2000 Baci-Basasie Automobile Company...
Exemple de vrai journalisme Gonzo automobile...
Le vrai journalisme Gonzo exige le talent d'un maître journaliste, l'œil d'un photographe-artiste et les couilles en bronze d'un baroudeur.
Plume et regard aiguisés, témérité à toute épreuve..., c'est avec cette exigence et ce sens de l'autocritique que j'aborde tous les grands sujets qui s'offrent à moi (comme autant de jeunes femmes en manque) que je publie dans
www.GatsbyOnline.com... et ses web-sites satellites...
Déjà à l'époque de mes anciens magazines Chromes&Flammes, ainsi que Calandres, je ne lâchais rien avant d'entrevoir une vérité que les médias traditionnels préféraient occulter, par fainéantise ou peur de se griller.



Grillé, moi, personnellement, je l'ai toujours été.
Raconter mes doutes, comment je surmonte les obstacles dressés par les attachés de presse qui voulent m'imposer une mise en scène, font d'ailleurs partie de ma méthode... et tant mieux si parfois je suisse contraint et forcé par mon éthique élastique, de m'astreindre à des jeux sexuels pervers avec quelques jeunes dames des relations publiques...
Présenté comme un reporter-ovni bourré d'acides et d'alcool depuis toujours, partout où j'ai sévi, en réalité je m'estime profondément lucide quoique halluciné sous certains angles, nul n'est parfait !
Surtout quand il s'agit de gratter sous le vernis rose-bonbon dont on recouvre les dindes et dindons d'affaires peu-claires, les politiques de tous bords, hommes, femmes et transsexuels confondus (j'ai les preuves que certains et certaines cherchent à cacher dans leurs dessous)... et les raouts traditionnels qui constituent le Rêve Américain auquel on nous efforce de croire depuis la dernière grande guerre.
Quand j'arrive quelque-part pour écrire un article, ce n'est pas pour flatter les honorables gentlemen qui se font de l'argent sur tout et n'importe qui et quoi..., je préfère décrire les connivences et les gueules rubicondes de la haute société décadente et dépravée.
Ce qui m'intéresse, c'est ce qui se cache derrière le discours officiel : souvent, un effondrement des valeurs.
Bien sûr, on retrouve dans mes articles, de longues digressions sur mes après-midi alcoolisés, mes soirées épouvantablement et perversement sexuelles, mes embrouilles avec toutes les administrations imaginables (je hais les fonctionnaires, c'est une histoire familiale suite à des évènements incessants depuis trop longtemps), exaspérées par mon refus des contraintes !
Si mes extras donnent un rythme et un ton jouissifs à mes articles, ils participent plus profondément du dispositif même du
Gonzo : être clairement subjectif, certes, mais tout dire au lecteur de l'état d'esprit dans lequel j'aborde mes sujets.
Comment je m'incruste, par exemple mi des années '80 dans les usines au bord du gouffre de : Clénet, Excalibur, Zimmer, Panther, Stutz, Intermeccanica, DeLaChapelle, DeLorean... et des centaines d'autres, pour parler à leurs patrons, mais aussi aux employés et ouvriers en attente de basculer dans la précarité... Comment j'ai compris l'arnaque monumentale des Fédérations d'automobiles anciennes, cul et chemise avec certains hauts fonctionnaires pour mettre au point des contraintes diverses et répétitives via des lois, afin de pomper un maximum aux gnous..., jusqu'à ce que je comprenne que tout ce toutim visait à tuer la totalité des artisans créateurs au seuls profits des multinationales n'hésitant pas pour survivre, de verser des commissions et rétro-commissions à l'infini...
D'un doigté féroce (doigté parce qu'actuellement on dactylographie directement sur les claviers d'ordinateurs..., il y a un peu plus de dix ans on aurait utilisé l'expression : plume féroce), j'ai ainsi revisité le style au gré de reportages écrits à la première personne, d'une façon totalement subjective, me mettant en scène sous les faux effets de l'alcool (et de la drogue dans certaines situations extrêmes)....



Une interview de Richard Baci ne s'achève jamais sans qu'il n'ait placé, au moins une fois, qu'il est un "designer", impliquant ainsi, que ses concurrents ne sont que des cons.
Ainsi soit-il.  
Tout laisse penser, en dépit des protestations indignées de tous les lecteurs qui trouvent que choisir entre deux horreurs, n'est vraiment pas une alternative digne de ce nom... qu'acheter une Baci plutôt qu'une autre néo-classique du même mauvais genre, est un choix entre l'obscénité et la vulgarité.
Et pourtant, les peuples ont le genre de voitures qu'ils méritent, voici donc venir l'année où la grande dinde américaine rentrera au nid pour vous chier sur la gueule..., pour le meilleur ou pour le pire.  
C'est donc avec une certaine curiosité morbide que je suis allé aux USA, il y a quelque temps, pour enquêter sur la Baci.
Pas nécessairement la "nouvelle Baci", ou même le dernier modèle de la vieille "nouvelle", que les journaleux ont surnommé "Version IV".
Mon but était de découvrir l'homme qui se cache derrière cette abomination, ou peut-être de m'apercevoir qu'il ne porte aucun masque et n'est en fait que ce qu'il semble être, un homme en plastique qui fabrique des autos en plastique, environné de malins mercenaires si prudents qu'ils ont l'air en plastique eux aussi...  
Vous avez
 dû sentir que j'étais un danger et avez téléphoné à plein de gens pour vérifier qui j'étais..., des types qui portent des costumes sombres informes et sont pleins de brillantine (on dirait des mannequins pour un défilé de mode du Club des Élans).  
De toute façon, la Baci n'a jamais été un des voitures que je préfère.
Pendant des années, j'ai considéré que sa seule existence constituait un monument vivant à tous les gènes pourris et à tous les chromosomes détraqués qui étouffent les possibilités du Rêve automobile Américain ; une fétide caricature d'elle-même, sans âme, avec l'ingénierie d'un tracteur et le style d'un bazar indéfinissable...   
Pour arriver à pas grand chose, Richard Baci a engagé des techniciens pour l'aider à gagner des parts de marché sur d'autres voitures du même style qui n'existent plus...
Comme équipe, ils sont redoutables, il y a des vieux pros d'autres marques qui ne trouvaient plus de travail depuis 15 ans..., des jeunes carrossiers Turcs estropiés, et un vendeur quasi paraplégique chargé d'
expliquer aux journaleux agacés que : Mister Richard Baci travaille dur.
Il s'escrime à couvert, en quelque sorte, avec de subtiles contradictions de l'esprit. 
Richard Baci a quand même confessé qu'il avait un plan, mais il n'a rien voulu m'en dire.
Patriotiquement, il a expliqué pourquoi : Personne ayant mes responsabilités de vouloir commercialiser la voiture Néo-Classique la plus extraordinaire du monde, ne doit révéler ses positions à l'avance !  
Inutile de nier qu'il comprend parfaitement les rouages du système.
J'étais arrivé dans le New Hampshire en pensant trouver une sorte d'âne en train de braire... et j'en suis reparti convaincu. 
En public, Richard Baci est d'une prudence de serpent ; il sourit constamment pour les photographes, s'exprime toujours en amicales platitudes, et tend l'autre joue au moindre signe d'hostilité.
Ses relations avec la presse sont bonnes, tout simplement... et si Quelqu'un fait allusion à sa Baci comme étant une stupidité..., il se contente de sourire et change de sujet.
Consciemment il s'efforce de ne pas se mettre les journaleux à dos, mais il s'en méfie encore terriblement. Humphrey Bogart aurait eu une médiocre opinion de Richard Baci, lui qui affirmait : On ne peut pas faire confiance à un homme qui ne boit pas.
Sans même rappeler ici que paraphrasant Raoul Duke concernant Nixon, j'affirme : Je n'achèterais jamais une voiture d'occasion à Richard Baci, à moins qu'il ne soit saoûl.  



Les gens qui parlent ainsi ne sont pas du genre qu'il aime avoir autour de lui, surtout quand il est occupé à autre chose et ne peut les surveiller du coin de l'œil.
Ce qui explique peut-être pourquoi ses employés se sont tellement énervés quand j'ai essayé d'assister un après-midi à une conférence de presse.
Il était prévu qu'il se fasse quelques publicités télévisées chez CBS, aussi devait-il répondre aux questions de divers journaleux triés sur son volet personnel....
La vraie presse n'avait pas été conviée ; mais je voulais voir Richard Baci dans un cadre détendu et informel.  
Quand j'ai demandé à assister à la conférence de presse, on m'a sèchement envoyé balader.
C'est un enregistrement commercial, m'a expliqué sa secrétaire, Croyez-vous que Procter & Gamble vous accepteraient dans leurs studios ? ou Ford ?... 
Elle avait été secrétaire dans une petite usine qui fabriquait des boîtes de vitesse et des pignons à Chicago avant de devenir la secrétaire très particulière faisant fonction d'attachée de presse, je n'ai donc pas été surpris par sa curieuse analogie.
J'ai simplement haussé les épaules et l'après-midi j'ai pris un taxi pour CBS, m'attendant à moitié à me faire jeter dès mon arrivée.
Rien de tel ne s'est produit, peut-être parce qu'une équipe de cameramen ne faisant pas partie de CBS s'était invitée, était déjà là... et protestait sombrement parce que Richard Baci ne voulait pas les recevoir.
Ils sont repartis à mon arrivée, mais je suis resté pour voir ce qui allait se passer.  
L'atmosphère était totalement sinistre. 
Richard Baci était dans une autre pièce, en train de répéter avec sa secrétaire très particulière.
Ils ont passé une heure à bien formuler les questions...
Pendant ce temps, divers employés me surveillaient tour à tour.
Aucun d'entre eux ne savait quoi, qui et qu'est-ce !  
Quels qu'ils soient, ils étaient entourés d'un secret absolu...
A un moment, je prenais des notes près de la porte du studio, quand elle se rabattit soudain... et deux employés au format d'armoires à glaces se sont approché de moi avec un air très menaçant !  
Qu'est-ce que vous écrivez ? m'a lancé l'un d'eux.  
Des notes, ai-je répondu.  
Eh bien, allez les écrire à l'autre bout de la pièce, fit l'autre, Ne restez pas près de cette porte ! 
Devant tant de sympathie, j'ai résolu de rentrer et de vous narrer le plus sobrement possible, ce qui s'était passé...
Bon..., je vous avoue avoir attendu que Baci fasse faillite, c'est actuellement chose faite...
Inutile donc de vous ennuyer avec des données techniques...


[:fouine 206 hdi quik] 
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