Pour un enterrement « sexe »…

Un fabricant de cercueils italien n’hésite pas à associer funérarium et femmes sexy dans un calendrier improbable…, des femmes dénudées qui posent sur des cercueils dans une ambiance hot & glauque, voilà ce que propose chaque année le calendrier de la société italienne Cofani Funebri qui se revendique « artiste funèbre »…

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A la Toussaint, la mort s’invite dans d’actualité, les fleuristes sortent leurs chrysanthèmes, le Père Lachaise connait son record d’affluence et c’est le seul moment où l’on peut évoquer la Grande faucheuse sans susciter trop d’effroi…, signe des temps, la mort ne dit pas son nom, trop laid, trop cru, trop cruel…, comme si on pouvait faire disparaitre l’angoisse en l’effaçant du vocabulaire.

Grand progrès, non de la médecine mais du langage, on ne meurt plus, mais on décède, on disparaît, on s’en va, on est rappelé à Dieu ou ravi à l’affection des siens…, il n’y a plus de croque-morts, mais des assistants funéraires…, elle est cachée aux enfants : « Papa est parti en voyage », ment-on, même si les pédopsychiatres mettent en garde contre les ravages que peuvent provoquer cette euphémisation…, les lettres de condoléances se font rares, mieux vaut le silence, car le malaise est trop grand.

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La mort a du mal à s’inviter dans le débat public et les politiques se montrent incapables de légiférer clairement sur « la fin de vie« …, qui n’est pas vendeuse…, ,qui sait si Céline, aujourd’hui, ne se verrait pas incité par son éditeur à modifier le titre de Mort à crédit !

Aujourd’hui, on ne voit plus ces tentures noires qui ornaient il y a quelques décennies encore les maisons mortuaires, ni de ruban de crêpe au bras des endeuillés…, même le sens du mot pompe funèbre (au singulier) se perd…, quand on pense à ces corbillards d’autrefois, tirés par des chevaux caparaçonnés de noir…, les corbillards du XXIème siècle sont des fourgonnettes banalisées devant lesquelles il ne viendrait à personne l’idée de se découvrir…, circulez, il n’y a (plus) rien à voir…, quant aux cimetières, on y va de moins en moins, puisque la demande d’incinération progresse, escamotant les corps dans un panache de fumée.

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Les grands personnages ne meurent plus en public, et les moins grands, plus toujours en famille…, la grande faucheuse ne travaille plus à domicile mais plus souvent à l’hôpital ou 3 personnes sur 4 meurent sans la présence d’un proche à leurs côtés.

La mort autrefois si familière, est aujourd’hui totalement invisible…, autrefois il était sans doute plus facile d’y faire face quand on la considérait, non comme la fin de tout, mais comme la délivrance de l’âme emprisonnée dans le corps et le commencement de l’éternité… et pourtant, la mort qui suscite une certaine fascination et surtout une immense curiosité, demeure la grande question…, paradoxalement, la mort, c’est la vie…, nous sommes tous des mourants dès notre premier souffle et il n’est pas de préoccupation plus absolument universelle que celle-là, car nous sommes tous égaux devant l’asticot…, il n’y a que deux choses certaines en ce bas monde, la mort et… les impôts !

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Cette mort qui fait si peur, il faut l’apprivoiser et combler l’immense curiosité à son endroit, en découvrant comment ceux qui nous ont précédés ont, à travers les siècles, vécu ce dernier quant d’heure…, en effet, la mort est souvent l’heure la plus intéressante de la vie d’un homme, car c’est dans les situations désespérées que se révèle la force du caractère.

De même qu’on ne peut juger une pièce de théâtre sans en connaître le dénouement, de même ne peut-on pas porter de jugement définitif sur un personnage avant de savoir comment il est mort, car la dernière heure est celle où l’on ne ment plus…, c’est celle qui donne sa coloration à toute une vie, qui parfois la rachète et il arrive qu’un homme, en quelques minutes, atténue des décennies de despotisme, de frivolité ou de nullité.
D’ailleurs, les « vilaines » morts sont rares, sans doute parce que jusqu’à une époque récente, l’événement se déroulait en public et que la présence de témoins aide à se surpasser…

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On contient sa mort comme le fruit son noyau…, l’homme infléchit sa fin par la façon dont il vit, l’hygiène qu’il observe, les risques qu’il prend ou évite… et il affronte la mort avec les ressources morales accumulées pendant son existence…, on a donc généralement la mort que l’on mérite, à moins qu’un accident ne vienne piper les dés.
Bien des morts sont à l’image de l’homme ou de l’œuvre, en parfaite harmonie avec la vie qu’elles achèvent…, c’est le jet de sang que Molière masque par un jeu de scène…, c’est Balzac qui appelle à son chevet un médecin n’existant que dans ses livres…, Watteau s’offusquant de la laideur du crucifix qu’on lui tend…, ou encore Lulli qui se blesse avec sa canne à cadencer.

Universel ne veut pas dire uniforme car il existe mille et une manières de passer de vie à trépas…, l’Histoire, depuis l’Antiquité, fournit tous les cas de figure…, on peut mourir de sa belle mort, de maladie ou au champ d’honneur bien sûr, mais aussi de faim (le duc d’Albe, Gogol) ou d’indigestion (Frédéric III), de froid (Scott) ou de chaud (Philippe III d’Espagne), de chagrin (Marie Dorval) ou de joie (Sophocle, Goya) et même de rire (l’Arétin), de honte (Henri II), d’amour et pendant l’amour (Félix Faure, Attila).

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Il y a les accidents, tous stupides, parfois surprenants, comme l’autopsie qui achève l’abbé Prévost, et les assassinats ou le machiavélisme le dispute à l’imagination…, on peut mourir en négociant (Rimbaud), en saint (La Fontaine), en gentleman (William Guggenheim), en midinette (général Boulanger), en beauté (Pauline Bonaparte), en homme (Mme Roland) ou en femme (Camille Desmoulins).On peut mourir avec curiosité (Léon Bloy), avec regret (Claude Bernard), avec mélancolie (Berlioz), avec modestie (Hokusai, Élisabeth Ire), avec humilité (Louis XIV), avec orgueil (sainte Claire), avec lucidité (Louis XV), avec angoisse (Apollinaire, Proust), avec courage (Landru), avec coquetterie (Guillaume Ier), avec élégance (Cinq-Mars), avec pudeur (Mme Élisabeth), avec panache (Poniatowski), avec politesse (Mata-Hari, Marie-Antoinette), avec exactitude (Swedenborg) ou en retard (Charles II d’Angleterre).

On peut mourir en mangeant (Fragonard, Jaurès), en buvant (Brahms), en sabrant le champagne (Tchekhov), en se soulageant (Antoine de Bourbon, Caracalla), ou au contraire de s’être trop retenu (Tycho Brahé), en versifiant (du Bellay, Chénier), en faisant des alexandrins (Victor Hugo), en composant (Bartók), en valsant (Borodine), en chantant (Schubert, Ravachol), en écoutant du piano (Chopin), en écrivant (Proust), en faisant des mots croisés (Tristan Bernard), en défendant la langue française (Malherbe), en calculant (Bossut, Lagny), en faisant de la géométrie (Archimède), en faisant une réussite (de Gaulle), en tricotant (Mme de Créqui), en peignant (Cézanne), en réclamant sa palette (Renoir), en payant ses dettes (Socrate), en graciant (La Rochejaquelein, Bonchamps), en se vengeant (Cartouche), en pardonnant (Louis XVI, Pouchkine), en maudissant (Tchaïkowski), en se repentant (Bacon, Charles IX), en doutant (Lyautey), en trichant (Lulli), en maugréant (Frédéric-Guillaume Ier), en jurant (Baudelaire), en saluant (Suarès), en guettant la mort (Mme de Genlis), en se regrettant (Néron), en hurlant de terreur (Mme du Barry) ou en faisant de l’esprit avant de le rendre (Labiche, marquis de Bièvre).

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On peut mourir heureux (Marie-Thérèse d’Autriche), content (Bakounine, François Ier), déçu (Barnave), trompé (Ravaillac), surpris (Concini, Nicolas II), agacé (Rameau, Colbert), résigné (Galba), désabusé (Charles V), épouvanté (Proust, Hébert), pressé (Catherine Howard, Philippe Égalité), révolté contre Dieu (Clotaire), confite en dévotion (Lola Montès), dix fois confessée (Marion Delorme), guéri (Forain) ou pourri (Murger), dévoré par les lions (Blandine) ou par les poux (Sylla).

On peut mourir par avarice (Vauville), par coquetterie (Joséphine), par orgueil (Chatterton), par distraction (Mme de Coislin), par politesse (Barrès, Fleming), par pudeur (Isabelle la Catholique) ou par respect de l’étiquette (Philippe III).

On peut mourir pour six lettres (Étienne Dolet), pour un coup de canif (Damiens), pour ne pas avoir salué une procession (La Barre), pour un sou (Chapelain), pour 35 francs (Baudin), ou au-dessus de ses moyens (Oscar Wilde).
On peut mourir debout (Laval, Auguste), à genoux (Millière), assis (Ciano)…, on peut mourir banalement dans son lit, mais aussi à table (Diderot, Alphonse Daudet, Thiers), dans son bain (Pétrone) ou sur sa chaise percée (Catherine II, Georges II). Il y a ceux qui meurent à pied dans la rue (Stendhal), à cheval (Louis III) ou à dos d’âne (Horace Vernet), en voiture (Camus), en moto (Lawrence d’Arabie), en train (Dumont d’Urville), en bateau (Albert Londres), en montgolfière (Pilâtre du Rozier) ou en avion en plein ciel (Antoine de Saint-Exupery).

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La dernière pensée va parfois au pays, c’est le cas de beaucoup d’hommes politiques, à la femme (Albert de Saxe-Cobourg, Forain, Robert de Flers, Jules Renard, Éluard), à la mère (Anatole France, Proust), aux enfants (François-Joseph, François Ferdinand de Habsbourg, César Franck), aux petits-enfants (Victor Hugo), au public (Sacha Guitry) ou à des destinataires plus inattendus : un chien (duc d’Enghien), des fauvettes (Garibaldi) ou… l’Académie française (Benjamin Constant) !

La façon dont on choisit de se faire enterrer est également fort révélatrice de la personnalité : Clemenceau demanda à être inhumé debout, Benjamin Constant à se trouver « à l’aise », Mme Necker à baigner dans l’alcool, Lamennais à être jeté à la fosse commune, la Dame aux camélias à être bouclée dans un cercueil ouvrant également de l’intérieur.

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Quant aux mots de la fin, il y en eut sans doute plus de prêtés que de réellement prononcés… et il faut se méfier de ces belles paroles que l’on attribue aux mourants prestigieux…, de plus, pour atteindre des fins politiques et suborner l’opinion, ce fut toujours une tactique éprouvée que de faire discourir de façon posthume les mourants de haut lignage.

La mort bien souvent n’est point bavarde…, un soupir ou un cri étranglé, un regard noyé, un geste de la main se portant sur le cœur, quelques mots confus et inintelligibles…, la réalité n’a rien de bien admirable…, alors les témoins, les chroniques fabriquent parfois un dernier mot historique à la mesure du mourant, comme le menuisier fabriquera un cercueil à la taille du défunt.
Ce dernier mot, s’il n’est pas toujours vero, est généralement ben trovato…, comme la chute qui termine une histoire, il parachève un destin hors du commun, conforme à la logique du caractère et digne de l’admiration de la postérité… et il est difficile, plusieurs siècles plus tard, de faire la part du vrai et du vraisemblable…

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Un ex-élu de la ville de Clichy a été retrouvé mort dans une position que l’on qualifiera de légèrement inconfortable…, il était nu, ligoté sur une chaise et entouré de sex-toys…, la police judiciaire a été saisie de l’enquête…, les résultats de l’autopsie sont inconnus, on ne sait donc pas ce qui a causé sa mort…, le maire de la ville a salué « un homme jovial, bon vivant, qui aimait jouir (de la vie) »…, pourtant, ce que l’on retiendra de lui ne seront pas ses qualités d’homme, ses efforts pour la ville…, mais qu’il était l’homme qui est mort attaché entouré de sex-toys…, quand on est une personnalité, il faut soigner son image de son vivant, mais c’est aussi très important de ne pas rater sa mort…, comme le dit un proverbe japonais : « il suffit parfois d’une heure pour acquérir une réputation qui dure mille ans ».

En France, la mort sexuelle la plus célèbre est sans conteste celle de Félix Faure, l’ancien négociant en cuir est élu président de la République en 1895, ce modéré doit faire face à l’affaire Dreyfus et à la crise de Fachoda…, mais ce qu’on retient de Félix Faure, c’est que 16 février 1899, alors âgé de 58 ans, il fait venir sa maîtresse, Marguerite Steinheil, à l’Elysée… et là, c’est le drame…, les domestiques entendent soudain des coups de sonnette éperdus et accourent : Marguerite Steinheil est en train de remettre ses vêtements en désordre, Félix Faure agonise sur le canapé…, i décédera quelques heures plus tard d’une congestion cérébrale…, sauf que les journaux s’emparent très vite de l’affaire, certains annonçant qu’il est mort en ayant trop sacrifié à Vénus.
Très vite la rumeur officielle estime qu’il a succombé alors que sa maîtresse lui prodiguait une fellation…, Marguerite Steinheil est alors surnommée la « Pompe funèbre »… et un proverbe s’attache définitivement au président décédé: Il voulut être César et il ne fut que Pompée…, le plus joli trait d’esprit revient sans doute à un serviteur…, on raconte que l’abbé Renault mandé par l’Elysée demanda : Le président a-t-il toujours sa connaissance ?… et un domestique de répondre : Non, elle est sortie par l’escalier de service…, si l’affaire était arrivée rue de la Pompe, elle aurait été absolument parfaite (pour la petite histoire, Marguerite Steinheil devint la maîtresse de différentes personnalités et eut nombre d’admirateurs, notamment le roi Sisowath du Cambodge, jusqu’à être accusée d’avoir tué plusieurs membres de sa famille, avant d’être acquittée lors d’un procès très médiatique)…

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« J’ai saisi un revolver rangé dans un tiroir et tiré à quatre reprises sur Edouard Stern qui portait une combinaison de latex intégrale avec son sexe à ‘air… et était attaché…, puis j’ai nettoyé le lieu du crime méticuleusement avant de m’enfuir »…, Cécile Brossard a plaidé le meurtre par passion et a été condamnée à 8 ans et six mois de prison…, l’affaire a changé à jamais l’image d’Edouard Stern, considéré comme un banquier de génie, père idéal, en mettant en avant ses diverses déviances sado-masochistes…
Il faut toujours se méfier de ses maîtresses, le banquier français Edouard Stern aurait dû prendre cette donnée en compte, en 2005, à Genève, il se dispute violemment avec son amante Cécile Brossard après plusieurs mois de relations tumultueuses, où elle lui avait notamment réclamé de l’argent…, celle-ci finira par lui tirer dessus, de rage…, lors du procès en 2009, elle s’est expliquée ainsi : « Nous étions complètement pris dans notre jeu et la relation était très intense. Alors, en me regardant, il m’a dit : “Un million d’euros, c’est cher pour une pute!”…

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L’histoire, c’est du sexe et de l’amour…, oui, c’est vrai, il y a du sexe, mais parfois que du sexe chez l’un… et que de l’amour, chez l’autre…, mais tout seul, ça marche aussi parfois, il n’y a pas besoin d’une maîtresse pour mourir de manière un peu bête…, David Carradine en est le dernier exemple, l’acteur américain a été retrouvé mort dans un chambre d’hôtel de la capitale thaïlandaise…, pendu et nu…, la police thaïlandaise a annoncé alors que sa mort serait dûe à un accident de masturbation : « Une corde était attachée autour de son cou et une autre à son organe sexuel… et les deux étaient reliées ensemble et pendues à la penderie », avait au moment des faits déclaré le général Worapong Siewpreecha de la police métropolitaine de Bangkok…, la mort n’aurait donc pas été un suicide mais une asphyxie érotique involontaire… en effet, s’étrangler alors qu’on se masturbe est censé démultiplier les sensations, mais c’est une pratique dangereuse…., un animateur anglais de la BBC, Kristian Digby, est décédé ainsi : « A solo sex game which went tragically wrong« , a expliqué la police britannique.

Les cas d’asphyxie autoérotique ne sont pas si rares… en vrac : Frantisek Kotzwara, un compositeur de Prague mort en 1791 alors qu’il faisait l’amour avec une prostituée ; Vaughn Bodé, un important auteur de comics en 1975 ; en 1994, Stephen Milligan, un membre du Parlement britannique, fut découvert chez lui, entièrement nu (à l’exception de collants féminins et de porte-jarretelles) et étranglé par un fil électrique…, le FBI estime qu’entre 500 et 1.000 morts pourraient être attribuées chaque année à cette pratique aux Etats-Unis.

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En France, impossible de savoir, mais c’est dérisoire…, selon le CépiDc, le centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès, on a extrêmement rarement une mention de ce type sur les certificats de décès…, les médecins la plupart du temps ne le précisent pas…, toutefois, au contraire des Etats-Unis, cela rentre davantage dans la catégorie accidents que suicides.

Le cas qui a le plus inspiré les artistes est sans doute celui de la mort de Kichizo Ishida en 1936 tué par son amante Sada Abe par étranglement érotique…, celle-ci lui coupa ensuite le pénis et les testicules et les garda dans son sac à main quelques jours…, une fois arrêtée, elle expliqua que tout ceci n’était que le résultat d’un amour fou…, au Japon, l’affaire puis le procès sont restés célèbres… et le film L’Empire des Sens de Nagisa Oshima est inspiré de cette histoire (mais aussi de nombreux romans).

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Asphixie érotique et maîtresse, le duo gagnant, mais il a y a plus gênant que de décéder par asphyxie en se masturbant…, l’affaire se déroule en Slovénie et elle est… inattendue : en février dernier, le docteur Sašo Baricevic, médecin réputé de Ljubjana, a été découvert agonisant…, pas de corde ni de Marguerite Steinheil s’échappant par la porte de derrière, mais un corps affreusement déchiqueté par ses trois chiens bullmastiffs…, les bêtes ont été immédiatement piquées…, elles s’étaient d’ailleurs déjà signalées par leurs comportement violents, mais le médecin avait fait jouer ses relations pour les garder…, mais pourquoi s’en sont-ils pris à leur maître ?
Une source policière a fini par lâcher : Sašo Baricevic avait été retrouvé entièrement nu, un gode-ceinture attaché autour du corps…, oui, vous avez bien commencé à deviner : un examen des trois chiens a confirmé que ceux-ci ont été soumis pendant des années, à des sévices sexuels de la part de leur maître, sur qui ils ont fini par se venger…, ce drame « animal » a créé de nombreux remous dans la classe politique slovène car l’homme était proche du gouvernement en place de centre gauche…, la ministre de l’Intérieur a ainsi été accusée d’entraver l’enquête, notamment en décrédibilisant le juge… et de vouloir étouffer l’affaire…, l’avocat du médecin décédé étant son compagnon (un viol zoophile qui a mal tourné a ainsi risqué de changer le fonctionnement de la justice d’un État de l’Union européenne)…

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Et puis, bien sûr, il y a le « Grand Amour »… « Ne t’en va pas ! »… « Mourir d’aimer »… « Mourir de ne plus aimer »… Mourir de connerie »… Vaut-il ce qu’il coûte ?… Est-ce humain ?…
La vie, c’est comique… et il n’y a rien de plus drôle que l’amour, la mort,  voyageant à travers le temps…, si un vrai maître magicien peut tout à la fois faire rire et pleurer son public : la mort, c’est une autre histoire, on ne plaisante jamais sur la mort…, ça dépasse tout les pouvoirs…., il faut être vigilant devant la mort, elle ne me trompe pas, elle se plaît à venir sous un déguisement…, mais tout d’un coup voilà qu’un crâne grimaçant apparaît pour prendre la victime au dépourvu…
Comparé à la mort, l’amour est une affaire ennuyeuse et puérile… et pourtant les hommes croient plus à l’amour qu’à la mort…, les femmes, c’est une autre histoire…, elles ont un secret qui leur donne de la force : elles ne prennent jamais l’amour au sérieux, elles ne l’ont jamais fait.
Mais attends, ne t’en va pas…, écoute, oublie l’amour…, aaaahhhhh ! quelle joie, quel soulagement…, quel plaisir…, quel ravissement pervers…