas le dĂ©sert comme ailleurs entre ses seins… et puis le miracle : la vie (en anglais, the life)…, de la grosse boule minĂ©rale comme les copines, sourd ce miracle extravagant : papa, maman, le diplodocus, la Hurst-Olds, les multiples leviers de changement des vitesses… et puis un brouillard ou m’est apparu un chien d’aveugle, un coq de combat, le mouton de prĂ©-salĂ©, Pasteur, moi, la mère Denis des anciennes pubs, Gengis Khan, la capote anglaise, le coup du père François, la fellation, la fusĂ©e Ariane, le Centre Pompidou, la main de ma voisine, la Joconde, les Pyramides, Bison futĂ©, la tĂŞte de veau vinaigrette, la guerre des Boers, le cuirassĂ© Potemkine, les Petites filles modèles, le château d’Yquem, le chat de ma voisine, sa chatte, les moustaches de Staline, celles de Salvador Dali, la terre de Feu, le feu follet, Jacques Attali, l’Empire State Building, le morpion savant, le cafĂ© Grand-Mère, la clĂ© du champ de tir, le Tampax Ă musique, le Dernier des Mohicans, la douane, Vivaldi, Al Capone, la rose baptisĂ©e « Madame Edouard Herriot », la pierre philosophale, le flan caramel, le Carmel, le point de mire, la saignĂ©e du bras, la « Chance aux Chansons », le Petit Chose, les parcs Ă huĂ®tres, la Faute de l’abbĂ© Mouret, la valse Ă deux temps, le mouvement perpĂ©tuel, Venise, le Grand Prix de Monaco, le nĹ“ud et le trombone Ă coulisse, les coulisses de théâtre, LibĂ©, les Ă©trons de Sa MajestĂ© Elisabeth number two, la ChaussĂ©e d’Antin, celle des GĂ©ants, le pot aux roses, la Cour de la Grande Catherine, la mort dans l’âme, l’impĂ´t sur le revenu, le fluide glacial, les loups dans la bergerie, la conscience pour soi, le ticket modĂ©rateur, le jeton de prĂ©sence, le cahier d’absence, la culotte mouillĂ©e, le prix du veau, la fortune du pot, Ravaillac (qui sans Henri IV serait demeurĂ© totalement inconnu), le gratin de cardons, le volubilis, le Chant des Partisans, le… pfffffffffffffffff… j’ai joui, elle aussi !
Sur l’arrière du motel, ça faisait un peu lande, entre la construction et le bois oĂą mourut le dernier Sioux… ouh! ouh! ouh!…..
Toujours est il, donc…, que revenant Ă moi, retrouvant mes esprits…, je me suis dit que les automobiles amĂ©ricaines étaient aux antipodes des voitures europĂ©ennes… et c’Ă©tait particulièrement le cas en ce jour de mai 1983, date Ă laquelle je rĂ©alisais cet exploit dantesque, un des nombreux reportages destinĂ©s Ă mes magazines Chromes&Flammes, mais impubliable sous la censure de l’Ă©poque, vous disposez donc et lisez : “un Collector”…
Je le rĂ©utilise ici, lĂ©gèrement rĂ©actualisĂ©…
Bonne lecture dans un saut de 34 ans dans le temps (ceci pour que vous compreniez que Linda Vaughn, alors, Ă©tait très appĂ©tissante, c’est un pneu comme Brigitte Bardot, toutes les femmes voulaient lui ressembler il y Ă 34 ans…, maintenant, ben… ça y est… mais, elle est formidable Brigitte, bisous…) !
C’Ă©tait lors d’une course de dragsters en Californie…, Oldsmobile (marque maintenant disparue suite Ă la faillite de General Motors de 2009 et son refinancement par le Gouvernement AmĂ©ricain de Barak Obama), lançait un nouveau modèle “sportif”, la “Hurst/Olds”…, une “sĂ©rie limitĂ©e” Ă deux mille exemÂplaires qui offrait en sĂ©rie bien plus que deux phares antibrouillards, des appuie-tĂŞtes, des enjoliveurs chromĂ©s et une bande de caisÂse polychrome avec un sigle distinctif…
Chez Oldsmobile, c’Ă©tait devenu une traÂdition, puisqu’ils fĂŞtaient cette annĂ©e-lĂ (1983), le quinzième anniversaire de leurs “Ă©diÂtions spĂ©ciales” ou “sĂ©ries limitĂ©es”… et qui, depuis 1968, ont toutes portĂ© le nom de Hurst/Olds.
Le modèle dont il est question s’appuyait sur une image sportiÂve (gants Ă trou-trous et lunettes Polaroid)…, et s’appuyait aussi sur la sexualitĂ© (les gros seins) de Linda Vaughn, car aux États-Unis, la Hurst/Olds ET Linda Vaughn ont su sĂ©Âduire les “vrais pilotes”.
Pour vous rĂ©sumer la chose en quelques lignes : “une Ă©quipe spĂ©ciale Ă©tait chargĂ©e de prĂ©lever de la chaĂ®ne de montage, chaque nuit, dans le mystère le plus absolu, UNE OldsmoÂbile Cutlass strictement de sĂ©rie, pour la transporter dans un lieu ultrasecret oĂą une Ă©quipe d’ingĂ©nieurs hyperspĂ©cialisĂ©s dans les machines de compĂ©tition la transformaient en une vĂ©ritable auto de course, mais utilisable tous les jours pour aller faire le marchĂ© familial”…, c’est du moins ce qu’affirmaient les brochures destinĂ©es aux enfants qui passaient leur temps dans les shows… (pour les adultes, c’Ă©taient curieusement les mĂŞmes brochures)…
Pourquoi se pâmer d’aise devant cette chose ?
Quelle raison poussait certaines personnes apparemment normales, d’aller acheter une Hurst/Olds plutĂ´t qu’une Oldsmobile Cutlass tout-Ă -fait stanÂdard ?
– Un moteur V-8 de 5 litres produit chez Oldsmobile, mais avec des rĂ©glaÂges très diffĂ©rents en allumage, en carburaÂtion et au niveau des soupapes…, un sysÂtème d’Ă©chappement sans chicanes, une boĂ®te automatique Ă quatre rapport dont le quatrième était sur-multipliĂ© et dont les commandes étaient un peu particulières (j’y reviendrai) ainsi qu’un pont auto-bloquant dont le rapport de dĂ©multiÂplication était de 3.73:1.
– La suspension était bien sĂ»r rĂ©glĂ©e pour une conduite sportive…, par exemple les ressorts avaient un tarage diffĂ©rent, les amortisseurs étaient plus virils, la barre anti-roulis était un chouĂŻa plus Ă©paisse, le boĂ®tier de direction était nettement moins dĂ©multipliĂ©, les jantes étaient des 7×15 chromĂ©es chaussĂ©es de pneus radieux. (si… si…, radieux…, quoiqu’en rĂ©alitĂ© ils Ă©taient radiaux !)…
– Au niveau de la carrosserie, on ne pouvait pas confonÂdre la Hurst/Olds avec une banale Cutlass…, la calandre Ă©tait toute diffĂ©renÂte…, en fait, tout le nez de la voiture était redessinĂ© (il s’agissait en fait d’un nez NasÂcar avec spoiler sur le coffre arrière…, ceci, comme chacun le sait, rĂ©duit le coefficient de pĂ©nĂ©tration dans l’air d’une façon considĂ©rable)… et en plus de cette calandre un peu spĂ©ciale, l’engin Ă©tait dĂ©corĂ© comme pour NoĂ«l avec des dĂ©calcomanies “Hurst/Olds” et “15th Anniversary”…, tout cela sans aucun choix de couleurs, puisque les Hurst/Olds Ă©taient toutes noires avec les bas de caisse en argent et les bandes de caisse rouges.
– Et… le point le plus important de toute cette mascarade, le levier de vitesses triple, un changement de vitesses HURST ! Alors lĂ , il fallait s’accrocher…
Les nippons avaient dĂ©jĂ amusĂ© le monde entier dĂ©but des annĂ©es ’80 avec une boĂ®te manuelle Ă DEUX LEVIERS, le premier sĂ©lectionnant cinq vitesses avant, une marche arrière et un point mort, le seÂcond donnant une gamme de vitesÂses en mode “normal” ou “econoÂmy”… c’est-Ă -dire surmultipliĂ©…, soit dix vitesses avant et deux marches arrière en plus d’un point mort… et tout ceci dans une petite auto dans laquelle une boĂ®te automatique Ă deux rapports était amplement suffisante.
Oui mais chez Hurst on avait fait mieux : une boĂ®te automatique Ă quatre rapÂports dont le quatrième était surmultipliĂ©… et qui était commandĂ©e par trois leviers.
La boĂ®te automatique dĂ©marrait en première, puis sĂ©lectionnait la deuxième et ensuite la troisième “D”…, suivie de la quatrième si le “vrai pilote” avait prĂ©alablement placĂ© le levier sur “DD” et non pas sur “D”…
Simple, non ?
Maintenant si le “vrai pilote” voulait jouer un peu de la main droite en dehors de se masturber…, il y avait deux autres leÂviers sous la main droite qui devaient satisfaire son tempĂ©raÂment “sportif”.
Ne considĂ©rant que les quatre rapports de marche avant, le levier de gauche servait Ă passer de 4ème (DD) en 3ème (D), puis le levier central lui perÂmettait de passer de 3ème en seconde et le levier de gauche lui servait Ă passer de 2ème en première…
Et vice-versa pour monter les vitesses !Les trois leviers Ă©tant en position recuÂl, excusez du peu…, le levier de gauche, celui qui était situé le plus près de la cuisse droite, commandait la grille traditionnelle d’une boĂ®te automatique amĂ©ricaine, c’est-Ă Âdire d’avant en arrière la position ParÂking, puis Reverse (marche arrière), NeuÂtral (point mort), puis Drive et 2 puis 1 (Drive était remplacĂ© par “OD” (overdriÂve) qui signifiait que le rapport supĂ©rieur de la boĂ®te Ă©tait enclenchĂ©).
La voiture pouvait se conduire en utilisant uniquement ce levier-lĂ (celui de gauche)… et la boĂ®te fonctionnait alors comme toute autre boite…, le “vrai pilote” , lui, se devait d’adopter une conduite “autre” et “virile” en triturant/manĹ“uvrant TOUS les leviers…, dĂ©marrant en première et y restant jusqu’Ă ce qu’il dĂ©place le levier de gauche vers l’avant, en deuxième…
La boĂ®te restait alors en deuxième jusqu’Ă ce que le “vrai pilote” dĂ©plaÂce le levier central vers l’avant, en 3ème… et s’il voulait alors passer en 4ème, il lui fallait dĂ©placer le levier de gauche de “D” en “DD”.
Simple, quoi ?
Bon…, faisons une pause… j’ai soudain un mal de tĂŞte Ă©pouvantable de m’ĂŞtre remĂ©morĂ© tout cela !
Figurez-vous que j’ai eu l’occaÂsion d’essayer la Hurst/Olds dans laquelle Linda et moi avions… euuuuhhhh!…, lors de cette prĂ©sentation Californienne.
Elle Ă©tait en plus Ă©quipĂ©e de l’option “Superlift”, ce qui voulait dire que la voiture avait des amortisseurs arrièÂres gonflables qui ne devaient en principe servir que lorsque le “vrai pilote” transportait une lourde charge.
Dans la trappe de remplissage du rĂ©serÂvoir d’essence se trouvait une valve sur laquelle le “vrai pilote” pouvait brancher un gonfleur de pneus… et la voiture se soulevait ou s’abaissait Ă Â son grĂ© pour compenser le poids d’un timon de remorque, d’un coffre trop rempli, ou d’une passagère assez gâtĂ©e par la nature… (telle Linda Vaughn avec qui j’ai pu goĂ»ter aux joies d’une conversation assez branchĂ©e sexe… et de ce cotĂ© lĂ , croyez moi, avec ses gros seins pendouillant…, elle avait de la conversation)…
J’avoue que mes fantasmes sexuels viennent de lĂ , Linda m’a marquĂ© profondĂ©ment…
Bien…, je continue de vous narrer mes souvenirs automobiles…
Ce qui surprenait tout de suite, pour qui connaissait les amĂ©ricaines, c’Ă©tait la direcÂtion de la Hurst/Olds : deux tours et demi de butĂ©e Ă buÂtĂ©e, ce n’Ă©tait pas courant aux USA.
Elle était bien sûr assistée, mais donnait quand même un bon feeling de ce que faisaient les roues avant.
Devant le volant : compteur kilomĂ©trique, compte-tours et pression d’huile, tempĂ©rature d’eau, voltmètre et jauge d’essence.
Si… si… !
A part cela, rien de bien impressionnant…, des sièges bien de chez eux, sans auÂcun soutien nulle part, du faux bois en vrai plastique, mais aussi tout ce qui faisait qu’on aimait les amĂ©ricaines : vitres et sièges Ă©lectriques, air conditionnĂ© et gadgets en tous genres…
Oui, mais, les performances, alors ?
Eh bien ça poussait Ă peu près comme une Camaro Z28, c’est-Ă -dire que pour les grands frissons on pouvait repasser…, sauf que de devoir s’escrimer avec les 3 leviers de boĂ®te Ă pleine vitesse, lĂ , c’Ă©tait du sport…
Les 180 cheÂvaux de ce V-8 de 5 litres à quaÂtre carbus Rochester, ne suffisaient pas Ă pousser cette caisse de 1.600 kilos comÂme un V-6 europĂ©en de mĂŞme puisÂsance mais d’une cylindrĂ©e de 2,8 litres qui arrache une caisse d’une tonne ou moins !
Et les freins, alors ?
J’ai fait plusieurs 0 Ă 100 km/h aux alentours des 9 secondes, ce qui n’Ă©tait pas lent, mais je m’attenÂdais Ă beaucoup mieux !
Eh bien…, c’Ă©taient de bons vieux tambours Ă l’arrière et des disques Ă l’avant…, le tout assistĂ©…, cela situait tout de suite le dĂ©bat, car si quatre tambours ne freinaient quand mĂŞme pas si mal que ça, quatre disques c’Ă©tait quand mĂŞme autre chose… et je ne pense pas qu’un constructeur europĂ©en aurait osĂ© proposer une telle voiture Ă vocation “sportive” ayant  des tambours Ă l’arrière !
Ceci dit/Ă©crit, cette Hurst/Olds freinait très correctement ma foi, je ne l’ai pas poussĂ©e dans ses derniers retranchements mais après une dizaine d’applications vigoureuses Ă partir de 100 km/h j’avais toujours des freins !
Et la tenue de route, alors ?
Pas vraiment mauvaise, un peu comme une 280 ZX de la mĂŞme Ă©poque, la voiture ne couchait pas trop en virage serrĂ©, mais de lĂ Ă dire qu’elle virait bien Ă plat serait exagĂ©rĂ©.
La suspension était plus ferme que celle d’une Cutlass de sĂ©rie, c’est indĂ©niable…, le contraire aurait Ă©té malheuÂreux d’ailleurs, avec quatre amortisseurs renforcĂ©s, quatre ressorts hĂ©licoĂŻdaux re-tarĂ©s (par des tarĂ©s), une barre antiroulis avant et arrière, ainsi qu’un pont autobloquant !
Mais quand-mĂŞme, l’essieu rigide que je tirais derrière moi.., se faisait sentir par moments.
En ligne droite la voiture était très stable, je pouvais mĂŞme me permettre de changer de bande brutalement Ă 160 sans me faiÂre peur…, mais sur un parcours sinueux alors-lĂ c’Ă©tait la dĂ©bandade.
Les pneus Ă©taient mis Ă rude Ă©preuve et la direction très directe n’Ă©tait vraiment pas un luxe pour ratrapper les Ă©carts de trajectoires.
Il n’y avait pas vraiment assez de puissance aux roues arrières pour corriger une glissade Ă l’accĂ©lĂ©rateur mais il y avait quand mĂŞme moyen de s’amuser sur un revĂŞtement un peu gras si j’Ă©tais cerÂtain de pouvoir utiliser toute la largeur de la route…. mais lĂ , l’Ă©chappement sans chicanes (mais avec catalyseur) se rappelait Ă mon bon souvenir, sans pourtant devenir dĂ©Ârangeant !
Les bruits de roulement et les pneus eux-mêmes étaient très discrets en usage normal, la Hurst/Olds restait vraiment silencieuse, comme la Cutlass standard, sauf en faisant monter le tachymètre au-delà de 4.800 tours.
La boĂ®te automatique Ă trois leviers était plus amusanÂte Ă utiliser manuellement que la description humoristique que je vous en ai fait… et je m’y suis rĂ©ellement adaptĂ© en très peu de temps.
La voiture en elle-mĂŞme était Ă©videmÂment dĂ©cevante en tant qu’europĂ©en qui attend tout autre chose d’une voiture “sportive” en matière de tenue de route, d’accĂ©lĂ©rations et de freinage, de position de conduite, etc…
En conclusion, j’Ă©crirai que la Hurst/Olds Ă©tait une bonne voiture… et mĂŞme une fort bonne voiture amĂ©ricaine…, il n’empĂŞÂche que la Hurst/Olds a, tout un temps, perpĂ©tuĂ© aux Etats-Unis une tradition bien Ă©tablie de “variante sportive” de la classique berÂline de grande diffusion…
Actuellement, malgrĂ© la crise mondiale, une Hurst/Olds 1983 en très bon Ă©tat peut se nĂ©gocier entre 7 et 15.000 dollars…, ce n’est une bonne affaire qu’aux USA, ou survivent toute une faune d’illettrĂ©s et d’idiots qui se croient tous ĂŞtre des “vrais pilotes”…, entre-eux, les valeurs ne bougent pas beaucoup, mais si on quitte la bulle amĂ©ricaine, cette Hurst/Olds ne reprĂ©sente strictement plus rien d’autre qu’une assez moche berline coupĂ© “tunĂ©e” d’usine…
Linda Vaughn…
Miss Shifter Golden Hurst… Ă©tait la “Première Dame” des courses de dragsters aux USA.
Reine des trophĂ©es Ă peu près de tous les types de compĂ©tition automobile, dont : Nascar, Indy, Formula1, etc… Linda a Ă©tĂ© l’amante en rĂŞve de tous les amateurs de courses, y compris de moi-mĂŞme…, du dĂ©but des annĂ©es ’60 jusqu’en 1983 lorsqu’elle a renoncĂ© Ă ses intitulĂ©s en tant que Miss Hurst Shifter Gold, Ă l’occasion de la prĂ©sentation Ă Pomona Drag Raceway, de la quinzième Ă©dition de la fameuse Hurst/Olds…
Linda Vaughnn a commencĂ© sa carrière, assez Ă©trangement, comme technicienne dentaire, un emploi Ă temps partiel, qu’elle avait obtenu pendant ses Ă©tudes secondaires.
Après ses Ă©tudes, elle a participĂ© Ă un concours de beautĂ© et, Ă sa grande surprise, a remportĂ© le premier prix Ă cause de ses mensurations, son tour de poitrine en ayant flashĂ© plus d’un…
Peu de temps après, en 1961, elle participa dans un autre concours, celui-ci mis sur pied par l’Atlanta Raceway… et a remportĂ© ce titre aussi.
Avec son nouveau titre de Miss Atlanta Raceway, elle a Ă©tĂ© engagĂ©e Ă temps plein, le travail de Linda Ă©tant d’ĂŞtre prĂ©sente sur les pistes de courses dans le sud des Etats-Unis (Charlotte, Darlington et Daytona)…, dans une voiture spĂ©ciale, cabriolet, reprĂ©sentant l’Atlanta Raceway, affichant ses charmes anatomiques parmi ses autres fonctions en tant que reine de la course.
Après son règne en tant que Miss Atlanta Raceway, sa popularité étant en hausse, Linda a remporté un autre concours de beauté, cette fois parrainé par Pure Oil Company.
Elle a donc assumĂ© le rĂ´le de Miss Pure Oil Firebird, emploi qu’elle a conservĂ© pendant 3 1/2 ans, jusqu’Ă ce que l’huile Pure fusionne sexuellement avec l’Union Oil Company (apprĂ©ciez les double sens)…
Cette fusion marqua la fin de sa carrière en tant que Miss Pure Oil Firebird… et Linda fut tout Ă coup sans emploi !
Elle pensait que sa carrière de Reine des courses automobiles était terminée.
Tout n’Ă©tait pourtant pas perdu.
Linda étant une sorte d’emblème sexuel automobile, c’est dans cette position et avec sa poitrine regonflĂ©e et pointĂ©e vers l’avenir qu’elle s’est orientĂ©e vers un renouveau qui Ă©tait quasi le mĂŞme…
Elle a ouvert un numĂ©ro de Hot Rod Magazine (tout comme elle aurait pu ouvrit un numĂ©ro de Chromes&Flammes magazine) et a remarquĂ© une annonce de Hurst, un fabricant de leviers pour boĂ®tes de vitesses automatique, dont le service promo était Ă la recherche d’une nouvelle Miss Golden Hurst Shifter…
Linda s’est prĂ©sentĂ©e avec un dĂ©coletĂ© tel… qu’elle a obtenu le job puis remporté un nouveau titre de reine de beautĂ© Ă Atlanta, puis le premier prix au classement gĂ©nĂ©ral parmi plus de 200 autres prĂ©tendantes.
C’est ainsi que commença la longue carrière de Linda en tant que Miss Hurst et de son association financière avec les industries Hurst.
Linda Vaughnn est rapidement devenue une icone dans les courses de dragsters du monde entier et dans une moindre mesure dans d’autres formes de manifestations automobiles.
Dans le milieu des annĂ©es 60, en compagnie de Don Garlits et de Richard Petty, elle a effectuĂ© une tournĂ©e des bases militaires au Vietnam, donnant aux Boy’s un soutien moral (et sexuel, car il leur Ă©tait plus facile de se masturber en pensant Ă Linda plutĂ´t qu’Ă leur Sergent)… cette hygiène sexuelle leur rendant un esprit appaisĂ©, mĂŞme brièvement hors de l’enfer de la guerre.
Vers la fin des annĂ©es 1960, Linda est devenue tellement populaire que Hurst a dĂ» embaucher des clones supplĂ©mentaires, d’autres beautĂ©s blondes aux gros seins pendouillant surnommĂ©es “les Hurstettes”, pour renforcer Linda Ă diverses courses Ă travers les USA.
En plus de ses fonctions en tant que Miss Hurst, au milieu des annĂ©es 1970, Linda a aussi Ă©tĂ© l’Ă©gĂ©rie de Gratiot Auto Supply, figurant dans leurs publicitĂ©s dans divers magazines.
Elle est également apparue dans les spots publicitaires télévisés de Gratiot.
Devenue une sorte de vedette de la télévision, elle a été engagée pour tenir quelques rôles dans deux films Hollywoodiens : Gumball Rally [1976] et Stroker Ace [1983], mettant en vedette Burt Reynolds.
Plus tard, elle devenue la miss USA attitrĂ©e de l’univers automobile et a Ă©tĂ© vedette d’un long mĂ©trage sur les courses automobiles qui a Ă©tĂ© diffusĂ© sur ESPN dans les annĂ©es 1990.
Linda n’a pas Ă©tĂ© qu’un reine des trophĂ©es, mais s’est aussi distinguĂ©e derrière le volant et a participĂ© (mĂŞme brièvement) dans quelques courses après avoir reçu son permis SCCA en suite d’avoir rĂ©ussi les cours de conduite offert par l’Ă©cole de Bob Bondurant en hautes performances de conduite !
Après une semi-retraite de la scène automobile entre mi-1983 et mi-87, Linda est retournĂ©e Ă ce qu’elle faisait de mieux…, faire rĂŞver le mecs.
Elle a Ă©tĂ© engagĂ©e dans l’Ă©quipe du Groupe M. performance, un conglomĂ©rat d’entreprises de l’automobile, qui appartient Ă Hurst Industries… et elle y a Ă©tĂ© promue vice-prĂ©sident, directrice des Relations Publiques !
Entre 2010 et 2015, Linda fera encore quelques apparitions dans divers shows et salons automobiles ainsi que dans quelques grandes courses automobiles, plus en tant que la reine de la course, mais en tant qu’invitĂ©e d’honneur, pour signer des autographes et faire fantasmer les lĂ©gions de ses fans, dont beaucoup remontent aux annĂ©es 1960…
Linda a ensuite Ă©tĂ© Ă©lue prĂ©sidente à la Drag Racing Hall of Fame et a Ă©tĂ© choisie par le SEMA, comme la plus emblĂ©matique personnalitĂ© de l’automobile…
En plus, Linda fut associĂ©e Ă une importante marque de lubrifiants (sic !) en qualitĂ© de consultant et porte-parole…
Comme quoi, avoir des gros seins pendouillant et une taille mince, peut contribuer Ă une carrière extraordinaire…
Ce n’était pas un grand secret qu’Ă la fin de sa vie Carroll Shelby Ă©tait proche de la mort (sic !), donc la triste nouvelle de son dĂ©cès ne fut pas surprenante…
Il avait raté le lancement de la Shelby 1000 à New York parce qu’il était malade.
Ce que la plupart des gens ne savent pas, c’est la raison pour laquelle il s’est retrouvé malade au point de mourir…
Carroll Shelby Ă©tait au salon SEMA 2011 Ă Las Vegas en novembre quand il est arrivĂ© pile-poil sur Linda Vaughn, alias Miss Hurst Shifter d’or, alias “La Première Dame du sport automobile”…
Linda Vaughn, comme d’habitude, exhibait son célèbre décolleté…
(lire ceci pour plus d’infos : http://www.chromesflammes.com/main.aspx?page=text&id=662&cat=auto)
Shelby aimait les femmes presque autant qu’il aimait ses voitures et Ă littĂ©ralement sautĂ© sur les seins exubĂ©rants de Linda Vaughn, avant de lui rouler un “patin” dans une acolade sans Ă©quivoque…
Mais, Linda Vaughn Ă©tait malade et lui a transmis ses microbes…, cette maladie l’a fait atterrir Ă l’hĂ´pital, pour une pneumonie.
Il n’a plus Ă©tĂ© en pleine santĂ© en cette suite… et ainsi…, bien que les seins de Linda Vaughn n’ont pas directement tuĂ© Carroll Shelby, ils ont Ă©tĂ© la première Ă©tape de sa fin…
Parfois, quand menace la fin, ou une rupture dĂ©finitive avec sa façon d’être, on tente un dernier appel qui est comme une lettre d’amour et aussi un ultimatum Ă soi-mĂŞme…, c’est ce cri du cĹ“ur que Carroll Shelby a voulu se lancer en se laissant aller Ă des attouchements sur sa secrĂ©taire quelques semaines après avoir “sautĂ©” sur Linda Vaughn…
Ses dernières paroles, quelques minutes avant de mourir : “J’ai toujours et beaucoup aimĂ© les gros vieux nichons de Linda Vaughn, je pars dans l’au-delĂ avec ce souvenir”…
L’AmĂ©rique d’aujourd’hui n’est plus la mĂŞme aux yeux de ceux qui l’ont bien connue…, quand on a toujours dĂ©sirĂ© la liberté… et qu’on a aimĂ© l’AmĂ©rique au point d’en aimer le cinĂ©ma Hollywoodien, on regrette que l’AmĂ©rique d’aujourd’hui mène une si mauvaise vie : tortures, invasions, corruptions, injustices…
Elle est allée bien loin dans le vice, l’Amérique ; tout comme Carroll Shelby sur le retour, elle a trompé tout le monde en diffusant des millions de milliards de dollars sans valeur réelle… et s’est laissé aller à violenter tous les pays dont elle désirait les biens énergétiques… et elle n’hésite pas actuellement à mettre ses mains dans les affaires d’autres pays pour les dominer…
On voudrait, surtout, qu’elle se ressaisisse.
Hélas, à lire qu’un personnage mythique comme Carroll Shelby s’est laissé allé trop loin dans la bêtise (les attouchements sexuels sur sa secrétaire et sur Linda Vaughn), on tombe de bien haut.
Pire encore lorsqu’on apprend que ce même Carroll Shelby a traficoté ses numéros de châssis à plusieurs reprises…
C’est comme le vice, on ne s’en sort plus… et, pour lui, hélas, céder à  ses démons ne l’a pas sauvé.
L’assuétude au mal est bien forte…
Ce qu’il faudrait à l’Amérique, c’est d’être prise en main et pas de prendre en main ce qu’elle a envie des autres…
Car ça peut entrainer vers la mort…
Inéluctable…, question de temps, comme la chute de l’empire romain…
En attendant, c’est triste d’y avoir cru et d’avoir Ă©tĂ© trompĂ©…, l’AmĂ©rique, c’est comme Shelby en somme, on y a tous cru et on s’est tous fait baiser…
http://www.legendsofnascar.com/Linda_Vaughn.htm











































































