L’enfer des automobiles dites « de collection »…

C’est avec entrain que je viens de m’atteler à la rédaction d’un mémoire, d’un pensum, ayant pour sujet les automobiles dites « de collection » dans les ventes aux enchères…
Je crois avoir usé (et être usé de cela), quasi toutes les sociétés de ventes aux enchères de voitures de collection.
Pourtant, je me souviens avoir été enthousiaste de participer à ces grandes « affaires » !

La première « grosse saloperie » remonte à la fin du siècle passé, Matthieu Lamoure alors « chercheur d’affaires » chez Poulain LeFur à Paris, va me démarcher pour obtenir une Mercedes SSKL 1927 réplica dans une vente au Palais des Congrès…
Malgré les accords, son expert « Souverain » va faite annuler l’affaire par intérêt personnel et je vais vivre l’humiliation d’aller rechercher ma voiture quelques heures avant la vente alors que des candidats acquéreurs se pressaient interrogateurs et dubitatifs…

Malgré ce début de très mauvais augure qui m’a valu l’humiliation…, Matthieu Lamoure va se couper en 4, non pas pour s’excuser du mal causé…, mais pour me proposer de participer encore aux ventes de Poulain LeFur…, qui, à chaque vacation, vont se solder par des montants dûs et accumulés en reports incessants…, jusqu’au moment ou je vais devoir procéder en justice pour être payé…

Tribunal d’Instance de Paris 8ème arrondissement
Jugement Civil du 8 septembre 2005, contradictoire
N° de répertoire ; 11-05-000317
Demandeur ;
Monsieur De Bruyne Patrice, représenté par Maître Affri Guillaume, avocat au barreau de Paris
Défenderesse ;
SAS ARTCURIAL Briest Poulain Lefur, 7 Rond Point des Champs Elysées 75008 Paris, représenté par Maître Lakits-Josse Anne, avocat au barreau de Paris
Composition du Tribunal ;
Président ; Marie-Christine Le Duvehat – Greffier ; Clémence Antiope

Audience publique du 2 juin 2005
Délibéré le 8 septembre 2005
Jugement contradictoire en premier ressort
République Française, au nom du Peuple Français
Faits, Procédure et Prétentions des Parties
Par exploit du 8 avril 2005 Monsieur De Bruyne, collectionneur, a fait assigner la société ARTCURIAL Briest Poulain Lefur, commissaires-priseurs, à laquelle il avait confié plusieurs véhicules de collection en vue d’une vente aux enchères organisée le 5 avril 2004, aux fins de l’entendre condamner à lui payer la somme de 2.216 euros en remboursement des frais de vente indument perçus, 2.000 euros au titre de frais de remise en état des véhicules, 1.500 euros à titre de dommages et intérêts pour résistance abusive et enfin 1.500 euros en application de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile…/..
Monsieur De Bruyne soutient que lorsque les véhicules étaient cédés à un prix inférieur au prix de réquisition, la société défenderesse s’était engagée à ne pas facturer les frais mais qu’en dépit de cet engagement une facture de 2.216 euros lui avait été présentée et réglée pour des véhicules de marque Jaguar Daimler et Cobra Pilgrim cédés à un prix très largement inférieur selon lui au prix de réquisition…/..
Motifs de la décision
Sur la demande en remboursement des frais
*Attendu qu’il résulte de l’examen du mandat de vente versé aux débats que deux sortes de frais sont dus à cette occasion par le vendeur ;
-les frais de vente proprement dits comprenant un forfait légal, les honoraires de l’expert, ainsi que les frais de catalogue et de publicité,
-les frais dits « divers » ; transport, Palais des Congrès, parking La Défense 120 euros, autres transports, parking haute sécurité, contrôle technique, remise en route et préparation pour la vente.
*Attendu que le mandat établi par Monsieur De Bruyne le 2 mars 2004 pour la vente du 5 avril suivant fait mention de frais de vente hors taxes d’un montant de 5% mais qu’il est ajouté après leur énumération la mention suivante « pas d’autres frais ».
*Attendu qu’une pratique s’était instituée entre les parties qui consistait à ne pas facturer de frais à Monsieur De Bruyne lorsque les véhicules étaient cédés à un prix inférieur au prix de réquisition.
*Attendu que cette renonciation ne parait pas être contestée et que dans un courrier du 21 décembre 2004, Maître Hervé Poulain la reconnaît mais en « visant seulement les frais ».
*Attendu cependant qu’en l’espèce compte tenu de l’indication manuscrite « pas d’autres frais » inscrite dans le mandat de vente il y a lieu d’en déduire que Monsieur De Bruyne n’était redevable ni des frais proprement dits de vente ni des frais divers de transport et de parking.
*Attendu qu’il apparaît d’ailleurs que l’ensemble des frais retenus au préjudice de Monsieur De Bruyne sur la vente de l’un des véhicules (Ferrari 328 GTS) lui a été remboursé à hauteur de 1.704,30 euros le 25 mai 2004 mais que les frais portant sur les ventes d’un véhicule AC Cobra Pilgrim et Daimler ont été maintenus à hauteur de 2.216,60 euros.
*Attendu que ces véhicules ayant été adjugés pour un prix manifestement inférieur au prix de réserve, il apparaît que conformément à la pratique suivie par la société ARTCURIAL défenderesse à l’égard de Monsieur De Bruyne, elle se devait également de lui rembourser les frais retenus à tort pour ces deux véhicules.
*Attendu qu’il sera donc accordé à Monsieur De Bruyne la somme de 2.216,60 euros../..
*Attendu que l’ancienneté des faits justifie l’exécution provisoire de ce jugement et qu’il serait inéquitable de laisser à la charge de Monsieur De Bruyne l’intégralité des frais de procédure visés par l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile.
Par ces motifs,
Statuant contradictoirement en premier ressort,
Déclare Monsieur De Bruyne recevable et bien fondé en sa demande de remboursement des frais de vente.
Condamne en conséquence la SAS ARTCURIAL Briest Poulain Lefur à lui rembourser la somme de 2.216,60 euros../..
Ordonne l’exécution provisoire de ce jugement
Condamne également la SAS ARTCURIAL Briest Poulain Lefur au paiement de 800 euros en application de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure ainsi qu’aux entiers dépens.
Ainsi prononcé le huit septembre deux mille cinq par Marie-Christine Le Duvehat, Vice-Présidente assistée de Clémence Antiope faisant fonction de Greffier qui ont signé la minute du présent jugement.
En conséquence, la République Française mande et ordonne à tous huissiers de justice sur ce requis de mettre le présent jugement à exécution.
Aux Procureurs Généraux et aux Procureurs de la République près des Tribunaux de Grande Instance d’y tenir la main.
A tous les Commandants et Officiers de la Force Publique de prêter main forte lorsqu’ils en seront légalement requis.
En foi de quoi la minute du présent jugement a été signée par Monsieur le Président et par le Greffier.
Pour copie conforme revêtue de la formule exécutoire.

C’est ignoble ce que les gens peuvent être faux-culs…, les conclusions d’Artcurial lors du procès en 1er instance à Paris inversant toutes les réalités vécues…
C’était loin le temps ou Maître Poulain m’envoyait du « cher ami » pour obtenir une diminution des prix de réserve…, quoique j’ai vécu d’autres humiliations : la non-vente d’une Plymouth vendue…, le démontage presque intégral d’une Packard de 1930 « pour voir ce qu’il y avait sous la banquette arrière »…, la mise aux oubliettes d’une rarissime Corvette 1953 pour que Maître Poulain puisse exposer la Morgan quasi neuve de l’ami d’un ami… et j’en passe !
Quant aux dégâts survenus aux voitures non vendues et parquées dans le parking souterrain de « La Défense », Maître Poulain n’a jamais voulu faire intervenir son assurance…

Je me suis ensuite tourné vers Bonhams qui organisait une « auction » à Genève, ayant pour thème « Lamborghini »…

Possédant alors un LM002 cabriolet rouge fraichement restauré à 100%, j’ai téléphoné au « responsable », un certain Simon Kidston, qui avait été auparavant directeur chez Coys…, peu avant que Coys sombre dans la déconfiture financière et ne renaisse aussitôt sous une appellation quasi semblable.
Simon Kidston était rââââvi (sic !) que j’ai un Lamborghini LM002 cabrio et m’a confirmé qu’il était bienvenu dans la vente.

Je vous passe les péripéties d’envoi de cette bête…, pour en arriver direct à la vente qui fut un semi désastre.
Mon LM002 a été vendu le lendemain de gré-à-gré par Simon Kidston à un de ses amis britannique sous réserve d’ôter 20% de mon prix de réserve qui était l’équivalent de 50.000 euros d’alors, pour garantir les frais d’un réglage de la boîte de transfert… qui était neuve !
Dit comme ça, on peut y croire…, on peut croire que c’est une garantie « en attente »…, on a confiance…, j’ai donc eu confiance.
Sauf que plusieurs mois plus tard, je n’avais toujours pas reçu le solde dû…
Après d’autres mois de discussions très couteuses par téléphone, Simon Kidston (Bonhams) a justifié de ne pas me payer l’équivalent de ces 10.000 euros en m’envoyant la facture d’une société britannique, d’environ ce montant…, pour un réglage de la boîte de transfert effectué dans le nord de l’Angleterre…, alors que le lamborghini LM002 n’avait jamais quitté le musée de Genève ou il avait été entreposé… et que donc cette facture de réglage était fausse !
Chez le concessionnaire Lamborghini Suisse, ce réglage a été évalué par devis à 500 euros…
Malgré des centaines d’appels téléphoniques avec Simon Kidston et la direction de Bonhams…, je n’ai jamais été payé…
J’ai entamé une action judiciaire en Suisse qui m’a couté les yeux de la tête, pour n’aboutir à rien d’autre qu’un conseil d’un juge suisse amateur de vieilles voitures et ami de Simon Kidston : « d’en rester là »…
Simon Kidston est ensuite parti œuvrer dans d’autres sociétés de ventes aux enchères avant de créer sa propre boîte de vente-conseil de voiture dites « de collection »… ou il joue le rôle d’une sorte de « Parrain » du monde des voitures dites « de collection »…
On le voit souvent dans les ventes, avec de gros poissons-clients, donner des conseils et directives…

http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=648&cat=auto

L’adjoint de Simon Kidston était un certain Max, qui va devenir directeur « europe » de RM-Auctions…
Personne ne va lever le petit doigt pour arranger cela…, ni lui (Max), ni son acolyte le Baron François Xavier d’Huart, mon soi-disant meilleur ami de cette époque…, ni même Matthieu Lamoure déjà inséparable de son fidèle lieutenant (partis ensemble de chez Poulain LeFur), qui va prendre la place de Simon Kidston chez Bonhams Suisse…, puis va ouvrir Bonhams France à Paris… pour ensuite revenir chez Poulain LeFur devenu Artcurial, en tant que directeur…
Là, il m’a juré ses grands-dieux qu’il était directeur et seul maître à bord… et qu’il me garantissait la paix et la tranquillité si je revenais chez Poulain LeFur devenu Artcurial…

Il met de la magie, mine de rien,…dans tout ce qu´il fait
Il a le sourire facile, même pour les imbéciles
Il s´amuse bien, il n´tombe jamais dans les pièges
Il n´se laisse pas étourdir par les néons des manèges
Il vit sa vie sans s´occuper des grimaces
Que font autour de lui les poissons dans la nasse
Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y´en a même qui disent qu´ils l´ont vu voler Il travaille un p´tit peu quand son corps est d´accord
Pour lui faut pas s´en faire, il sait doser son effort
Dans l´panier de crabes, il n´joue pas les homards
Il n´cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mareIl est libre Max ! Il est libre Max !
Y´en a même qui disent qu´ils l´ont vu volerIl r´garde autour de lui avec les yeux de l´amour
Avant qu´t´aies rien pu dire, il t´aime déjà au départ
Il n´fait pas de bruit, il n´joue pas du tambour
Mais la statue de marbre lui sourit dans la courIl est libre Max ! Il est libre Max !
Y´en a même qui disent qu´ils l´ont vu volerEt bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours
Lui, pour leur faire plaisir, il raconte des histoires
Il les emmène par-delà les labours
Chevaucher des licornes à la tombée du soirIl est libre Max ! Il est libre Max !
Y´en a même qui disent qu´ils l´ont vu volerComme il n´a pas d´argent pour faire le grand voyageur
Il va parler souvent aux habitants de son cœur
Qu´est-ce qu´ils s´racontent, c´est ça qu´il faudrait savoir
Pour avoir comme lui autant d´amour dans le regardIl est libre Max ! Il est libre Max !
Y´en a même qui disent qu´ils l´ont vu voler

Comme dans les autres vacations…, tout s’est bien passé durant quelques ventes, puis, c’est comme si j’avais cessé d’exister…
Matthieu Lamoure m’a promis de prendre une voiture pour une vente à Paris, puis m’a raconté qu’il préférait la pousser pour la vente suivante, à Rétromobile…, ou rien ne s’est passé puisque je me suis mis à ne plus exister…
Sans doute que comme je n’ai pas ma langue en poche et que j’écris sans contraintes dans mon site-blog www.GatsbyOnline.com je deviens un homme gênant, toujours prompt à souligner les travers et expliquer le dessous des cartes…
Je résume, bien sur…, les dés sont pipés…, j’en ferai un livre aux multiples rebondissements…

Tout le monde se connaît…, c’est comme en justice ou un procureur devient juge, c’est comme si un avocat siégeait le lendemain d’une cause en tant que juge en cassation de la même affaire…
Pouvez-vous imaginer un tel monde… ou on vous escroque d’un coté… pour venir vous proposer la lune chez les mêmes qui n’avaient pas hésité à vous ratiboiser…

C’est même, comme la caricature « en vrai » du film « le Parrain » (Don Corleone joué magistralement par Marlon Brando), ou coexistent les maisons de ventes aux enchères, comme des « Familles »…
Il y a la « Famille Artcurial », danseuse du Groupe Dassault, la plus riche, disposant d’appuis politiques et autres, inattaquable…, la « Famille RM-Auction », très présente aux USA et qui s’est emparée du très haut de gamme tel Ferrari, et des clients les plus fortunés…, la « Famille Bonhams » implantée solidement en Angleterre, un peu aux USA… et qui tente de grignoter ce qui peut rester ailleurs…, la « Famille Coys » quand à elle fait partie des francs tireurs, elle va ou les autres ne sont pas encore, puis quand ils y viennent aussi, tente d’assumer en créant d’impressionnants rideaux de fumée…, Coys s’invente des voitures vendues, là ou RM-Auctions prétend avoir tout vendu par réattribution des lots…, de toute façon, les résultats s’effacent après huit jours, voire un mois… et il ne reste rien que du vent…

S’il y a des tueries, elles sont financières…
Chaque « Famille » se bat pour s’étendre, sans scrupules, mais chacune a sa territorialité… et dans ce « périmètre » tous les coups sont permis…
Il existe d’autres « Familles » d’auctionner, comme la « Famille Drouot », mais elle ne fait pas dans l’automobile, ce qui n’empêche pas quelques scandales d’éclater, comme autant de peaux de bananes explosives jetées par des concurrents, affamés…
Mais le Graal ultime de toutes, reste le marché des œuvres d’art, la plus extraordinaire pompe à fric et machine à blanchir après la Formule1…

Je n’en suis pas là…, mes voitures « de collection » restent très très modestes dans ce grand-bazar, à tel point que certaines maison d’enchères importantes, me boudent, m’ignorent, car la nouvelle barre à franchir se situe en moyenne à 500.000 euros…, en dessous c’est de la figuration…

Et, dans tout ce méli-mélo, il y avait Coys…
Beaucoup de clients ont été grugés par Coys, surtout après que Coys a fait un crash fin du siècle passé, comme déjà écrit ci-avant…
J’ai fait confiance à Coys durant des années, en finale je n’en ai pas du tout été récompensé !
En tant que collectionneur privé, ça me permettait de changer de voiture « de collection », mais à la longue, ça devenait pesant !

Depuis 2008, les ventes Coys sont devenues peu à peu désastres après désastres, les pires étant les ventes de Monaco… qui, dans les dernières années, n’intéressaient plus quiconque (j’ai vécu une vente ou il n’y avait que 20 personnes dans la salle, c’étaient les vendeurs des voitures exposées)…
Si chaque vente restait un prétexte pour voyager, la crise de 2008 aidant, a rendu ce jeu bien trop frayeux, qui plus est : de moins en moins ludique, voire même dangereux question finance, d’ailleurs les acteurs des ventes (vendeurs et acheteurs) étaient de moins en moins certains de retrouver leurs voitures ou l’argent y investi…

Pour ma part, Coys me devait une importante somme suite à une vente en Angleterre et cela s’éternisait depuis des mois et des mois, la seule alternative qui m’était proposée étant d’aller à Monaco à la vente Coys acheter une voiture dont je n’avais nul besoin…
C’est vraiment grande humiliation que d’être ainsi obligé de quémander ce qui vous est dû, de devoir courir au bout du monde, dans une vente suivante, pour tenter d’obtenir un chèque… et de devoir composer en achetant une autre voiture dans une spirale sans fin…, qui si on la brise, vous expose à des non-paiements, et a lancer des procédures judiciaires coûteuses et longues, longues…

Qui plus est, les employés-directeurs changent de casquettes, qui est chez Poulain LeFur va chez Bonhams dont les précédents vont chez RM-Auctions… et même de Coys à Bonhams… comme l’indique la plaquette éditée par Bonhams, pétaradant de vanité en annoncant que l’ex-directeur des ventes de Coys est maintenant chef de secteur chez Bonhams…

On était en mai, ou Coys, Bonhams et RM-Auctions organisent leurs ventes Monégasques…
Coys me devait donc une grosse somme d’argent concernant une vente qui avait eu lieu l’année précédente !
J’étais excédé des promesses de paiement sans suite…
J’ai du faire le voyage pour récupérer ce qui m’était dû, imaginez le coût selon la brève description des évènements !
Grâce à l’aide d’un des employés de Coys qui se plaignait et en avait « ras-le-bol » (comme d’autres de ses collègues), de n’être quasi plus payé (tout comme moi et d’autres clients)…, j’ai pu m’éviter une procédure judiciaire pour récupérer ce qui m’était dû…
Il m’a donné la date, l’heure et l’adresse d’un restaurant de Cap d’Ail ou les deux patrons de Coys avaient programmés de discuter en dinant avec leur staff et deux gros clients américains…, j’ai pu m’inviter à leur table pour demander : « mon chèque »…
Les américains ont pris peur, c’est qu’ils avaient confié deux monstres sacrés hors de prix à Coys… et se demandaient si tout allait avoir une bonne fin.
Pour sauver la mise, Douglas Jamieson, un des patrons, m’a dit bien fort que je pouvais venir le lendemain à l’emplacement Coys au Cirque de Fontvieille pour recevoir mon chèque, ce qui n’était toutefois pas une garantie de paiement, puisque ce chèque devait attendre d’être présenté à l’encaissement dans une banque continentale qui l’enverrait ensuite à la banque anglaise ad-hoc qui paierait sous réserve de bonne fin et provision, un mois et quelque plus tard…
Les deux américains sont venus le lendemain, anxieux, s’inquiétant de savoir si j’avais reçu mon chèque…
Ils sont restés la demi-journée durant laquelle « on » m’a fait patienter…
Ce n’est qu’en les voyant prêts à annuler leur participation, que Douglas Jamieson, le patron de Coys, a fait tracer le chèque par son comptable tout transpirant…
Un grand moment !
Mais au moins, il y avait le début d’un acte de paiement, même si la finalité allait durer un mois et demi de plus…

Confier des voitures de collection dans ces conditions assez floues et précaires, quelle qu’en soit leur valeur, génère une angoisse qui devient un stress insupportable…
J’aurais du en rester là…
Tout tient à rien d’autre que des bonnes paroles, car en matière de contrat, il se limite à un Entry-Form au nom de Coys, avec des conditions générales exclusivement en faveur de Coys-Angleterre, alors que les ventes se font en off-shore en dehors du Royaume-Uni d’Angleterre… sans aucune garantie de suivi…, tel que je vais le découvrir suite à la vente de Essen en début 2011…

Cette vente Coys de Essen 2011 fut pour moi un Nième désastre, d’abord parce que le transport d’une Corvette a tourné à l’apocalypse, car accidentée par le transporteur de Coys qui a mis plus d’un an avant de payer les dégâts, Coys pourtant responsable, se défilant lâchement de toutes obligations…
Ensuite, parce qu’une Buick inscrite avec Entry-form signé et accepté n’a pas été placée dans le catalogue et donc ainsi rendue invendable…
Pour finir cette trilogie d’abominations…, parce qu’une Chrysler inscrite pour 50.000 euros selon un Entry-form signé par les parties… a été vendue pour 17.500 euros sans aucune convention annexe signée de ma part…, d’où un procès interminable (toujours en cours), ou le bureau d’avocat de Coys a osé écrire dans ses conclusions, que le « Coys of kensington Automobiles LTD » du contrat, n’était pas le bon « CKA LTD » (soit les premières lettres de « Coys of Kensington Automobiles LTD »…, mais donc une coquille vide envers laquelle il ne servait à rien de faire un procès, puisqu’il n’y aurait rien à récupérer…, me réclamant en cette suite 2.000 euros d’indemnités de procédure !
Super mentalité…

Il y a de quoi réfléchir avant de continuer à participer à ces jeux de dupes !
Notez que le montant de 50.000 euros est bien indiqué comme prix de réserve… et aussi que le directeur de Coys a indiqué manuscritement que le paiement se ferait dans les 15 jours suivant la vente…
Il faudra 8 mois pour percevoir l’avance de 17.500 euros…, quand au solde, c’est pas demain la veille que Coys va payer ce qui m’est dû !
Tout cela n’est qu’une escroquerie préméditée à l’appui d’une organisation d’insolvabilité programmée depuis le début…
Tout est faux, ou presque…

J’en conclus, et j’en témoigne, car j’ai été souvent dupé et parfois escroqué dans ce système…, que le monde des voitures dites « de collection » est un immense panier de crabes, un monde d’entourloupes et d’escrocs… ou si on n’est pas piégé dans des affaires similaires à celles exposées brièvement ci-dessus, on vit des affaires de blanchiment spectaculaires, des fausses ventes réatribuées… et j’en passe et des meilleures.

Les voitures présentées dans les ventes ont parfois des numéros de châssis en doublons ou triplettes…, certaines voitures présentées comme « historiques » sont des automobiles reconstruites de A à Z… et affublées de papiers prétendument d’origine, perdus dans un continent, puis un autre…, on découvre également des voitures volées…, des voitures escroquées…
Les résultats des ventes sont cachés, effacés, biaisés… (essayez de retrouver les résultats des ventes sur le site Coys)… et sous l’apparence de gens dignes et « responsables », arborant l’étiquette de gens biens sous tous rapports, riches et amis avec les plus grands…, tout n’est que mensonges (dans le cas de RM-Auctions, pour faire bonne figure les invendus sont déclarés vendus car réattribués aux vendeurs, ce qui donne faussement l’apparence de résultats mirobolants de 90% de lots vendus)…

Quelques exemples :
– l’affaire de la Ferrari de Jacques Swaters The iconic Jacques Swaters, in a case of stolen Ferrari S/N 0384AM……,
– les faux châssis soi-disant authentiques de Carroll Shelby Carroll Shelby, la légende automobile, est décédé le jeudi 10 mai 2012, il avait 89 ans. …,
– les fausses Bugatti refaites trois ou quatre pour une…, dont celle retrouvée dans le lac de Cuomo, vendue par Bonhams à Paris comme étant une relique et dont une doublette avec exactement le même numéro de châssis…, également vendue par Bonhams…, se trouve au Japon  Une Bugatti sauvée des eaux… #1 & Une Bugatti sauvée des eaux… #2 & Une Bugatti sauvée des eaux… #3 …,
– les Ferrari 250GTO Favre et autres… (listing des liens en fin de cet article)…

Et parlons-en des experts automobiles…, c’est une profession non réglementée, sans aucun accès à la profession…, ou tout un chacun peut délivrer un avis qui sera pris comme argent comptant par les journaleux de sévices, alors que les 9/10ièmes n’ont aucun diplôme, aucune qualification…
Comment avoir confiance dans tout ce micmac…, alors que les experts trinquent avec les pires escrocs et que les journaleux écrivent ce qu’on leur dit sans rien connaître des réalités ?
Hélas, alors que tout guilleret, j’avais compilé moult exemples, articles et statistiques, je me suis aperçu que c’était riquiqui…

C’est donc angoissé que je me suis tourné vers moi-même afin de me supplier à genoux de rédiger un article plus simplement écrit dans lequel pointerait divers liens vers divers exemples édifiants…, soulignant le caractère cauteleux et obséquieux des figures de proues de ce monde glauque.
Maintenant, chaque fois que je vois une voiture dite « de collection », je vis un vrai cauchemar.
Alors que chaque pauvre type s’étant laissé aller à acquérir une automobile « de collection » via ces filières, a besoin de soutien, de tendresse, d’empathie, d’aide…, en bref qu’on le comprenne, le plaigne et qu’on lui vienne en aide…, tout le monde se fiche de ses plaintes et au pire les gens se mettent en colère en jugeant qu’il sont pénibles !
Le monde est vraiment cruel…, mais j’ai trop lu les stoïciens pour m’en étonner.

De mon côté, je préfère rester assis dans un fauteuil ou vautré sur un canapé, lisant des livres ou surfant, avide de connaissances.
Alors chaque propriétaire de voiture « de collection » reste seul avec son engin, se jetant avec le peu de forces qui lui reste, sur un doliprane ou un efferalgan… pour tenter d’apaiser son calvaire…, peu ou pas enclin à comprendre des choses plus complexes et abstraites.
La spécialisation de l’espèce est vraiment bien faite ne trouvez-vous pas ?

Dans les faits, il semble que plusieurs recherches entreprises depuis le milieu des années deux-mille le prouvent : le ressenti de la douleur d’avoir été grugé en achetant une voiture dite « de collection » est différent selon que l’on soit un homme ou une femme…
On imagine que tandis que l’homme séparerait presque totalement douleur physique et douleur morale, la femme en soit incapable mélangeant allègrement les deux.
Dès lors, on peut imaginer que si les plaintes masculines en termes de douleurs morales soient moindres, c’est qu’ils possèdent ou plutôt croient posséder en eux-même les capacités de régler ce genre de problèmes par eux-mêmes.

Il faut que l’homme en soit à vouloir se pendre, pour comprendre…et encore, ce n’est pas toujours évident !
C’est bien connu que les hommes estiment pouvoir tout, tout seul et tout le temps.
Peut-être que cette surestimation de ses capacités cognitives à traiter tous les problèmes rend pour l’homme, la vie insupportable.
Parce que si tout cela ne provoque pas une douleur intense, il rend suffisamment l’esprit de l’homme brumeux, pour rendre impossible toute concentration et toute production de pensées et ça, c’est insupportable !
Tout se dérègle en même temps… et l’homme-collectionneur, se rendant (enfin) compte qu’il est victime de sa bétise et de la saloperie des autres (dont il fait aussi partie)…, ne parvient plus à penser.
La prestance masculine, élément indispensable à l’existence de tout homme, en prend un sacré coup.
La femme, elle, dans 99,99% des cas n’achètera jamais d’automobile « de collection »…
Intelligemment, confrontée au choix (cornélien pour un homme) entre une Mercedes 300SL « Gullwing » et une Mercedes SLR, la femme optera pour la SLR 3 fois moins chère et bien plus efficace et confortable…
Les plus malignes se la feront offrir…, les plus intelligentes achèteront une Smart City Cabrio, sures de trouver un homme qui possède une SLR ET une 300SL…

Pour moi, ce n’est qu’intuitif mais je le tiens pour acquis : nous sommes le produit  de constructions sociales qui font que pour un homme, ne plus penser et avoir le cerveau en gelée, est insupportable !
Donc plutôt que de vous moquer des propriétaires d’automobiles de collection en inventant des expressions foireuses, il faudrait sans doute s’intéresser aux répercussions sur le destin des hommes !
Pour comprendre cela, on ne possède que des hypothèses.
Dans une perspective psychosociale, une faiblesse de revenus, des situations de rupture, la précarité professionnelle ou encore la solitude… mêlées au fait de posséder une voiture de collection payée trop cher et devenue totalement invendable…, peuvent former un contexte favorisant l’apparition d’une somatisation.
Là, je me redresse et d’un ton n’admettant aucune réplique (c’est un double sens), je vous explique doctement que je ne renonce pas à l’édification patiente d’une explication scientifique des raisons de la bêtise humaine, expliquant toutefois que tout cela est fort compliqué et que je manque malheureusement (sincèrement !) de connaissances en psychologie, neurologie et endocrinologie pour comprendre que tout cela est bien pire encore que ce que je viens d’écrire (avec patience et obstination) !
Et…, en finale, tout ça (c’est à dire des centaines de millions d’euros et bien plus comme pour cette Ferrari Enzo en pur toc plastique), pour en arriver là…, tel que sur cette photo…, comme pour montrer qui en a la plus longue ou la plus grosse !

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Monaco, mai 2007…
L’affaire Ferrari 250 GTO… Première partie : Histoire de la Ferrari 250 GTO…
L’affaire Ferrari 250 GTO… Deuxième partie : L’atelier GTO-Garnier !
L’affaire Ferrari 250 GTO… Troisième partie : Les Ferrari GTO-Favre !
L’affaire Ferrari 250 GTO… Quatrième partie : Le scandale Ferrari 250 GTO-Favre !
L’affaire Ferrari 250 GTO… Cinquième partie : L’essai exclusif de la Ferrari 250 GTO-Favre-Garnier !
L’affaire Ferrari 250 GTO… Sixième partie : La Ferrari 250 GTO-Favre-Garnier en 2010 !
L’affaire Ferrari 250 GTO… Septième partie : Ferrari 250 GTO Register…
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