Brad Pitt HotRod’32 Wescott
L’insignifiance présomptueuse se réfère à l’attitude d’une personne affichant une confiance excessive en elle-même, souvent de manière arrogante ou condescendante. Cela se manifeste par des comportements où cette personne pense être supérieure aux autres, ce qui peut être perçu comme une forme de présomption. En d’autres termes, une personne présomptueuse surestime ses compétences et sa valeur par rapport aux autres, entraînant des interactions sociales négatives. En ce cas, cette expression semble s’appliquer à Brad Pitt, qui s’affiche depuis quelques semaines dans Los-Angeles au volant de ce Hot Rod Hi-Boy, qui est son dernier jouet. La taille démesurée des pneus arrières, démentiellement fascinants, à la limite du beau et du laid, ajoutent par ailleurs de l’incongru à son dernier jouet de 125.000$, réalisé à partir d’une carrosserie “Wescott’s Auto Restyling” montée sur un châssis “Total Cost Involved”…
Ce Hot Rod HiBoy est motorisé d’un V8 General Motors ZZ4 de 5L7 (350ci) couplé à une transmission automatique TH350 à trois rapports. La bête arbore une robe rouge sang avec un intérieur gris. Parmi ses équipements, on s’extasie des jantes Halibrand aluminium en 14po AV et 16po AR, chaussées de pneus Dunlop “Direzza” AV et ” Mickey Thompson Sportsman S/R” 31×16po AR. Les freins sont à disques AV, et tambours AR. L’essieu avant a été surbaissé, et l’ensemble AR consiste en une suspension à quatre bras avec combinés filetés réglables. Pour la carrosserie, les poignées de porte sont lissées, les charnières sont invisibles et les rétroviseurs extérieurs sont doubles… D’autres “détails” extérieurs, sont à noter, tels les phares chromés, les clignotants intégrés à la calandre, les poignées “lissées” des portes, les charnières invisibles et les feux arrière rectangulaires encastrés et le tableau de bord en aluminium…
L’habitacle est doté d’une banquette fixe revêtue de vinyle gris avec des empiècements en tweed, des touches bordeaux et des ceintures de sécurité ventrales. On y trouve également un faux levier de vitesses manuelles qui commande en réalité une boite automatique, le pommeau et diverses garnitures du tableau de bord étant en aluminium usiné, de même qu’une plage arrière côté passager. Le contacteur d’allumage est caché sous le siège conducteur. Le volant de type “Banjo” en aluminium est monté sur une colonne de direction “Indidit” inclinable elle aussi en aluminium usiné, le tout faisant le “dos rond” devant le tableau de bord remplis de compteurs “Classic Instruments All American Nickel”… comprenant un compteur de vitesse gradué jusqu’à 140 mph et un compte-tours flanqué d’auxiliaires que je vous laisse tout loisir de détailler en agrandissant les photos en un click… C’est simple à faire…
Le coffre a été aménagé pour s’harmoniser avec l’intérieur et abrite le réservoir de carburant et la batterie. Le V8 ZZ4 de 5,7 litres (350 ci) est alimenté par deux carburateurs quadruple corps “Quick Fuel Technologies” de 450 cfm, montés sur un collecteur d’admission Weiand à tunnel. Il comprend également un alternateur et des cache-culbuteurs polis, des culasses en aluminium et des collecteurs d’échappement revêtus. La puissance est transmise aux roues arrière par une transmission automatique à trois vitesses TH350 et un essieu arrière à changement rapide “Speedway Engineering”… Voilà… Je vous suppose heureux d’avoir lu tout ça… Au commencement, il n’y avait pas internet (si, si). Puis est arrivé le monde moderne avec ses outils, son réseau et le web. Et lorsque j’ai commencé à avoir accès à internet, une des adresses qui circulait via mail était celle d’un site tout simplement à hurler de rire : “Ze Jacky Touch”…!
Ce site proposait ce qui se faisait de mieux en matière de tuning et de préparation esthétique de voiture. A travers les différentes présentations effectuées, on pouvait y découvrir l’utilité du méga-aileron, la pertinence évidente des sorties d’échappement multipliée par 12 (ou plus), les productions venues d’Europe de l’Est, à base de trabant’s et de Lada’s… Bref un florilège de bon goût, de subtilité et de finesses… Certains exemplaires illustrés fleuraient bon la psychiatrie quand même, on y était proche d’une névrose qui poussait chaque propriétaire de véhicule bizarre à accumuler des gadgets , des stickers, des badges ou d’autres accessoires dans/sur leur voiture. Pourquoi toute cette accumulation d’autocollants qui fleuraient bon la sportivité revendiquée du moteur (sic !) : des “S” comme Sport (j’imagine) ou “R” comme Racing, apposées à l’arrière des véhicules, ou n’importe où ailleurs, pourquoi se priver!!!
Ne pouvait-on imaginer un droit à la dignité automobile interdisant ces “transgenrisations” comme étant des pratiques barbares et avilissantes pour des voitures n’ayant jamais demandé à être ainsi maquillées ! L’automobile est un sujet qui fâche et, en la matière, l’Angleterre possédait l’homme capable de soulever des armées de fidèles les unes contre les autres. Cet homme s’appelait Jeremy Clarkson. Il était alors le présentateur vedette de l’émission “Top Gear”, de la BBC2, retransmise sur FR3. La plupart de ses idées étaient volontairement complètement farfelues, comme transformer un Van Renault Espace en cabriolet 7 places amphibie qui fut envoyé se faire rincer dans un tunnel de lavage puis écraser sous une tonne de métal et a fini au fond de la Manche. De par son caractère politiquement incorrect, de par la mise en scène décalée de son émission par rapport aux autres magazines télé, il a obtenu un succès fou.
Top Gear est ainsi devenu le cauchemar des attachés de presse de l’industrie automobile. Jeremy Clarkson a reconnu qu’alors qu’il était célèbre, rien ne lui faisait plus plaisir que d’imaginer les gens avaler de travers en regardant ses émissions dantesques en subissant ses commentaires irrévérencieux, tels que critiquer “les idiots achetant une auto à moteur diesel, un monospace ou quoi que ce soit arborant le badge Nissan sur sa carrosserie”… Grossier, voire insultant, il ne se gênait pas de l’être. Pour certains, il osait dire tout haut ce que la majorité des sujets de Sa Majesté pensaient tout bas à savoir que l’Angleterre, ses Jaguar et ses Aston Martin, auraient toujours une raison de tenir la dragée haute au reste de l’humanité en cause de leur manque de fiabilité. “Dieu et mon droit”... Et pourtant, si Top Gear était un régal à regarder, là où la plupart des émissions télé faisaient preuve d’un manque flagrant d’esprit critique.
Et cette émission sentait le cambouis, tandis que Jeremy Clarkson et ses deux acolytes disaient tout le bien ou tout le mal qu’ils pensaient des voitures qu’ils avaient choisis d’essayer. Jeremy Clarkson possédait par exemple une haine viscérale des “Porscheries 911”, dont il qualifiait le 6 cylindres à plat de chose inutile et stupide. Il pouvait détester une marque pour la simple raison qu’elle était laide mais robuste, et de l’envoyer dans un platane pour s’en débarrasser. Il pouvait en damner d’autres car ils les imaginaient conçues pendant la pause-café par des ingénieurs qui se moquaient de la bagnole. Cette émission, la plus suivie de BBC 2, avait été créée en 1977, dans la mouvance des années “ChromesFlammes”. Une heure de divertissement où l’automobile, de préférence inaccessible, était l’objet des névroses masculines. Pour le présentateur, il était inutile de sortir de son lit pour conduire quoi que ce soit de moins de 350cv !
Il fallait aussi que ça grimpe à donf jusqu’à sa dernière demeure, mais pas à moins de 500 km/h. De l’humour anglais jusqu’au-boutiste dans le même registre que mes magazines Chromes&Flammes… Maintenant ChromesFlammes est un WebZine regroupant plus de 200.000 abonné(e) et Top Gear est devenu Top Wheels aux USA…. Waouwwwww ! Stetson enfoncé sur la tête, Ray-Ban vissées sur le nez et Santiag aux pieds, vous aimez vous laisser bercer par une bonne vieille musique Country avec le glouglou du V8 en fond sonore… Cet article a donc du dès lors, vous intéresser ! La recette pour moi, est aussi simple que celle d’un hamburger sans salade : Des bagnoles aux gueules d’enfer dopées aux stéroïdes ET équipées d’un un V8, histoire de verser complètement dans le stéréotype… Le Hot Rod Hi Boy est là… Regard de lion affamé, muscles débordant, pas de doute, c’est viril !
Dedans, pas de doute non plus sur les origines de la bête : l’instrumentation est complète et l’équipement aussi riche qu’un sandwich “King Size” ! Bref, c’est du clinquant, mais ce qui est curieux, c’est la position de conduite, au volant, on se sent assez confiné… Fébrilement, je dois bien l’avouer, je tourne la clé de contact. Le V8 se réveille dans un grondement contenu, un peu saccadé. Rien de sophistiqué dans ce gros cube donc, qui provient en droite ligne du paléolithique automobile… Un seul arbre à cames, deux soupapes par cylindre ! Heureusement, la cylindrée copieuse rattrape tout ; Je répépète de quoi il en retourne : un V8 General Motors ZZ4 de 5L7 litres (350ci) couplé à une transmission automatique TH350 à trois rapports 432 chevaux à 5.900 tr/min et 569 Nm à 4.600 tr/min. Petite route sinueuse, visibilité dégagée, c’est parti ! Applaudissez !
Et si l’envie vient de vouloir exploiter le Hot Rod comme une sportive européenne, on se rend vite compte que là, n’est pas sa vocation première ! Quant au moteur, là, waouwwww, je savoure… Côté consommation, c’est moins pire que prévu ! Le politiquement correct vous agasse ? Roulez en Hot Rod… Foncez ! Brad Pitt a donc ici été le sujet d’une attention médiatique importante, notamment due au fait qu’il est considéré comme un Sex-symbol. Il est par ailleurs le premier acteur élu deux fois “Homme le plus sexy du monde” par le magazine People en 1995 et en 2000. En tant que personnalité publique, il est apparu sur la liste annuelle des 100 célébrités les plus influentes au monde… Il faisait un chouia mièvre dans le dernier film consacré à la F1, qui m’est apparu comme le Football, un diverissement énervant et crétin qui apporte plus de dégout que de bonheur, fait pour occuper les foules dans la nullité.. Pffffffff !






























