2013 Impéria hybride… c’est satiriquement belge !

En 2013, après un trip halluciné aux USA avec une secte de Hot-Rodders psychos…, après d’invraisemblables péripéties autodestructrices Mexicaines avec la Vulh 05…, après diverses aventures lubriques en Pologne avec la Léopard…, j’étais « revoilou » de retour en Europe, plus particulièrement en Belgitude, pour commenter ma défonce sadomasochiste avec l’Impéria label 2013…, sous le principe qu’un engin débilitant ne peut être traité que de manière satirique… 

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Je m’étais retrouvé à Liège devant chez Impéria label 2013, comme, à l’entrée d’un bar sado-maso…, dans l’attente d’y rencontrer une nanana chargée de m’informer sur la futuristique réplique ancienne voiture belge du nouveau siècle…

Une fille d’au moins deux mètres trente, perchée sur de longues jambes mutantes faisant office d’échasses, m’avait tendu un billet, j’ai pénétré dans ce qui me paraissait être l’antre du diable… et après quelques pas, je me suis retrouvé devant une étrange créature, nue, prisonnière d’une cage en verre, laissant discrètement apparaître son intimité.

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Salle comble…, des déguisements…, des drag queens…, des gays…, des hétéros…, des amateurs de bondage…, des cosplay saylormoon…, des sadiques et des masos…, du latex, du cuir, de la soie…, des sourires…, tout le monde se marrait, une bière à la main, chacun ramenant les boissons qu’il voulait…, ça partageait, ça minaudait, ça se fendait la gueule…, les gens se jaugeaient, tandis qu’un homme nu, le pénis en érection avec une demi dizaine de coton-tige plantés dans l’urètre, tentait de nouer contact avec qui voulait.

Il y avait aussi des combats de demoiselles en mode manga qui finissaient à poils…, des grosses mascottes costumées qui faisaient flipper… et une poupée gonflable humaine qui mimait des coïts endiablés et exposait sa chatte en plastique aux curieux sur fond de Crystal Castles.

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Si vous avez eu vent de spectacles crades, ce sont souvent des légendes…, ici, on faisait dans le borderline, pour briser les tabous, certes, mais en essayant de garder un maximum d’humour, en tentant montrer de belles choses : des Trans et des DragQueens faisant le show, balançant des vannes, remuant leurs croupes…

Derrière, le clou de la soirée se préparait : quelques clients potentiels, des cobayes alignés en rang d’oignons, étaient assis, une perfusion dans la tête, pour s’y injecter de la connerie prémâchée.

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L’atmosphère, elle, s’échauffait : entrejambes ouverts aux doigts aventureux, couples qui se forment au hasard, latex qui claque…, j’ai bien ouvert les yeux, j’ai regardé…, étant l’une des seules personnes non alcoolisées, le bordel se distinguait logiquement : cela partait en vrille, sans distinction de sexe.

Les toilettes étaient moins utilisées pour uriner que pour frôler les culs.., qui voulait pisser, tombait sur une fille à la langue coupée en deux en pleine fellation…, des mecs à poils se trimballaient partout : hommes en laisse, maitresses SM, travestis pleins d’amour.., un mec énorme se faisait même sodomiser par deux vieilles au milieu du bordel ambiant…

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Mais là…, en voyant une jeune femme en robe à fleur venir me parler de l’Impéria label 2013, avec un sourire aux lèvres, alors que tout autour c’était le souk… et bien, j’ai trouvé ça beau : malgré sa moue d’ennui, sa tête dans le vomi, avachie sur le canapé…, je me suis évertué de ne pas s’occuper de sa minijupe égarée, le pull était assez long, il faisait office de cache misère sexy…

Musique trop forte, fumée, paquets de clopes vides, cheveux longs, jarretelles déchirées, le club tanguait, les messieurs semblaient désemparés…, dans trois heures, il fallait aller bosser.

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J’ai cherché partout le papier avec son numéro…, j’ai eu envie de prendre une douche…, j’étais gorgé…, coït avorté, after all, l’univers parallèle, le moment de se laisser porter, assis comme une merde, ou de se mettre dans un coin et regarder le monstre-foule sauter…, notion du temps abstraite, maelstrom de couleurs, de basses grondantes et de verres cassés.

J’ai pas flanché malgré les regards perdus, c’était pourtant la grande mer de l’incertitude, du flot ouaté, le début d’une claque violente, de la redescente tant redoutée aux enfers de l’irréalité, épilepsie lumière…

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La musique était merdique, bouillie ralentie où tout se chevauchait, tête dans les étoiles et ventre bientôt dans le caniveau…, j’étais revenu sur terre, je n’étais pas dans un bar-bordel, mais bien chez Impéria 2013…

Avant même de commencer le reportage, je savais que l’Impéria hybride label 2013 était un objet chaotique, donnant mal à la tête et s’acheminant de toutes ses forces, sans laisser le temps d’appréhender une quelconque gradation, vers la plus grande foire au racolage, à la vulgarité, la putasserie, la complaisance la plus décontractée, qui veut vous pousser à trouver sexy tout ce qui constitue l’antithèse d’un projet cohérent…

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C’était l’été… et pendant cette saison, en plus de dépérir sous la clim’ ou en face d’un ventilo qui ronronnait et empêchait de dormir, on ne pouvait que déprimer en voyant ce gachis…

Dans l’entre-deux-guerres, la Belgique fut une grande nation de l’automobile : Minerva, FN et Impéria sont les noms les plus connus de cette lointaine épopée…, ils sont tous tombés dans l’oubli, jusqu’à ce qu’en 2008, les jeunes entrepreneurs liégeois de la société Green Propulsion, implantée au Sart Tilman, en périphérie Liégeoise, décident de faire revivre Impéria, une marque née en 1904 à l’initiative d’Adrien Piedbœuf, propriétaire d’un atelier liégeois de construction de motos puis de voitures…, qui avait marqué l’histoire de la région.

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N’ayant strictement rien en commun avec Impéria, les « ceusses » de Green Propulsion ont simplement payé 400 euros pour pouvoir utiliser le nom et s’en approprier l’histoire…, c’était sans envergure aucune, un peu minable, un consumérisme bas de gamme…dans le but de construire une voiture d’un concept technologique inédit et s’introduire dans le créneau des voitures exclusives et au standard de qualité très élevé.

Sous la direction du designer Belge Denis STEVENS, le projet ne put toutefois pas débuter en 2013 comme prévu, si bien que l’IMPÉRIA GP, un roadster résolument « sportif » et à moteur hybride, ne sera présenté qu’en 2015, peu avant que la société GREEN PROPULSION, ne soit mise en redressement judiciaire, amenant à sa faillite en 2016.
Bon, bon, bon, c’est du Belge, donc surréaliste, pourquoi-pas ?

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Même si Green Propulsion avait déjà pignon sur rue (le pignon, entre le XVe et le XVIIe siècle, supportait la poutre principale de la charpente d’une maison ou d’un commerce. Par extension, l’expression a évolué en désignant le fait de posséder un bien immobilier plutôt riche. A notre époque, elle traduit une certaine notoriété de ce bien, donnant ainsi un aspect positif à son propriétaire)… et fournissait des modules hybrides à des fabricants de véhicules utilitaires (notamment), beaucoup crurent à un simple effet d’annonce tant les chiffres de performance de l’Impéria 2013 étaient étonnants par rapport à ce qui existait déjà sur le marché…

0 à 100 en moins de 5 secondes, 60 kilomètres d’autonomie 100 % électrique, une consommation d’essence ridicule, le tout pour un prix stratosphérique de 85.000 euros…, c’était bidon, mais c’était la pub d’Impéria label 2013…

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La vitesse de pointe a ensuite été revue à la baisse, de 240 à 216 km/h, sous prétexte de ne pas vider les batteries trop vite (re-gag !)… ou plus réellement : pour ne pas ouvertement avoir l’air con…, le prix stratosphérique de base, est simultanément passé de 85.000 à 94.000 euros plus taxes, frais, options et emmerdes…, ce qui, pour une telle voiture était déraisonnable, si ce n’est qu’il se calquait sur les délires de Tesla et autres…, l’idée de départ, elle, n’avait pas changé : il s’agissait de surfer sur la vague pseudo-écolo de la voiture électrique en prétextant proposer une « vraie » sportive hybride rechargeable…, belge de surcroit !

Le moteur essence de l’ensemble hybride était le 1.600cc qui équipait les Mini et les Citroën DS-3 2013, un bloc 4 cylindres de 200 chevaux fabriqué par PSA (exit BMW), consommant une dizaine de litres aux 100km et qui suffisait amplement pour propulser cette Marlin réplica devenue Impériale…, sans avoir besoin d’une hybridation électrique…, quant au moteur électrique qui ne servait qu’au maximum sur 60 kms d’autonomie (soit 30 km aller/retour), au prix d’une extrême complication inutile…, le résultat, sans preuves, donnait entière satisfaction aux concepteurs…, on ne sait pas trop pourquoi, vu la débilité totale de l’engin…

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Le mix affichait une puissance commerciale hybride cumulée de 350 chevaux (c’était le but consumériste de faire croire à tout et n’importe quoi pour attirer des nigauds)… et les mensonges incluaient que l’engin débordait d’énormément de couple (sic !), les performances étant au rendez-vous sur un très bref lap de temps…, une vingtaine de journaleux particulièrement complaisants, ont eu l’occasion de constater l’ineptie générale de ce bitza grotesque en prenant le volant du bolide, certains après avoir eu le soin de cacher leur réelle identité…, en fait ils réalisaient un article positif totalement laudatif et crétin à des fins alimentaires… alors que moi qui n’en ai rien à f… je me suis laissé aller à écrire mon réel point de vue…

Bien sûr, comme il s’agissait de flatter l’égo de ses concepteurs et de veiller à des retombées positives sous le principe consumériste du libre échange (je t’envoie l’ascenseur, tu me renvoies le même ascenseur avec des cadeaux), pour avoir l’air crédible, le team d’Impéria et les journaleux réunis en une association éphémère… avaient décidé de prétendre « journaleusement » qu’il s’agissait du prototype de développement, qu’il n’était pas question (par respect et dévotion) de le pousser dans ses derniers retranchements… et que les quelques kilomètres à se faire peur (en position accroupie au volant), avaient permis de confirmer le bien-fondé du concept : châssis tubulaire, légèreté et technologie de pointe : le tout apparaîssant parfaitement cohérent (j’ai honte pour eux, mais pour un journaleux, avoir du gigot chaque jour, par les temps qui courent, c’est le prix à payer)…

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En fait, pour pouvoir « bouffer » leur gigot, il suffisait aux intrépides journaleux de recopier le texte « communiqué de presse » en y apportant quelques touches personnelles…
Jugez plutôt : Le succès de voitures ressuscitées, telles la New Beetle, la Mini ou plus récemment, le triomphe commercial de la Fiat 500 new look, en attestent : le Design Néo Rétro est résolument dans l’air du temps. Au-delà du plaisir esthétique procuré par des lignes se démarquant des standards actuels qui banalisent les véhicules courants, on peut aussi y lire la nostalgie d’un temps où la voiture était encore un objet magique, vecteur d’une liberté retrouvée. Avec ses ailes indépendantes du capot moteur et ses lignes fluides, l’Imperia GP célèbre le retour à un concept où l’élégance n’est plus sacrifiée à l’efficacité mais dans lequel ces deux paramètres sont harmonieusement intégrés. Sa calandre verticale en est un bel exemple. Alors qu’elle pourrait laisser supposer une faiblesse aérodynamique, elle recèle un dispositif d’ouïes mobiles qui régulent le flux d’air à l’intérieur du véhicule. Cette caractéristique lui confère un coefficient de pénétration dans l’air supérieur à bien des voitures contemporaines. Le design de l’Impéria est le fruit d’une étroite collaboration entre Green Propulsion et le designer Denis Stevens. La vocation sportive de l’Imperia GP se traduit également par un équipement volontairement élémentaire. Les amateurs et nostalgiques de la conduite purement sportive retrouveront ainsi un plaisir qu’ils estiment parfois diminué par les différents systèmes électroniques d’aide dont sont truffés les véhicules plus ordinaires. À bord de l’Imperia GP, le conducteur redevient le pilote. Ces dispositifs sont cependant disponibles sous forme de divers packs d’options. Lors d’un trajet, il appartient à tout moment au conducteur de décider via un sélecteur le type de propulsion désiré : électrique ou hybride.Grâce à une autre commande, le conducteur décide s’il entend vider complètement ses batteries (afin de les recharger sur le réseau, une fois arrivé à destination) ou s’il veut conserver une réserve qu’il utilisera lorsqu’il pénètre dans le trafic urbain. Ces fonctions permettent d’optimaliser l’utilisation de l’Imperia GP en l’adaptant aux circonstances. L’Imperia GP propose également une autre exclusivité inédite dans son segment : elle peut se recharger sur le réseau, à l’aide d’une simple prise de courant 220V. Une charge complète est alors effectuée en 4h30, pour un rapport coût/km sans équivalent (0.05 €/km en tarif de jour, 0.02 €/km en tarif de nuit).

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Je l’ai écrit un pneu plus haut : j’ai honte pour ces journaleux…, mais qu’est ce que j’ai pu me marrer de lire leurs articles dithyrambiques à destinations de leurs beaufs de lecteurs lobotomisés qui gobaient ça, sans être vexés d’être pris pour des pigeons à plumer…, la vérité était que le but de ce premier prototype était avant tout d’appâter les gogos tout en se servant des journaleux-essayeurs-cobayes pour voir :
– si les résultats obtenus sur ordinateur et à l’arrêt (gag !)… s’adaptaient à la réalité de la route.
– si l’ensemble faisait crédible pour attirer des clients passablement idiots et surtout les « sous-sous » par millions de la Région Wallonne…

Le résultat fut négatif, le populo n’a pas réagit, les classes moyennes ne s’en sont pas préoccupé et les hautes sphères ont dédaigné cette bêtise au look de kit-car…, toutes choses poussant les concepteurs a re-créer autre-chose avec un look plus évolutif, mais sur la même base…, comme la finition de l’habitacle et l’insonorisation n’en étaient encore nulle part, même si la forme du tableau de bord était déjà a demi réalisée virtuellement…, rien de plus n’ira dans et vers ce « nulle part », c’est à dire que c’était du flan-caramel dont la date « à consommer » était dépassée depuis longtemps…

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Mais les concepteurs ont affirmé que ce n’étaient que des détails par rapport à tous les obstacles financiers et techniques déjà surmontés par la petite société liégeoise…, que l’important était d’avoir pu constater gr$ace à un test « officiel » que le module hybride fonctionnait déjà plus ou moins correctement… et que même en mode 100 % électrique l’Impéria offrait des performances intéressantes et qu’elle déménageait vraiment en mode hybride…, en fait, c’était un test bidon organisé pour rassurer les banquiers et le gouvernement Wallon qui avait déjà injecté quelques millions dans cette fumisterie, croyant à la renaissance de la vieille marque Impéria, couplée à la naissance d’une industrie automobile nouvelle capable de remplacer les grandes marques qui désertent la Belgique…

Personne de l’extérieur n’a vu que les loustics qui avaient acheté le nom (la marque) pour 400 euros et pompé le Kit-Car britannique Marlin pour « le design », étaient incapables d’aller ne fusse qu’au dixième du plan foireux…, les dits loustics, par ailleurs étaient-ils réellement juridiquement et psychologiquement incapables (comme leurs avocats l’ont plaidé pour éviter une qualification d’escroquerie), de se rendre compte que leur bagnole était une daube ridicule invendable au delà de 15.000 euros TTC, soit le prix du Kit-Car Marlin qu’ils avaient « pompé »… mais 15.000 euros 100% roulante, homologuée, sortie de la fabrique en Angleterre (en kit la Marlin était vendue £ 1,985 TVA comprise)…, ou agissaient-ils en toute connaissance de cause en prenant tout le monde pour des crétins, avec la bienveillante complicité d’amis journaleux, dans le but d’obtenir des subventions de la région Wallonne ?

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Pour faire passer cette affaire indigeste, pour avoir l’air « street-crédible », la firme a autopublié des autocommentaires autolaudatifs sur l’autoévolution de son troisième châssis, tout en autoaffirmant qu’elle croulait sous les commandes…, croyez-le ou non, mais Impéria a fait faillite fin 2015 (gag !), la petite entreprise étant contrainte de demander une réorganisation judiciaire afin qu’elle puisse geler ses dettes et du coup poursuivre ses activités… et les magistrats qui n’ont rien compris, se sont évertués (et s’évertuent encore) à chercher des investisseurs pour lancer une improbable production qui se ferait à Liège…, soi-disant de quoi produire cent voitures par an (gag !), en espérant que les locaux deviennent rapidement trop petits, le but étant de construire 200 exemplaires chaque année (hilarant n’est-il pas ?)…

Depuis lors l’électrocardiogramme d’IMPÉRIA, nouvelle mouture restait désespérément plat, malgré une tentative avortée de reprise du groupe CARAT-DUCHATELET, le carrossier haut de gamme bien connu, avant que ne débarque l’homme d’affaires Liégeois, Laurent MINGUET, avec une offre de reprise en bonne et due forme auprès du curateur…, les journaleux se sont alors empressés de publier que cette offre avait « toutes ses chances d’aboutir »… si bien que tous les nostalgiques de ce grand nom industriel, ne désespèrent pas de voir le projet initial non seulement renaître mais redémarrer bientôt après une modification du projet qui prévoit l’utilisation d’un moteur 100 % électrique, en lieu et place du moteur hybride initial !

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Et comme l’offre de reprise émane d’un homme d’affaires du rang de Laurent MINGUET, qui, avec ses associés Pierre L’HOEST et Michel COUNSON, avait fondé en 1994, la société EVS, le leader mondial en matière de serveurs vidéo destinés à l’enregistrement d’images professionnelles, permettant des ralentis et la rediffusion d’instantanés d’une qualité exceptionnelle utilisés depuis par de nombreuses chaînes TV…, nul ne doute que le projet IMPÉRIA, pourrait trouver sa continuité à moyen terme, afin de faire refleurir ce véritable fleuron industriel Belge…, depuis, peu d’informations ont filtré sur le futur de la marque… si ce n’est que divers se demandent si Laurent Minguet, qui n’est pas un sot, va demander à la région Wallonne d’ouvrir à nouveau les vannes financières en grand… pour sauver le patrimoine wallon (acheté 400 euros) !

Il est à noter que l’Impéria label 2013-2017, toute riquiqui, est, suite à ce nouveau Barnum re-pré-annoncée au quasi même prix que la Marrussia (120.000 euros) qui avait quand même une toute autre allure pour justifier l’injustifiable…, Marrussia avait tenté un coup semblable auprès de la région Wallonne, prétendant vouloir installer une usine avant-gardiste aux abords du circuit de Spa-Francorchamps (Marrussia, le vent de l’Est… )…, l’affaire qui était une escroquerie aux subsides calquée sur les hauts-faits d’armes de Preston Tucker (’47’48’49 Tucker Torpedo…), de Malcom Bricklin (1974-1975 Bricklin SV1, une escroquerie géniale ! )… et de John Z.DeLorean (La saga De Lorean…)…, avait été éventée in-extrémis…

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Tout est fait pour que le public et les investisseurs potentiels n’y comprennent rien, mais se laissent emporter par les récits pré-écrits, pour mieux s’y perdre, fermer les yeux… et pénétrer au plus profond de la bêtise : c’est fascinant…, l’Impéria label 2013 revisité 2017, c’est une histoire belge surréaliste, dont l’habillage merdiatique 100% consumériste est taillé à la serpe, palpable, lourd, colossal et surtout écrasant, complètement démantibulé de sa quintessence d’origine.

Avec GatsbyOnline, tout ce barnum risque d’être à nouveau interrompu par mon incantation lointaine, semblable à une plainte emplie de tristesse, de désespoir, voire de total renoncement à vouloir changer les habitudes moutonnières, comme si un vieillard contemplait un corps gisant sur un trottoir, sous la pluie, les bras ballants, en chantant faiblement, pour rendre hommage au vide en marchant dans une impasse entre prostitué(e)s, dealers, sans abris et rats filant se cacher sous les poubelles en entendant les pas les approcher.

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Je n’aime pas l’appropriation de l’histoire d’autres…, tout comme je n’aime pas les guirlandes moches, les cadeaux pourris, les sourires jaunes et les bougies qui se rallument alors qu’on vient de cracher ses tripes pour en faire vaciller leur flamme…, ce qui reste gravé dans le marbre, ce sont les souvenirs laissés sur le parvis du cortex…, les futs se vident, les estomacs aussi, les âmes rongées se dirigent peu à peu vers la pelouse maculée de déjections, ou se replient vers les chambres à coucher…, la bonne nouvelle, c’est qu’un bazar qui démarre d’une façon chaotique et incohérente, ne le reste pas indéfiniment…, les toilettes restent fermées pendant des heures, certaines têtes disparaissent, d’autres tentent d’escroquer la descente en avalant des downers…, alors on navigue, épaisse fumée de clope pour seule balise, trébuchant sur une paire de jambes, les cernes se creusant au grès des tours de cadrans.

L’ambiance se pose, les gens ne crient plus, chuchotent, s’enlacent, se perdent.
Les caboches à crack se fondent dans le jardin…, alors la musique se fait plus douce.
Mais des relents de drogues se font sentir… et quelques allumés ne sont pas encore raide morts.
Un peu de psychédélisme ne fait de mal à personne…
Trop de Pluto et Mickey devant mes yeux…, putain quelqu’un vient de foutre du Lsd dans mon verre, c’est pas possible, je dois me faire vomir avant de perdre connaissance.

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Les murs veulent m’écraser, je trébuche, gerbe, on me débarbouille… et je retombe sur la jeune femme qui voulait me causer de l’Impéria label 2013… qui me confie avoir oublié toutes ses machines en partant de chez elle.
– Pas de bol…, que je lui dis, j’aurai bien aimé voir ça…
– Pas de problème…, qu’elle me repond, je vais essayer de sauver la baraque….

Je me f… de sa pomme, disant que l’on va encore massacrer le public… et que c’est vraiment pas ma veine…, non mais sans blague…, sauf qu’elle a tout compris : Sous le déluge de conneries, se trouve la beauté, le chaos, la naïveté…
Vous devez en faire une relecture… et c’est justement ça que la demoiselle à du comprendre dans un espace rongé par les échos lugubres, par le néant : « Il n’y a rien d’autre car il n’y a plus rien à entendre, plus rien à dire. Le soleil s’est levé et tout le monde se casse, à moitié déchiré, en oubliant même le pourquoi du comment »…
L’Impéria label 2013, revisité 2017, c’est plus qu’un gag, c’est une arnaque !