1950 Italmeccanica IT160 Coupe…

Depuis quelques temps, on bande mou, il n’y a plus de quoi courir nu et turgescent dans les allées des shows de bagnoles anciennes…, mais, quand-même (comme disait Valls qu’on ne regrette pas), le dernier « machin » qui m’a retourné, c’est une italo-américaine de 67 ans, une vioque, retraitée, refaite à neuf, avec une jolie gueule refaite comme une pute de 37 ans… et sapée dans un style pyrotechnique BDSM inspiré d’un fer-à-repasser géant…, cette « boxeuse » m’a fait sombrer graduellement dans l’hystérie la plus totale !

361602537_6

La voir (l’avoir aussi, comprenez : « la posséder à donf », mais au dessert)…, fut comme regarder un mix chirurgical de Loredana Bertè, Jeanne Manson, Victoria Principal et Danielle Erguy (Sapho)…, quatre en une tentant de rallumer en moi le feu sacré, en voulant, de plus, s’amuser…, quitte à laisser mes délires abscons au placard : c’était beau, mais pas des masses exaltant…, quelques bravades lumineuses au milieu de tripatouillages stériles n’ont jamais mené à l’extase !

italmeccanica_01

La seule émotion que laissait transpirer cette vieille chose (j’ose l’écrire étant né en 1949, un an avant elle), outre son visuel assez pataud, voire vulgaire, était celle d’une racoleuse en attente d’un mâle téméraire sevré depuis des lustres, que la moindre vibration pouvait liquéfier (il s’agit d’argent liquide)…, un expert répondant à ces caractéristiques m’a fait l’éloge de la vieille peau, m’affirmant qu’elle était une salope, une fille naturelle illégitime prématurée fécondée par un Saint-Esprit…,

italmeccanica_04

Carroll Shelby, cité (à tort) comme étant le pôle inspiration de la vieille chose…, aurait été le mantra (de plus) du concepteur de cette voiture à travers les années (pré et post)…, il s’est rendu célèbre 10 ans plus tard (gag !) en introduisant (c’est comme un acte sexuel mécanique) un Ford V8 dans une AC Ace britannique…, créant la première d’une longue lignée de Cobra’s…, la DeTomaso Pantera étant un autre exemple des Italo-Ricaines, alliant (pour le pire) des lignes européennes exotiques (sic !) et la puissance d’un V8 Ford Cleveland 351ci…, il y aura aussi en finale la Cadillac Allanté destinée aux fous désireux de confort…, mais j’en ai suffisamment écrit…

italmeccanica_02

La 1950 Italmeccanica IT160 Coupé ne peut en aucun cas se revendiquer d’une quelconque filiation avec les créations de Carroll Shelby, ayant été créée une dizaine d’année AVANT la Cobra…, mais l’idée était déjà (alors) dans l’air de créer un design européen superbe, avec des composants mécaniques simples censés être familier pour tout mécanicien américain moyen (lambda).

italmeccanica_06

La conception s’est articulée autour d’un châssis tubulaire avec des composants de suspensions AV et AR plutôt simples (freins à tambours aux 4 roues), issus d’une Cadillac de série, qui offrait en sus de ses entrailles, son moteur V8 et sa boîte manuelle avec la commande située sur la colonne de direction…, tandis que la carrosserie en aluminium avait été conçue et fabriquée par le carrossier italien Stabilimenti Farina.
Avec un poids à vide de 1T500, l’IT160 pouvait foncer de zéro à 100 km/h en moins de 10 secondes, et atteindre une vitesse de pointe de 200 km/h (des chiffres impressionnants pour l’époque)…, mais, peu d’autres choses sont connues à propos de cette voiture, en ce compris le nombre d’exemplaires produits et autres détails historiques.

italmeccanica_07

Un article de 4 pages du magazine américain Speed Age datant de 1952, présentait l’IT160 sous la plume de Richard Adams interviewant le propriétaire de la société Italmeccanica : « Nous avons cherché à fabriquer une voiture de sport combinant le châssis, la suspension et la carrosserie de luxe des voitures européennes avec la facilité d’entretien et la simplicité des meilleurs modèles américains. L’Italmeccanica IT160 est conçue pour prendre sa place parmi les meilleures voitures américaines et étrangères pour la vitesse et la performance, mais elle peut également être entretenue dans un garage américain car elle est fabriquée avec des pièces mécaniques américaines pour l’entretien desquelles les instructions de maintenance sont simples »…

italmeccanica_09

Lorsque je me suis retrouvé face au bestiau avec l’autorisation (écrite et signée avec décharge de responsabilité) de la conduire…, je me suis dit qu’elle avait sûrement été une voiture facile à entretenir et réparer, mais qu’avec le temps passé, il ne devait plus être aussi facile de trouver des pièces adaptables et qu’il était impossible d’obtenir des éléments de carrosserie…, ensuite, détaillant la bête, face à mes yeux ébahis, j’ai direct senti que la 1950 Italmeccanica ne transpirait pas la grosse marrade…., pourtant, la grosse claque est arrivée d’entrée, c’est qu’elle était monumentale, pachydermique, affichant son look rigolard, ultra naïf, imparable, quasi apocalyptique…, en me mettant au volant (c’est assez acrobatique), j’ai deviné que le plaisir allait débouler en mode hystérique.

italmeccanica_12

C’est simple…, par pur plaisir, je me suis foutu à poil et j’ai foncé la bite au vent, pour m’installer à bord…, chantant ensuite un air de Faust en gigotant nu dans le siège inconfortable, tout en me poilant gaiement…, direct la vioque a été vicieuse et violente : une direction floue et imprécise, je ne vous cause même pas du freinage quasi inexistant, c’était apocalyptique…, après 3 minutes, entre une Kawasaki Ninja H2 et une Corvette qui voulaient me tester, l’Italmeccanica a perdu son pot d’échappement qui a rebondit au dessus d’une dame avec un sac de victuailles et s’est fracassé sur un mur de béton…, géant…, puis mon mon GSM oublié sur le siège passager s’est mis à sonner…, le tout me filant une gerbe pas possible, mais me spermettant de vivre mon premier vrai orgasme cérébral : éjaculer par les yeux et les oreilles en même temps, ce n’était pas banal, avec en plus un goût de caoutchouc brûlé dans la bouche…, je me croyais acteur dans une scène « automobilistique » d’un porno tentaculaire, tous mes orifices étant stimulés.

italmeccanica_05

Alors franchement, si, si…, après 4 minutes d’absurdité sourde, je vivais une situation jouissive, salement secoué par un vacarme bien violent, sorte de signal d’alarme en plein épisode de schizophrénie…, après ce démarrage du tonnerre, l’Italmeccanica crade et barbare, sans forcément m’étonner, va toutefois m’obliger à la maitriser…, la magie, elle, était bien là, malgré quelques secondes de chiale dans un océan de bestialité mécanique.
Et après la tornade vint le beau temps…, la mélodie du V8 sans échappement a repris le dessus… et c’était beau, pur, fragile, avec un je ne sais quoi de cradingue qui s’immisçait sur le tout…, frissons pile-poil à 4 minutes de mon départ pied au plancher (plus ou moins)…, quand le grondement a commencé à tout emporter, conviant mes sens à se laisser aller comme dans un bordel pour l’assaut final dans une orgie bruitiste…, l’alarme schyzo…, la vioque m’a comme sauté à la gorge pour m’obliger à copuler en hurlant…, 20 secondes encore, en plus…, pour prier et pleurer et pas qu’un peu, c’était beau, beau, beau…, je tutoyais avec l’excellence !

italmeccanica_03

Et là, ce fut le drame…, que s’est-il passé ?
« Le grand fou (moi) qui revient enfin dans la cours des grands »… que tu te dis, hein, avoue !
Quasiment plus rien, elle ne tenait plus la route…, la voiture est tombée à plat dans l’inintéressant, voire la chierie sans non…., plus de fun, plus de violence mélancolique…, post coïtum, animal tristé…, je me suis retrouvé avec des flatulences sans intérêts…, rien à sauver du marasme (alors qu’elle s’annonçait marrante), juste une stridence hystérique mécanique inécoutable, semblable aux râles de mon grand-père pendant ses crises d’épilepsie !

italmeccanica_08b

Les gars, si vous etes déjà allé dans un bordel, imaginez que maitriser cette vioque, ce fut comme passer un moment dans la descente « montagne russe » d’une attraction foraine qui se déglingue…, angoissant !
« Putain, t’es sérieux ? ça s’annonçait marrant comme essai en plus, mais là, on dirait un enfant en pleine crise de paranoïa la bave aux lèvres, coincé dans un manège de fête foraine tournant à cent à l’heure »… que tu me dis en me lisant comme si je pouvais t’entendre, ballot…
Un exemplaire de l’Italmeccanica a été vendu en 2010 lors d’une vente aux enchères RM-Auctions pour 143.000 US$.