Le procès de la Dino 246 GT châssis # 05596…

A VENDRE
1973 Dino (Ferrari) 246 GT Pininfarina Châssis # 05596
Etat 100% d’origine. Collector rarissime et unique. Intouchée depuis 1973.
Toujours protégée dans son garage. Seulement 13,932 miles. Un seul propriétaire.
Extrapolation usine/production de la Dino 206-S Speziale exposée par Pininfarina au Salon de l’auto de Paris.
Cette voiture sublime est un bonbon pour les yeux, un mélange magistral de courbes sensuelles, de développement de surface exceptionnel et de proportions époustouflantes.
La voiture a été cachée par son unique propriétaire depuis 1975.
Les prix des Dino (Ferrari) 246GT continuent d’augmenter à pas de géant, donc cette automobile est le Graal ultime pour un véritable épicurien qui désire posséder une Dino unique au monde qui est une vraie trouvaille.

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Le pouvoir de l’écriture est terrifiant mais on ne l’exploite plus, c’est comme des tas de choses dont nous disposons dans notre cerveau et sommes incapables de nous servir, trop affairés que nous sommes dans le pognon, l’égo et l’immédiateté la moins réfléchie…

Une salle d’audience piquée des vers comme il y en a tant dans les tréfonds des palais d’injustices.
Une matinee ripolinée par le soleil comme il y en a beaucoup au printemps quand il est réglo.
Très haut, par-dessus les toits, le ciel bleu n’est qu’un minuscule carré poussiéreux derrière une vitre grélée de chiures de mouche.
L’audiencier lunetteux trie distraitement ses doigts sur la moleskine acnéique de son bureau.
Les avocats vont et viennent affolant à chaque fois les moutons gris qui paissent tristement le lino.
Président – Affaire suivante…

Des détenus comparaissent en habits traditionnels de taulards « hip-hop » : survet’s à capuche et pantalon de jogging en mode bandonéon.
L’un d’eux s’est retourné pendant qu’on lui ôtait ses menottes, vrillant son regard dans celui d’une femme assise dans la salle quasi déserte.
Elle a dû lui adresser un « Je t’aime » muet…, « Moi aussi » font ses lèvres à lui.
Les deux mots s’envolent en silence comme des bulles de savon…
Une voix monocorde prononce un jugement :
Président – Quarante mois !
Il y a un cliquetis de menottes, le couinement d’un banc fatigué, le chuintement d’une imprimante, un claquement de porte, le sanglot de la femme assise dans la salle quasi déserte…
Président – Affaire suivante…

Une détenue monte, plus dépenaillée qu’un moineau en décembre.
Président – Elle n’a pas l’air de comprendre un traitre mot de ce que vous lui dites…, souffle le président à l’interpréte….
L’interprète est roumaine…, la prévenue parle le rom de Serbie.
Interprète – Ah non, ça va pas le faire !
Affaire remise en Volapük…, puis en langue des signes…
La détenue, bat trois fois ses cils de girafe, l’air de rien comprendre !
On l’embarque…, on verra plus tard…
Président – Affaire suivante…

C’est un Tanzanien tout sourire, à la mauvaise foi abyssale, il s’est fait gauler trois fois, les poches pleines de blé et de came.
Il explique, tout véhément, il commence par la prise de Constantinople par les Turcs en 1453…, espérant arriver à l’annexion de la Crimée…, mais il est stoppé net alors qu’il évoque les origines de la guerre de 14/18…
Rien qui tienne la route.
Le président interrompt la saga du griot :
Président – Et ces SMS, Monsieur, qu’on a retrouvés sur votre GSM, comme celui-ci : « l need 5 grams NOW”…, vous en dites quoi ?
Il en dit qu’il y a erreur sémantique :
Tanzanien – Monsieur le Juge suprème, votre honneur, coquilles rectifiées, le SMS n’évoque pas des grammes, millième partie de l’unité de masse, mais. des gigas, qui, en informatique, valent autant de milliards d’octets, le message, c’est juste un pote qui me réclame une carte mémoire…
Le président soupire : ce type est un champion.
Président – Affaire suivante…

Arrive un maousse en costume noir, crane rasé, prévenu de faux en informatique, de coups volontaires et de harcèlement.
Le type se défend seul…, il cite des articles de loi… et même des versets de l’évangile selon Saint-Luc.
Il annonce qu’il déposera des conclusions…
Maousse – Les coups, c’est sur mon ex-épouse Rwandaise, Monsieur le président, si je l’avais cognée, croyez-moi, elle aurait eu des contusions autrement plus sévères que cette légère tuméfaction mentionnée dans le rapport médical, croyez-moi, j’ai 25 ans de bodybuilding derrière moi…
Le président cite un passage accablant d’un P-V dressé par la police…
Maousse – Oubliez ça, ces types sont des rabiques racistes anti-nègros…
Un avocat rit sous cape, le procureur pouffe sous toge, le Président lève les yeux au plafond…
Président – Affaire suivante…

Un avocat sollicite une remise : son client est en Australie.
Président – Affaire suivante…

Un homme se présente, couvert de peinture, mains dans les poches…, rien à foutre.
L’audiencier jette un regard de perruche à la pendule que l’heure d’été a laissée en carafe…
Une odeur de soupe a gravi les escaliers…
Le prévenu s’assoit sur le banc comme s’il était garni de clous.
Un flic a demi-mort d’ennui passe une tête par la porte entrebâillée : RAS.
Président – L’affaire est prise en délibéré, jugement fin juin… Retenez la date, vous ne serez pas re-convoqué…
Prévenu – Je serai là, votre Honneur…, fait l’autre, cérémonieux, en quittant la salle a reculons, comme s’il prenait congé du Grand Moghol…
Président – Affaire suivante…

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J’avance vers l’autel des torturés…
Président – Qu’est-ce-que-c’est ? Vous avez osé écrire des insanités sur Ferrari ?
Moi – Je cite l’Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme : « Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit »
Président – Quoi ? Vous invoquez les Droits de l’Homme pour votre action envers Ferrari ? Quoi-que-ce-que-c’est ?
Moi – Devant la multiplication des atteintes à la liberté d’expression, sous forme d’intimidations et de menaces à l’égard de blogs et de sites-webs, de la part d’officines spécialisées dans la désinformation et la propagande relatives aux évènements passés, présents et à venir, il est rappelé que la Loi du 21 juin 2004 (LCEN), modifiée par la Loi n°2009-1311 du 28 octobre, article.12, s’appliquant à des « abus » éventuels, spécifie dans son alinéa 4, que…, je cite : « Le fait, pour toute personne, de présenter aux autorités judiciaires ou à quiconque, un contenu ou une activité comme étant illicite dans le but d’en obtenir le retrait ou d’en faire cesser la diffusion, alors qu’elle sait cette information inexacte, est puni d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15.000 Euros d’amende »

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Président – Vous revendiquez le droit de critiquer Ferrari, c’est bien cela ?
Moi – Absolument ! Dans un océan de voitures sublimes, Ferrari a produit un ilot de modèles techniquement loupés ou esthétiquement moches. Il y a la 308 GT4 et surtout la Dino 246 GT qui cumulait autant un ratage technologique qu’esthétique ! Les ailes trop hautes masquaient la visibilité. Pour permettre l’ouverture de la fenêtre, la prise d’air avait été repoussée. Des spécialistes affirment que le vieil Enzo l’aurait trouvé tellement moche qu’il aurait refusé qu’elle s’appelle Ferrari. Il faut que le monde le sache ! 
Président – C’est une honte ! Vous persévérez ! Vous mériteriez le maximum !
Moi – Issu d’un concept-car de salon à moteur central dessiné par Pininfarina en 1965, Maranello pris par l’urgence, accepta à contrecœur d’en dériver un coupé GT de production.
Président – Ah ! Bon ! Vraiment ? Pourquoi ?
Moi – La CSI exigeait que dorénavant les moteurs de monoplaces de F2 soient dérivés d’un bloc produit à 500 exemplaires par an. Au départ, il ne s’agissait que d’en produire 500 pour respecter le règlement. Tout cela pour vous dire, votre éminence, que la première 206 GT dévoilée en 1967 tenait plus du bricolage rapide et du bric à brac technique que d’une étude poussée. Son 2 litres V6 à 65 degrés tout en alu qui, dans l’affaire, avait adopté une position transversale cassait comme du verre, sa carrosserie en alu façonnée à la main par Scaglietti se déchirait, son habitacle trop étriqué refoulait les odeurs d’huile, d’essence et d’échappement. D’ailleurs Ferrari n’arriva pas à l’homologuer puisque seulement 150 Dino 206 GT furent fabriquées jusqu’en 1968. C’est la version cabriolet et coupé siglé Fiat à moteur avant qui permit aux F2 de pouvoir courir. Fiat qui racheta Ferrari cette année là, hérita de cette engeance.

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Président – C’est blasphématoire, vous n’avez donc aucune pudeur, ni aucun respect ? Pensez-vous aux milliers de collectionneurs qui pourraient ainsi se retrouver avec une Dino 246GT invendable ?
Moi – NON ! Ces gens sont complices de l’intoxication générale qui n’est que consumériste. Ils n’ont que ce qu’ils méritent ! Cette voiture était une escroquerie mortelle ! J’en ai eu deux ! J’ai ainsi été moi-même victime et je demande réparation !
Président – Cette voiture était tout de même jolie !
Moi – Si l’arrière était plus réussi sur la 246, la lunette arrière cintrée déformait la visibilité… Les ailes avant étaient trop hautes, les prises d’air étaient mal pensées ! Enzo Ferrari détestait la silhouette de la Dino qu’il jugeait maladroite et indigne du prénom de son regretté fils. Pininfarina l’avait dessinée en songeant vaguement au prototype Ferrari P4 en réduction ou bien à ses impôts à payer. Ses ailes avant trop hautes pour laisser passer les jantes de 14 pouces offraient une visibilité déplorable en courbe, ses prises d’air des flancs censées évoquer celles en creux de la sublime P4 furent repoussées et tassées dans les ailes car elles empêchaient les glaces de descendre, la pente du toit était à la fois trop molle et surtout trop courte. Quant à l’originale lunette arrière concave qui n’était pas la partie la plus ratée, elle déformait tant la vision que certains propriétaires de 206 reculèrent en toute bonne foi en croyant être à deux mètres d’un obstacle alors qu’ils n’étaient qu’à 50 cm. La planche de bord était réussie mais la finition laissait à déplorer… Les sièges manquaient de maintien latéral et de recul pour les grands gabarits. J’aurais du porter plainte, avec mon mètre quatre-vingt-dix, j’ai attrapé une difformité des vertèbres !

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Président – Vous avez un certificat médical qui accrédite vos affirmations ?
Moi – Plus d’un… Mais ce n’est pas le plus grave !
Président – Jusqu’ou comptez-vous aller ?
Moi – Fiat reprit urgemment les choses en main. L’allongement de l’empattement de 5 cm et surtout de 10 cm de la partie arrière permit de proposer une poupe plus fluide. Mais celle-ci resta encore déséquilibrée par rapport à l’avant trop long et trop exposé en ville. L’aluminium fut abandonné au profit d’une vulgaire tôle plus rigide. Mais ce fut un bien pour un mal car l’acier Fiat de médiocre qualité pourrissait si vite que certaines 246 GT étaient déjà piquées de rouille à la livraison.
Président – C’est vrai qu’étudiant mon père m’avait offert une AlfaSud qui pourissait vite, mais ce n’est pas pour cela que je me suis comme vous acharné sur Ferrari !
Moi – Si, justement, c’est l’empire Fiat qui est complice ! Le V6 de 2,4 l était de conception ancienne puisqu’il était dérivé d’un bloc étudié dans les années 50. Sa fiabilité n’était pas sa plus grande qualité. Fiat reprit le moteur. En fait, il redessina un nouveau moteur, plus rigide car coulé en fonte et pour tenter de gagner des chevaux pas très galopants, fit grimper sa cylindrée de 2 à 2,4 litres d’où le nom de 246 GT. Il était donné pour 195 chevaux, une puissance très exagérée, plus proche de 175 chevaux dans la réalité. D’ailleurs c’est avec cette puissance qu’elle était vendue aux USA. Las, elle restait exagérément bruyante, aussi étriquée à l’intérieur, toujours peu fiable autant au niveau du moteur que de la boîte transversale terriblement fragile, que de la partie électrique. Pas dupes, les clients ne se bousculèrent pas puisque en quatre ans seulement 3.700 acceptèrent de signer un chèque plutôt coquet contre 50.000 pour une Porche 911. En 1974 elle céda sa place à la 308 GT4 ; une autre horreur dont la seule vertu est de permettre de rouler, aujourd’hui, en Ferrari pour le prix d’une banale Peugeot 308.

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Président – Je ne peux accepter une telle charge contre Monsieur Ferrari !
Moi – ll est mort Enzo…
Président– Vraiment mort ? C’est fâcheux !
Moi – Mort de mort… Décédé… !
Président – En fait, je lis dans le dossier qu’en plus de ce que vous venez de confirmer, vous critiquez la vente d’une Dino 246GT châssis # 05596. Cette voiture, lot 316, a été vendue au prix de 222.718 $, incluant la prime d’achat, à la vente de Silverstone Auctions à Northamptonshire, Royaume-Uni, le 24 mai 2014. C’est bien exact ?
Moi – Tout a fait. Cette voiture était entièrement pourrie. Les photographies jointes au dossier démontrent mes dires, tout comme les rapports d’expertise
Président – Avez-vous un quelconque intérêt à agir ? J’en doute. L’affaire va être mise en délibéré, un Sine-Die pourrait être envisagé si…
Moi – Oui ?
Président – Si vous vous amendez…
Moi – Jamais, je compte en rajouter une couche ! J’ai des preuves ! Voyez les photos, on voit que cette voiture est une épave rouillée de partouze, une merditude absolue. Cela démontre qu’on prend de plus en plus les gens pour des cons-payeurs, des cochons-payants à qui ion fait gober n’importe quoi. De plus, d’origine ces Dino 246 GT sont un bricolage de fils et de broc et bric de broc…, ça pendouille, c’est bâclé, moche… Et question confort, c’est aussi nul que des planches à repasser recouvertes de simili !

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Président – Vous avez des complices dans votre œuvre de déstabilisation de l’empire Ferrari ?
Moi – Nous avons mes amis et moi, un point commun qui est assez rare, c’est notre grande connaissance de l’automobile découlant d’une grande passion, mais aussi de savoir la contextualiser à l’extrême… et, dans tous les domaines, de l’abstraction la plus totale à la plus pragmatique des promiscuités, mais encore, et ce n’est pas rien, de vouloir enjoindre le monde à passer à autre chose. Le monde est asphyxié par l’automobile, son nombre, son mercantilisme, sa voracité énergétique et toutes les conneries de shows pompeux et de mises en situation pathétiques qu’elle contraint à créer dans une logique uniquement consumériste, que peut-on trouver de bien là-dedans ?…
Président – Je demande l’avis de Monsieur le Procureur de la République…
Procureur – Merci Monsieur le Président. Mes Sévices ont découvert un autre séditieux, mais moins excessif, un certain Roulax, c’est un pseudonyme qui sévit anonymement sur le Web, il est assurément le miroir de lui-même… et une enquête approfondie laisse à supposer avec réserves que cet ectoplasme serait le reflet d’un autre et ces deux là se mirent l’un l’autre en savourant…, il a presque 50 ans et s’estime coincé comme une écrevisse sous un tas d’écrevisses dans un supermarché…

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Président – Et quand il écrit, ce… Roulax…, il se soigne…, c’est ça, Monsieur le Procureur ?…
Procureur – Ce sont des rebelles, des gens politiquement incorrects, c’est intolérable, Monsieur le Président !

Moi – Roulax, ses amis et moi ainsi que mes miens, d’amis, nous haïssons les chapelles, les collectionneurs monomaniaques gagas aussi bien que les écolos fétides qui ne savent rien mais connaissent tout… Mais comme nous allons très loin, disséquons tout, même l’essentiel, le flagrant et que ça élargit notre perception…, ça nous a rappelé combien l’écriture était forte… Si j’ai décaissé, lui a encaissé, car ça l’a balancé du noyau des choses au plafond des nuages…
Président – C’est abominable ! Vous allez finir par vous prendre pour Dieu ! Vous n’avez aucune limite !
Procureur – L’usage veut, Monsieur le Président, que dans ce cas, les sauvés remercient le ciel en faisant des offrandes… Je vais toutefois vous faire part d’un résumé de l’enquête. Monsieur le Président, examinez les photos de cette Dino # 05596, elle semble effectivement être une misérable épave. La carrosserie est gravement endommagée par la rouille et le train d’atterrissage semble avoir subi le même sort. Chaque surface plaquée ou peinte dans le compartiment moteur présente une corrosion apoplexique. Il manque du verre dans au moins deux fenêtres. L’intérieur ne montre pas de dommages évidents, mais les fenêtres manquantes ont permis à l’humidité qui dévorait le reste de la voiture d’engendrer des moisissures dans tout l’intérieur.

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Moi – Puisque vous avez évoqué la possibilité d’offrandes, en ce cas c’est avec plaisir que je communiquerais mon N° de cpt perso… Si vous pouviez inciter d’autres personnes « touchées » à agir de même, cela me ferait en retour le plus grand bien et me permettrait de continuer mon œuvre rédemptrice)… Je suisse con et préhensif pour beaucoup de choses… et venant de mourir il y a une douzaine de jours (et nuits), mais étant miraculeusement reviendou de l’au-delà sans que je sache le comment du pourquoi, je peux me laisser aller à vous rappeler (ou vous informer) que j’ai atteint l’âge de la retraite légale, ce qui me rembourse mensuellement d’une très faible part des fortunes que j’ai englouti dans les « phynances » de l’Etat (en pure perte)…, ce qui fut par ailleurs une des raisons qui m’ont poussé à mourir moins vite…, et que donc je compte et décompte profiter un max du temps qui me reste…, je ne sais toutefois pas encore si j’écrirai plus… ou moins…Pour en revenir à cette affaire, une Dino 246 GT entièrement restaurée a été vendue 430 000 $. Le différentiel entre ce montant démentiel et la Dino châssis numéro 05596 qui fait l’objet de ma diatribe est d’environ 200.000 $…
Procureur – Monsieur le Président ! Le châssis# 05596 peut être restauré. Divers spécialistes Dino vendent de tout, des tubes de châssis et des éléments de carrosserie en passant par les garnitures intérieures, de sorte que les pièces sont disponibles. Ce n’est pas nécessairement exactement comme d’origine, mais je soupçonne que cela pourrait être assimilé à un trafic. Le plaignant n’est pasdans le faux en prétendant que c’est un marché d’escrocs destinés à des imbéciles, ce sont ses termes Mais comme il n’es lui même victime de cette affaire précise, même s’il a été victime d’autres affaires semblables, je suggère d’en terminer. La relaxe et qu’il disparaisse du prétoire..

– Le coût de remplacement de la  partie avant du châssis sera à lui seul de près de 20.000 $. Le coût des autres pièces nécessaires à rendre cette épave apte à circuler sera de 50.000 $ . Le travail de main-d’œuvre est à estimer d’environ 150.000 $, et ce sera un travail particulièrement laborieux . Il suffit de quelques dizaines d’heures réparties sur plusieurs mois pour s’approvisionner en pièces détachées. Un ami dans un magasin de restauration m’a dit qu’il ne commencerait pas ce travail à moins d’avoir un budget de 400.000 $ payés d’avance. L’utilisation de talents locaux issus de Pologne réduirait considérablement ce coût qui serait de plus du triple à l’usine Ferrari-Classiques, mais il faudra encore plus de 100.000 $ pour remettre 05596 sur la route. Donc, tout cela frise l’escroquerie, c’est une arnaque généralisée à destination des idiots qui disposent de trop d’argent…
– Gardes…

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Procureur – Vous avez ma bénédiction Monsieur le Président, ainsi que celle de divers clubs Ferrari, y compris de l’usine qui est prète à faire un don important au profit des œuvres judiciaires, c’est un élément de poids dans la balance de la Justice…
Moi – Me rendant compte que le pouvoir d’écriture est terrifiant…, je me suisse souviendou que j’avais déjà eu le sentiment d’être un nouveau Jésus Christ reviendou sur Terre prêcher la bonne parole et crucifié illico par les Kustomizeurs et Ferraristes, démonstration que Dieu ne doit JAMAIS revenir sur terre et plutôt laisser les cons s’entredéchirer eux-mêmes… Mais, ma crucifixion merdiatique n’aura pas été vaine puisque des millions de beaufs ont été touché par mes écrits saints qui les ont transcendés…
Deux pandorres arrivent, essouflés…
Président – Gardes… Faites-le sortir, hors du Palais, dehors, vade rétro satanas…

Fin de l’audience…