Slips Kangourou,
le pourquoi du comment….
Pourquoi avoir publié dans ce site un article sur les slips à poche ?J’ai fait un pari avec Lorenza qui se moquait de moi, trouvant mes slips un peu vieux garçon. Alors, je lui ai dit que mes slips n’avaient rien de ringard, et que la plupart des hommes de cette planète en portaient aussi. Je n’avais donc rien d’exceptionnel. Eh ben, maintenant avec cette page, toute la planète le saura, quoique…. !À qui s’adresse cette page ?À tous ! Sans distinction de sexe ou de race. En effet, si vous êtes une femme, et que vous achetez les sous-vêtements de votre homme, vous comprendrez mieux ce qui peut lui plaire et comment choisir. Si vous êtes un homme (hétéro, homo, bi, ter, quatro… peu importe), et que vous complexez sur ce sujet ou que vos dessous vous interrogent (là, il faut bien tendre l’oreille !… l’oreille, j’ai dit !), vous trouverez ici des réponses ou des idées pour vos emplettes. Même les Chippendales pourront prendre quelques conseils sur cette page !Qu’est ce qu’il a de si fameux ce genre de slip pour lui consacrer une page ?Franchement, il n’y a pas de quoi épiloguer ! Mais après tout, pourquoi pas ? D’ailleurs ce n’est pas véritablement une première, un Belge, Jan Bucquoy a ouvert il y a quelques années un musée du slip. Bref, en ce qui concerne cette page, voici une réponse qui n’engage que moi : à priori, si vous êtes un garçon et que vous en avez (comme tout le monde), vous avez peut-être constaté comme moi que nos « coucougnettes » avaient la fâcheuse tendance à se balader entre les jambes… Avec un caleçon, dès qu’on s’assoit, on risque de se faire le casse noisette de Tchaïkovski, (les sportifs comprendront plus facilement – les musiciens aussi !), alors le slip est plus pratique, il porte les bijoux. Notez que les femmes, elles – qui sont souvent plus pratiques que les hommes – portent des soutiens gorges. Ce n’est pas très différent. Sauf qu’elles n’ont pas besoin de sortir leur téton plusieurs fois pas jours, alors que nous… on doit faire régulièrement l’ouverture de la flûte enchantée (les musiciens, qu’ils soient violonistes ou guitaristes, saisiront aussi). Et dans ce cas, soit on a un slip mini, mais alors on est serré comme tout là-dedans ; soit on a un slip à poche plus ample qui permet de sortir son instrument.Ça fait pas un peu ringard ce genre de slip ?Aujourd’hui, avec Calvin Klein et Dim, le slip à poche blanc est revenu à la mode. Mais cet effet de mode n’a rien de nouveau. En effet, le slip à poche blanc tout à fait classique est le sous-vêtement le plus porté en Europe. Vous en doutez ? Allez dans un grand magasin, un supermarché ou consultez un catalogue de vente par correspondance. Il y aura toujours une large place réservée à ce type de slip. Dans une émission de télévision, le journaliste Bernard de la Villardière précisait, étude à l’appui, que les Français consommaient 5 fois plus de slips kangourou que de caleçons. Ce dernier ne représentait d’ailleur que 2% des ventes au début des années 90. Par ailleurs, un sondage de la Sofres précisait que les femmes (57%), comme les hommes (66%) plébiscitent le slip. Certes, l’adolescent boutonneux pourra avoir quelques scrupules à porter un slip classique devant ses copains, mais des sondages montrent que passé l’adolescence, ce genre de slip fait fureur.Pourquoi les slips poches sont mieux que les caleçons ou les mini slips ?Le slip c’est comme une voiture :
• un mini slip qui serre, c’est comme une Mini Austin, c’est marrant mais ce n’est pas confortable pour les longs trajets, le conducteur et les deux passagères se trouveront vite à l’étroit. Mieux vaut un slip plutôt haut qui enveloppe bien, c’est la Buick Riviera, spacieuse, indémodable même si c’est pas la voiture la plus branchée aux yeux des « tuners » boutonneux…
• le caleçon, c’est comme la 2CV, facile à décapoter, mais ça bouge dans tout les sens là-dedans. Mauvaise tenue de route, c’est plein de courant d’air et pas toujours étanche. Le caleçon n’est plus porté que par à peine 10% des hommes. Alors que le slip à poche, c’est une Jeep Grand Cherokee, prête à affronter tous les temps et les terrains.
Notez bien d’ailleurs, que le directeur de Hom abonde dans le même sens : dans le Journal du Textile, il rappelle que les sondages tendent à prouver que « le premier critère d’achat d’un sous-vêtement est à 96% le confort ». Quelle différence y a-t-il entre le slip kangourou et le slip à poche ?Au commencement était l’ouverture : les premiers slips avaient une poche ouverte horizontalement en extérieur (comme la poche de la femelle kangourou), par la suite, une ouverture sur le côté (slip à poche classique) fit son apparition. Le succès fut instantané. En l’espace de quelques années, le monde entier porte ces slips à ouverture. Quelques légères différences subsistent selon les pays : par exemple, les États-Unis sont toujours restés fidèles à la poche Jockey dont l’ouverture est verticale à l’intérieur comme à l’extérieur, alors que les Européens lui préfèrent l’ouverture verticale à l’extérieur et horizontale à l’intérieur. La hauteur du slip varie selon les modes et les époques : que ce soit en Europe ou aux États-Unis, le slip montait facilement jusqu’au nombril dans les années 60 à 70, pour redescendre en dessous du nombril à partir des années 80. Début 90 le slip se portait bas, juste de quoi cacher le pubis… maintenant, il remonte un peu vers le XXIè siècle ! Le slip à poche kangourou a-t-il si mauvaise réputation ?Le slip à poche kangourou est en fait perçu de manières bien différentes selon les pays. En France, par exemple, il a été banni pendant deux décennies. Il était, et il est encore parfois, considéré comme démodé et réservé à une vieille génération. Perçu par les jeunes des années 80 comme un sous-vêtement bas de gamme, il prend sa revanche actuellement. De grands couturiers s’intéressent à ce sous-vêtement (le plus populaire étant Calvin Klein), des marques prestigieuses proposent de nouveaux coloris ou de nouvelles ouvertures. Des tissus hight-tech font leur apparition avec des mélanges de coton, lycra et modal. Le slip évolue dans les esprits comme dans les matières, les formes ou les couleurs… Si on trouve encore quelques hommes qui n’osent pas avouer leur prédilection pour les slips à poche ou pensent effrayer leur femme avec de tels sous-vêtements, on sent bien que le vent tourne… Bref, le slip a encore un bel avenir !Qu’en pensent les médecins ?Pas de doute là dessous, les médecins sont formels. Il y a moins de risque avec les slips que les caleçons. Des mouvements trop brusques (pendant la journée ou durant le sommeil) peuvent provoquer chez les adolescents une torsion du testicule (sic) entraînant une intervention médicale. Cette pathologie n’est pas rare, puisqu’elle affecte 1 homme sur 160 avant l’âge de 65 ans. Deux tiers des patients sont adolescents. Là, j’en vois qui grimacent ! On fait moins les fiers ! En matière financière, c’est ce qui s’appelle un krach de la bourse. Bref, mieux vaut porter un bon slip, à condition qu’il ne serre pas trop, et bien sûr qu’il soit propre… mais ça c’est une histoire d’hygiène.Que faire, j’ai peur que ma « bistouquette » sorte par la poche ?Ne riez pas ! De nombreux témoignages et questions arrivent sur ma boîte é-mail. Des gens visiblement paniqués à l’idée que leur « nouille » aille faire un tour dehors in extremis. Et en effet, ça peut être gênant quand on se trouve dans un vestiaire de sport ou en visite médicale. L’ouverture du slip a une utilité pour aller aux toilettes, car baisser l’élastique du slip n’est pas toujours facile, surtout quand le slip monte haut et que l’élastique est serré. Et puis rien de tel pour avoir après une chemise débraillée. Mais, rassurez-vous,  il y a un truc pour les angoissés ! Avant, je demande aux femmes de fermer les yeux, car là franchement c’est très masculin… Donc, si vous êtes un garçon, et peu importe la taille de votre pendentif, au lieu de le placer vers le haut ou sur le côté, placez-le vers le bas. À moins d’un effet de levier irrépressible et chaudement orienté à la verticale, il n’y a aucune raison dans ces conditions que votre « limace » parte tondre le gazon à l’extérieur.Pourquoi n’y a-t-il pas de photo sur cette page ?Ben oui ! Pas une photo sur cette page. Les femmes et les homos vont me haïr. Mais c’est un choix. Moi d’abord, c’est pas trop mon truc les photos d’éphèbes ! Ensuite, je ne détiens aucun droit d’auteur sur aucune photographie de slips ou d’hommes portant des slips. Mais surtout, cette page ne souhaite pas faire l’apologie des pénis turgescents à tous vents. Cette page tente plutôt de comprendre le phénomène et les avis parfois contradictoires qui gravitent autour du slip à poche. Il informe sur les tendances, l’origine de ce sous-vêtement, il aide aussi ceux ou celles qui le veulent à faire leur choix parmi les nombreux produits disponibles sur le marché. Enfin, quoi de plus original que de faire une page sur le slip et de ne pas en montrer un seul en photo !Et, au fait, c’est quoi un slip ?Ah oui au fait, on cause, on cause, mais c’est quoi au juste ? Le dictionnaire des Trésors de la Langue Française réalisé par les très sérieux chercheurs du CNRS précise que c’est une «petite culotte ou caleçon sans jambe, très ajusté, plus ou moins échancré sur les cuisses, porté par les hommes et les femmes comme sous-vêtement et comme culotte de bain ou de sport.» En Anglais, slip veut dire glisser. Mais les anglo-saxons parlent plutôt de Y-Front (au Royaume-unis), de classic brief (aux USA) ou encore parfois de pants. Quant aux Espagnols, ils préfèrent porter des slips abierto clásico. Enfin, il parait qu’il y a aussi au Japon une marque de slip qui s’appelle Sakakiki, ça ne s’invente pas !