Lettre de Blacky 1…
Ma Valérie, mon Patrice…
Ne pleurez pas quand vous pensez à moi… Ici, dans l’infini du vide de l’au delà, tout est calme. Il n’y a plus de douleurs ni dans mon corps rongé par un cancer, ni dans mes pattes fatiguées, il n’y a plus de nuits difficiles, je n’ai plus de souffle court, plus d’e respirations saccadées… Je cours à nouveau comme lorsque vous me connaissiez jeune, libre et heureux.
Je vous observe souvent, je vous vois me chercher dans les plantes exotiques du jardin, regarder sous la cabane, remettre mes jouets et peluches dans mon couffin resté là, à m’attendre, en vain… Je ne sais revenir qu’en pensées. Je vous vois hésiter devant les portes, comme si vous attendiez encore le bruit de mes pas derrière vous. Et quand votre regard se pose sur ma laisse, que vos cœurs se serrent…
Je sens vos émotions, même d’ici, dans le néant, dans un énorme vide qui parfois me fait peur car je vous cherche pour ne pas me perdre… C’est bête comme un chien, même Cocker, car je suis sans cesse à vos cotés dans l’urne, en cendres, à quelques centimètres de l’ordinateur de Patrice qui tapote, tapote et tapote encore… Mais écoutez-moi bien : je ne suis pas parti avec tristesse. Je suis parti rempli de vous.
Chaque promenade, chaque caresse, mêmes si elles étaient distraites devant la télévision, chaque fois où vous pensiez ne rien faire d’important, pour moi, c’était toute une vie… Vous étiez mon monde entier, de mon premier matin jusqu’à mon dernier souffle. Ne regrettez pas les moments où vous croyez ne pas avoir été parfaits. Je ne cherchais pas la perfection. Je cherchais seulement votre présence, et vous me l’avez donnée plus que je n’aurais pu rêver….
En comparaison, ici en cendres, dans mon urne, dans ma boite hermétique, le temps n’existe pas vraiment. Alors j’attends je ne sais quoi sans attendre vraiment. Je me repose… Oui, c’est ça… Je me repose dans les souvenirs de vos rires, dans la chaleur de vos mots qui disaient mon nom. Blacky… Blacly… Et surtout, ne fermez pas votre cœur par peur de me remplacer. Aimer un autre Blacky, que vous avez appelé Blacky 2, ne m’effacera jamais.
L’amour ne se divise pas, il s’agrandit. Lorsque la truffe de Blacky 2 vient se poser contre ta main, et parfois effleure mon urne, ma bôite d’éternité, sachez que je suis heureux, parce que vous l’imaginez de même. Cela veut dire au fond de vous que tout ce que je vous ai appris sur l’amour d’un Cocker continue de vivre en vous. Quand le vent caresse vos visages ou qu’un rayon de soleil traverse la pièce sans raison, tapant ses rayons sur ma boîte d’éternité…
Pensez simplement que je suis là, en attente, que je vous…. Wouahhhh Wouahhhh Wouahhhh avec amour… Merci pour ma vie. Merci pour votre amour. Merci de m’avoir choisi. Merci d’avoir tout tenté avec vos nombreux aller/retour à la clinique vétérinaire d’Ollioule pour me soigner. Merci de m’avoir aidé à ne plus souffrir de mon cancer de la peau. Je remue la queue en mes rêves maintenant éternels, rien que pour vous. Votre Cocker Blacky 1… Pour toujours…
























