Absolute-64… In Extremis ! De Profundis ! 

C’est un château, mais sans tours aux angles…, avec un toit d’ardoises, des fenêtres à meneaux, un perron à double révolution de style 1789, mais neuf, avec l’eau, le gaz, l’électricité, le téléphone, la télévision et Internet…, il se dresse en bord de merd-e-iterranée…, il n’y a qu’un milliardaire radin ET Tropézien qui peut posséder ce genre de demeure grandiloquente à la mords-moi-le-bout… (16 millions d’€uros)
Invité par hasard, qui fait parfois bien les choses, avec une nanana prénommée Brigitta, ensemble dans une curieuse automobile cabriolet d’origine Ukrainienne…, nous franchissons d’abord une grille imposante, puis ensuite nous montons un chemin… et, on se parque pas loin de la piscine dont l’eau a surement été remplacée par de l’acide sulfurique.

Pratiquement, cette demeure/château s’élève comme sur une presqu’île, l’intérieur est de grande classe, avec des meubles contemporains de haute époque (sic !), des tapisseries et des tableaux modernes façon art abstrait…, des cheminées, des dalles médiévales et/ou provençales ainsi que des portraits abstraits de famille, dont celui qui fit bâtir la masure, dernier rameau de la branche Slave qui se retrouva emprisonné après une faillite frauduleuse.
Tout au bout de la propriété se trouve une crique privée ou nous nous rendons à bord de la même automobile découverte…, un bateau danse a une vingtaine de mètres…, un grand Yacht, mais pas le plus mastar de la gamme, quoique…, ou l’un d’eux…, salon, cuisine, 4 + 1 chambres, poste de pilotage, radar, radio gougnotte…, toute la lyre…

Oh ? Combien de marins ? Combien de capitaines ?
Quatre…, un type very smart, en pantalon de toile blanche, chemise blanche à épaulettes d’or… et trois sous-fifres qui ont été choisis à cause de leur air gland…, ce qui indique que ce sont eux les subordonnés…, sans contestation possible…, car, de plus, c’est l’élégant qui pilote et les ducons qui larguent les amarres, ramènent la passerelle, vonnt chercher les invité(e)s dans un Riva/navette entre la terre ferme et le yacht… et répondent « Moui m’sieur » quand l’autre les traite d’empaffés…

Nous voici à bord de l’Absolute-64… et on fonce dare-dare vers le large azuréen, fendant la vague sans trop démoraliser la tripaille…, l’arrière est un vaste « bain de soleil » garni de coussins.
Le pilote… qui est aussi le capitaine ET le propriétaire du bateau ET du château…, s’est installé aux commandes du poste supérieur, à l’air libre, ses cheveux flottent au vent du large, il est tel un Viking revu et corrigé à la mode méditerranéenne…, beau à faire de la pub, un fier pilote-capitaine courageux…

Brigitta ne tarde pas à escalader l’escalier qui conduit au poste supérieur, afin d’aller s’asseoir auprès de lui… et pour lors, je comprends son penchant pour les promenades en mer, elle en pince pour le beau pilote-capitaine-proprio de luxe…, la donzelle…, elle va roucouler, là-haut, les cheveux dans le vent, deux des 5 doigts de la main gauche du capitaine entre les cuisses…, le regard en sirop d’érable…, on ne change rien à rien, c’est dans la nature des proses…

Je me file sur un coude pour observer, elle a le visage tourné face au ciel, parfois le soleil l’inonde, parfois elle est à l’ombre.., ces passages de l’ombre à la lumière soulignent la beauté de cette fille… et je me dis qu’il est navrant qu’elle ait perdu l’entendement…., la nostalgie de son passé m’envahit, quel dommage d’avoir sombré dans le glauque, sombré dans la nuit.
C’est un moment étrange que je vis là…, pas comme les autres…, il ne ressemble à rien de ce que j’ai connu…., cette fille sublime mais inconsciente me bouleverse… et je reste un long moment près d’elle, captant sa chaleur, presque attristé par une félicité qui joue sur deux fausses notes.

Tu connasses les délicieuses photos de David Hamilton, mon Popu, toi qui me lis avec avidité sans savoir ou je t’emmène ?
Hamilton et « ses » jeunes filles trop jeunes, avec des chapeaux à trop de fleurs et des colombes trop voleteuses tout autour de trop d’alentours…, un rêve trop sulfureux qui a été trop commercialisé et lui a rapporté gros.

Un truc marche…, allez…, hop ! On y va à fond-la-caisse !
Les chansons, les tableaux, les nouilles machins, les Seychelles, les Suédoises, la moutarde Kigode et le reste…, le déferlement…, on te l’impose, le succès, dès qu’il s’amorce, montre le bout de ses longues oreilles…, ils sont tous à le guetter, la brigade des rabatteurs…, ils pressentent un tube possible, vite ils pressent dessus…, c’est Hiroshima au niveau publicité…, ça bourre à bloc, le palais de la défonce !

L’Hamilton si joli, ils nous l’ont filé jusque dans les gogues,  en posters délicats…, ses exquises petites branleuses pâlottes comme sur les tableaux de Delvaux, les ravissantes qui semblent se soucier davantage d’escarpolettes que de chibres bien montés…, capelines de paille, rubans, printemps, lyres, luxures…, trop plein partout, frivolités du bout des doigts, qu’écris-je : du seul médius…, songe d’une nuit d’été.
On nous l’a servi, en long et large, affiches, magazines, cartes postales…, qu’à la fin, mon Popu, t’as la nostalgie de la merde, comme un gars du Nord qui rêve de ses poussiers à trop se brunir la couenne sous les cocotiers haïtiens.

Moi, j’aurais été l’Hamilton, j’aurais photographié d’urgence autre chose : des bagnoles-à-la-con…, des locomotives, des bateaux…, par exemple ; ou bien des imbéciles, voire des péripatéticiennes…, on ne peut pas s’attarder dans la vie, sinon on se corrompt…, mais bon, l’est crevé-mort le photographe, bien enterré profond, bien profond comme il aimait…
Et donc, pour t’en revenir, mon Popu…, sache qu’il n’est rien de plus con, en ce monde, de plus creusement oisif, vide de sens, que d’aller fendre le flot pour y brûler des hydrocarbures, empolluer les baies qui contennaient tant de félicité avant les premiers derricks…, voilà, c’est écrit… et après cette édifiante virouze méditerranéenne, dis-je, nous rentrons, Blacky (mon fidèle Cocker) et moi en personne…, d’autant que Brigitta, au slip survolté, a été priée par le cap’tain/Chatelain de venir prendre un drink « au château ».., ce qu’elle a accepté…, c’est pas souvent la nana qui drive…, même, voire surtout, chez les hyper friqués !

Le drink, mon petit doigt m’a chuchoté après être reviendou de là…, qu’ils étaient allés l’écluser dans une chambre rose… et au moment que je mets sous presse, il lui tresse sûrement toujours et encore les poils pubiens avec la langue, car, ce qu’il y a de rassurant, dans l’existence cafardeuse, pour un mâle digne de cette appellation contrôlée, c’est ça : les belles frangines trop-super-carrossées façon Bugatti-à-vomir, avec leurs somptueux accessoires bien lubrifiés, leur charme, leur salinguerie.
Les ardentes nous sauvent de la vie…, sauf une que j’ai connue il y a de ça un lustre… et qui avait des morts sur la conscience…, mais, note, mon Popu, que sa conscience se situait entre ses cuisses et que les décédés étaient d’adorables lapins que son fils ado-con avait laissé crever pendant qu’il vivait diverses orgies alcoolisées avec des potes et des adolescentes en furies sexuelles…, cette passionnata grand style, dont la folie consistait à se faire minoucher la galaxie…, panardait si fort, les cas échéants, qu’elle en perdait le contrôle de son self…, la pôvre chérie.


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Son fils, ado-con, laissé seul pour qu’il puisse se branler/étudier « en paix » pour des nouveaux examens d’entrée à l’université (seconde tentative qu’il va quand même rater pour moitié après avoir séché et perdu sans l’avouer l’année complète précédente ou il affirmait qu’il allait devenir physicien nucléaire spatial !?!?)… et ainsi responsabilisé et nommé « petit-prince des lieux » pour la période ou nous allions dans le sud…, a, « un jour » de 4 X 24 heures (sic !) éclusé 100 litres de bière avec des copains de guindaille…, en futs et en bouteilles, dont les cadavres sont restés comme preuves (un « oubli » dû sans doute aux degrés d’alcool et la chaleur suffocante), jonchant le sol de l’appartement transformé en dépotoir… tandis qu’il oubliait les lapins durant ce même jour de 4 X 24 heures…, lapins qui, sans eau, nourriture et sous un soleil de plomb (c’étaient les jours de canicule ou il aurait fallu placer les braves bêtes dans leur cage à l’intérieur, au frais), ont agonisé jours et nuits après avoir gratté jusqu’au sang de leurs petites pattes et de leur museau, le plancher du clapier (ils auraient réussi si en dessous il n’y avait pas de plaque de fer)…, en plein soleil sans protection ni eau…, unis dans leur agonie puis dans la mort, cote à cote serrés l’un contre l’autre sur la paille et leur foin des Alpes au goût de fleurs…
De retour, le choc…, fiston n’avait rien osé dire… et s’était débarrassé des lapins avec l’aide de son père-géniteur, comme plus jeune il jetait par la mini-fenêtre de la salle-de-bain surplombant un jardin voisin, les contenus d’assiette qu’il n’aimait pas…, attirant mouches et bestioles jusqu’à en inquiéter les pompiers…, sans entrer dans des détails sordides, disons qu’ils ont été abandonnés par fiston…,

Un jour fatal (bien après que j’étais parti plein sud, écoeuré)… alors qu’elle s’opérait un Nième amant, un gentil blafard, elle s’est tant tellement mise à serrer pendant qu’il lui délectait le train des équipages… qu’elle se l’est presque étouffé recta, le gars, en pleine asphyxie, il luttait désespérément… et plus il lui pompait l’air, plus elle grimpait aux extases… et plus elle extasiait, plus elle crispait des cuissots.
Le pauvre biquet tentait de retirer sa tronche de l’étau farouche, mais elle avait des jambeaux qui bloquaient pis que des sabots de Denvers…, alors quand elle a poussé son grand cri sauvage, style Jane lorsque Tarzan la fourre dans les lianes, elle a rouvert son armoire… et il y avait un presque cadavre à la place de son slip…. le loustic était presque clamsé, tout bleu…, de profundis !

Il imaginait son foie, sa rate, ses claouis ou ses éponges reproduits en couleurs sur la planche dépliante d’un bouquin grand luxe multi-couleurs, enrichis d’une excroissance inconnue, ou d’une fissure bien méandreuse, avec des flèches pour montrer les ravages de l’amour… et tout le bouquin racontait comment ça lui était venu et comment il avait clamsé, les causes et les effets, les symptômes…, se disant que depuis qu’elle existe, l’humanité a essayé tous les décès possibles et espère en dénicher un de plus.
Tout le corps médical s’était mobilisé pour enquêter… il a même imaginé que sa rate s’était mise à distiller du mercure avant l’explosion, par exemple, ou bien son foie de l’ambre, comme l’intestin des cachalots…, bref, semi-agonisant, mais toujours en érection (comme les pendus) il espérait qu’en cas de non-survie il en soit un, de cas, un vrai, intéressant jusqu’à la mort et ensuite inventorié de fondement en comble pour le salut de l’inhumanité inquiète.., car on meurt maintenant selon ses penchants, ses aptitudes.

Victime de l’amour…., le héros de la minette !
Quasi mort au chat d’honneur, l’assistant, grâce à une assistance (respiratoire) précisément est reviendou in extremis…, quittant le tunnel de l’amour, le puits sans fond de la bêtise inhumaine, la vue panoramique du lit alors qu’il s’envolait au plafond…, le septième ciel, le subspace…, va-t’en expliquer ça à la police, after…

Les hommes ont besoin de vibrant, de trémolos…, causez-leur le langage du cœur et ils deviendront toujours moites, surtout si vous travaillez vos flexions, vos inflexions et vos génuflexions…, affirmez-leur qu’ils sont grands, nobles et généreux… et ils essaieront de le devenir, c’est magique.
J’ai rencontré pas mal de salauds au cours de ma vie.., à tous j’ai essayé de dire comme quoi ils étaient des types exceptionnels, des anges de bonté et de mansuétude, des chevaliers de la vertu, des modèles, des exemples, des qui vous font frissonner d’admiration, des qui vous galvanisent, vous pétrifient, vous purifient, vous sanctifient, vous renouvellent et vous transforment.

Sur le nombre, quelques-uns ne m’ont pas cru et je leur ai cassé la gueule…, mais la majorité a mordu à mon appât fluorescent…, ils sont devenus meilleurs, je jure !
Tendez une auréole à un homme, une fois sur dix seulement il en fera une lunette de ouatères, le reste du temps il s’en coiffera… et un zig qui porte un bada de lumière, il est en route pour devenir un saint…