L’art de pisser dans les violons en jouant de la trompette…

Pendant que les gilets jaunes « battent le pavé » et tentent toujours de claironner que la vie des gens simples est devenue invivable…, ceux que pas grand chose n’atteint et qui survolent les mêlées, s’inquiètent d’une courte fausse note ou d’un bémol incongru dans les accords d’un violoniste, qui montent vers les ors de quelconques salles de concerts où le ticket d’une place de choix pour l’écoute d’un air de symphonie vaut autant que le smic d’un pauvre hère.
Verdi, Beethoven et Sibelius en opposition avec des bruitages de fonds hasardeux à qui on donne des victoires de la zizique…, des tendances qui ne marchent pas de concert…, les concerts symphoniques en contradiction avec les fanfares…

Être chef d’orchestre serait une activité difficile, selon certains esthètes du bel ordre (parfois mondial)…, ce que le populaire assimile à des gesticulations grotesques « à la baguette » serait une « complétude » pour l’esprit humain, très technique, sensuelle, sensible, artistique et mathématique à la fois, hors de portée de la plouquesque qui ne peut, selon les nantis du pouvoir…, avoir conscience de la beauté du monde…, la beauté des inutilités basiques devant supplanter la laideur d’une régression « civilationnelle » ou les saltimbanques sont devenus les idoles…
De fait, comparer la vie et les suites financières de feu Johnny Halliday, n’a pas de rapport avec la vie et la mort de Beethoven, pourrait-on ainsi démontrer que notre monde est fou et inconscient ?

Maintenant que l’on constate que l’évolution n’est qu’une régression, que l’imbécilité est devenue une religion, que la continuation de notre espèce n’est que de la baise et que l’esthétisme d’une Vénus de Milo n’est plus que le spectacle de gros seins qui ne font que suivre la loi de la pesanteur…, il en est de plus fous que la masse des fous qui reviennent aux prêches tentant d’imposer de nouvelles religions toutes aussi éculées et sodomisatrices que les autres.
L’humain n’est qu’un cul…, du moment qu’on l’agite, il s’agite…, seins, fesses, couilles, idées, préceptes, croyances, interdits, bio, sur-bio…, les « développements durables » faisant trop référence à l’aspect écologique, deviennent des « développements positifs »...

Tout comme pour le péril des Visigoths, des Ostrogoths, des Mongols, des Chinois, des Nazéins, des Méricais, des Incas, des Liliputiens, des Putassiens, des Voisins et des trop malins…, il y aurait maintenant urgence et même extrême urgence, le genre « urgence absolue »…, de se défendre de ces invasions barbares…, les Gourous auto-proclamés affirmant que notre monde se trouve devant une urgence sociale, car il y a une obscène accentuation de la concentration des richesses entre quelques mains en raison de la globalisation des marchés sans globalisation des règles de droit… qui ont par ailleurs été votées par eux, nos chefs.
Après avoir imposé l’Europe et le monde globalisé des marchés, créé des injustices et des inégalités qui ne sont pas compensées par un système de redistribution des richesses… (la civilisation consumériste entièrement dédiée au profit et à la destruction globale), nos chefs affirment que ce système va exploser, car il y a trop de concentration des richesses et de plus en plus de pauvres (sic !) et que si « on » n’agit pas : « Les nations vont se fermer et le protectionnisme nous conduira à la catastrophe, d’autant qu’il y a aussi une urgence écologique, avec les changements climatiques qu’il faut endiguer »

Bien entendu, le moyen qu’on propose au peuple, c’est d’accepter encore plus de taxes « salvatrices »…, les marionnettes du pouvoir que sont les journaleux et les merdias « aux ordres », plaidant pour la mise en œuvre d’un capitalisme et d’une démocratie « dictatucratique » positive…
Les plus retors affirment et écrivent, avec des trémolos, qu’il faut une prise de conscience du peuple…, que l’on ne peut se contenter de choses non durables, dans tous les domaines… et de citer en exemple « la finance » et « les fonds d’investissements » qui auraient commencé à comprendre que s’ils ne financent pas des choses positives, ils seront considérés comme coupables !

Le fond est toujours aussi consumériste : « Dans quel secteur investir en fonction de la positivité ? », c’est pourquoi a été créé : « Un indice de mesure de la positivité des villes, des pays et des continents » qui va de pair avec « La positivité des entreprises »…, et de brandir en France : « La loi Pacte » qui va dans le sens qu’une entreprise ne doit plus être seulement un rassemblement de capitaux mais d’autres acteurs dans l’intérêt de la collectivité.
La prise en compte du long terme serait ainsi, d’un coup de baguette magique « compatible avec le marché et la démocratie »… en réalité on arrive au but final : le grand détour totalitaire…, mais il y a une fausse note dans ce concert quasi céleste, l’irruption sur la scène de la grande fanfare du populisme !

Oui, voilà que les merdias et leurs journaleux font du « populisme » comme la création d’une forme de nazisme dont on n’ose pas trop en faire d’amalgames…, dans la foulée, on prétexte qu’un gilet jaune a dit à un filousophe de s’en retourner voir Abraham, pour pouvoir dire et écrire que c’est antisémite, donc nazi sans y toucher…
Il est vrai que les thèses et contre-thèses du dit filousophe eussent été autres s’il était né à Gaza et y vivrait emmuré, privé des trésors gaziers que s’accaparent les donneurs de leçons qui se prétendent opprimés… et dans la foulée de ces considérations politiciennes ils affirment : « On a vu les conséquences de tout cela au début du XXe siècle…, on avait tout pour être heureux, les progrès, l’optimisme, mais cela s’est bloqué à cause du populisme et on a eu 80 ans de barbarie…, on aurait pu les éviter… et il ne faut pas que ça recommence »…

La réalité est que c’est la presse qui diffuse tout cela, c’est la presse qui a monté « l’affaire Fielkenkraut » (la faute est voulue) car c’est théoriquement un moyen imparable de discréditer les « gilets jaunes »… et c’est repris en boucle, donnant le prétexte (calculé) qu’il faudrait assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme histoire de définitivement laisser le champ libre à un Etat assassin non légitime selon l’ONU, de pomper l’un des plus importants gisement gazier du monde, qui appartient à la Palestine qui se circonscrit maintenant à la seule bande de Gaza…
La presse a fait ses choux gras des Allemands qui « ne savaient pas » que leurs chefs Nazis massacraient des innocents, elle ne fait pas du tout le même travail en terres Palestiniennes parce que les réactions risquent d’être terribles pour l’emploi du courageux journaliste… et par crainte, les journaleux baissent leur pantalon…

Une presse comme ça, c’est l’équivalent des putes…, n’ayons pas peur des mots, et c’est une des causes pour lesquelles la population déteste les merdias…, ce genre de comportement se retrouve partout, rarissimes sont les médias qui dénoncent car les actionnaires ne sont plus des gens du peuple, mais du pouvoir et les journalistes ont tendance à devenir des larbins de sévices, capables d’accepter les pires compromissions pour ne pas perdre leur job…
Les « gilets jaunes » détestent les merdias et les journaleux, pas la Presse et les Journalistes, mais comment les reconnaître ?
C’est effectivement aussi difficile que dénoncer un acte isolé et l’amalgamer sur la totalité…, évidement ce n’est pas l’enseignement des écoles de journalisme qui apprennent surtout « la réserve » et qu’on ne mord pas la main qui vous nourrit !

Les partis traditionnels n’ont pas su se renouveler, le parti socialiste qui incarnait l’espoir n’a pas su saisir la double dimension sociale et écologique, il s’est fait déborder intellectuellement…., les partis de gauche et de droite s’enlisent dans une confrontation simpliste entre populistes et les « modernistes » qui ne font que défendre leurs « valeurs », c’est à dire leurs fortunes… et pas les « valeurs » de la société qui aime les fanfares….
Dans le monde tel que nous sommes, l’Europe est une gène au niveau planétaire, c’est un ensemble de pays qu’on a rassemblé sous l’étiquette « Europe »… des pays qui ne rapportent plus assez aux superpuissants, elle est quasi moribonde l’Europe qui se retrouve avec les « sous-peuples d’hier » devenus hyper-puissants et totalitaires : les Etats-Unis, la Chine et la Russie.

La Chine est une économie de marché totalitaire qui ose s’affirmer ainsi…, la Russie se couvre d’une sorte d’Orthodoxie totalitaire… et les Etats-Unis qui se prétendent une démocratie ne sont que des Cow-boys qui flinguent à tout va comme des pilleurs de banques… et nous, les gnous et beaufs Européens, nous sommes là, au milieu de nulle part, la partie la plus riche du monde, mais ouverts aux quatre vents…, nous n’avons pas encore compris que nous sommes seuls face à tous les ennemis possibles, parce que les Américains ne nous défendront plus…, pas parce qu’ils n’enverront plus de GI pour « sauver l’Europe d’elle-même », même si les Polonais et les Tchèques le croient… mais parce que les enjeux ne sont plus des dominations à l’ancienne avec conquête des terres, mais des dominations d’économies et de profits à réaliser sur l’abêtissement des masses qui pensent que la vraie liberté c’est le pouvoir d’acheter des inutilités…, en fait une « nazéification » qui n’est pas du nazisme !
Un être humain ne naît véritablement que lorsqu’il prend conscience de sa solitude, c’est cela, la renaissance… et la renaissance de l’Europe commencera par la prise de conscience de sa solitude, qui l’amènera à défendre ses trésors, ses talents et sa place de première puissance du monde, pas à accepter toutes les humeurs d’un Trump !

La France avait voté « NON » à l’Europe…, Sarkozy a trahi la France en revotant « en interne »… et la France s’est retrouvée piégée…, maintenant, alors qu’une majorité de l’Angleterre a voté pour un « Fuck l’Europe » les chefs d’Etat et de gouvernement européens s’ingénient via les merdias à prétendre que ça va être l’enfer au Royaume uni, et que la guerre va éclater, que l’Irlande va périr (à écouter les journaleux on croirait que ça va être comme en Syrie, avec les mêmes tons larmoyants)…, les dirigeants s’engageant à aller vite et à rester unis pour éviter que Londres n’arrache un accord trop favorable susceptible d’inspirer d’autres départs.
Quand on regarde l’histoire, il faut se remettre Marx et Shakespeare en mémoire, le premier donne les grandes tendances, le deuxième nous rappelle que tout dépend des passions humaines et que les grandes tendances peuvent trébucher sur les passions humaines…., l’économie mondiale est très fragile aujourd’hui, on est au bord du gouffre, mais comme on est déjà au fin fond du puits sans fond de la bétise humaine, croyez-vous qu’on puisse aller encore plus bas ?

On ne sait pas si nous sommes à trois semaines où à deux ans, plus où moins, où pas… d’une nième grande « nouvelle » crise économique mondiale…, il est vrai que personne n’a osé parler et agir « vrai » pour régler la crise de 2008…, on a continué à s’endetter…, à papoter de tout et rien…, à s’indigner des pétards jetés à gauche et droite… et pendant ce temps perdu les entreprises, en particulier celles qui ne sont pas cotées, se sont surendettées, elles se sont mises dans une situation totalement artificielle, la faute à la procrastination pour régler les problèmes : « Encore un instant, monsieur le bourreau. »
Les gens sont en colère, en France avec les gilets jaunes, en Belgique et dans d’autres pays…, il faut écouter ce qu’ils disent…., il y a partout en Europe occidentale une prolétarisation de la classe moyenne, une aggravation de la précarité insupportable, surtout au regard des richesses accumulées depuis vingt ans…, les gilets jaunes ont révélé un problème du premier niveau de la classe moyenne…, il se pose surtout pour les générations futures, car l’ascenseur social ne fonctionne plus.

Avant, les classes moyennes en difficulté pouvaient se dire que leurs enfants feraient mieux qu’eux, aujourd’hui, les enfants des classes moyennes ne passent plus au niveau supérieur aussi vite qu’avant, c’est un problème dont il faut se préoccuper.
Évidemment, la société positive est une utopie…, le monde ne fonctionne que par des utopies…, l’utopie de la beauté, de la musique en sont des exemples…, tout comme l’utopie de la bonté, de l’altruisme.

Pour faire une métaphore, je crois que l’orchestre tout comme la fanfare sont annonciateurs de l’évolution de l’économie en général, orchestres et fanfares sont composés de gens qui viennent pour jouer une même partition, avec des moyens différents, certes, car beaucoup de gens d’orchestres ne savent pas écrire une partition, alors que beaucoup des gens de fanfare ont la musique en fête.
C’est cela, le monde que l’on va avoir, les entreprises seront de moins en moins pérennes…. et de plus en plus de gens voudront se rassembler pour des projets humains qui ne sont pas nécessairement européens, dans les réformes les plus fondamentales, il y a toujours une idée révolutionnaire selon laquelle toute personne qui ne travaille pas doit être rémunérée pour se former…, c’est une idée utopique, qui répond à la précarité, qui permet de former les gens et qui renvoie à une utopie ancienne qui a fini par s’imposer, selon laquelle toute personne malade doit être rémunérée pour se soigner… parce que c’est l’intérêt de la collectivité qu’elle se soigne et ne soit pas contagieuse, c’est la même chose pour la formation, dans un orchestre, chaque musicien a intérêt à ce que l’autre soit bon…, dans une fanfare chacun essaie simplement de ne pas faire de fausses notes…

Pour ma part, le décès de Johnny est intervenu alors que je ne m’étais toujours pas remis de la mort de Beethoven… en fait, j’adore le chant des oiseaux…