Steve McQueen, la classe !

  Steve McQueen


Les postures de Steve McQueen, les mimiques de Steve McQueen, les yeux plissés de Steve McQueen, la démarche de Steve McQueen, la prestance de Steve Mc Queen, la souplesse de Steve McQueen...
Mais..., que manquait-il donc à Steve McQueen...?

Johnny Depp ? Trop rangé... 
Brad Pitt ? Un veau et un peu trop Redford...,  
Tom Cruise ? Trop petit...trop con ! 
Non, vraiment, la classe c'était lui, Steve McQueen, une vie menée à fond sur les manettes, au volant, sur les terrains de course et..., "sur" les plus belles filles du monde !
Des goulots dégoulinants,
d'où de nombreuses sorties de route mémorables...
Destin foudroyé d'un homme, beau, sauvage et plus fragile que prévu, comme une Ferrari des sixties...

http://www.youtube.com/watch?v=hzajlo4ZJ0I

Qui était le véritable Steve McQueen ?
Le héros solitaire et renfermé sur lui-même de
"La Grande Évasion" ?
Le soldat désincarné de
"L'enfer est pour les héros" ?
L'homme incapable d'assumer ses responsabilités face au mariage et à la paternité  du film "Une certaine rencontre" ? 
Le loser du "Kid de Cincinnati" ?
Le PDG séducteur de "L'affaire Thomas Crown"...?

 
 
  

Steve McQueen n'était pas un acteur caméléon comme Brando...
Ses personnages, apparemment très divers, reflétaient les facettes d'un même homme.
Et si l'on en croit ses proches et ses collaborateurs, ce sont ses propres doutes que McQueen a exprimés à l'écran,
sa propre vie qu'il a mise à nu, sans jamais se départir d'un humour ressemblant étrangement à de la pudeur...

La grande Evasion !


Une des perles du cinéma d'action encore inégalées : "La grande évasion" (1963).

http://www.youtube.com/watch?v=coWCkAOkQ0U

Terrence Steven McQueen est né le 24 mars 1930 à Indianapolis, son père est alors aviateur acrobatique de meeting
et disparaît après la naissance de Steve.



Dès le plus jeune âge, Steve McQueen a dû apprendre à composer avec les règles, il passe une enfance pauvre et ennuyeuse auprès de sa mère, contrainte à se prostituer par des compagnons violents ou alcooliques. " Ma vie était piégée avant ma naissance " répètera-t-il toute sa vie...
Steve est un adolescent turbulent et bagarreur, fréquentant plus assidument les gangs minables d’Indianapolis que les bancs de l’école. Il n’en fera jamais mystère...
Steve était incontrôlable...



Durant sa petite adolescence et devient un "petit voleur "et à quatorze ans, il entre en maison de redressement.
En 1946, au petit matin, il s’enrôle dans la marine marchande après avoir signé sans les lire quelques papiers sur un comptoir de bar, direction Trinidad et Saint Domingue...
 A la première occasion, las des îles parfumées, il prend une fois de plus la tangente...



"Quand un gosse est privé d’amour, il se dit qu’il ne doit pas valoir grand-chose. Ma mère ne m’aimait pas et je n’avais pas de père. Je me disais que je n’étais bon à rien. Alors j’ai dû prouver de quoi j’étais capable. Je faisais des choses que les autres n’osaient pas faire, des trucs dangereux. J’ai toujours été une mauviette, jusqu’au moment où j’ai eu besoin de me prouver de quoi j’étais capable..."



Il devient un peu voyou, un peu ivre, d’un tempérament agressif, d’esprit mesquin, c’est un tombeur...
Pourtant Steve s’endurcit encore, devient solitaire, égoïste, ne croit en personne et se replie sur lui même...
Dans ses premiers tournages le métier ne sait pas s’il faut considérer Steve comme un possible héros ou bien comme un psychotique solitaire et scélérat...


 
Il ira plusieurs fois au mitard pour être sorti voir des filles...
Puis il trouve une voiture à bricoler et de là démarre sa réputation d’un "mec" qui aime les machines et les nanas...
En 1950 lorsqu'il est libéré de ses obligations, il prend des vacances en Californie grâce à ses 3 ans de soldes.
L'argent s'épuise vite et il finit par regagner New-York en stop pour s'installer dans un modeste appartement de Greewich-Village.
C'est là qu'il rencontre des "artistes", qu'il apprécie de par leur simplicité.
Mais la ronde des petits métiers recommence, s
uivant des conseils, il finit par s'inscrire au cours d'art dramatique de Sanford Meisner et envisage la possibilité d'une carrière théatrale...



Au Canada et en Caroline du Nord, il sera bucheron..., boxeur pour gagner un peu d’argent !
Plutôt que de faire le coup de poing dans les bars, il s’engage dans les Marines...
Durant trois ans, soumis à une discipline de fer, le futur interprète de "La Canonnière du Yang Tsé" est mécanicien.
Il s’y fait ses premiers bons camarades, qu’il réjouit par son humour, sa dérision insolente et ses mimiques comiques, quand il n’est pas aux arrêts...

Ses états de service militaires comportent plus de périodes en bataillons disciplinaires que de campagnes.
Pourtant il y a son heure de gloire.
Condamné à des travaux d’entretien, il sauve la vie de cinq de ses camarades lors de l’explosion d’une chaudière.
En remerciement, il est rendu à la vie civile.
Mais qu’y faire ?
Steve McQueen vendra des encyclopédies, livrera des journaux, sera réparateur de téléviseurs, bookmaker clandestin, fleuriste, chauffeur de taxi...



Conduire, voilà ce qu’il aime.
Son seul loisir, au début des années cinquante, ce sont ces courses de motos du côté de Long Island, dans lesquelles il s’illustre.
Avec une prime de course il entre, en 1952, à l’Actor’s Studio.
L’époque aime les mauvais garçons virils pour donner la réplique aux héros soignés.
Steve débute au théâtre en 1955, puis tourne la même année son premier film aux côtés de Paul Newman.
Le titre lui colle à la peau : "Marqué par la haine"...


Avec Paul Newman, qu'il retrouvra beaucoup plus tard sur le tounage de "La Tour Infernale"...

Une nouvelle vie commence pourtant, plus stable...
En 1957, il épouse l’actrice Neil Adams.
Terry et Chad naîtront de cette union.


Les calins du matin....

Steve commence à se faire remarquer...
En 1959, il donne la réplique à Frank Sinatra et Gina Lolobrigida dans "La proie des vautours" de John Sturges.
Le crooner est paternaliste avec le jeune acteur, toujours rebelle.
Steve ne se laisse pas faire et montre son caractère.
McQueen devient simultanément un héros très populaire grâce à la série télévisée "Au nom de la loi", dans laquelle il incarne le chasseur de prime Rosh Randall, au fusil à canon court..., un héros ambigu toujours prêt à interpréter la loi à sa manière...


Figure éternelle du western comme le prouve ses prestations dans "Au nom de la loi" (1958-1960)

L’année suivante John Sturges le rappelle pour "Les Sept Mercenaires"..
En 1963, lui offre le rôle central de "La Grande Evasion".
Steve accapare ce rôle d’officier iconoclaste, bagarreur, prêt à tout pour s’affranchir de la captivité...
Les scènes d’action sont stupéfiantes et l’acteur exécute (souvent) lui-même et avec plaisir toutes les cascades au guidon de la Triumph 650...
Le style McQueen éclate en cinémascope, il devient une vedette internationale, après "King of Cool ", les films s’enchaînent, les succès aussi... et les cachets sont de plus en plus élevés.
Steve McQueen sera, au début des années soixante-dix, l’acteur le mieux payé d’Hollywood !

 

Automne 1951, un rendez-vous avec Sanford Meisner le conforte dans cette décision quand celui-ci lui dira :
"Avec beaucoup de travail, vous pouvez réussir",
mais les cours sont payant"...
La chance va bientôt lui sourire lorsque le Congrès vote une subvention pour les anciens de l'armée désireux de choisir une carrière.
Avec cet argent, une place de chauffeur de camion et quelques prix remportés dans des courses de motos, McQueen peut apprendre son nouveau métier...
Mais ce qu’il aime par dessus tout c’est conduire des motos et des voitures de course..








Ainsi assouvit-il sa passion de la vitesse et de la compétition.
Dès qu’il ne tourne pas, il court...
Pilote impétueux, il impose son coup de volant aux commandes de bolides toujours plus puissants :
Jaguar XKSS, Lotus XI, AC Cobra 427, Ferrari Lusso, Excalibur S1, Shelby GT350...
Une passion plusieurs fois transposée à l’écran, de la poursuite spectaculaire de "Bullitt" en Mustang dans les rues bosselées de San Francisco aux excursions de Thomas Crown en buggy sur la plage...



Et bien sûr Le Mans, évocation grandiose de la plus éprouvante des courses d’endurance, faisant écho à la participation de McQueen aux douze Heures de Sebring en 1970, au volant d’une Porsche 908...
Un petit sourire narquois soulignant un regard bleu profond.
Rien de plus...



Sous l’étoffe, le muscle est saillant...
Comme sur ses voitures de sport, qu’il aime tant, sur lesquelles la carrosserie ne parvient pas à dissimuler totalement la puissance, Steve McQueen impose d’emblée sa présence, en peu de mots.
Tout son style est là..., toute sa complexité intérieure aussi...
Rusé, le jeune acteur sait même faire un atout de ce caractère taciturne que les metteurs en scène lui reprochent à ses débuts, il en fait la confidence à Yul Brynner sur le tournage des "Sept Mercenaires ": en espaçant ses répliques, il reste plus longtemps à l’écran...

Les courses, les films, les femmes...

Au fil du temps, bien des femmes ont cru pouvoir adoucir le caractère de Steve et le rendre plus "civilisé"...
 Aucune n’y est jamais arrivé...


Une jolie danseuse philippine que Steve épouse en 1956



Côté couple, il semblait plus doué avec une moto ou au volant d'une voiture que "près" d'une femme...





Une folle passion avec L'héroïne de "Love Story", Ali MacGraw, avec qui il se battait souvent...
"Ma vie avec Steve était un enfer " dira-t-elle
...



Il recontrera aussi Barbara Minty, une jeune top modèle.
 Steve n'eut pas seulement trois épouses, il eut aussi de nombreuses maîtresses, entre autre :
Faye Dunaway, Sharone Tate, Ann Margret, Jaqueline Bisset, Mamie Van Doren etc, etc..., et Natalie Wood encore...



Une scène avec la très belle Jacqueline Bisset dans Bullit...



Avec Ann Margret...



Faye Dunaway ensorceleuse face à Steve McQueen pendant une partie
d'échec et le baiser, grand moment d'érotisme au cinéma...

http://www.youtube.com/watch?v=hzajlo4ZJ0I

 La classe...
 Un peu après Sinatra, mais bien avant Clooney et compagnie, McQueen montrait ce que signifiait le pouvoir de séduction avec son rôle de voleur au grand coeur dans "L'affaire Thomas Crown" (1968), le malheureux Pierce Brosman ne pourra lui arriver à la cheville dans le remake...


Chaud...


Sentimental? D
ans "une certaine rencontre", Natalie Wood et Steve plus amoureux que jamais...

Bullitt !


 La photo mytique du film...

Aprés la vision de "Bullitt " (1968), ce chef d'oeuvre du film policier aurait pu n'être qu'un sympathique classique du genre, mais rien que les expressions du visage de McQueen ont été un témoignage de son pouvoir attractif.
Il inspira toute une génération (dont l'Inspecteur Harry de Clint Eastwood ou le French Connection de Gene Hackman).

( Voir l'Extrait de la course poursuite)
http://www.youtube.com/watch?v=NmmwqbhNSco

Guet-apens !

Et que serait le cinéma d'action sans "Guet Apens" (1972) de Sam Peckinpah !
Ce chef d'oeuvre violent touche à l'excellence dans chacun de ses plans, McQueen y étant fort et fragile !
Le scénariste du film, Walter Hill, devenu spécialiste du genre, ne s'en est lui-même jamais remis...

"Bon dieu, le voir tirer avec un fusil à pompe,
ça donne des frissons".

http://www.youtube.com/watch?v=VmR_muO16oY

Rares sont les acteurs capables de manier avec tant de classes de telles scènes d'action...


Le Mans !

C'est en 1971 que le projet qui tenait le plus à cœur à McQueen aboutit.
Le film sur les courses de voitures "Le Mans" est un projet des plus important pour Steve car il montre le domaine qu'il adore et, pour cela, il va tout mettre en œuvre pour que ce film soit une réussite.
Il veut que son film soit le plus réaliste possible.
Et pour se faire, il veut participer en personne à la course des 24 heures du Mans ! 
Il s'entraîne aux 12 heures de Seebring en 1970..., il finira second avec son coéquipier (Peter Revson), malgré un pied dans le plâtre causé quelques temps auparavant lors d'une course de moto.


Le Mans : La course, le film    ( Extrait )  

Au Mans, il doit faire équipe avec Jackie Stewart...
Mais le refus des assurances de le voir participer en personne à la compétition va modifier le film dès sa conception.
McQueen est filmé sur la touche en tenue de coureur pour les plans de raccord.
Steve veut garder finalement le côté documentaire de la course, sans qu'il n'y ait de morts pour ne pas dramatiser artificiellement le sujet.
Mais CBS qui finance le film impose une histoire dramatique au projet.
Pour cela, CBS impose plusieurs scripts et les vues commencent alors sans aucun scénario et durent pendant 17 mois, sans résultats.
Les assurances, qui avaient réussi à bloquer la participation de Steve, ne peuvent empêcher les diverses locations de voitures, les services de coureurs professionnels et les mécaniciens...


Jamais sans ma montre...

Les nerfs du réalisateur, qui n'est autre que John Sturges, sont mis à bout et il finit par se retirer du projet.
Divers accidents mettent en péril la suite du tournage.
Le nouveau réalisateur Lee Katzin annonce qu'il ne gardera rien des métrages tournés par Sturges.
Il recommence tout et le résultat qui était prévisible arriva :
Tout ce qui concerne la course est une réussite, mais la partie sentimentale du reste du film est de trop.
Le film est, pour finir, mal perçu car il reste un film pour les spécialistes dans un style documentaire...





"Je ne suis pas inconscient. Je n'ai aucune envie de me tuer, vous pouvez me croire. Je reconnais par contre que j'aime la peur pour pouvoir la combattre, la contrôler. Dans ce cas, la peur devient une sensation merveilleuse et ce qu'on ressent est aussi intense que lorsque l'on fait l'amour."
"La vie commence à plus de 200 à l'heure au Mans, au moment où vous vous balancez entre la vie et la mort...
Il n'existe rien de comparable."




Steve McQueen a aussi interprêté dans "Le Kid de Cincinnatti" (1965) en joueur invétéré...
"Les sept mercenaires "(1960), "Nevada Smith" (1966), ou "Tom Horn" (1980), une image de l'Amérique...
Sa prestation dans le trés mésestimé "Le chasseur" (1980), (on sent d'ailleurs que Belmondo s'est inspiré de son style décontracté à travers ses films policiers des années 80), pure merveille qui ne vaut toutefois que pour sa présence, est remarquable car il est toujours désabusé, mais commence à appréhender la vie d'une nouvelle façon.

Papillon !

Consciemment ou non, McQueen inspire ou a inspiré chacun des acteurs qui ont joué dans des films de ce genre...
Enfin, pour citer une oeuvre telle que "Papillon" (1973), McQueen prouvait avec un tel rôle qu'il n'était pas qu'un dur ou un marrant, la pallette de son talent pouvait toucher sans heurt le drame...

Et que dire encore de son rôle dans "La canonnière Du Yang-Tsé" ?
Un véritable message contre l'absurdité de la guerre, la fin du film est d'une tristesse infinie !



http://www.youtube.com/watch?v=MgKROEh0zYI

McQueen a quitté la scène à l'âge de cinquante ans, en 1980...
Trop de cigarettes, trop d'amiante sur sa peau...
Trente ans après, il fait encore la une des magazines, des sommes invraisemblables pour des objets personnels font encore les beaux jours de ses héritiers dans les ventes aux enchères... /
Lunettes de soleil, scénarios annotés, voitures, motos, montres, affiches de cinéma avec autographes...

"Il vivait dans un entrepôt, où il rangeait trois avions et 40 motos"...,
explique sa troisième et dernière épouse.
"Il était comme un gamin dans un magasin de bonbons"... s'exclame celle qui avait épousé le héros de "Bullitt" 10 mois avant sa mort...
Pour ma part, je connais Quelqu'un qui fait un peu pareil..
 

Les enchérisseurs craquent pour sa voiture personnelle, un pick-up GMC de 1958 aux chromes éblouissants et au moteur préparé, capable de rouler à plus 200 km/h sur l'autoroute.
McQueen n'était pas du genre à rouler lentement...
    
Samedi 11 novembre 2006, à Los Angeles, eu lieu une vente aux enchères consacrée à des effets ayant appartenu à Steve McQueen.
Le montant total de la vente a rapporté 2,9 millions de dollars US.
Les objets les plus convoités ont été des voitures et des motos, que l’acteur américain affectionnait particulièrement.

Celles de Steve McQueen n’étaient pas à la portée de toutes les bourses...
Parmi les motos qui ont trouvé acquéreur, une Indian Sport Scout de 1934 a été adjugée 177.500 $ et une autre Indian, une Power Plus Daytona, 150.000 $.
La palme revient à une moto de marque Crocker, millésime 1937 : l’enchère est montée à 276.500 $ !
Un acheteur anonyme a même payé 70.000 $ pour une paire de lunettes de soleil que McQueen aurait porté lors de la première scène de "L’Affaire Thomas Crown".


Avec son jeu introverti et son flegme à la Robert Mitchum, on pourait croire que Steve McQueen était un anti-héros, mais le magnétisme et un sérieux sex-appeal qu'il dégage à l"image sont là pour nous détromper.
Il a été bel et bien l'un des plus séduisant acteur des années 60 et 70', l'un des plus moderne aussi..

Ciao l'artiste !



          

Lorenza



Cliquez sur l'affichette pour tout connaître de la vente aux enchères de la Steve Mc Queen Collection !
http://www.bonhams.com/cgi-bin/public.sh/pubweb/publicSite.r?sContinent=EUR&screen=catalogue&iSaleNo=14037#




Lot No: 178

1958 GMC Pickup Truck
Chassis no. 1018CS1318A
This GMC Pickup Truck is a 101-Series, half-ton model on the 114”-wheelbase chassis, fitted with the 336cu in (5,508cc) V8 engine. Wonderfully flamboyant, its over-the-top styling reflecting the passenger car trends of the period, the 101-8 offered the best power-to-weight ratio of the entire GMC range. No wonder it appealed to Steve McQueen!
Steve kept this truck as part of his private collection of ten cars garaged at The Beverley Wilshire hotel during the time that he lived there. Described by Barbara McQueen as ‘Steve’s Baby’, it was his favorite of the ten, benefiting from the ‘McQueen’ treatment under the hood and hotted-up to be a veritable ‘wolf in sheep’s clothing’. Steve regularly used this truck in and around Beverley Hills. It bears the registration number ‘3188’ - a reference to his identification number while a student at the Junior Boys Republic Reform School in Chino, California.
The importance of this connection cannot be over emphasized. The youthful Steve was a troublemaker, getting arrested twice for petty theft before his exasperated mother finally sent him to Boys Republic, an institution that emphasized hard work with the goal of restoring self respect to its young inmates. Steve readily acknowledged that his time at Boys Republic turned his life around, and throughout his career he regularly visited that institution, donating money and helping in countless other ways, including creating the Steve McQueen Scholarship fund for the Republic’s best student. Needless to say, Boys Republic was a beneficiary of his will, receiving $200,000. No doubt Steve chose his truck’s registration as a mark of gratitude to Boys Republic and a reminder that although he had risen to the very top, his life had once sunk perilously close to the bottom.
Without doubt this GMC Pickup was one of his most treasured vehicles.
Sold for $110,000 plus Premium and tax


Lot No: 438
1937 Crocker ‘Hemi-Head’ V-Twin Motorcycle
Engine no. 376119
A legend among American motorcycles, the Crocker has assumed almost mythic status since the last one left the Los Angeles factory sixty-five years ago. Only 60-or-so twin-cylinder Crocker street bikes were ever made, each one unique, and today these hand-built masterpieces are among the most collectible motorcycles of all time.
A successful enduro racer on Thor motorcycles, Albert G Crocker took over the Denver Indian agency in 1913. He moved on to manage the Indian branch office in Kansas City before finally settling in Los Angeles, California in 1928 as agent for the Springfield manufacturer. Al Crocker moved into motorcycle manufacture in stages, starting out in 1931 making speedway frames to accept the 45cu in (750cc) Indian Scout v-twin engine. An overhead-valve conversion kit for the 30.5cu in (500cc) Scout soon followed, but after more than a year of competition, during which the v-twin speedway racer achieved a measure of success, Crocker was forced to recognized that a single-cylinder engine made more sense for dirt use.
Introduced in November 1933, the speedway single was the first all-Crocker motorcycle. Bearing a passing resemblance to the British Rudge, the Crocker speedway motor proved itself superior to the Harley-Davidson CAC but was slightly down on power when compared to that offered by J A Prestwich, whose engines would dominate the sport for the next three decades. After 40-50 speedway Crockers had been built, the project was abandoned and Al Crocker moved onto fulfill another of his ambitions: the construction of a class-leading roadster.
In keeping with the mainstream American tradition, this new model had to be a v-twin, and Crocker’s effort - powered by a 45-degree unit displacing 61cu in (1,000cc) - was duly presented to the motorcycling public early in 1936. At the time of its introduction, the Crocker was the only American street twin with overhead valves, although unbeknown to Al Crocker the ohv Harley-Davidson ‘Knucklehead’ was only a few months from production.
The first five engines were built with exposed valves inclined at 90 degrees in a hemispherical combustion chamber – the classic ‘hemi’ design – before Crocker opted for the simpler arrangement of enclosed parallel valves for the remainder. Other advanced features of the Crocker included a cast-aluminum gas tank and constant-mesh transmission, although once again H-D was hot on Crocker’s heels with its own constant-mesh ’box. Faced with competition from Harley-Davidson’s newly introduced overhead-valve Knucklehead, Crocker responded with ever-larger engines. Crocker cylinders were thick enough to tolerate a considerable amount of over-boring, and the flexibility of small-scale, hand-built manufacture enabled Crocker to offer engines to customer specification in capacities up to (and sometimes beyond) 72cu in (1,180cc).
Unlike George Brough in England, who relied on proprietary components, albeit of the highest quality, to produce his Brough Superiors, Crocker built almost everything in house, including carburetors, with only items such as magnetos, spark plugs, wheel rims, tires and other accessories being bought in. But unlike George Brough, who had few serious rivals and whose exclusive products commanded a commensurately inflated price, Al Crocker was forced to compete with the much larger Harley-Davidson and Indian. The result was a crippling loss on every machine sold. Al Crocker’s last throw of the dice was the ‘Scootabout’, a stylish motor scooter, around 100-or-so of which were sold before Crocker finally pulled the plug on motorcycle production in 1941. The Crocker star might have burned but briefly, but during the late 1930s it was by far the brightest in the American motorcycling universe.
One of the rarest of all American motorcycles, the machine offered here is one of the five ‘hemi-head’ Crockers built at the very start of production in 1937, and is the only example known to exist in such exacting form. The machine was restored by Johnny Eagles and presented fresh at the Del Mar Concours approximately ten years ago where it won Class, Judges’ Choice and Best of Show awards.
Sold for $245,000 plus Premium and tax


Lot No: 176
c.1934 Indian Sport Scout
Engine no. 0279
A smaller Indian v-twin model, the 37cu in (600cc) Scout, joined the existing 61cu in (1,000cc) Powerplus twin in 1920, soon gaining a deserved reputation for durability; so much so that ‘You can’t wear out an Indian Scout’ became its advertising slogan. Contributing to this longevity was the use of gears for the primary drive rather than the customary chain, and this unusual feature would endure until 1933. A 45 cu in (750cc) variant was first offered in 1927 and then in April 1928 the 101 Scout appeared featuring a revised 750cc ‘flat head’ engine in a new, longer-wheelbase frame. This sporting machine would prove an immense success for the Springfield firm, so much so that its replacement in 1931 by a heavier Chief-framed model was greeted with dismay. Introduced in 1934, the Sport Scout went some way towards retrieving the Scout’s reputation, featuring a lighter ‘keystone’ (open) frame and European-style girder forks. Lighter and faster than its immediate predecessor, the Sport Scout was just what enthusiasts and racers had been crying out for.
Indian was Steve McQueen’s most favored marque and, as a serious collector, he could not be without an example of one of Indian’s most successful models of the 1930s, the Sport Scout.
Restored for McQueen's wife Barbara as a birthday present.
Sold for $155,000 plus Premium and tax

                       www.GatsbyOnline.com