67’Corvette Bimoteur V8 = 16cylindres 1.87Ocv !!!
L’année 1967 marquant la fin de la deuxième génération de la Chevrolet Corvette, car ayant corrigé tous les problèmes qui affectaient les modèles C2 précédents, la Sting Ray de 1967 fut lancée comme la version aboutie de ce que beaucoup considèrent comme la plus belle Corvette jamais produite. Cependant, au-delà de son esthétique, ce dont la plupart des passionnés se souviennent de la Corvette de 1967, ce sont les V8 “big-block” L71 et L88 (427 ci) en option disponibles dès cette année-là, car destinés à la compétition. Ces moteurs firent de la Sting Ray, et ce sans aucun doute, la “Muscle-car” la plus extravagante de la décennie des sixties. Chevrolet était toutefois allé encore plus loin en cette même année 1967 osant créer l’impensable…
Une Corvette 1967 bimoteur : 1 moteur AV et 1 moteur AR/semi central… Pire, nul au monde et même dans l’univers, ne connaîtra jamais vraiment le but de ce prototype. Ce que l’on sait, c’est que la plupart des puristes associent la Corvette à un moteur avant, et pour certains, l’idée même de placer le moteur de la C2 derrière le conducteur relève du sacrilège… Le pire, c’est que ce concept est tellement fou qu’on doute que quiconque oserait en construire une même aujourd’hui. Mais ChromesFlammes est là pour affirmer que non seulement ça fonctionne, mais que c’est aussi parfaitement logique. Pour valider le concept en 1967, les ingénieurs s’étaient attelés à la conception d’une Sting Ray Bimoteur dotée d’une carrosserie large, moderne et révolutionnaire.
La folie a déboulé lorsqu’un ingénieur a suggéré de laisser le V8 AV en place et d’ajouter un second V8 central… Le résultat est maintenant difficile à ignorer. C’est sans doute la plus extravagante, la plus intrigante et la plus étonnante de toutes les Corvette’s jamais créées : une C2 Sting Ray à double moteur, AV et Central AR… Elle s’affiche avec des courbes sublimes, un capot emblématique en forme de “Stinger” (un terme de la langue anglaise désignant un dard ou une attaque rapide de serpents et autres animaux telle la Raie Manta). Tous les éléments visuels du modèle original sont toutefois restés en place, tout en apportant des modifications astucieuses pour l’adapter à une configuration à moteur central débouchant sur une version bimoteur…
Incroyable et ce sans les cinq ouïes d’aération verticales sur les ailes, derrière les roues avant. De plus les portes de cette Corvette s’étendent jusqu’aux ailes pour faciliter l’accès et s’ouvrent à la manière des Supercars façon “papillon”. Les pare-chocs chromés d’origine ornent toujours l’avant et l’arrière et d’imposants élargisseurs d’ailes sont reliés par les bas de caisse assortis à la carrosserie, tandis que les ailes bombées au-dessus des quatre roues confèrent à cette Corvette une allure hyper musclée. Pour une meilleure adhérence selon des spécifications de l’époque, un aileron relativement ridicule surmonte l’arrière fastback allongé pour accueillir l’un des deux V8 atmosphérique de 6,2 litres. Ce moteur central arrière est situé juste sous la grande lunette.
Mais en raison du design fastback, il dégage à peine l’essieu arrière, ce qui donne une configuration étrange et inédite. Tout le reste, depuis les phares escamotables emblématiques jusqu’aux feux arrière quadruples en passant par les poignées de porte, les emblèmes en ce compris le bouchon du réservoir d’essence, est resté d’origine. La Corvette surbaissée conserve même son emblématique capot en forme de dard ‘Sting’ avec une grande prise d’air permettant le passage du gros V8 427ci AV… Vue de profil, cette Sting Ray bimoteur 1967 rend la Lamborghini Miura contemporaine considérée comme la première supercar au monde, presque banale en comparaison. Cette Corvette coupe le souffle avec son allure abaissée et sa large assise…
Elle a l’allure d’une bête de course et elle semble pouvoir s’intégrer parfaitement à la circulation, même de 2026… C’est presque dommage que Chevrolet ne l’ait jamais mise en fabrication en tant que Supercar, préférant l’exposer au coeur du musée dédiée à toutes les Corvette’s produites… Maintenant on ne peut que regretter que cette configuration Corvette bimoteur n’a pas été mise en production, même limitée, car elle présente de nombreux avantages. Par exemple, sa puissance est bien mieux transmise au sol grâce à une répartition de son poids à 50:50, et cette répartition des masses lui confère une agilité exceptionnelle. Son allure est même plus exotique… Cette configuration est même ultra-pertinente sur cette Corvette de 1967 totalisant 1870cv.
Ses performances sont en effet exceptionnelles. À titre de comparaison, la nouvelle Corvette C8 Stingray équipée du pack performance Z51 en option atteint 97 km/h en seulement 2,8 secondes et parcourt le quart de mile en 11,2 secondes . Son poids avoisine les 1.588 kg, alors que cette Sting Ray Bimoteur pèse seulement 32kg de plus avec 1620kg et est encore plus rapide… Mais compte tenu des autres moteurs que Chevrolet propose en production actuelle, tel le V8 LT6 de 5,5 litres, réservé à la Corvette Z06 et développant 670 chevaux transmis aux roues arrière… et tel le V8 LT7 biturbo, produisant 1.064 chevaux dans la Corvette ZR1 et 1.250 chevaux dans la version hybride ZR1X, si utilisés en tandem bimoteur, le résultat serait encore plus insensé !
J’aborderai ce sujet dans un prochain article réservé aux abonnés… Donc abonnez-vous sans tarder au plus extravaguant et incroyable Webzine, seul et unique bravant le temps qui passe car survivant à toutes les embuches et chausse-trappes que plaçaient les magazines concurrents pour tenter de survivre. Pas un seul n’a survécu aux diverses crises et guerres, aux conjonctures néfastes : embuches fiscales, tortures politiciennes, délations misérables et radotages de bas-étages, englués dans des commentaires stériles concernant des sous-automobiles sans le moindre intérêt, même dans les brocantes pour miséreux, parias et laissés pour soldes de comptes dans les poubelles de l’histoire… Le Kustomizing et le Hot Rodding ne méritaient pas leurs élucubrations.
























