Chevy Impala “Bubbletop Envy’61”
“L’effondrement des mondes étoilés se fera, comme la Création, dans une grandiose beauté”… Souvenez-vous de l’invasion de l’Irak de Saddam Hussein par l’Amérique… Il faudra des mois, des milliers d’intervenants internationaux, 140.000 tonnes de matériels, 4.000 bulldozers, grues et véhicules divers et un budget de 2 milliards de dollars de l’époque pour parvenir à contenir les incendies de plus de 700 puits de pétroles koweitiens, allumés sur la route de leur retraite par les troupes de Saddam Hussein qui avaient occupé le minuscule et richissime pays frontalier de l’Irak pendant sept mois avant d’être chassés par une coalition menée par les Etats-Unis dans la mémorable guerre du Golfe multi-télévisée. Le spectacle dantesque de ces geysers de flammes a embrasé les cerveaux en perpétuelles ébullitions des va-t-en-guerre admiratifs de ce théâtre aveuglant, jalonné de cadavres d’hommes, de femmes, et d’animaux.
Mais aussi de machines, le tout baigné dans des lacs de pétrole à perte de vue, de sable et de ciels blancs léchés par l’enfer pour une nouvelle méditation sur l’apocalypse qui revient actuellement avec Trumpy en chef de la guerre qu’il a entamé avec fureur pour satisfaire les caprices de Netanyahou d’une errance Juive sans fin justifiée d’être une quête désespérée de quelque chose de divin, créer l’Israël éternel du Nil à l’Euphrate… Leur fascination pour la fonte de l’homme au risque de sa chair carbonisée les poursuivra à travers leurs nombreuses pérégrinations volcaniques. Et tout cela pourquoi ? Pour le pétrole ? Pour l’essence ? En notre temps changeant, l’automobile a cessé d’exalter le progrès, la liberté, le plaisir. A raison sans doute. Sauf masochisme refoulé, je n’éprouve pour ma part plus aucune jouissance particulière à me saigner pour une boîte de métal et de plastique…
Je ne supporte plus que cela attaque mon porte-monnaie et bien plus, jusque dans mon sommeil et dont je ne puis goûter aux performances sans réveiller ma haine pathologique du képi. Oui, l’automobile telle que je l’ai rêvée au second tiers du siècle dernier sur les pages des auto-journaux paternels appartient sans doute au passé. Au rythme où va le moralisme écolo-hygiéniste, il se pourrait bien qu’afficher la silhouette suggestive d’un phallique bolide soit aussi repréhensible qu’exhiber un bout de sein devant l’Amérique puritaine. Et vient maintenant le temps où l’on met à l’index le moteur à explosion tel un licencieux pousse-au-crime… La police des mœurs poursuivra-t-elle les internautes lecteurs et lectrices de ce WebZine ChromesFlammes de regarder des Hot Rods et StreetMachines équipés de V8 Big bloc de 1.000cv ? Tolérance zéro pour incitation au gaspillage d’énergie non renouvelable !
La plupart d’entre nous connaissent ce premier coup de foudre automobile, et pour beaucoup, cet amour ne s’éteint jamais. Dans ce cas précis, le coup de foudre d’un américain bon teint a eu lieu pour la Chevrolet Impala 1961 star de cet article. Peut-être que son coup de foudre est né des économies réalisées en promenant des chiens ou en passant l’été à flâner entre amis autour d’un café, avant de dénicher cette perle rare sur un site de petites annonces automobiles. Peut-être que cette émotion vous a étreint de même à chaque fois que vous êtes passé devant la vieille voiture de votre grand-père, remisée au garage. Peu importe où vous l’avez vue pour la première fois, ce premier coup de foudre automobile reste gravé dans votre mémoire. Et il peut influencer durablement le choix de votre voiture, bien après avoir fait briller vos yeux pour la première fois. Et bien, cela est universel…
Aux USA, Chevrolet s’éloignait des excès stylistiques des années 1958-1960 dès 1961. Pourtant le public adorait les excentricités automobiles. Pour ceux qui savent à quel point le coup de foudre de chacun pour sa première voiture est durable, la restauration de cette Chevy Impala bubbletop de 1961 ne sera toutefois pas familière des normes et habitudes Françaises, mais je n’ai nulle envie de me complaire dans les 2CV, les 4L, les Dauphine et Juva4, ni dans les 203 Kustomisées… qui ne me sont plus familières, rappel toutefois que parfois, certaines “choses” ont droit à une seconde chance pour les “ceusses” dont ce fut le premier amour automobile. Je n’y suis pas sensible, quoiqu’à mes débuts avec l’Olds’49 enflammée, j’avais osé une Simca Versailles V8 4 portes qui fur reine en couverture des premiers “Chromes&Flammes” nommés “PrettyCar”... Non… Non… Non…
J’ai monté le présent article pour les lignes de cette Chevrolet Impala Sport Coupé de 1961 qui restent aussi “dingues et modernistes” des sixties vues aujourd’hui en mi-mars 2026 que celles de n’importe quelle voiture conçue dans les années 1960… Un regard dans le rétroviseur… Il y a plus de dix ans, cette Impala de 1961 quittait le garage de Raul Vance. Junior. Elle était vendue pour les raisons habituelles qui poussent de nombreux passionnés de voitures anciennes : le temps, l’argent, la vie qui passe trop vite… Quelle que soit la raison, le vide laissé dans le cœur de son propriétaire est resté le même : “Oui, j’ai toujours eu l’intention d’en racheter une, un jour”, m’a-t-il confié. Des années plus tard, chez un ami, une autre même Impala à restaurer, laissée dans le garage, attira son attention… et, peu après, cette autre ’61 fit son retour dans sa vie.
Cette nouvelle Impala (officiellement appelée Sport Coupé) n’était pas dans le même état que la précédente. Elle ne roulait pas ; en fait, elle n’avait même pas de moteur. Imaginez donc en la voyant sur les photos de cet article, le travail qui y a été mené et les masses de dollars qu’il a fallu y dépenser pour arriver à ce que cette Impala remporte six concours sur six…. Waouwwwww ! Sous le capot, on remarque un souci du détail exceptionnel : “Elle n’avait pas de sièges avant, il manquait des pièces, elle avait la suspension d’origine, mais à part ça, ce n’était pratiquement qu’une carcasse”, se souvient Junior. Avec des pièces de rechange rares pour ce modèle précis, la chasse au trésor était lancée. Ce projet s’est transformé en une restauration de plusieurs années, aboutissant à sa deuxième Impala. Tout le contraire de sa première : un toit bulle, un moteur LS, une voiture à faire tourner les têtes.
Voici comment s’est déroulée cette métamorphose… Les ailerons horizontaux extravagants de 1959 et 1960 avaient disparu “d’usine” pour 1961. La nouvelle carène avait perdu quelques fioritures caractéristiques de l’ère des jet’s, mais restait néanmoins élégante. Il s’agissait d’un coupé deux portes sorti des chaînes de production de 1961 équipée d’un moteur huit cylindres fabriquée à l’usine de Saint-Louis, dans le Missouri. La ligne de toit rigide et l’immense lunette arrière panoramique de ce modèle étaient les nouveautés caractéristiques et ont précisément séduit Junior : “J’ai aimé l’Impala de cette année en raison de sa grande vitre unique”, m’ a expliqué Junior. “Elle a un look unique en son genre par rapport aux autres Impala’s, avec tout ce qu’on peut voir à l’intérieur”. Parmi les trois cylindrées du moteur V8 proposées pour l’année-modèle 1961, il y avait le 283, le 348 W et le 409 haute performance.
Ce véhicule était équipé du Chevy 283, comme la grande majorité des Impala V8… Le 283 de base était doté d’un carburateur Rochester double corps développant 170cv, tandis que le 283 Turbo-Fire, en option, était équipé d’un carburateur quadruple corps produisant 230cv. À l’époque, cette option coûtait 136 dollars supplémentaires… “Raceline Billet Wheels a fourni les jantes surdimensionnées : 20po à l’avant et 22po à l’arrière”… Bien qu’un moteur d’origine soit un atout indéniable en collection, Junior. recherchait avant tout la fiabilité moderne pour sa nouvelle Impala. Il a donc opté pour une conversion avec un V8 LS avec injection. Le compartiment moteur de l’Impala abrite désormais le Chevy V8 LS1 5L7 Génération III, équipé d’un carburateur Holley Terminator X Max. Ce moteur LS est couplé à une transmission 4L60E.
Bien qu’il utilise sa merveille équipée d’un “toit bulle” comme véhicule de croisière pour ses WE, Junior. a opté pour un convertisseur de couple à 2.900 tr/min, offrant un peu plus de couple au démarrage : “Ce projet, je voulais le réaliser moi-même pour voir si j’en étais capable”... Le refroidissement est assuré par un radiateur en aluminium “Entropy” au look classique, équipé de deux ventilateurs de 30 cm (12po) d’un débit de 3.400 CFM… Les collecteurs d’échappement “Hooker” alimentent (via des tuyaux de 6,35 cm soit 2,5po), deux silencieux “Flowmaster” série 40 qui rejettent l’air juste avant les roues arrière : “Ça sonne bien et ça fonctionne plutôt bien”, m’a-t-il déclaré… La hauteur de caisse en vitesse de croisière et la hauteur de stationnement abaissée sont assurées par le système de gestion pneumatique “Airlift Performance P3”.
Des coussins pneumatiques “Slam Specialties SS-6” ont été installés à l’avant et des “Slam Specialties SS-7” à l’arrière. Les passages de roues de l’Impala ’61 abritent des jantes “Raceline” en aluminium usiné, de 20×8,5po à l’avant et de 22×10po à l’arrière. Pour une adhérence optimale par tous les temps, ces jantes sont chaussées de pneus ultra-performants “Delinte Thunder D7” : des 225/35ZR20 à l’avant et des 265/30ZR22 plus larges à l’arrière, créant ainsi un déport latéral. Le système de freinage a été entièrement revu grâce à l’installation de kits ABS à l’avant et à l’arrière. “Percés et rainurés”, m’a précisé Junior. Un maître-cylindre servo-frein “Wilwood” et une pompe à vide électrique “Leeds Brakes Bandit” ont été ajoutés pour cette conversion. En 1961, Chevrolet proposait la couleur Rouge Romain. La première Impala de Junior était peinte en rouge, mais pas d’un rouge Chevrolet.
Il s’agissait d’une couleur Chrysler. “Une fois peinte, elle n’avait pas l’effet que j’attendais”, se souvient-il. “Du coup, j’ai choisi ce rouge vif, presque comme un bonbon. Mais à part ça, c’est fou à quel point ce rouge ressemble à mon ancienne Impala”… Pour cette Impala 2.0, Junior. a opté pour le Rouge Rubis de Ford. La peinture a été réalisée par “Alex’s Auto Body & Paint”. Souhaitant, une fois de plus, surpasser sa première Impala, Junior. a choisi une couleur intérieure plus foncée : “Elle était plutôt couleur beurre de cacahuète”, se souvient-il à propos de son ancienne Impala : “Elle paraissait foncée, mais pas comme ça, et je la voulais plus proche de la couleur tabac de cette Impala”… Les sièges baquets en cuir couleur cigare provenaient d’une Thunderbird de 1964. Au final, sa palette de couleurs ressemblait à une version survitaminée et dopée de la Corvette rouge classique.
La palette de Junior sont le rouge rubis comme les pantoufles du Magicien d’Oz et la teinte tabac comme un rituel de détente après un moment de plaisir. “Vision Industries Automotive Lighting” a illuminé l’Impala avec des anneaux lumineux et des LED… “Dakota Digital” a mis à jour l’affichage des instruments depuis le siège conducteur. Un autoradio “Kenwood” contrôle la puissance du système audio “Rockford Fosgate”, composé d’un amplificateur deux canaux “Punch P1000X2”, d’un amplificateur quatre canaux “P600X4”, de quatre haut-parleurs large bande de 16,5 cm, de deux haut-parleurs à composants séparés de 16,5 cm et de deux caissons de basses haute performance “Punch P2” de 30 cm… Sous cette carrosserie, l’Impala a été recâblée avec un faisceau “American Autowire” , et une batterie “Optima YellowTop” a été déplacée.
Junior a finalisé les derniers détails de sa nouvelle Impala fin 2025. Il l’a baptisée “Envy 61”, comme l’indique sa plaque d’immatriculation “Golden State”. “Hormis la peinture, je dirais que j’ai fait environ 85 % du travail moi-même ; pour le reste, je dois remercier plusieurs sociétés de premier plan” : “Elite Custom Metal Polishing”, “San Joaquin Chrome”, “Mae’s Custom”, “Precision Striping and Power Coating” et “Nu-Relics Power Windows”... Depuis sa restauration, l’Impala de Junior a déjà remporté plusieurs prix en concours automobiles, avec un sans-faute : six sur six. Son Impala’61 a ensuite exposée au 75e Salon annuel de l’automobile de Sacramento ou emme a obtenu le 1er prix toutes catégories… Waouwwww !… Sauf imprévu, cette Impala est destinée à de longues balades le week-end et à remporter des prix dans les expositions automobiles, tout en restant longtemps dans la famille de Junior…
Voilà, cette narration d’histoire arrive à son terme, mais Junior voulait toutefois ajouter sa gratitude d’avoir accepté de publier cet article illustré de ses photos et il a tenu à clôturer par une belle phrase finale sachant qu’elle sera lue par plus de 200.000 abonnés et abonnées situé(e)s partout dans le monde… “J’espère garder mon Impala intacte sans accidents ni incidents fâcheux et imprévus et ainsi pouvoir la transmettre intacte à mon fils”, m’a-t-il déclaré… À 11 ans, le fils de Junior. adore déjà “sa voiture” et tient à en prendre grand soin. “Mon fils est allé faire un tour avec mon père”, m’a raconté Junior : “Quand mon père a fait crisser les pneus, mon fils lui a dit qu’on ne pouvait pas conduire sa voiture comme ça”…Cette Impala “bubbletop” de 1961 pourrait bien être la deuxième chance pour Junior de connaître un même coup de foudre automobile.




































