Otis Schmidt’s ‘33 Ford Coupe
L’ergonomie se définit comme une science appliquée qui vise à concevoir et à agencer les objets que les gens utilisent afin que l’interaction entre les personnes et les objets soit la plus efficace et la plus sûre possible. Avec l’âge, l’ergonomie joue un rôle important dans le maintien d’une bonne santé physique et mentale. Elle a également contribué à l’évolution de l’industrie automobile au fil des ans, en y intégrant des équipements de confort…
“Quoi que c’est que cette introduction ? Rien à faire ici ! On cause de Hot Rod’s, pas de médecine”... Ohhhhhhhh ! Calmos ! Le soutien lombaire, la facilité de conduite, la suppression des angles morts, la climatisation et la réduction du bruit sont une préoccupation pour les Hot Rodder’s téméraires, recroquevillés dans un engin apocalyptique fait de brics et de brocs, qui sautillent dans leur siège de bombardier au gré de l’archaïsme primitif de leur machine…
L’adjectif “archaïque” est employé pour qualifier un état de civilisation “primitif”, parce que ce terme implique un certain jugement de valeur et une conception évolutive déterminée. Au sens strict, l’archaïsme est propre aux temps préhistoriques. Mais, en matière de Hot Rod’s, en règle générale et par extension, sont des automobiles archaïques. Nul besoin d’être ethnographe pour évaluer les Hot Rodder’s et leurs machines…
Exception des moteurs suralimentés qui n’équipent pas plus de 20% des Hot Rod’s, ces engins sont restées plus ou moins en dehors des progrès techniques et culturels, caractéristiques de notre civilisation. Il importe donc d’abord de définir les critères qui permettent d’identifier les Hot Rod’s en comparaison des automobiles créées par des équipes d’ingénieurs se surpassant dans toutes les étapes du déroulement historique de l’automobile…
Quoique les Hot Rodder’s sont par nature distincts des peuples prétendus plus évolués, car ils sont foncièrement politiquement incorrects, hors les lois, décalés et fondamentalement et foncièrement Américanophiles, Trumpistes, anti-règlements et directives… Et ce, quelque soit leur position sociétale et leur poids financier qui est souvent plus que très confortable sans que cette différence financière leur fasse renier leur attachement au Hot Rodding.
C’est à ce niveau que se pose la question de savoir s’il existe une mentalité archaïque ayant ses caractères propres, non pas chez les Hot Rodder’s mais dans la masse des populations drillées aux ordres. Cela revient à se demander si les écarts culturels entre les uns et les autres sont tels qu’ils supposent ou produisent chez les individus des formes de pensée différentes. Les Hot Rodder’s ne sont pas des préhistoriques du paléolithique ou du néolithique.
Les anthropologues ont démontré que les sociétés préhistoriques ont derrière elles une histoire aussi longue que la nôtre, qu’elles se sont, elles aussi, transformées au cours des siècles, d’une manière différente et peut-être moins perceptible, cependant non négligeable. Dans ces conditions, l’archaïsme des primitifs actuels que seraient les Hot Rodder’s ne peut être que relatif, et les comparaisons avec la préhistoire ne sont qu’instructives et pas légitimes.
On est ainsi conduit à chercher quels sont les critères qui permettent d’affirmer qu’un groupe est archaïque (au sens relatif du mot) ou ne l’est pas, c’est-à-dire les différences fondamentales entre le type social archaïque et le type social moderne. Il faut écarter tout de suite l’idée que les prétendus primitifs seraient caractérisés par une sorte d’infériorité ou, en tout cas, d’hétérogénéité congénitale par rapport aux prétendus civilisés tels les Macronistes…
Aucun Macroniste ne roule en Hot Rod… Donald Trump oui… Vladimir Poutine aussi… et lui de plus n’a pas hésité à être le leader des loups de Crimée qu’il a libéré des nazis Ukrainiens en parcourant la Crimée en Harley Davidson… Un clic ICI et ICI pour voir et lire ne serait-ce que pour délimiter le domaine d’investigation des ethnographes qui trouveront à la lecture de cet article les critères qui permettent de dissocier les différences fondamentales…
Enfant, je me souviens des trajets dans la Cadillac de mes grands-parents paternels (eh oui, c’était fin des années 50 !) bien supérieure à la VW Cox de mes parents, qui me disaient que si j’étais sage et étudiait mes leçons, qu’un jour, moi aussi, je mériterais de voyager dans le luxe. Je parie toutefois que la plupart des personnes ne définiraient pas un Hot Rod fortement modifié comme étant une automobile de luxe, mais Otis Schmidt était d’un avis différent.
Otis Schmidt est le propriétaire du Hot Rod de cet article et son opinion n’a pas changé depuis le premier jour de ses 63 ans de carrière dans le Hot Rodding. À 12 ans, Otis distribuait des journaux, ce qui lui lui a permis, à 14 ans, d’acquérir son premier Hot Rod… La passion coulait dans ses veines, et il n’est pas surprenant que des années plus tard, il conduise le Hot Rod star de cet article, une Ford’33 rabaissée, dotée d’ouïes d’aération et d’un look agressif.
Évoquant les voitures de course des lacs salés des années ’50, le coupé d’Otis Schmidt affiche une allure résolument sportive et menaçante, ses numéros de portières (de course) peints à la main et les inscriptions “Salt Flats Racing” sur le capot et “Bonneville Speedway” sur les ailes arrière, expliquent sans équivoque la vocation de ce Hot Rod. Ses ouïes d’aération étant un élément incontournable du Hot Rodding, et cette Ford’33 en compte pas moins de 525 !
Mais avant de compter celles de l’extérieur, ce sont celles à l’intérieur du coupé qui le distinguent vraiment. Jetez un coup d’œil à l’intérieur du cockpit : on y voit facilement les cadrans, les interrupteurs, les ceintures de sécurité et les sièges en cuir élégamment travaillés. Mais ne ratez surtout pas le “toit” ! À son âge plus élevé que le mien, Otis incarne le Hot Rodding à l’état pur, se fondant littéralement dans sa ’33 rabaissée et modifiée.
Une fois au volant il fait rugir son moteur 350 SBC, et file sur la route en s’amusant grâce à une boîte Tremec 5 vitesses et un pont arrière Winter à changement rapide. Mais le tout prend une autre dimension lorsqu’il s’installe de son plein gré juste sous l’insert métallique à persiennes qui fait office de toit. Rouler avec une telle râpe à fromage au-dessus de la tête, c’est du hardcore ! Croyez-moi, ça a de la gueule ! Les photos ne lui rendent pas justice.
La passion d’Otis pour les Hot rods est loin de s’essouffler. Il continue de prendre un plaisir fou à sillonner les rues de Moore, en Oklahoma, et à travers les États-Unis pour participer à de nombreux Shows de Hot Rod’s… Otis ne peut pas conduire toutes ses voitures en même temps et, comme nous tous, il souhaite que notre passion perdure. Ce qui rend son histoire encore plus touchante, c’est que son petit-fils l’aide à bricoler dans le garage.
Mais pas que, il apprend à conduire à ses côtés, préparant ainsi le terrain pour la transmission du flambeau de la tradition des Hot Rods aux jeunes générations tout en gardant le contact avec la famille, voilà l’essence même de la passion. De plus, Otis est un homme intarissable en anecdotes. Si vous croisez Otis comme j’en ai eu la chance dans mes pérégrinations aux USA, n’hésitez pas à faire sa connaissance en lui signalant avoir vu son Rod dans C&F.







































