2010 Marussia B1...
2010 Marussia B1...
Dicton slave : La Russie est un mystère, lui-même entouré d’un secret...
Cela se vérifie lorsque l’on évoque le haut de gamme automobile venu de là-bas.
Certains petits constructeurs locaux sortent pourtant des lieux communs nommés Lada ou Gaz..., à l’instar de Marussia.




Si depuis l'assassinat de J.F.Kennedy, l'Ouest n'est plus le même..., l'Est, depuis la chute du mur de Berlin, n'est plus le même Est...
On y construit des métropoles grouillantes de suif et d'os entremêlés d'or, mais tout ça n'est qu'illusion...
On s'y effondre, depuis Poutine, dans la surconsommation, la frénésie médiatique, le trop-plein intellectuel et émotionnel..., mais les habitants du cru, de même que les touristes et gens d'affaires, n'y sont que des étincelles de folie dans un vide infini...



La nouvelle Russie espère, au vu de nos déglingues occidentales, répandre sa civilisation d'affaire (et non plus d'idées, Lénine ou es-tu ?), sur le monde, avant que la Chine ne le fasse... 
Mais qu'importe ces luttes de Titans..., nous ne sommes toutes et tous qu'un tout..., un voile de poussière qui flotte à la surface d'une monstrueuse boule compacte lancée à toute vitesse dans le néant..., un souffle de vent spatial et tout s'en ira...
Et nos monstreuses automobiles massives comme des mastodontes, au milieu de ce rien collectif, ne sont que des coquilles d'oeuf poreuses oscillant au dessus de lourds abîmes liquides insupportables de vanité.



N'est-ce pas incroyablement joussif de se sentir acculé aux dernières extrêmités, de caresser du doigt le doux piège à loups qui nous mord les entrailles..., sourire à ceux et celles qui nous assassinent... et implorer le pardon de ceux et celles qui nous ont fait du mal ?
Et s'administrer toutes les substances de cette terre pour mieux ressentir la souffrance du manque...
Et flotter dans une infinie mer de sérénité...
Et s'enfoncer...



J'ai comme envie de me mordre les doigts jusqu'au sang...
Comme envie de me masturber avec des ciseaux, de lécher des lames de rasoir...
J'ai comme envie de me taire et de fermer les yeux..., mais j'ai les yeux grands ouverts...
Comme envie de basculer, maintenant...
La douce musique du vide m'appelle.



On fabrique une réalité, rien que pour nous... et on ne comprends pas ce qu'on a de si important qu'on se doive d'appliquer devant nos regards ces décors de carton-pâte et ces figurants pitoyables de mauvais jeux.
Qu'est-ce qu'on cherche à nous cacher sous ces masques de banalité ?
Que ce passe-t-il qu'on ne veut pas que nous sachions ?
Et qu'ont tous ces gens à chercher, à toute force, à s'aliéner eux-mêmes ?



La télé, les magazines nous assènent tous les jours des images trafiquées sous l'angle d'un réalisme qui ne trompe plus personne.
On nous répète à l'envi des concepts mous, pour cacher, de plus en plus mal, que la fin s'approche.
On nous intoxique de normalité jusqu'à nous faire plier la nuque..., tout ça pour alimenter un système dicté par une histoire chargée d'obscurité.



Il n'y a plus de solution valable, on ne peut que se laisser aller, s'abandonner à cette tension lancinante, à peine palpable, qui nous force à rejoindre le troupeau, à rentrer dans le rang du bétail redirigé vers l'équarrissage.
Une enfance amère chargée de médiocrité, quelques conflits d'adolescence, des études, un boulot qui éreinte et vide l'esprit sans qu'on puisse en voir le bout, une petite maison, une femme dont l'image s'éloigne déjà dans le néant, des enfants qui nous ressemblent tant, un chien ou un chat, une retraite inutile qui nous pousse vers la fin..., ce n'est que ça !



Nous sommes tous déjà morts, nous le savons bien, mais l'attente est si longue...
Que font ces obstacles au milieu de cette pente qui nous conduit au gouffre ?
Que cherche-t-on à nous faire croire au juste ? 
Qu'il n'y a pas de gouffre... et que cette vertigineuse pente qui nous offre le meilleur des aperçus sur l'abîme n'est qu'un paisible chemin bien droit ?
L'auto-destruction est le dernier des refuges.



Fermer les yeux pour oublier la mort ne la fait pas disparaître..., elle est toujours là, derrière nous... et nous enserre de ses griffes froides.
On ne peut qu'ouvrir grand les yeux, se retourner et se blottir dans ses bras immenses.
On ne peut apprendre qu'à aimer sa propre mort, tout le reste n'est qu'illusion, des images sans relief déjà dépassées.



Nous devrions cesser de tenter de remplir artificiellement le vide de hurlements et de cavalcades de vie, nous dépouiller de nos oripeaux de chaleur, de mouvement et de souvenirs... pour nous plonger nus dans le grand océan obscur où est notre place...
Mais la façade se craquèle... et nous attendons, comme des fidèles attentifs priant pour la fin, qu'elle se répande en gravats et en scories.
Pour mieux nous rendre compte qu'il n'y a rien derrière ces murailles.
Et s'endormir...



Ouaissss..., je suis un déjanté, mais pourquoi voudrais-je ne pas l'être ?
Je ne suis pas certain qu'il vaille le coup d'oublier mon individualité pour complaire à des "ceusses" bien-pensants qui m'entourent..., aucun d'eux ne vaudra jamais un millième des paysages sereins, quoique sombres..., qui se développent en moi.
On essaye de me casser, mais les assertions dont on m'accable, tentatives misérables de manipulations préhistoriques, glissent sur ma carcasse comme de l'eau.
Mais..., ne me bousculez pas trop, sinon l'envie de mettre le feu au décor pourrait me prendre.

 

2010 Marussia B1... from Patrice De Bruyne on Vimeo.

Nikolay Fomenko et Yefim Ostrovsky, de concert avec Ria Novosti m'ont invité pour la présentation officielle de la première automobile de sport Russe innovante, la Marussia fabriquée par EMM.
"L'industrie mondiale de l'automobile est prise au piège par un Out-of-date technologique", m'a déclaré le célèbre pilote de course, champion du monde en FIA GT... et aujourd'hui Car Designer : Nikolay Fomenko..., "notre énorme rêve consistant à concevoir, mettre au point puis fabriquer la première voiture de sport Russe réellement d'avant-garde, tant dans sa conception, que dans sa mécanique et son design, n'est pas encore couvert par des apports de fonds d'investisseurs qui n'ont pas froid aux yeux. Mais, sans attendre, cette voiture, dénommée Marussia B1 existe. Elle devrait s'avérer être un tournant radical dans le la construction d'automobiles de ce style. Cela permettra à notre entreprise de faire une percée dans le monde entier "...



Les futures Marussia B1 disposeront d'une motorisation hybride, moteur essence et électrique.
Marussia sera ainsi la réponse de l'entreprise EMM à la nécessité d'introduire des comportements novateurs dans l'économie Russe, qui sont demandé par le président et le Premier ministre, c'est l'appel à construire une nouvelle époque.
Mais en attente, les Marussia sont équipées seulement d'un V6 essence ! 
Lors de la conférence de presse (et de ma visite) à New Manezh, deux Marussia B1, les châssis 0001 et 0002 ont été vendus cash, 100.000 dollars chacune, à deux milliardaires Russes enthousiastes !



"L'utilisation de matériaux de pointe et l'élaboration d'un châssis de conception aéronautique, ont permis à notre entreprise d'éviter des temps de main-d'oeuvre coûteux, transformant la production des véhicules dans un processus qui n'est pas plus compliqué qu'assembler des téléphones cellulaires. Il y a encore 15 ans, un téléphone portable était un produit de luxe et coûtait 10 fois plus cher, qu'il ne l'est aujourd'hui. L'innovation principale du marketing Marussia, est que nous pouvons produire des voitures avec des panneaux de carrosserie complets et déjà peints, ainsi que tous les organes mécaniques complets remplaçables, exactement comme les téléphones cellulaires avec leurs coquilles modulables remplacables et adaptables. Marussia est une innovation radicale dans l'industrie automobile"... m'a dit Yefim Ostrovsky. 

 

"L'aménagement préalable du poste de pilotage avant d'être installé sur le châssis, sur lequels le moteur et la suspension sont montés, permet d'éviter une technologie coûteuse d'estampage des longerons. C'est un élément clé de la construction Marussia, qui a longtemps été utilisé dans la construction de voitures de Formule 1. Il permet d'améliorer significativement la sécurité des véhicules et d'obtenir une réduction extraordinaire du poids du véhicule. Cependant, l'utilisation de ces technologies dans l'industrie automobile a été entravé par le besoin d'investissements considérables, alors que les technologies de dernière génération sont indispensables pour dépasser tous nos concurrents"..., a renchérit Ria Novosti.

  
 

La Marussia B1 a été conçue sur la base d'un châssis assez spécial, créé par des ingénieurs russes.
C'est une voiture de sport magnifique certifiée pour la conduite urbaine, surtout lorsque la version "Hybride" sera commercialisée.
L'exigence principale pour la production a été l'utilisation de matériaux high-tech.
Idéologues du projet, Nikolay Fomenko et Yefim Ostrovsky, croient que les innovations et la fiabilité sont les principaux facteurs de devenir d'une marque, afin d'éviter les coûts astronomiques d'achat et surtout de maintenance (entretiens) des Ferrari, Maserati, Lamborghini, Zonda et autres supercars...
Parmi les principales caractéristiques, la conception unique de l'extérieur du véhicule est assurément un énorme plus !



L'unicité du concept vient pourtant d'un bouillonement d'idées diverses, dont plusieurs complètement, voire radicalement, différentes dans la conception.
En symbiose, ou en totale contradiction, selon le goût des acquéreurs, avec l'aspect extérieur, la décoration intérieure peut également être modifiée pour correspondre à une couleur totalement inventée. 
Une sévère concurrence a été entretenue par Yefim Ostrovsky, entre une douzaine de jeunes designers venus de tous les coins et recoins de la Russie afin de dessiner la meilleure version possible, capable de titiller l'imagination même des utilisateurs les plus exigeants. 
Les tecnologies les plus "up-to-date" ont été réunies et installées à bord, comme la chaine audio et vidéo avec Bluetooth et accès Internet.



Caractéristiques :
Moteur : V6 essence  3498cc  245cv
Nm à tr / min : 330 / 3600
Transmission aux roues arrières, boîte automatique 5 vitesses
Châssis en aluminium, semi-monocoque
Longueur: 4635  Largeur: 2000  Hauteur: 1100  Largeur: 2680
Capacité du réservoir (litres): 80
Carburant et indice d'octane : Essence sans plomb/95
Suspensions indépendantes
Freins à disques ventilés avec étriers de frein à 4 pistons
Pneus Pirelli PZero Rosso  245/35/20 à l'avant et 285/35/20 à l'arrière
Poids brut du véhicule (kg) : 1000
Vitesse maxi (km / h) : 250
0-100 km/h / 4,5 secondes

 
  
 

Des torrents mécaniques se répandent maintenant autour de moi en hurlant leur litanie de rouille malmenée, repétitive, si répétitive...
Des fantômes de machines abandonnées s'enfoncent dans l'ombre en crachant des vagues de scories abrasives... et envahissent mon intérieur de parasites gris, de plus en plus en plus vite, menaçant ensuite de s'échapper en me laissant, carcasse vide, dans la nostalgie d'un trop-plein.



J'essaie de m'inventer une vie qui n'aurait pu être que sereine... et des images figées frelatées, assemblages trafiqués de souvenirs ternes s'agrippent à moi..., mais peu à peu des traces mécaniques se font jour dans ma mémoire, ma respiration se mue en tremblement inhumain mêlé de spasmes de vrombissements industriels.



Mon regard se perd peu à peu dans des méandres oxydés... et des serpents de tuyaux entremêlés aux câbles glissent sur mon couvre-lit...
Contamination d'une lenteur absolue, mais sensible, progression à la manière d'une amibe monstrueuse dans ma baignoire étonnement grouillante de vie artificielle dont l'eau s'écoule lentement et m'auto-dévore pour avancer plus loin...
Comme un soleil qui éclate, comme un amas qui se boursoufle et gonfle.
Et ma respiration s'accélére progressivement, souffle de forge anémié chargé de distorsions insupportables !



Des mastodontes de métal déciment le paysage à ma fenêtre...
J'oublie tout...
J'oublie ma vie et la portée de mes actes...
J'oublie tous ces instants qui n'existent plus...
J'oublie ce que je crois savoir...
Je veux oublier que j'ai jamais existé...
Je veux acheter une Marussia...
Mais quid de l'homologation ? 
D'ou mon cauchemar !



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