Les Protocoles, la suite…
Chapitre 06…
Zion Oil and Gaz company, le pillage énergétique de la Palestine par Israël et les USA… 

La transformation de la bande de Gaza en « nouveau Ghetto de Varsovie », tout comme ses précédentes multiples invasions par Israël, sont en relation directe avec le contrôle total et le vol des réserves stratégiques de gaz offshore qui se trouvent en Palestine, principalement dans les eaux territorriales Palestiniennes…
Il s’agit d’une guerre de conquête… et rien d’autre.
C’est la seule et unique raison pour laquelle les Israéliens et les Egyptiens étaient devenus des « frères d’armes » et ont transformé la bande de Gaza en prison…, se partageant les ressources énergétiques volées à la Palestine…
C’est également la seule raison pour laquelle la marine et l’aviation Israélienne imposent un blocus général et interdisent aux pêcheurs Palestiniens de dépasser 3 miles marins en mer, tout en n’hésitant pas à couler tout navire s’approchant de moins de 30 miles marins des côtes…
Découvertes en début 1999, d’immenses réserves de gaz gisent au large de la côte de Gaza.
Des droits d’exploitation gazière et pétrolière de 25 ans, signés en novembre 1999 avec l’Autorité Palestinienne (PA), ont été accordés à British Gas (BG Group) et à son partenaire d’Athènes, Consolidated Contractors International Company (CCC), propriété des familles libanaises Sabbagh et Koury.
Les droits sur le gaz offshore se montent respectivement à 60 pour cent pour BG, 30 pour cent pour CCC, et 10 pour cent pour le Fonds d’investissement de l’Autorité Palestinienne.
L’accord PA-BG-CCC inclut l’exploitation des gisements et la construction d’un gazoduc (Middle East Economic Digest, 5 janvier 2001).
La licence de BG couvre la totalité de la zone maritime au large de Gaza, laquelle est contiguë à plusieurs installations gazières offshore israéliennes.

BG Group a foré deux puits en 2000 : Gaza Marine-1 et Gaza Marine-2.
Il convient de noter que 60 pour cent des réserves gazières le long de la côte de Gaza et d’Israël appartiennent à la Palestine.
British Gas estime que les réserves sont de l’ordre de 1,4 billions de pieds cubes (plus de 390 milliards de m3), évaluées à environ 50 milliards de dollars.
Ce sont les chiffres publiés par British Gas.
La taille des réserves de gaz palestiniennes pourraient être bien plus importantes.
La question de la souveraineté sur les gisements gaziers de Gaza est donc cruciale.
Du point de vue juridique, les réserves de gaz appartiennent à la Palestine.
C’est d’ailleurs en ce sens que des commissions très importantes ont été versées à Yasser Arafat… puis stoppées à son décès qui était plus un assassinat camouflé qu’une mort naturelle.
La mort de Yasser Arafat, la poussée politique du Hamas au gouvernement et la débâcle de l’Autorité Palestinienne, ont permis à Israël d’établir un contrôle de facto sur les réserves de gaz offshore de Gaza (les voler), c’est à dire qu’en finançant indirectement le Hamas, en faisant croire via les Etats-Unis qu’il était démocratique d’accepter que le Hamas participe aux élections palestinienne, Israél mettait en place un plan pour ensuite remettre tout en cause sous le prétexte (faux) du coté terroriste du Hamas, et ce pour masquer au monde et aux Palestiniens que les réserves de Gaz et de pétrole appartenaient à la Palestine…
British Gas (BG Group) a donc eu (a donc été obligé) à traiter avec le gouvernement de Tel-Aviv.
De son côté, le gouvernement du Hamas a été court-circuité en ce qui concerne les droits d’exploration et d’exploitation sur les gisements gaziers.
L’élection du Premier ministre Ariel Sharon en 2001 fut un tournant majeur.
Dans le cadre des plans américains de domination du monde et de la prise de possession par la force des réserves énergétiques du Moyen-Orient via l’invasion de l’Afghanistan puis de l’Iraq (en attente de l’Iran, du Yemen, du Soudan etc.etc…), sous le fallacieux prétexte d’une guerre contre le « terrorisme » en rétortion de la destruction des tours du World trade Center attribuée à la nébuleuse Al-Quaïda dirigée par le prétendu milliardaire Saoudien BenLaden (une totale invention et une manipulation planétaire au nom du Nouvel Ordre Mondial proné par le gouvernement Bush)…, Ariel Sharon s’est aligné sur les USA en prenant « la part du gâteau d’Israël »…, c’est à dire les réserves énergétiques pétrolières et gazières de la Palestine.
La souveraineté de la Palestine sur les gisements de gaz offshore et sur les nappes pétrolières fut dès-lors contestée à la Cour Suprême israélienne… qui était juge et partie…
Sharon déclara sans ambiguïté qu’Israël n’achèterait jamais de gaz à la Palestine…, laissant entendre que les réserves gazières au large de Gaza appartennaient à Israël.
En 2003, Ariel Sharon opposa son veto à un premier accord, qui aurait permis à British Gas d’alimenter Israël en gaz naturel des réserves offshore de Gaza. (The Independent, 19 août 2003).
La victoire électorale du Hamas en 2006 (selon le plan d’Ariel Sharon évoqué ci-avant), a favorisé le déclin de l’Autorité Palestinienne, qui est s’est retrouvée confinée à la Cisjordanie, sous le régime fantoche de Mahmoud Abbas.

En 2006, British Gas a été à deux doigts de signer un accord de pompage de gaz vers l’Égypte.  (Times, 28 mai 2007).
Selon des rapports officiels mais tenus secrets vis-à-vis du public, le Premier Ministre britannique Tony Blair (le porte-serviette de Georges Bush), est alors intervenu pour le compte d’Israël en vue de faire capoter l’accord avec l’Égypte… afin de faire acheter le gaz palestinien prioritairement auprès d’Israél.
L’année suivante, en mai 2007, le cabinet israélien n’a donc plus eu qu’à approuver une proposition du Premier ministre Ehud Olmert, d’acheter du gaz à l’Autorité Palestinienne.
Pour une première tranche d’exploitation, le contrat proposé était de 4 milliards de dollars, avec des bénéfices de l’ordre de 2 milliards de dollars, dont un milliard pour les Palestiniens.
Toutefois, Tel-Aviv n’avait pas l’intention de partager 50/50 les revenus avec la Palestine !
Une équipe de négociateurs israéliens a été constituée par le cabinet israélien pour arriver à un accord avec le BG Group en court-circuitant à la fois le gouvernement du Hamas et l’Autorité Palestinienne : « Les autorités de la défense israélienne veulent que les Palestiniens soient payés en biens et en services, et insistent sur le fait qu’aucun argent ne doit aller au gouvernement contrôlé par le Hamas. L’objectif était avant tout de rendre caduc le contrat signé en 1999 sous Yasser Arafat entre BG Group et l’Autorité Palestinienne« .
Dans le cadre de l’accord avec BG proposé en 2007, le gaz palestinien des réserves au large de Gaza devait être acheminé par un gazoduc sous-marin vers le port israélien d’Ashkelon, transférant de cette façon le contrôle sur la vente du gaz naturel à Israël.
L’accord a échoué.
Les négociations ont été suspendues : « Meir Dagan, le chef du Mossad, s’est opposé à l’opération pour raison sécuritaire, prétextant que cela pourrait financer le terrorisme« . (Gilad Erdan, membre de la Knesset allocution à la Knesset sur L’intention du Vice-Premier Ministre Ehud Olmert d’acheter du gaz aux Palestiniens alors que le paiement servira le Hamas, 1er mars 2006, cité dans l’article du général (ER) Moshe Yaalon, Does the Prospective Purchase of British Gas from Gaza’s Coastal Waters Threaten Israel’s National Security Jerusalem Center for Public Affairs, octobre 2007)
L’intention d’Israël était d’empêcher que de possibles redevances soient payées aux Palestiniens.
En décembre 2007, Le BG Group s’est retiré des négociations avec Israël, et, en janvier 2008, il a fermé son bureau en Israël.

Le plan d’invasion de la bande de Gaza…
Selon des sources militaires israéliennes, le projet d’invasion de Gaza dans le cadre de l’Opération Plomb-Jeté (qui deviendra l’opération Plomb-durci lorsque l’invasion de la bande de Gaza a été modifié en plan de destruction de toutes les infrastructures palestiniennes), a été mis en branle en juin 2008 : « Des sources proche de la direction de la Défense ont déclaré que le ministre de la Défense Ehud Barak a chargé les Forces de Défense Israéliennes de se préparer à l’opération il y a plus de six mois, bien qu’Israël ait commencé à négocier un accord de cessez-le-feu avec le Hamas« .
(Barak Ravid, Operation Cast Lead : Israeli Air Force strike followed months of planning, 27 décembre 2008).
« Ce même mois, les autorités israéliennes ont pris contact avec British Gas, dans le but de reprendre des négociations cruciales sur l’achat du gaz naturel de Gaza ! À la fois le directeur général du Ministère des Finances, Yarom Ariav, et le directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, Hezi Kugler, ont convenu d’informer BG du souhait d’Israël de renouer les pourparlers. Les sources ont ajouté que BG n’a pas encore officiellement répondu à la demande d’Israël, mais que des cadres de l’entreprise pourraient sans doute aller dans quelques semaines en Israël pour des conversations avec certains fonctionnaires du gouvernement« .
(Globes online-Israel’s Business Arena, 23 juin 2008)

Il semblerait qu’Israël était soucieux de parvenir à une entente avec BG Group avant l’invasion, qui était déjà à un stade avancé de préparation, le prétexte étant qu’il fallait prendre le pouvoir à Gaza pour éradiquer totalement le Hamas « terroriste » qui n’arrétait pas d’envoyer des roquettes artisanales dans les jardins des colons juifs en territoires palestiniens…
La décision d’accélérer les négociations avec British Gas (BG Group) coïncidait chronologiquement avec la planification de l’invasion de Gaza, amorcée en juin 2008.
Et qui plus est, ces négociations avec British Gas ont été conduites par le gouvernement Ehud Olmert qui savait que l’invasion militaire était à l’étude.
Selon toute vraisemblance, un nouvel arrangement politico-territorial d’après-guerre a aussi été envisagée par le gouvernement israélien pour la Bande de Gaza, prévoyant les retombées négatives de différents pays…
De fait, les négociations entre British Gas et les responsables israéliens étaient en cours en octobre 2008, 2 à 3 mois avant le début des bombardements du 27 décembre.
En novembre 2008, le Ministère israélien des Finances et le Ministère chargé des Infrastructures Nationales ont ordonné à Israel Electric Corporation (IEC) d’engager des négociations avec British Gas, pour l’achat de gaz naturel provenant de la concession de BG au large de Gaza. (Globes, 13 novembre 2008).
« Yarom Ariav, directeur général du Ministère des Finances, et Hezi Kugler, directeur général du Ministère des Infrastructures Nationales, ont écrit récemment à Amos Lasker, PDG d’IEC, l’informant de la décision du gouvernement de permettre aux négociations d’aller de l’avant, conformément à la proposition cadre approuvée plus tôt cette année. Il y a quelques semaines, le conseil d’administration d’IEC, dirigé par le président Moti Friedman, a approuvé les principes de la proposition cadre. Les pourparlers avec BG Group commenceront dès que le conseil d’administration approuvera l’exemption d’adjudication« .
(Globes, 13 novembre 2008)

Gaza et la géopolitique de l’énergie…
L’occupation militaire de Gaza n’a pas eu lieu, en place, Israël a préféré détruire pour détruire et tuer pour tuer, pour ensuite cloturer la bande de Gaza et en faire « un nouveau ghetto de Varsovie », opération bien plus simple et rapide qu’une occupation qui aurait généré des émeutes, une antifada complémentaire et donc une escalade sans fin…
Tzipi Livni a préféré une méthode bien plus vicieuse, affamer physiquement et asphyxier financièrement la population, tout en créant suffisement d’horreurs (explicables) que le monde ne verrait strictement rien de l’appropriation unilatérale (le vol) des énormes gisements de gaz naturel au large des cotes palestiniennes…
Cela explique que l’Egypte est devenue alliée d’Israël (ils pompent ensemble), cela explique pourquoi strictement aucun navire ne peut approcher des eaux territoriales annexées par Israél, ni qu’aucun bateau de pêche palestinien ne peut quitter les bords de mer (s’ils voyaient les installations en mer, ils se douteraient de quelque chose…) !
Cela explique aussi la destruction d’une partie du Liban pour ruiner les propriétaires Libanais Sabbagh et Koury qui avaient financé l’exploitation en mer avec la British Gas…
Cela explique aussi pourquoi le livre « Les Protocoles de Sion » co-écrit avec Patrick Henderickx a été violemment attaqué pour grande part à cause de la couverture qui pastichait les logos de la « Zion Oil and Gaz cy » une institution gouvernementale américano-israëlienne qui pompe le pétrole palestinien dans les territoires annexés à coup de bulldozer et de frappes (les attaques de destruction massives)…
Vous avez ainsi compris que toute cette histoire de Gaza a pour but de transférer définitivement la souveraineté des gisements gaziers à Israël, en violation du droit international.
Et comme l’ONU est impuissante… et qu’Israël va lui verser quelques centaines de millions pour les dégats à ses installations de Gaza…, plus ce qu’on ne sait pas…, sans oublier les gouvernements pourris de l’intérieur par des fanatiques dévots d’Israël (comme actuellement la France de Sarkozy ou comme les USA, Obama s’avérant une nouvelle girouette marionnette) qui ont inventés le terrorisme et Al Quaïda et Ben Laden et tutti quanti…, qui veulent tous profiter du gateau énergétique, quitte à rejouer la même pièce qu’en 1938…, Israël est certain de garder « son » gateau de 50 milliards !
C’est pas plus… et ce n’est pas moins !

À quoi pouvons-nous nous attendre suite à tout cela et quelle est l’intention d’Israël en ce qui concerne le gaz naturel de la Palestine ?
– Peut-être à un nouvel arrangement territorial, avec le stationnement de troupes israéliennes et/ou la présence de « forces de maintien de la paix« …
– Sûrement à une militarisation de la totalité du littoral de Gaza qui est stratégique pour Israël…, pour l’instant rien ne va bouger en attente de l’enterrement du rapport Goldstone et de l’assassinat de Barak Obama…
– La confiscation pure et simple des gisements gaziers palestiniens et la déclaration unilatérale de la souveraineté israélienne sur les zones maritimes de la bande de Gaza… en contrepartie d’un peu de désert… sera la solution finale qui évitera qu’on assassine Barak Hussein (Obama)… en sus de quelques menus sévices et services dans le monde…

Ces diverses installations offshore sont aussi reliées au couloir de transport énergétique d’Israël, qui va du port d’Eilat (le port maritime terminal de l’oléoduc sur la Mer Rouge), au terminal du pipeline à Ashkelon, puis vers Haïfa au nord, et qui pourra rejoindre (éventuellement) le port turc de Ceyhan grâce au pipeline israélo-turc en projet.
Quand cela va arriver, les gisements gaziers de Gaza seront intégrés aux installations offshore d’Israël, qui sont adjacentes.
Ceyhan est le terminal du pipeline Transcaspien Bakou-Tbilissi-Ceyhan (BTC).
Ce qui est envisagé, c’est de relier le pipeline BTC au pipeline transisraélien Eilat-Ashkelon, aussi connu sous le nom de Tipline d’Israël. (Voir Michel Chossudovsky, The War on Lebanon and the Battle for Oil, Global Research, 23 juillet 2006).
L’offensive de Tsahal à Gaza en décembre 2008 n’était pas mue que par la volonté d’Israël de « combattre le terrorisme » !
A 40 kilomètres au large de Gaza, au fond de l’eau, gisent 1600 millions de barils équivalent pétrole (bep) de gaz. Autant qu’un grand gisement en mer du Nord.
Ce gaz a été découvert en 2000 par British Gas, aujourd’hui BG Group, qui s’est mis en partenariat avec l’Autorité palestinienne.
Depuis huit ans pourtant, le britannique n’a jamais réussi à le commercialiser, tenu en échec dès l’arrivée au pouvoir en 2001 d’Ariel Sharon.
Tel-Aviv refuse que les Palestiniens bénéficient de cette manne, estimée à 4 milliards de dollars.
A l’échelle d’un géant du gaz c’est peu; pour la Palestine, qui en croquerait un milliard, c’est énorme.
Contacté par L’Hebdo, BG Group a répondu avec une vélocité inhabituelle dans le secteur énergétique.
Ses communicants nous ont confirmé l’essentiel: le groupe possède une licence d’exploration offshore à Gaza dont deux forages (Gaza Marine 1 et 2) ont permis de découvrir du gaz.
En 1999, l’Autorité palestinienne (AP), dirigée par Yasser Arafat, avait signé avec British Gas et un partenaire libanais, CCC, un accord leur garantissant le droit de prospecter pendant 25 ans. L’accord AP-BG-CCC, définit ainsi le partage des droits: 90% pour British Gas, et le reste (10%) à ses partenaires, proportion ramenée à 60% s’ils exercent leurs options.
Le rapport annuel 2008 de BG Group note qu’en 2001, les analyses techniques recommandaient la construction d’un pipeline sous-marin vers un terminal onshore (au sol)… et qu’en 2002, le plan de développement fut approuvé par l’Autorité palestinienne.
Puis cette chronologie, comme un diamant sur un vinyle usé, passe à décembre 2007 : « BG Group se retire des négociations avec le Gouvernement israélien pour la vente de gaz de Gaza Marine à Israël. Le groupe évalue les options pour commercialiser le gaz ».
On le devine, bien des choses se sont produites dans cette ellipse temporelle.
Et l’histoire du gaz de Gaza se confond souvent avec les cicatrices de la région, où BG a commencé ses activités en 1996, en Israël.
Après avoir collaboré avec des compagnies israéliennes au large du littoral d’Ashkelon (sud), rappelle Israel Business Today (1er septembre 2000), British Gas a suivi l’exploration le long du littoral et malgré la discontinuité politique, proposé ses services à l’AP.
L’année de sa découverte (en 2000) est aussi celle de l’échec des négociations de Camp David entre Yasser Arafat et Ehud Barak (11-25 juillet).
Celle où Ariel Sharon, qui a pris la tête du Likoud, s’est rendu sur l’esplanade des Mosquées (28 septembre) provoquant la deuxième Intifada.
Ce contexte troublé favorisera son élection au poste de premier ministre le 6 février 2001.
Cette année-là, attentats suicides et frappes israéliennes sur les Territoires feront des dizaines de morts.
Vu l’insécurité à Gaza, l’exploitation du gisement sera retardée.
Le 3 janvier 2002, survient l’affaire dite du Karine A, un navire intercepté par l’armée israélienne, navire chargé d’armes venu d’Iran, selon son rapport, qu’il devait livrer au port de Gaza.
Si d’autres enquêteurs ont émis des doutes sur cette affaire, le résultat dans les jours qui ont suivi fut le bombardement du port de pêche de Gaza et un blocus maritime.
Trois mois plus tard, alors que le 28 mars le sommet arabe de Beyrouth adopte le plan de paix saoudien qui prévoit « la fin du conflit israélo-arabe », Israël lance l’opération Remparts le 29 mars et réoccupe toutes les localités de Cisjordanie.
A Ramallah, capitale de l’Autorité palestinienne, la Mouqata de Yasser Arafat est cernée par les chars puis détruite le 6 juin.
« Arafat est un terroriste », répète Tel-Aviv, qui refuse le deal passé entre lui et British Gas : « Nous n’avons pas d’interlocuteur ».
Le même mois, la décision est prise de construire le mur de Cisjordanie.
En 2002 comme l’année précédente, difficile de poursuivre l’exploitation du gaz à Gaza.
Dès janvier 2003, pourtant, le Financial Times cite le quotidien Al-Ayyam (5 janvier) dans lequel un responsable palestinien du secteur gazier déclare que des équipes se préparent pour une nouvelle exploration de trois semaines.
Le 28 janvier, Sharon est réélu et gouverne désormais avec l’extrême droite.
Côté palestinien, Arafat nomme Mahmoud Abbas premier ministre, un interlocuteur pour les initiatives étrangères de paix qui se multiplient.
Mais la construction du mur s’accélère et à Gaza, le chef du Hamas, Cheikh Yassine, est abattu par l’armée le 22 mars 2004.

Le 11 novembre, Arafat décède à Paris.
Sur le front gazier, le quotidien Maariv note en juin 2004, que BG veut accroître la production de gaz, malgré le refus de la compagnie israélienne Electric Company de l’acheter, en fin de compte, suivant la crainte de Sharon que cet argent finance le terrorisme.
Le directeur de BG en Israël, John Field, déclare alors qu’un autre accord signé avec Ofer Brothers (un groupe israélien) pour construire une centrale énergétique en Israël, justifie le développement du gaz de Gaza pour lequel BG trouverait d’autres acheteurs.
Et son vice-CEO, David McManus, affirme que sa compagnie ne se sent pas obligée de rester indéfiniment en Israël.
Mais en raison des restrictions nombreuses que lui impose le Ministère de la défense israélien, BG pourrait ne pas produire de gaz, constate Globes, un journal d’affaires israélien, en novembre 2004.
Si le projet d’un pipeline gazier sous-marin vers Ashkelon demeure, c’est que le ministre de l’Infrastructure d’alors, Eliezer Sandberg, veut y croire, mais sans convaincre Sharon.
En février 2005, son nouveau ministre de l’Infrastructure, Ben-Eliezer (ex-ministre de la Défense) propose à BG le deal suivant : Israël paiera le gaz palestinien non pas en cash, mais en troc, en fournissant de l’électricité et de l’eau en échange : « puisque nous le faisons de toute façon ».
Début janvier, Mahmoud Abbas a été élu à la présidence de l’AP.
La même année, à la surprise générale, Ariel Sharon commande l’évacuation des colonies de Gaza (août), un retrait qui n’a peut-être pas un dessein pacifique.
Quoi qu’il en soit, le 4 janvier 2006, Sharon plonge dans un coma dont il ne sortira plus… tandis que les événements s’accélèrent.
Trois semaines plus tard, le Hamas remporte les législatives en Palestine et en avril, l’Europe lui coupe son aide.
En juin, un soldat israélien est capturé à Gaza, déclenchant des représailles jusqu’en novembre.
En 2006, BG a bien tenté de vendre son gaz à l’Egypte, mais Tony Blair lui aurait demandé de laisser une chance à Israël.

Ehud Olmert, qui a succédé à Sharon, souhaite un accord aussi vite que possible.
En mai 2007, les représentants de BG Group sont sur le point de signer avec Israël le fameux contrat (4 milliards de dollars pour la première tranche), écrit The Times (23 mai).
Et Nigel Shaw, vice-président de BG, déclare : « C’est une chance d’améliorer la situation économique en Palestine, ce ne peut être que bon pour la paix ».
Mais en juin, le chaos à Gaza, coupée de toute aide extérieure, débouche sur une guerre interpalestinienne au terme de laquelle le Hamas chasse le Fatah vers la Cisjordanie et « revendique la propriété des champs gaziers et le bénéfice à venir des ventes », écrit The Jerusalem Post.
Abbas, président d’une Autorité palestinienne moribonde s’est retiré à Ramallah.
Dès lors, la question se pose: qui est l’interlocuteur de BG Group ?
« Le Gouvernement du Hamas n’a aucun problème pour coopérer avec British Gas, il faut juste modifier certains points du contrat de 1999 », déclare le Hamas.
En octobre, l’affaire rebondit encore lorsque l’ex-chef d’état-major général israélien, Moshe Ya’alon, accuse le Cabinet de sécurité de ne pas attaquer Gaza pour ne pas gâcher les chances de signer un accord avec BG (Haaretz, 21 octobre 2007).
C’en est trop pour BG, semble-t-il.
En décembre, il rompt avec Israël, y ferme son bureau en janvier 2008, mais conserve celui de Ramallah.
Cet imbroglio a de quoi éveiller des soupçons.
Pour Michel Chossudovsky, professeur à Ottawa : « il fait peu de doute que la mort d’Arafat, l’élection du Hamas et la ruine de l’Autorité palestinienne ont permis à Israël de reprendre le contrôle de facto des réserves de gaz de Gaza ».
Dans un article publié sur Global Research.com (9 janvier 2009), il estime que l’offensive du 27 décembre serait motivée par l’enjeu gazier, voire pétrolier : « Car là où il y a du gaz, il y a souvent du pétrole ».

Israël doit se maudire de n’avoir aucune ressource énergétique.
Dieu doit être pour beaucoup dans cette affaire, il montre que le peuple élu ce sont les palestiniens, pas les Kazar-Moujik qui prétendent être les élus… et cette manne financière de gaz qui se trouve dans le nom de Gaza, est une bénédiction pour la palestine !
L’UE et le Conseil de sécurité de l’ONU ont un rôle éminent à jouer dans l’application et la régulation du droit dans la région.
Israël devrait être condamné par la communauté internationale pour ses graves violations du droit international concernant l’exploitation des ressources naturelles dans les Territoires occupés.
Le mépris flagrant de ce pays par rapport aux règlements internationaux prononcés n’a fait qu’accroître la dépendance palestinienne vis-à-vis des fournitures de pétrole.
Israël viole également les Accords d’Oslo qu’il a manipulés à son propre avantage.
La Résolution 1803 (XVII) du 18 décembre 1962 :
– Déclare le droit des peuples/nations à la souveraineté est permanente sur leurs ressources/richesses naturelles.
La Résolution 3005 (XXVII) du 15 décembre 1972 :
– Affirme le principe de souveraineté de la population de territoires occupés sur leurs richesses et ressources naturelles et demande à tous les Etats, organisations internationales et institutions spécialisées de n’accorder ni reconnaissance, ni concours, ni aucune aide à toutes mesures prises par la puissance occupante pour exploiter les ressources des territoires occupés ou pour modifier d’une façon quelconque la composition démographique, le caractère géographique ou l’organisation institutionnelle de ces territoires ;
– Affirme le droit des Etats et des peuples dont les territoires sont sous occupation étrangère à la souveraineté permanente sur toutes leurs ressources naturelles ;
– Réaffirme que toutes les pratiques entreprises par Israël pour exploiter les ressources humaines et naturelles des territoires occupés sont illégales et demande énergiquement à Israël de mettre immédiatement un terme à ces mesures ;
– Affirme le droit des Etats et peuples arabes dont les territoires sont sous occupation israélienne à la restitution et à une pleine indemnisation pour l’exploitation, la spoliation et les dommages dont ont fait l’objet les ressources naturelles ;
La Résolution No. 3175 (XXVIII) 17 décembre 1973 ;
– Affirme le droit des arabes à la souveraineté permanente sur les ressources nationales dans les territoires arabes occupés !

Le 3 janvier 2007, le « hasard » (divin ?) a donc fait qu’un certain John Brown, pdg de Zion Oil and Gas, société d’exploration pétrolière, soit l’heureux élu, patroné par toute une armée de Juifs dévots, entrainés sous la houlette de quelques Rabbin’s.

Selon la tradition, c’est au pdg de la première société introduite en Bourse dans la nouvelle année que revient l’honneur de sonner la cloche pour ouvrir la séance solennelle et la cérémonie des vœux de la Bourse Américaine (American Stock Exchange, AMEX).

Grâce à cet « exploit« , il peut désormais réunir le capital nécessaire pour forer des puits d’exploration pétrolière sur la « Terre promise« , activité particulièrement pieuse à ses yeux de missionnaire chrétien évangélique, en clamant haut et fort que la Bible recèle des indices prouvant que le sous-sol israélien regorge de pétrole.
Cet entrepreneur pour le moins atypique a réussi à réunir les fonds requis par la SEC (6,5 milliards de dollars) pour faire accéder son entreprise dans le sanctuaire du culte économique moderne.
En témoigne le discours d’introduction de la dernière réunion d’actionnaires, à Dallas, le 19 juin 2007, prononcé par le révérend Stephen Swisher, qui anime régulièrement, pour sa part, la prière d’ouverture des séances du Sénat du Texas.

Il y puise allègrement dans les écrits bibliques, pourvu qu’ils fassent référence à cette « huile » sainte…, dont la polysémie est synonyme d’abondance pour John Brown & Co.
En effet, si le mot anglais « oil » recouvre à la fois la signification de pétrole et d’huile végétale sous toutes ses formes, dont l’huile sacrée utilisée pour les cérémonies religieuses, l’Hébreu quant à lui distingue bien l’huile végétale (shemen), mot utilisé dans les passages de la Bible en question, du pétrole (nefte).
Comme l’atteste même un historique de l’exploration pétrolière en Israël disponible sur le site internet de la Zion Oil & Gaz,  John-Brown-in-Israel Oct-07, en termes géologiques la situation est claire.
Faute d’études géologiques attestant de sa bonne foi, John Brown ne lésine donc pas sur les arguments bibliques, que ses actionnaires comprennent de toute façon mieux que le jargon de l’exploration sismique.

Malgré les succès de John Brown en termes de capital, la presse spécialisée rapporte les résultats décevants du premier forage exploratoire (expiatoire ?)…
Aussi, pour justifier le fait qu’un Texan aille ainsi prospecter la « Terre promise« , il se revendique messie en invoquant le Livre des Rois (8 :41) : « Quand l’étranger, qui n’est pas de ton peuple d’Israël, viendra d’un pays lointain, à cause de ton nom ».
Et le berger John Brown de recentrer l’attention de ses actionnaires égarés sur les Rois (1 :18) : « […] et dit à son serviteur : « Monte, regarde du côté de la mer. Le serviteur monta, il regarda, et dit : Il n’y a rien. Elie dit sept fois : Retourne ».
Miracle, il y avait là un des plus grand gisement de gaz au monde !

Un baptème texan me parait plus approprié… : on enduit les « croyants » de mazout et de plumes.
Bref, c’est une histoire d’escroquerie classique, sous la bannière conjointe des drapeaux Américains et israéliens, approuvée par le Gouvernement Israélien qui n’y voit que des avantages financiers…, par les grands manitous de la religion Juive qui obtient via les références Bibliques, la justification de pomper le pétrole dans le sous-sol Palestinien et de construire des logements et de nouveaux Kibboutz’s pour héberger ces nouveaux hommes (et femmes) envoyés par Abraham (celui de la Bible)…
Un de mes amis Juifs m’avait dit « Tout cela n’a aucune importance, du moment que ça rapporte« …, traduction : « Qu’importe les moyens du moment qu’on remplit le coffre-fort« …

C’est donc cela qui nous a entrainé dans la rédaction d’un livre, nommé : « Les Protocoles de Sion », compte tenu de ce que vous avez lu dans les chapitres précédents…