Le culte de la mort des prêtres psychopathes s’apprête pour son grand final sacrificiel…
Nous sommes plus proches de la fin des temps que nous ne l’avons jamais été. Pas la fin d’un gouvernement, d’un système ou d’une époque, mais la fin tout court… En scrutant les pathologies des Empires “humains”, comme bon nombre d’entre nous, parfois même involontairement, on a vu la puissance “Occidentale” réduire des êtres humains en charpie en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Syrie. Nous avons toutes et tous vu les décombres de Gaza et les conséquences des destructions causées par une puissance militaire sans foi ni loi. On a vu les survivants des frappes de drones, ces mères qui ont vu leurs enfants brûler et ces pères qui ont gratté le béton de leurs mains ensanglantées en quête de corps qui ne réapparaîtraient jamais vivants. Mais aucun de tout ces carnages ne nous prépare à ce qu’on pressens. La guerre que les États-Unis et Israël préparent méthodiquement contre l’Iran ne ressemblera pas aux autres. Ce ne sera pas une guerre d’occupation, de changement de régime ou de contre-insurrection. Ce sera une guerre où, pour la première fois de leur histoire moderne, les puissances impériales vont se trouver confrontées à un adversaire en mesure de leur infliger des pertes existentielles. Et lorsque ces attaques se produiront, les dirigeants de Washington et de Tel Aviv n’hésiteront pas à recourir aux armes qui anéantiront l’humanité. Nous sommes plus proches de l’hiver nucléaire que nous ne l’avons jamais été depuis la crise des missiles de Cuba. Sans doute même plus proches que jamais. Et quasiment personne n’est prêt à admettre que nous sommes entrés dans la logique du culte de la mort…
Avant de comprendre pourquoi la guerre nucléaire est non seulement possible, mais plutôt très probable, commençons par analyser la nature des dynamiques qui nous y poussent. Le sionisme n’est pas un mouvement politique. C’est le culte de la mort. Je ne choisis pas ce terme à des fins rhétoriques ou provocatrices. C’est une description clinique. Factuelle.
Le culte de la mort est un système de croyances et de pratiques centré sur la destruction. Il ne crée rien. Il ne bâtit pas. Il ne nourrit rien ni personne. Il consume. Il anéantit. Son succès ne se mesure pas à l’aune de vies épanouies, mais de vies fracassées. Regardez ce qu’Israël a fait de Gaza ces deux dernières années. Il a tué plus de 680.000 personnes. Il a détruit tous les hôpitaux, les universités, les écoles, les mosquées et les églises. Il a anéanti les infrastructures indispensables à la survie humaine : les réseaux d’approvisionnement en eau, d’assainissement et d’électricité. Il a instauré la famine en tant qu’arme de guerre. Il a bombardé des campements, les qualifiant de centres de commandement. Il a tiré sur la tête des enfants avec des fusils de précision, prétextant l’autodéfense.
Un tel mode opératoire n’est pas celui d’un État normal poursuivant des objectifs de sécurité légitimes. C’est le comportement d’une entité accro à la mort, qui tire satisfaction du meurtre et ne peut s’arrêter de détruire, car la destruction est désormais sa raison d’être.
L’empire américain souffre de la même pathologie, sous des masques différents. Au cours des décennies postérieures à la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont tué des millions d’êtres humains. Ils ont renversé des dizaines de gouvernements. Réduit des nations entières à l’état de zones de non-droit. Créé Daech, puis l’ont bombardé, puis se sont associés, puis de nouveau bombardé. Ils ont armé les escadrons de la mort en Amérique latine, les djihadistes en Syrie et les nazis en Ukraine. Empoisonné les nappes phréatiques irakiennes avec de l’uranium appauvri, provoquant une multiplication des malformations congénitales sur toute une génération.
Ce ne sont pas de simples erreurs. Ni des ratés politiques. Ce sont les manifestations d’un système organisé autour de la violence, faisant d’elle son principal vecteur d’exportation et dont l’addiction à la guerre est telle qu’il ne peut envisager aucune autre modalité d’existence.
Quand on en prend conscience, quand on réalise vraiment que ceux qui poussent à la guerre avec l’Iran ne sont pas des acteurs rationnels poursuivant des intérêts rationnels, mais des accros en quête de leur prochaine dose d’anéantissement, alors on commence à comprendre pourquoi la guerre nucléaire n’est pas seulement un risque à gérer, mais plutôt ce vers quoi l’ensemble du système se dirige inexorablement. Mais l’Iran diffère en tout des ennemis auxquels l’axe américano-israélien s’est confronté depuis 1945.
L’Irak était une nation brisée, dévastée par une décennie de sanctions, dont l’armée avait été vidée de sa substance et dont les défenses aériennes étaient obsolètes. La Libye était une petite nation sans réelle influence au-delà de ses frontières. La Syrie était déjà en proie à une guerre civile lorsque l’intervention a débuté. L’Afghanistan était l’un des pays les plus pauvres de la planète, défendu par des hommes armés de fusils contre une superpuissance dotée de satellites, de drones et de bombardiers furtifs. L’Iran n’est rien de tout cela.
L’Iran est une nation de 90 millions d’habitants, dont la superficie est trois fois supérieure à celle de la France. Son territoire accidenté abrite une population éduquée et une infrastructure industrielle de pointe. L’Iran se prépare depuis quatre décennies à la guerre aujourd’hui imminente. Il a déployé un réseau de défense aérienne capable de détecter et de neutraliser avions et missiles entrants. Il a développé des missiles balistiques capables d’atteindre n’importe quelle cible dans la région avec une précision extrême. Ses installations nucléaires sont profondément enterrées au cœur de massifs montagneux, protégées par des murs de roche et de béton que les armes conventionnelles ne peuvent pénétrer.
Plus important encore, l’Iran a des alliés. Il a créé ce qu’on nomme l’Axe de la Résistance, un réseau de factions armées s’étendant du Liban au Yémen en passant par l’Irak et la Syrie, précisément parce qu’il savait que ce jour viendrait. Malgré les coups portés au réseau, l’Axe n’a pas été démantelé. Ansar Allah contrôle toujours les voies maritimes de la mer Rouge. Les milices irakiennes sont toujours actives. L’Iran lui-même est intact. La guerre de douze jours de 2025 a exposé une réalité que les puissances impériales n’ont pas encore pleinement intégrée : l’Iran est en mesure de riposter. Ses missiles peuvent franchir les défenses aériennes israéliennes. Ses drones peuvent atteindre leurs cibles. Son armée n’est pas le fantôme que les propagandistes ont dépeint pendant des décennies. Elle est bien réelle et capable d’infliger de réels dégâts.
Voilà le cauchemar qui empêche les stratèges de Tel-Aviv et de Washington de dormir la nuit. Pas parce que l’Iran va se défendre, mais parce que, lorsqu’ils attaqueront l’Iran, Téhéran ne se contentera pas d’encaisser les coups et d’imploser. L’Iran se battra. L’Iran fera des victimes. L’Iran détruira des infrastructures qui ne pourront pas être aisément remplacées.
Et ensuite ?
Les hommes qui préfèrent tout sacrifier, les leaders d’Israël et des États-Unis n’ont jamais connu la défaite. Ils n’ont jamais su ce que signifie perdre une guerre. Ils n’ont jamais eu à admettre les limites de leur pouvoir, à accepter que certains lieux leur soient inaccessibles, que certains ennemis soient invincibles et que certains objectifs soient hors de portée. Ce n’est pas un détail mineur. Voilà pourquoi la guerre nucléaire est probable, plutôt que simplement possible.
Les êtres humains normalement constitués s’adaptent lorsqu’ils sont confrontés à la défaite. Ils négocient. Ils font des compromis. Ils trouvent des moyens de préserver ce qui peut l’être, tout en s’accommodant des pertes subies. C’est ainsi que s’est déroulée la majeure partie de l’histoire de l’humanité. Les empires grandissent, puis disparaissent, et la vie continue. Mais les hommes qui contrôlent les machines de guerre américaines et israéliennes ne sont pas des êtres humains tout à fait normaux. Ils ont été retenus, au fil des décennies, pour leur capacité d’infliger la violence sans éprouver une once de remords. Ils ont été promus pour leur appétit de destruction. Ils ont été récompensés pour leur absence d’empathie, leur mépris de la vie humaine, leur propension à infliger des atrocités et à dormir ensuite sur leurs deux oreilles. En termes cliniques, ce sont des psychopathes. Pas au sens courant du terme, qui signifie simplement cruel ou dangereux, mais au sens psychologique exact : des individus incapables d’empathie, ne ressentant ni culpabilité ni honte, et exclusivement guidés par la quête du pouvoir et la jouissance de la domination.
Lorsqu’ils sont confrontés à la perspective d’une défaite, ils ne s’adaptent pas. Ils ne négocient pas. Ils intensifient leurs manœuvres. Ils préfèrent tout faire sauter plutôt qu’admettre leur défaite. Je ne parle pas spéculation. C’est une observation. Nous observons Benjamin Netanyahu depuis trois décennies. Nous l’avons vu détruire tous les processus de paix, saboter chaque négociation et assassiner tous les dirigeants qui auraient potentiellement pu conclure un compromis. Nous l’avons vu préférer la guerre à la paix, la mort à la vie, la destruction à la reconstruction, inlassablement. Voilà ce qu’il est. Voilà ce qu’il fait. Et il ne s’arrêtera que si quelque chose l’en empêche.
Et que dire de l’occident et de l’Amérique ?… Nous avons vu qu’on arrachait des enfants à leurs familles pour les enfermer dans des centres de détention. Nous avons vu qu’on graciait des criminels de guerre et qu’on menacait de déclencher une guerre nucléaire sur les réseaux asociaux. Nous avons vu qu’on encensait des dictateurs, qu’on attaquait des journalistes et qu’on mentait avec une compulsivité pathologique, oubliant toute notion de vérité et de mensonge.
Pensez-vous qu’ils feront preuve de retenue ? Pensez-vous qu’ils admettront la défaite ? Pensez-vous qu’ils privilégieront la survie de la civilisation humaine à leur ego ? Je ne le pense pas.
Deux bombes suffiront. Pas deux cents. Pas cinquante. Deux. Deux bombes explosant à quelques semaines d’intervalle suffiront à modifier le climat au point de tuer des milliards de gens. Il faut prendre conscience de ce que signifie réellement l’expression “hiver nucléaire”, car je pense que la plupart d’entre vous ne le savent pas.
Un conflit nucléaire entre Israël et l’Iran aurait des conséquences mondiales. Les États-Unis interviendraient. La Russie aussi. Le Pakistan, État client des États-Unis doté de l’arme nucléaire, pourrait se laisser entraîner dans ce conflit pour servir les objectifs impérialistes. L’Inde ferait de même car partenaire de la Russie… La Chine se demandera comment réagir, mais ne le fera probablement pas espérant être l’Etat survivant au cataclysme planétaire.. La dynamique d’escalade d’une guerre nucléaire est telle qu’un conflit “limité” peut rapidement faire tache d’huile.
Deux bombes suffiraient. Pas deux cents. Pas cinquante. Deux. Les armes thermonucléaires actuelles sont mille fois plus puissantes que celles qui ont incinéré Hiroshima et Nagasaki. Deux bombes explosant à quelques semaines d’intervalle suffiraient à modifier le climat au point de tuer des milliards de gens. Les explosions elles-mêmes tueraient des millions de personnes. Les tornades de feu en tueraient des millions d’autres. Les radiations empoisonneraient la terre et l’eau sur des générations. Mais le pire serait à venir. La fumée et les cendres des villes en feu s’élèveraient dans la stratosphère pour se répandre autour du globe. Elles bloqueraient la lumière du soleil. Les températures chuteraient. Les récoltes seraient perdues. Dans l’hémisphère Nord, la saison des cultures s’écourterait de plusieurs mois, ou disparaîtrait complètement. La production alimentaire s’effondrerait. En moins d’un an, toute activité agricole serait à l’arrêt sur Terre. En moins de deux ans, aucun gouvernement ne serait plus en mesure de fonctionner. En moins de cinq ans, la population mondiale serait réduite de 90 % ou plus. Ceux qui survivraient aux premiers échanges tels que les habitants des régions reculées, ceux qui disposent d’un stock alimentaire, d’armes pour se défendre, feraient face à un monde sans électricité, sans médicaments, sans justice, sans aucun des systèmes qui sous-tendent la vie humaine organisée. Ils se verraient alors confrontés à un monde de pillage, de viol, de meurtre et de famine, et assisteraient à l’effondrement complet de tout ce que nous appelons la civilisation.
Ce n’est pas de la science-fiction. C’est le consensus scientifique sur les conséquences d’un conflit nucléaire majeur. C’est le risque que prennent les psychopathes qui nous gouvernent chaque fois qu’ils s’engagent dans un bras de fer.
On se demande souvent ce qui peut être entrepris. On demande de l’espoir, des mesures concrètes, une voie à suivre.
Il n’y a pas de réponse toute faite. Les pouvoirs qui nous entraînent vers une guerre nucléaire sont colossaux, tandis que ceux qui s’y opposent paraissent bien faibles. Les mouvements anti-guerre ne sont plus que l’ombre de ce qu’ils furent. Les institutions internationales susceptibles de contenir les folies nucléaires ont été systématiquement privées de financement et délégitimées. Les autres pôles de pouvoirs non “occidentaux” comme la Russie ou la Chine, ne manifestent aucune volonté d’affronter l’empire, tablant qu’il se détruira lui-même. Pour autant, le désespoir n’est même pas une option, car c’est une forme de capitulation, et capituler équivaut à être complice de ce qui risque d’arriver. Toutefois, l’unique façon de contraindre les puissances impériales reste la menace de conséquences réelles. Pas d’arguments moraux, car ils n’ont aucune morale. Pas d’arguments juridiques non plus, ils sont immunisés contre les lois. Pas même les protestations qu’ils ignorent allègrement… Montrer les conséquences, c’est le seul langage que mêmes les fous de dieux semblent comprendre. C’est l’unique méthode qui les amènent à hésiter. Ni nos discours, ni nos manifestations, ni nos votes, ni nos plaidoiries (comme celle que vous lisez) mais la perspective de conséquences réelles, matérielles et néfastes pour leurs agissements.
La question est de savoir quelles conséquences nous pouvons imposer. La réponse n’est pas simple et, dans de nombreuses juridictions, il n’est pas légal d’en discuter ouvertement. Mais une population qui laisse son gouvernement s’engager dans une confrontation nucléaire sans opposer la moindre résistance choisit sa propre perte. Les “laissés-pour-compte”, ne cessent de formuler des critiques prudentes, ajoutant des clauses de non-responsabilité et des mises en garde à chaque déclaration de solidarité, tout en faisant preuve de prudence devant un public imaginaire. Ils ne comprennent pas qu’ils ne font que repositionner les transats sur le Titanic. Ils ne comprennent pas que le navire est en train de couler, que l’eau monte et que leurs subtiles distinctions entre les formes acceptables et inacceptables de résistance n’auront plus le moindre sens quand les bombes s’abattront.
Nous sommes soumis au culte de la mort. Et ce culte peaufine le sacrifice ultime. Et nous sommes tous, sans exception, où que nous soyons, dans quelque pays que ce soit, les victimes potentielles de ce sacrifice. Reste à savoir si nous choisirons de disparaître sans faire de bruit. Les ténèbres approchent et je conclus là où j’ai commencé : en reconnaissant l’inéluctabilité du processus en cours car la logique des empires mène à leur destruction. La psychologie des puissants mène à la destruction. La dynamique de l’escalade, une fois la guerre déclenchée, est vouée à la destruction.
Croire que les êtres humains peuvent changer, que les systèmes peuvent être améliorés et que l’histoire progresse vers la justice est un leurre. J’ai vu cet espoir s’éroder, année après année, atrocité après atrocité, pour ne laisser rien d’autre qu’un témoignage. Peut-être est-ce suffisant. Peut-être qu’il suffit d’être lucide, de nommer les choses, de refuser les mensonges bien-pensants propices à la complicité. Peut-être que notre seule dignité aujourd’hui consiste à dire la vérité à une époque où le mensonge est universel. Ceux qui nous gouvernent n’aiment pas ce que nous aimons. Ils ne craignent pas ce que nous craignons. Ils n’accordent aucune valeur à ce qui nous est cher. Ils ont fondé leur existence sur le pouvoir et la domination et ils ne s’arrêteront que si nous les en empêchons. Si nous ne les stoppons pas, ils entraîneront l’humanité toute entière dans les ténèbres. Les lumières qu’ils éteignent peuvent s’éteindre partout et les ténèbres se propageront. Elles se lovent déjà dans les arcanes du pouvoir, dans les bunkers où des hommes au regard vide contemplent l’inconcevable qui leur semble acceptable.
Nous sommes plus proches que jamais de la fin des temps. Pas la fin d’un gouvernement, d’un système ou d’une époque, mais la fin tout court. La fin des villes, des campagnes, des hôpitaux et des écoles. La fin de la musique, de la littérature et de l’art. La fin des enfants qui jouent dans les parcs, des vieux couples main dans la main, de toutes ces petites choses ordinaires qui composent la vie des hommes. Et même, la fin des petites passions désuètes comme les Hot Rod’s, les Chopper’s, les Van’s, les Kustom’s que nos dirigeants Occidentaux Européens ont détruit pour sauver les automobiles qui périclitent d’autant plus vite qu’elles ne font plus rêver quiconque… Pis encore lorsqu’on s’aperçoit que là aussi tout un Groupe de presse “s’est f… en l’air” d’une faillite en millions pour ses parts de marché illusoires… Là aussi, ce fut “atomique”…
Le culte de la mort s’apprête à célébrer son grand final. Les prêtres de la destruction se parent de leurs atours. L’autel des sacrifices est déjà dressé. Et la plupart d’entre nous continuons de prétendre que tout va bien, que les choses changeront, que quelqu’un mettra un terme à tout cela avant qu’il ne soit trop tard. Mais personne ne viendra nous sauver. Nous sommes les seuls en mesure de rétablir le cours des choses. Mais l’heure tourne, il est déjà très, très tard…
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