1939 Ford Deluxe Tudor Sedan
Forcément, maintenant que les Mag’s pour “Kustomeux Franchouilles” sont tous tombés en faillite par millions, vous venez lire gratuitement mes articles sur www.ChromesFlammes.com et râlez qu’après l’introduction (qui n’est pas sexuelle), un panneau vient gâcher votre lecture gratuite et sollicite votre générosité pour devenir un/une des 200.000 abonné(e)s pour 1 $ où € le premier mois… Du coup vous tentez votre chance en changeant d’article, mais le panneau infernal vous suit… Vous jurez… D’autant plus fort et répétitivement, que l’alternative gratuite des réseaux asociaux replonge quiconque accroc aux médiocrités, dans un univers de précarité mêlant des histoires glauques d’auto/motos-déchetteries/casses avec des torrents de religiosités putassières.
A l’origine de votre attitude irrespectueuse de mon temps de travail y consacré, des flots déchainés de minables tentatives d’arnaques, qui vous ont défoncé les neurones sous fallacieuses promesses de devenir riche et célèbre, vous ont amené à vous complaire dans une vie de merde, cloitré, soit au “Chomdû” avec salaire de misère, patron qui cache sa calvitie en se rasant le crâne à blanc et des collègues qui transpirent des fesses… Personne n’a mérité ça… Vous voulez vraiment passer à autre chose ? Vous la couler douce dans des chambres d’hôtel hors de prix ? Monter les marches du festival de Cannes avec des actrices aux seins soyeux ? Exhiber votre carte Visa noire “infinite” dans les boutiques de fringues et vous payer un jet quand ça vous chante…. Yeahhhhhhhh !!!
Malheureusement vous êtes plouc, vous chantez mal, n’avez jamais tapé dans un ballon, ne savez pas écrire un texte cohérent de plus de 3 lignes et vous vous sentez incapable de jouer la comédie que ce soit sur les planches ou dans le 7ème art. Vous êtes donc condamné à l’anonymat tout en ayant gardé ce reste de dignité qui vous empêche de postuler à une émission de télé réalité… Vous songez au quart d’heure de gloire que vous n’aurez jamais, et vous êtes triste parce qu’à force d’avoir lu Chromes&Flammes du temps ou en tant que magazine-papier, ce chef d’œuvre existait, publiant des articles sublimissimes de bonne facture que vous vous étiez persuadé pouvoir écrire des mêmes articles au Top des Top’s, car vous aviez du talent et plein de choses à raconter.
Arrghh ! Tant de bonnes idées à partager, vous venant de votre expérience. Tout ça a formé un mélange qui vous émeut encore. Vous refusez donc d’accepter que tout part en vrille… Vous êtes même toujours certains que le monde n’attend que vous. Donc vous écrivez. Comme vous vous dites que c’est facile, vous téléchargez un logiciel d’écriture de scénario sur le web. Vous avez l’impression d’être un vrai professionnel. En tapant “INT/JOUR”, vous vous voyez déjà lécher le téton de Chloe Sevigny ou boire des Singapore Sling avec Steven Sorderbergh. Mais vous ne vous rendez pas compte, du moins pas encore, que ce vous écrivez est à chier… L’ivresse qui vous grise est aussi illusoire et narcissique que le plaisir que vous éprouvez parfois à renifler vos propres pets…
Et, en contemplant votre caca dans la cuvette des WC, vous perdez votre temps et allez faire perdre leur temps à vos futurs lecteurs. Pourtant, vous continuez. Parce que vous êtes persuadés de “tenir quelque chose”. Votre histoire, selon-vous, commence à prendre forme au bout de vingt ou trente pages. Vous ignorez que ces vingt ou trente pages devraient déjà être à la poubelle, que cette petite sensation agréable d’autosatisfaction est en réalité un phénomène scientifique de fatigue cérébrale qui vous abrutit et vous plonge de manière totalement illusoire dans un environnement de fiction. Vous commencez à croire à vos personnages, à imaginer leurs aventures de même façon que Jacky-Touch vociférant dans les concentrations…
LJe précise que ce sont les fumeuses concentrations de tentes de camping, avec Van’s à putes et Franchouilleries perverses nitrocéphalées… Vous trouvez ça vraiment génial ? Pfffffffff ! Et puis soudain, vous renoncez. Vous bloquez… C’est normal. Vous êtes mauvais… Arrêtez. Passez à autre chose. Descendez dans la rue et immolez-vous par le feu… La dramaturgie du Kustom Franchouillard ressemble plus à une partie de cache-cache dans une casse automobile qu’une partie d’échecs… En tant que scénariste totalement abruti, vous voulez surement que votre histoire soit “organique” (façon BDSM lorsque Foufou se faisait publiquement sodomiser par Jacky-Touch), mais d’un autre côté, c’est loin d’être du Jules Verne, du Tolstoï ou de la Comtesse de Ségur…
Un joueur d’échec qui déplace ses pièces sur l’échiquier, est par nature un acte de manipulation. Le job d’écrivain et de journaleux ressemble parfois à ça, et parfois vous arrivez à y mettre un peu d’organique avec des descriptions graveleuses. Toutefois, les personnages et les Hot Rod’s, Kustoms, Van’s, Tuning’s et Chopper’s (entre autres engins) sont d’une importance incalculable. Donc, vous devez prendre un point de départ, sans perdre de vue les autres, sans cesser d’écouter les besoins du lectorat, par essence exigeant, mais “Je m’en foutiste” et surtout radin… Comme vous… Et plus vous avez de personnages, plus c’est difficile, parce que leurs destinées se croisent et sont remplies d’allusions et d’illusions plus ou moins conscientes et plus ou moins assumées.
La méthodologie particulière de l’édition n’étant pas dans vos compétences, vous vous positionnez dans une situation de blocage, de double, parfois triple contrainte, mis en mouvement sous la pression d’autres personnages dont il faut alors se protéger en faisant machine arrière à défaut de s’exposer alors à d’autres menaces beaucoup plus dangereuses… d’autant que les Hot Rod’s sont en Franchouille, considérés comme des vieilles bagnoles, blacboulant littéralement toutes les convenances et religiosités telles que consacrées dans divers shows. On pourrait à loisir décrypter toutes ces situations. Quoi de plus naturel, la dramaturgie est un art de la guerre, une polémologie, une affaire de stratégie et de manipulation vous condamnant à attendre votre destin.
Je vais donc ici, maintenant, à l’instant, vous entrainer dans un destin insoupçonné… En 1939, Ford possédait cinq gammes de voitures : Ford, De Luxe Ford, Mercury, Lincoln-Zephyr et Lincoln. Après la guerre, cela a été simplifié en Ford, Mercury et Lincoln. La gamme Ford de 1941 comprenait les finitions “DeLuxe” et “Super DeLuxe”, mais ces véhicules n’étaient pas commercialisés comme une gamme distincte. Au fur et à mesure que les ventes de Mercury Eight progressaient, l’approche “DeLuxe” a été abandonnée. Ce Street Rod Ford “Deluxe” Tudor’39 avec un kilométrage inconnu, est apparu il y a quelques mois. Apparemment son propriétaire a avoué que son but était de rafler tous les premiers prix dans les shows.
Pour se démarquer de la masse, diverses modifications majeures et complexes ont été réalisées, dont une peinture sauvage et un intérieur spectaculaire qui font que toute ressemblance avec une berline Tudor originale a disparu depuis longtemps ! Ce Street Rod qui semble épouser le sol, est carrossé en fibre de verre, sur des jantes “Billet Specialties” de 17po à l’avant et 20 po à l’arrière, et est associé à des pneus décalés de la série 40 certifiés ZR, ce qui a contribué à créer un nouveau look nommé “posture inclinée” au solde d’une nuit d’orgies… Le style en “profil bas” s’est de suite enregistré dans l’esprit des amateurs, dont les yeux sont sans cesse éblouis en découvrant la peinture nacrée Tangelo, agrémentée de décors, surmontée de noir et complétée par des flammes.
“Assez de noir”… a été le leitmotiv guidant les esprits…Tout est démontré dans les évasements qui offrent aux yeux éblouis, une correspondance bien coordonnée. Le toit a été coupé/surbaissé, les portes “rasettées”, et la calandre a été allongée et personnalisée, flanquée de phares en forme de larmes. L’arrière minimaliste abrite des feux oblongs et des embouts d’échappement ovales, tandis que ses imperfections incluent quelques retouches d’éclats et de rayures, principalement sur les bords des pare-chocs avant.. Un cuir beige et noir aux contours sauvages repose dans une porte peinte comme l’extérieur, ici avec des flammes bordées de vert qui s’élèvent, les deux portes à ouverture inversée étant prêtes pour le spectacle, ce qui est ici le thème général
Les sièges baquets noirs et beiges sont cousus de façon unique, la disposition est en miroir sur les banquettes arrière et la couleur est adoptée par les parois latérales, le toit et les repose-pieds dans les espaces de repos sur une moquette noire. La roue de style banjo de Billet Specialties est dotée d’un tableau de bord plat noir brillant avec une série de calibres assortis et un panneau de climatisation en billet, assorti aux tiges en billette de la colonne. Un boîtier central orange épuré contient une radio AM/FM/CD avec écran pop-up, éclairage coloré et accès USB. La console centrale continue jusqu’à la banquette arrière où elle s’élève jusqu’à des flammes orange pour former une bordure noire. C’est un intérieur personnalisé incroyable.
Le spectacle ne s’arrête pas là : des caches de couleur orange ont été personnalisés assortis d’un plénum poli habillant le V8 LS1 5,7 litres avec injection dans une admission Weiand. Elle est soutenue par une boîte automatique 4L60E à 4 vitesses qui dirige la puissance vers une Ford 9″ à l’arrière. C’est peut-être la zone des coulisses, mais ce n’est pas en reste en dessous où le cadre tubulaire, l’essieu arrière et les pièces de suspension sont tous peints à la perfection avec du “Tangelo Dream”, et le reste est propre et sec. Les collecteurs envoient les doubles échappements qui rejoignent une paire de silencieux FlowMaster et continuent vers l’arrière, tandis que les freins à disque assistés se trouvent à l’avant et à l’arrière.
La suspension se compose d’une récupération de pièces de Mustang II, à l’avant avec airbags… et de barres d’échelle à l’arrière avec également les airbags requis. Nous pensons que c’est le niveau de spectacle que l’on voudrait proposer à des concerts lointains, mais pour les événements à proximité, c’est un trajet sympa. Nous nous réchauffons maintenant alors que le V8 LS1 émet un doux bruit d’échappement et que la voiture roule agréablement. Ça ne ressemble pas vraiment à autre chose que ce que ça n’est.. Et pourquoi le ferait-il, c’est complètement unique. Pendant notre court trajet, j’ai toutefois remarqué que le compte-tours, le klaxon et le compteur kilométrique ne fonctionnaient…
Mais, ohhh joie et désespoir contenu, il se fait que tel un miracle, que toutes les autres fonctions “fonctionnent” comme elles devraient… Bien que le propriétaire du bestiau affirme que ces fonctions “fonctionnaient” (gag !) au moment de mon essai, personne n’ose garantir qu’elles fonctionneront à nouveau comme par magie au moment ou un acheteur prêt à claquer 200.000$ se manifestera ! La vie est courte, continuez à travailler pour engranger un max de dollars, pour acheter cette spectaculaire construction haut de gamme pour commencer à faire le circuit des salons/shows… On ne peut pas se tromper avec cette merveille, vous récolterez au moins une coupe en fer blanc par show ce qui enlaidira votre garage…
































