Une Tesla dans l’espace…

Pour tester son lanceur géant Falcon Heavy, « Space X » a conçu un véritable « space opera » digne de « 2001 l’odyssée de l’espace », en envoyant une Tesla Roadster dans l’espace, vers Mars…, avec quelques clins d’œil humoristiques comme l’inscription « Don’t Panic » en référence au film « H2-G2, le guide du voyageur intergalactique »

Les images diffusées tiennent de la fiction au service d’un génial spot publicitaire à la gloire de « Space X » et « Tesla », les deux sociétés appartenant à Elon Musk.
Outre le fait d’envoyer une voiture dans l’espace avec la fusée la plus puissante du monde, ce qui en soit est déjà un exploit, Elon Musk s’est offert le luxe de faire concevoir un film réalisé au millimètre.
Et qui dit film, dit personnage…, il y en eu donc un, un faux conducteur pour sa Tesla rouge cerise.

Ce mannequin, habillé comme un cosmonaute porte un nom : « Starman » (une référence à David Bowie).
Il est au volant de sa décapotable, le coude sur la portière… et écoute « Space Oddity » tranquillement, en contemplant le paysage.
Une image de frime totale, complètement assumée par « Space X ».
Nul ne sait si ce conducteur porte la moustache et la chemise hawaïenne de « Magnum ».
Tout était prévu avec minutie, dans l’hypothèse de la réussite du lancement : caméras embarquées pour faire des plans d’ensemble et de près du mannequin installé au volant de la Tesla… et tous les angles possibles ont été exploités : vue de face de la voiture et de son conducteur flottant dans l’espace, vue du « conducteur » de dos pour profiter de la vue comme si on y était, et enfin plan extérieur permettant de voir la voiture et notre héros du jour de profil.

Le chef opérateur et le réalisateur de ce film ont même permis aux internautes de distinguer le reflet de la planète bleue sur la carrosserie rouge du véhicule voguant vers Mars.
Rien ne prouve que la totalité de ces images sont toutes « naturelles », on peut douter parfois de certaines d’entre elles, tellement elles sont parfaites, et les cadrages impeccables. Désormais, avec la technologie existante pour fabriquer des images, le doute est éternel.
La conquête spatiale a de tout temps été une bataille d’images, pour convaincre le grand public de son utilité et pour montrer au monde entier la force des Etats-Unis notamment, lorsqu’il s’est agi de « faire » le premier pas de l’homme sur la Lune (certains n’y ont jamais cru et n’y croient toujours pas)…

Pour ce premier alunissage, vrai ou faux, la NASA avait annoncé avoir renforcé les moyens de retransmission : « La caméra qui a filmé les astronautes a été spécialement équipée d’un tube d’éclairage particulier, adapté aux conditions de luminosité sur la Lune. Ce tube a été conçu par l’armée américaine sous secret défense. La caméra était fixée à l’extérieur du module lunaire dans le MESA (Modularized Equipment Stowage Assembl), un compartiment contenant des équipements utilisés par les astronautes. Armstrong a abaissé ce compartiment depuis la plateforme pour que la caméra puisse filmer sa descente vers le sol lunaire. Une fois ces images prises, la caméra a dû être détachée de son support et fixée sur un trépied pour filmer l’activité des astronautes au sol. Armstrong était donc chargé de jouer un rôle bien précis : disposer les caméras au bon endroit au bon moment, prononcer la phrase historique préparée par avance : « C’est un petit pas pour l’homme, un pas de géant pour l’Humanité »…
Depuis la NASA et désormais l’ESA ou SpaceX n’ont de cesse de fournir gratuitement un maximum d’images de leurs activités spatiales.
Rien n’est plus simple que d’accéder aux images en direct de l’ISS.