La Chevrolet Camaro est un Pony Car construit par General Motors de 1967 à 2002 en quatre générations et dont la production reprendra en une cinquième mi-février 2009.
La Camaro fut construite pour concurrencer la Ford Mustang.
Lorsque Ford présenta sa Mustang en avril 1964, l’état major de General Motors ne se montra pas vraiment impressionné, persuadé qu’il n’existait pas de marché pour ce type de véhicule et qu’avec son « petit » coupé, Ford, le rival de toujours foncerait vers de sinistres destinées.
L’espoir fut de courte durée.
Quatre mois seulement après son lancement, 100.000 Mustang étaient sorties des chaines de fabrication.
L’ambiance au directoire de General Motors se dégrada considérablement.
Il fallait faire mieux et surtout très vite pour retrouver la première place sur le marché national.
Dans l’urgence, Chevrolet créa le projet XP836 surnommé « Panther« .
Ses lignes très pures exemptes de toute fioriture combinaient harmonieusement volumes et rondeurs avec des éléments plus anguleux, un peu à l’image des plus prestigieuses productions italiennes.
La Camaro première génération vit donc le jour le 26 Septembre 1966, sur le tout nouveau chassis F-Body qui se caractérisait par un format adapté à un coupé-cabriolet quatre places, d’une architecture de type « faux châssis » à l’avant, fixé sur une coque auto-porteuse.
Quatre versions étaient disponibles avec environ 80 options d’usines et 40 accessoires du concessionnaire :Camaro : Version de base souvent équipée d’un six cylindre en ligne ou du V8 327ci. Camaro RS (Rally Sport) : Cette version apportait essentiellement des ajouts esthétiques : calandre noire avec des phares cachés sous une trappe escamotable électriquement, des feux arrières modifiés et des pièces intérieur spéciales. Camaro SS (Super Sport) : Cette appelation donnait accès au V8 350ci et au V8 « Big Bloc » 396ci. On pouvait le commander avec le package RS ce qui donnait la Camaro RS/SS. Camaro Z-28 : Elle se caractérisait par des freins à disques à l’avant et était propulsée par le V8 302ci. Ce moteur était en fait un 327ci doté d’un vilebrequin de 283ci. Elle fut créée pour courir dans les courses Trans Am.
La Camaro seconde génération entra sur le marché le 26 Février 1970 et  fut commercialisée jusqu’en 1981. La carrosserie avait été intégralement changée, la voiture était alors plus longue et plus large que la génération précédente (de 4,77 à 5 mètres de long suivant les évolutions).
Ses lignes étaient plus élancées, certains diront qu’elle avait un look plus européen voire italien. L’architecture de 1967 empruntée à la Chevrolet Nova restait cependant inchangée, avec le faux châssis à l’avant séparé de la coque auto-porteuse.
Les moteurs furent conservés, du moins pour les premières années.
Bénéficiant d’un budget conséquent, suite au succès de la première génération, les ingénieurs de chez General Motors purent accorder plus de soin dans la réalisation de la nouvelle Camaro.
Ainsi, les suspensions et le châssis furent grandement améliorés aussi bien en terme de confort que de rigidité.
Les vitres latérales arrières furent supprimées pour réduire les coûts et faciliter la fabrication.
Plus tard, la lunette arrière fut élargie pour pallier cette absence et offrir un meilleur champ visuel à l’arrière.
Même les modèles de base reçurent une meilleure isolation phonique et thermique.
Bien que toujours équipée de moteurs Big Block, il ne faisait pas de doute que la seconde génération était bien plus une routière que sa devancière de 1967 qui était bien plus « sportive« …
Cependant, le choc pétrolier mettra un terme à la course à la cylindrée.
La Camaro restera un des seuls muscle-car de la « bonne époque » à survivre à la crise.
Côté marketing, Chevrolet gardera les mêmes modèles que la génération précédente mais en ajoutera quelques uns au fil des années :Sport Coupé : Version de base avec peu d’options Rally Sport (RPO Z22) : De 1970 à 1973, ce package modifiait la face avant offrant deux petits feux de position ronds en plus des deux plus gros. Les essuis glaces étaient cachés sous le capot et il y avait plus de chromes. Comme pour la première génération, le modèle RS pouvait se combiner avec les SS et Z/28 pour donner les Camaro RS/SS ou RS/Z28. Super Sport (RPO Z27) : comme pour les années précédents, choisir ce modèle donnait accès aux plus gros moteurs tels que le V8 396ci. Abandonné en 1974, il sera réutilisé dès 1975 mais seulement en tant que kit de décalcomanies. Type-LT : Modèle « luxe » remplaçant la version Super Sport à partir de 1973. On pouvait le fusionner avec les modèles Rally Sport et Z28 pour avoir une Camaro Type-LT/RS/Z28. Berlinetta : Remplaça le modèle Type-LT à partir de 1979 Z/28 (RPO Z28): La version sport, disposait d’un train roulant et de suspensions améliorées. Créée à la base pour la course Trans Am.
Redevenue plus petite, la Camaro troisième génération vit sa motorisation de base réduite à un 4 cylindres, mais peu ont été vendues avec ce moteur, le V6 étant plus populaire et les versions plus musclées soit la Z-28 ou Iroc-z étaient propulsées par des V8 de 5.0 litres de 220 chevaux ou 5.7 litres de 245 chevaux pour les TPI de 1992.
A noter qu’une version « Police« , reconnaissable au code option B4C, était également disponible, uniquement réservées aux forces de l’ordre.
Ces Camaro « Police Package » qui se retrouvent aujourd’hui sur le marché de l’occasion sont plus puissantes que les Camaro « standard« , elles sont aujourd’hui très recherchées par les amateurs du modèle.
Pour la Camaro quatrième génération, le 4 cylindres a été abandonné.
Le moteur de base était un 6 cylindres de 3.4L avec 160hp remplacé rapidement par un V6 3.8L de 200hp beaucoup plus économique.
Les versions plus musclées soit la Z28 et la SS avaient droit au moteur 5.7 litres LT1, avec la boîte automatique ou manuelle T56 à 6 rapports.
La Z28 affichait 275hp et la SS 305hp.
En 98 la Camaro eut droit a quelques modifications au niveau des phares et un remodelage de sa face avant complète ainsi que l’intérieur.
Le désuet LT1 de fonte fit place a un nouveau moteur en aluminium, le LS1 qui équipait déjà la Corvette.
C’était un moteur tout en aluminium avec une possibilité de modifications beaucoup plus intéressantes que son prédécesseur.

Plusieurs « factory freak » sortirent de l’usine avec des moteurs dépassant le 345hp à 360hp.
La Camaro Z28 développait ainsi 305hp et en 2000 grâce a un remplacement de « l’intake manifold » pour celui du moteur LS6, la puissance fut augmentée à 325hp.
Avec son 0-100 km/h en 5.3 secondes et voire même un peu moins, la Camaro était de loin la voiture américaine la plus performante (moteur à aspiration naturelle) pour son prix, par rapport à sa grande rivale, la Mustang.
Bien qu’elle fût la « F-Body » la plus performante toutes générations confondues, la lenteur de GM à adapter sa voiture au marché lui sera fatale.
En 2002 quelques derniers modèles sortiront de la défunte usine.
Chevrolet a décidé de raviver la flamme de la Camaro en 2006 en présentant la Chevrolet Camaro Concept, qui vient de faire faire son apparition officielle et sera commercialisée à partir de 2009, ce sera la Camaro cinquième génération
Construite sur la plate-forme « Zeta » et équipée du moteur LS2 V8 de 6,0 litres de 423 hp, couplé avec une transmission manuelle à 6 rapports, elle sera aussi offerte en version 6 cylindres à moindre coût.
La Camaro RS sera également disponible dans une version convertible.
La Chevrolet Camaro Concept fut incarnée par le robot « Autobots » dénommé « Bumblebee » dans le film « Transformers« .
Depuis 2006, Chevrolet a soulevé l’enthousiasme avec un ce concept prometteur, confirmé son engagement à faire revivre l’engin avec un deuxième concept en version cabriolet… et a encore fait monter la sauce avec une apparition de la Camaro dans un récent « blockbuster » américain…
Finalement, la Camaro version 2010 s’est dévoilée officiellement pour marquer une rupture avec la précédente génération supprimée du catalogue en 2002 : en pleine vague du néo-rétro, elle reprend la silhouette de la célèbre Pony Car année-modèle 1967 pour faire face aux Ford Mustang et Dodge Challenger, inscrites dans la même veine passéiste.
Cependant, si en 1967 les Beatles sortaient l’album « Sgt Peppers » et si Jimi Hendrix enregistrait son « Are you experienced ?« , la Camaro version 2010 évoque plutôt AC-DC avec un dessin irrévérencieux qui fait la part belle à l’agressivité démonstrative.
Sans fioritures esthétiques, ramassée, anguleuse et musculeuse, la Chevrolet Camaro joue les teigneuses et ne fait pas pâle figure face à une concurrence qui a déjà mis la barre haut dans ce domaine.
Du modèle originel, la version 2010 a hérité du capot biseauté et à la longueur indécente, de même que des petites vitres de custodes arrière en triangle : les amateurs de la première heure ne seront pas déstabilisés, c’est bien l’esprit de la Chevy 67 qui habite cette Camaro.

Sous le capot, les caractéristiques héréditaires sont encore présentes.
L’habitacle est à l’unisson du design extérieur avec une ambiance nostalgique mâtinée de modernisme ; ainsi, le conducteur fait face à des encadrements carrés de compteurs au dessin rétro, ainsi qu’à une batterie de jauges analogiques disposées au pied de la console centrale, de quoi ramener à la fin des années 60.
Ainsi, l’on retrouve un six cylindres sur les version LS et LT d’entrée de gamme, même si celui-ci, cubant 3.6L et développant 300 ch et 370 Nm de couple, est désormais en V et non plus en ligne ; ce bloc sera disponible avec une boîte manuelle ou automatique à six rapports.
La version phare, la SS, sera animée par un V8 6.2 l de 400 ch et 535 Nm de couple associé à une boîte automatique à six rapports ; toutefois,une version de ce moteur disposant d’une boîte manuelle offrira 22 chevaux de plus.

Le poids de l’engin est de 1 700 kgs avec une répartition presque idéale de 52/48.
Sur les déclinaisons LS et SS, un pack RS esthétique bénéficiera d’optiques avant HID à l’apparence bleutée ainsi que des spoilers et des jantes de 20 pouces spécifiques.
Chevrolet prévoit une production annuelle de 100;000 unités, un chiffre que le constructeur américain compte bien dépasser grâce au prix « contenu » de la version d’accès à moteur V6 : 12.500 dollars, soit environ 9.000 euros, un tarif que les clients européens auront malheureusement peu de chances de retrouver sur le vieux continent à cause des 10% de taxes d’entrée Hors C.E…, plus la TVA (une vingtaine de % selon les pays), plus l’amortissement des coûts d’homologation (et c’est pas une mince affaire), plus le profit des intermédiaires en ce compris les assurances et les transports…, ce qui, au total devrait placer la Camaro de base à 15/16.000 euros, mais… n’y comptez pas trop, la spéculation veille ainsi que la soif de profits gigantesque sur le dos de « ceusses » qui ont envie de « paraître« …, cela devrait amener le bestiau, en basique, à 30.000 euros, assurant plus de 20.000 euros de profits bruts au revendeur !
Discutez si vous en voulez une…
Ceci écrit…, qui peut m’expliquer comment font les américains pour commercialiser une Camaro de base à 12.500 dollars (9.000 euros TTC) alors que chez nous, pour ce prix, on a une Peugeot 107 ?!?!?
9.000 euros, c’est une Logan… dont on nous bassine qu’elle est la meilleure marché du monde…, oubliant, bien sur, les Tata des Indes à 2.000 euros !!!
Et lorsqu’on sera envahi de voitures Chinoises, elle seront encore moins cher…
Dès-lors, qu’est-ce-qui ne tourne pas rond chez nous ?
Début des livraisons de la Camaro : février 2009 aux Etats Unis, date encore inconnue pour le reste du monde
Il n’y a pas grand-chose qui exprime mieux l’Amérique qu’un muscle car.
Pourtant, la Camaro, qui apparait si fidèle à ses racines yankee, est le fruit d’un développement international.
GM a décidé de puiser dans ses immenses ressources globales pour rendre le projet financièrement viable.
Résultat, la plateforme propulsion sur laquelle est basée la Camaro provient d’Australie (similaire à celle de la Pontiac G8), le design est américain et la construction sera canadienne (à l’usine d’Oshawa, en Ontario).

Tout le monde avait salué le style mélangent à la fois modernité et respect des traditions.
En 2006, la Camaro avait remporté le prix du meilleur concept du salon de Detroit.
Ed Welburn, vice-président du design chez GM, voulait un véhicule qui ressemble à une Camaro mais qui n’en soit pas une copie parfaite.
Restait à s’assurer que le passage à la grande série n’allait pas défigurer les lignes (comme c’est déjà arrivé par le passé chez GM, souvenez vous de l’Aztek).
Au final, la Camaro de série reste absolument plantureuse.
Selon les versions, des roues de 18, 19 ou 20 pouces seront offertes.
De plus, un ensemble RS (comme au bon vieux temps…) sera proposé en option et incluera des phares au xénon avec effet halo, un aileron et des roues de 20 pouces.
À l’intérieur, c’est la même démarche.

Là non plus, les lignes du concept n’ont pas été affadies.

Respect du passé (grands cadrans creusés, cadrans disponibles sur la console centrale, comme sur le modèle 69, incluant la température d’huile, la pression d’huile, la charge de la batterie et la température d’huile de transmission), mais style, matériaux et ambiance modernes, notamment avec un éclairage par diodes.

De série, il vient avec une boîte manuelle à 6 rapports alors qu’une Hydra-Matic 6L50, à 6 rapports elle aussi, incluant une commande manuelle est disponible en option.
Le moteur des versions LS et LT est un V6 de 3,6 litres à injection directe d’essence incluant le calage variable des soupapes qui développe 300 chevaux (soit ce que la Mustang V8 offre)…
Grâce à cela, les Camaro V6 peuvent revendiquer, selon GM, une consommation de seulement 9 L/100 km sur autoroute.
Pas mal du tout.
La version SS reçoit, quant à elle, un V8 de 6,2 litres mais avec des différences selon que la boîte de vitesse est manuelle ou automatique.
Sur la SS manuelle, on retrouve le bloc LS3 inauguré par la Corvette 2008.
Il développe 422 chevaux.
La boîte de vitesse est une Tremec TR6060 à 6 rapports.
La SS automatique fait appel au bloc L99, dérivé du LS3.
Ce moteur intègre un système de désactivation des cylindres qui permet, dans certaines conditions de circulation, de rouler uniquement sur 4 cylindres au lieu de 8.
Grâce à cela et à la boîte automatique Hydra-Matic 6L80 à 6 rapports, la consommation sur autoroute s’établit à 10,2 L/100 km, même si la puissance s’élève à 400 chevaux.
Toute cette puissance, il faut la faire passer sur la route, ce qui n’était pas le point fort des « muscle-cars » d’antan.
La Camaro du 21ième siècle fait appel à une suspension indépendante aux 4 roues, une direction à crémaillère à ratio variable, un contrôle de stabilité incluant l’antipatinage et 4 freins à disques avec ABS.
Les versions LS et LT reçoivent une suspension sport baptisée FE2 alors que la SS bénéficie d’une suspension performance FE3 rabaissée.

La Camaro n’oublie pas le confort et offre à ses occupants un système audio Boston Acoustics, la connectivité Bluetooth et USB, un radar de stationnement, un démarrage à distance, la radio satellite XM et OnStar.
La SS reçoit en plus un contrôle de stabilité paramétrable pour la conduite sportive et, uniquement avec la transmission manuelle, un mode « launch control » pour des démarrages optimisés.
Côté sécurité, pas moins de 6 coussins gonflables répondent à l’appel, incluant des rideaux latéraux pour les 2 rangées de sièges.
Si Chevrolet commence à diffuser de l’information officielle sur la Camaro, cela ne veut pourtant pas dire qu’elle est prête d’arriver en concession.
La production débutera le 16 février 2009…. 
Un cabriolet est d’ores et déjà prévu et il sera disponible à l’été 2010.
 

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