Célibataire ?… Marié ?… Divorcé ?… Séparé ?…

Vous désirez multiplier les conquêtes…, même parfois plusieurs de front…, ou vous rêvez de le faire ?
Ces quelques conseils sur l’art de gérer plusieurs amantes à la fois vous mettront sur la bonne voie…

Savoir ce que l’on veut…
Selon la sexologue Claire Delavilardière, il importe de savoir quel est le besoin que l’on cherche à combler en ayant plusieurs amantes…
Est-ce que c’est une preuve d’épanouissement sexuel ou plutôt une peur de l’engagement…?
En le sachant pour soi-même, on est ensuite capable d’être clair avec les autres…

Quand y a-t-il anguille sous roche…?
« Si on recherche beaucoup de partenaires pour prouver sa virilité ou se montrer à quel point on peut être désirable, je crois qu’il y a un danger de s’embarquer dans des relations peu respectueuses… », estime la spécialiste…
Selon elle, quand la souffrance, la douleur ou un mal-être s’installent, « quand ça n’est plus sain »…, peut-être devrait-on y mettre un frein…

Un style de vie temporaire…
Aux yeux de la sexologue et psychothérapeute, il n’y a pas de mal à avoir la cuisse légère pour un temps, quel que soit son âge, pour découvrir sa sexualité, pour vivre des expériences, pour s’aider à décrocher de son ex-conjoint(e)…, mais pareil agissement n’est généralement pas satisfaisant à long terme…
« A un certain moment, ça devient problématique », raconte-t-elle…, « Les gens finissent par vouloir construire une relation stable avec quelqu’un…, ils réalisent que ça ne leur apporte plus rien »…
Comme elle le précise, ils ont alors un deuil à faire de ce style de vie pour rechercher un seul partenaire de vie ou encore un conjoint ouvert au libertinage.

« Le secret pour que ça marche, c’est de vraiment tout mettre au clair, avec chaque partenaire, dès le début »…, insiste Martin, un cinquantenaire travaillant dans l’administration à Bruxelles.
Bien gérer les attentes…
Dans sa vingtaine, il lui est arrivé de fréquenter jusqu’à quatre demoiselles en même temps, pour lui, il n’était pas question de promettre l’exclusivité…,« Le plus important, c’est de gérer les attentes. Tu ne te sens pas mal de voir plusieurs filles quand tout le monde est au courant et consentant »…

On couche ensemble…
« En tant que célibataire sortant d’une relation de plusieurs années, je ne veux pas faire croire à une fille qu’elle est la femme de ma vie »…, indique Michael (25 ans), un caméraman de la région de Liège…, « On couche ensemble, mais je ne cherche pas une relation sérieuse, je ne tiens pas à m’engager… Oui, on peut aller au cinéma, on peut sortir le chien, aller souper au resto, mais on fait seulement se fréquenter… ça va durer un temps »…


Viser des gens actifs…
Michael choisit généralement des partenaires avec un agenda bien chargé, qui sont prêtes à une rencontre par semaine, deux tout au plus.
C’est qu’il veut éviter que ne se développent des liens d’attachement : « Je préfère fréquenter une femme occupée, qui a une vie remplie, mariée ou engagée, une secrétaire de chez Nestlé, ou encore une indépendante, avec peu de temps libre »…, explique-t-il..., « Autrement, elle pourrait finir par me demander que l’on passe plus de temps ensemble…, ça pourrait devenir problématique »…

Pour gérer habilement plusieurs relations en parallèle, il convient d’avoir une bonne mémoire, soutiennent les spécialistes de la drague.
Avoir une bonne mémoire…
Bien entendu, il peut être gênant d’appeler une nouvelle conquête Pierre alors qu’il s’appelle Patrice ou encore de lui demander des nouvelles de ses enfants, alors qu’il n’en a pas…
Plusieurs erreurs de ce genre ont de quoi créer de vilains malaises… et provoquer une chute du désir illico !
Peut-être courez-vous après trop de lapins à la fois…?
Pour Philou, une bonne mémoire permet d’éviter ce genre de situations, mais surtout il est important pour lui de se rappeler ce qu’il s’est permis de dire…
C’est que ce jeune quinqua ne se dévoile pas entièrement, il se garde une petite gêne quant à sa vie privée…
« Certains éléments restent confidentiels : je ne donne pas accès à tout le placard ! « … Lance-t-il en blaguant…, « Si ça devient trop intime comme confidences, la relation devient intime par le fait même… et ce n’est pas ce que je souhaite ! « …

Faire preuve de discrétion…

Le guide des bonnes manières en matière de libertinage pourrait dicter ceci : on ne se pointe pas à la porte de ses conquêtes sans prévenir, pas plus qu’on ne les appelle à leur travail…, à moins que la personne nous ait invité à le faire.
Savoir se tenir, garant de succès ?
Que si !
Ah oui…, évitez les escapades en voitures « hors-norme« , style : Prowler jaune soleil, ou Cadillac dorée…

Patrick a déjà fréquenté une femme faisant partie de sa gang d’amis/es)…, dans ce cas précis, il se montrait d’une discrétion absolue…
Une discrétion absolue…
« Je m’organisais toujours pour agir naturellement en groupe, comme de si de rien n’était. Mais la plupart du temps, je m’entendais avec elle pour que l’on se retrouve plus tard, tout simplement. Garder le secret, est un signe de respect »…

Ne serait-ce pas un peu gênant de croiser une fréquentation, en pleine dégustation d’une kriek framboise avec une autre ?
Bien choisir ses lieux de rendez-vous…
« Avoir des lieux géographiques de sortie différents…, ça s’avère pratique pour éviter les imbroglios »…, révèle Michael, je ne dis pas que chaque femme ‘a son quartier’, mais c’est une question de gros bon sens : on ne devrait pas sortir toujours à la même place ! Il faut varier ! « …
Quant à Martin, il préfère donner rendez-vous à sa conquête chez lui pour ne pas avoir à gérer ses apparitions en public.
Son coloc prend la poudre d’escampette quand il invite sa partenaire à domicile…
Pouvoir vivre ses expériences en toute intimité : la belle idée !

Être conscient des risques…
Toujours selon la sexologue Claire Delavilardière, membresse de l’Association des sexologues de Bruxelles, avoir plusieurs partenaires sexuels ne vient pas sans risques…
« Même avec l’usage d’un préservatif, on n’est pas à l’abri d’attraper certains types d’herpès et autres parasites »…, rappelle-t-elle.
Aller se faire tester régulièrement est donc chaudement recommandé par cette spécialiste…

Apprécier la singularité de chacun…

Selon la sexologue, les hommes sont plus portés vers les relations multiples…
« Ce que je vois dans mon bureau, c’est que les hommes ont une facilité ou un plus grand besoin d’avoir plusieurs partenaires sexuelles. Peut-être est-ce causé par des différences culturelles ou par la société ? Chez les femmes, peut-être est-ce simplement plus tabou ? »…, se questionne-t-elle.
Son expérience clinique démontre que les femmes optent davantage pour la monogamie en série.
« Les femmes auront plusieurs partenaires, certes. Mais l’un après l’autre, plus rarement en simultané »…

Vivre à fond le moment présent…
De l’avis de plusieurs amis et amies qui m’ont donné leur avis lors de partouzes « Camenbert », il faut se lancer à 100% dans le fromage moment présent…
On doit vivre ce qu’on a à vivre avec ses divers partenaires…, sans penser au lendemain, sans être rongé(e) par la culpabilité.
Ce qui compte : l’ici et le maintenant…
Patrice a par exemple vit une certaine nostalgie de son époque de libertinage…
« Je voyais parfois plus d’une fille durant la même fin de semaine pendant ma période Chromes&Flammes… Je n’avais pas vraiment de situations difficiles à gérer, ça venait juste mettre du piquant dans ma vie. J’aimais le changement, alors j’étais servi ! « …
A présent dans la soixantaine, il cherche une relation plus stable…

 
Des regrets ?
Aucun, il a adoré chaque seconde de l’aventure… et m’a même proposé d’abandonner les partouzes « Camenbert » pour des soirées « Boursin » plus romantiques quoiqu’assez fun…
Il l’avait encouragée à écrire ses mémoires, parce qu’il savait qu’il serait du voyage.
S’il n’a cessé de considérer que le travail littéraire méritait salaire mais refusé les prix qui se réduisaient à des médailles en chocolat, c’était notamment parce qu’il lui fallait les moyens de dilapider ses droits d’auteur.
Ses passe-temps favoris ? Les femmes et les automobiles extraordinaires, dont il disait, par un curieux pressentiment, qu’ils étaient la meilleure méthode pour devenir gaga (le mot Alzheimer ne faisait pas encore office d’appellation clinique à l’époque).
Il adorait aussi aller dans des restaurants gastronomiques : son érudition, dans ce domaine comme dans tant d’autres, était encyclopédique.
Lui qui relisait Proust plus souvent qu’à son tour avait une coquetterie qui lui faisait dire qu’il préférait quelquefois la traduction anglaise.
A-t-il jamais tenu de journal ?
C’est un grand mystère.
Mais les chercheurs abondent, qui tentent de retracer la vie passionnée et passionnante d’un créateur inépuisable qui était aussi un dandy esthète de l’existence.
Je compte créer bientôt un centre de documentation et d’étude qui lui sera exclusivement consacré.
Il laissera à la postérité de quoi s’occuper…, on n’en a pas fini avec ce bougre d’homme.

Je chante un baiser….

Lorenza