Finies les vacances, les zolis seins et les fesses à l’air…

Ah oui, c’est la rentrée, le retour au turbin…, moi non…, une partie de boules en plein cagnard, 5 ou 6 bouteilles d’excellents vins sur une belle souris d’agneau en jupette, une discussion sur les burkinis, les cravates et les notaires, ça aide à philosopher du genre de ce qu’a laché mon pote Nicolas Pinot Venerucci : « La femme est un homme comme les autres, mais sans les couilles »…

Cette sentence sexiste a eu le don de réveiller le vieux cénobite qui sommeille en moi… et de rétorquer : « C’est faux, être une femme dans un monde d’hommes n’est pas quelque chose d’évident, si tu avais grandis un peu, tu en serais persuadé. C’est dur d’être une fille, sauf si tu possèdes deux avantages mammaires indiscutables et aussi une belle paire de Bum-Bum… Tout le monde le sait, un superbe fessier ET une belle paire de seins est une bénédiction pour les filles qui en sont pourvues. Une belle paire de pêches permet de décrocher un boulot peinard, de boire de bons champagnes, de bouffer dans les meilleurs restos, dont les portes s’ouvrent toutes seules, comme par magie…, bref, une belle paire de miches sur la planche, ça ouvre des portes, ça attire les regards concupiscents quand ils sont masculins, envieux quand ils sont féminins…, quand tu as des Roberts au balcon, tu mets l’autre moitié de l’humanité au garde-à-vous. Prête à servir ».

L’anachorète de Saint-Jean-des-Choux présent sous la forme de mon autre pote Olivier Frappa… m’a alors dit, l’index pointé vers le ciel : « Quand la sécu remboursera les implants mammaires et fessiers, tous les hommes, sans exception, se changeront en gentlemen. Devant une gonzesse avec deux obus et gaulée comme un tank, tous les mecs sont plongés dans une béatitude servile…, le pouvoir du décolleté opulent est aussi explosif que les jolies fesses…, les guerres cessent, les tensions du quotidien s’en trouvent grandement apaisées, la paix sociale se rétablit, les Israéliens et les palestiniens s’aiment d’un amour véritable, les terroristes succombent aux melons, le Bonheur National Brut augmente à mesure que les poitrines s’appesantissent, les capitaines financent ce bonheur et le monde tourne plus rond ».

Après une pause Chambolle, mon ami Dan Racing a ajouté: « Et c’est un type qui donnerait tous les plus beaux seins de Beverly Hills pour un petit cul bien sexy qui te le dit. Notre prochain Président devrait prendre des mesures un peu couillues. Du pain, du vin et des gros seins, faire gonfler le capital mammaire et fessu de toutes les Françaises. Avec une telle mesure, il ne nous resterait plus qu’à pisser notre amertume, ranger nos bites, claquer comme des gibbons, serrer les miches et valser ».

Après cette brillante démonstration, il m’a fixé longuement dans les yeux, avec un regard absent, entre Homer Simpson, les Bee-Gees sous acide et une shampouineuse sous prosax et m’a dit: « C’est pas la taille ki compte, c’est comment kon s’en sert »…

Mais cette vérité, même aussi mal argumentée, ne nous y trompons pas, n’en était pas moins une…

Pour continuer à meubler, je me suis mis à raconter quelques souvenirs de nananas d’il y a quelques temps, lors d’un voyage à Rio di Janeiro à l’occasion du Carnaval…

Je vous offre la retranscription de ce moment de gloire sexuelle qui m’émeut toujours…

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Parfois, le bonheur ne tient qu’à un string !

Pour ceux qui n’aiment pas se faire baiser dans la vie je déconseille fortement le Brésil.
C’était l’année passée à l’occasion du fameux Carnaval…

A l’aéroport de Rio, une fille est venue me trouver…, elle était bien « morena », bien bronzée quoi.
« Bom dia », elle me dit, « je m’appelle Maéva et je souhaiterais vous baiser dans la vie ».
J’ai cru que c’était une erreur, mais elle a insisté…, on a donc pris un taxi et elle m’a conduit chez elle où elle m’a baisé dans la vie (sous la douche).
Elle était toute fière de la trace de son string…, elle trouvait ça excitant pour moi, ce qui fait qu’elle le mettait bien en évidence…, elle me montrait son derrière toutes les dix minutes en me supposant perturbé…, c’était assez étrange, j’ai trouvé, cette obstination à me montrer son cul comme une faveur, ce lieu commun.

Elle m’a gardé quelques jours puis, profitant d’un moment d’inattention, j’ai bondi dans un bus…, jje trouvais réducteur de me confiner à Maéva, à sa chute de rein et à l’éclipse filiforme de sa lune de rien…, qui témoignait il est vrai de la belle météo des plages en cette saison.
Par ailleurs je me sentais vraiment trop mal…, même au moment du jouir, un moment réputé de l’existence s’il en est, je crois que ça allait trop mal…, j’aurais pu vivre 24 heures sur 24 sur le mode de l’orgasme avec elle que ça n’aurait pas suffi à me convaincre de poursuivre ce genre de baise là dans la vie…

Mon bus se rendait à Ouro Preto…, cette ville minière a gardé des vestiges somptueux de l’époque où l’on extrayait des tonnes d’or du Minas Gerais, l’état où elle est sise.
Une fille s’est assise près de moi, et s’est endormie illico ; mais pas de partout suffisamment j’ai ressenti…, il s’avéra qu’elle était somnambule de la main gauche et pendant qu’elle rêvait près de moi, sa main vint caresser la mienne sans trop y songer…, je crois bien que c’était onctueux dans mon souvenir, je crois bien oui…, mais c’était onctueux sur fond d’enfer si bien que j’en garde un souvenir mitigé.

Je me souviens de sa main, je me souviens bien de sa main carioca, langoureuse… et de cette nuit passée à me malaxer les phalanges.
Elle insinuait ses doigts partout où c’est osé, dans tous les recoins de ma paluche, elle m’astiquait le pouce et l’index et je la laissais faire après tout, gagné par une énorme lassitude.
Je vieillissais déjà…, et ce doit être ça la sagesse, la pudibonderie qui s’estompe, l’élastique du caleçon qui se détend, ce devait être ça oui, la faculté de se faire baiser dans la vie (à la bonne franquette) sans plus trop faire de chichis.
De fait, je préférais le contact de cette main bien vivace, bien fouineuse, au string mélatonine, à la chatte inerte et béate, toujours affectueuse de Maéva.
Nous n’échangeâmes pas un mot, de simples et anonymes caresses, tout ce qu’il y a de plus honnêtes.

Son fiancé l’attendait au pied du bus à Ouro Preto (« Or noir » en portugais) … et nous en sommes restés là par la force des choses, je veux dire tous ces trucs qu’il portait le long des bras et sur le devant de sa cage thoracique en cuirasse.
Nous en sommes restés là, stoppés net au pied d’un bus par cette brute soupçonneuse… et nous mîmes un point final à cette romance d’une profonde, d’une ultime caresse du regard qui m’a fait bien du mal, oh oui…
Dans Libé à mon retour, je devrais mettre une annonce, sans trop y croire : « Toi, cinq doigts tripoteurs. Bus Ouro Preto. Moi cinq doigts tripotés, bouleversés »…

Je fis le tour de la ville…, un petit tour disons, pas un grand…, en cours de petit tour, j’ai visité des églises couvertes d’or (une fine couche).
L’Aleijadinho (un sculpteur du terroir) ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, du moins je conserve suffisamment d’optimisme pour espérer que je l’aurai oublié avant ma mort…, il souffrait d’une infirmité, un pied-bot, je sais plus trop, un sabot qui le désavantageait dans certaines activités comme la marche, le sprint ou la danse ; autant dire le sexe.
Ca lui dégageait du loisir, il s’était mis à sculpter des statues de Noël, à les couvrir d’or tel un Lautrec (un peintre du terroir toulousain).
Alors il devint un seigneur de ses doigts…, c’est plaisant à raconter, pour ceux qui aiment les belles histoires de canard boiteux.
Théoriquement, quand on a moins l’occasion de baiser dans la vie, pour une raison ou une autre, cela vous pousse à faire des trucs dans lesquels vous mettez tous les orgasmes avortés, ceux qui auraient dû vous apaiser, théoriquement.
C’est une théorie avec des pincettes, j’en sais rien…, je laisse les autres s’assurer, l’habit du moine fait pas l’artiste.

Je saute dans un autre bus…, « Para Vitoria »… m’indique le chauffeur, qui insiste pour que je sache notre destination.
Moi, du moment que je connais mon lieu de départ…
Vitoria ?
Capitale de l’Espirito Santo…, Tudo bom…, Vitoria…, je jette mes affaires sur le lit d’un hôtel, puis direction « beira mar » (le bord de plage)…, des minéraliers énormes croisent au large, avec des bikinis de premier plan…, du Brésil à l’état pur, je contemple.

C’est à ce moment précisément que Vantana fit intrusion dans ma vie…, elle me suit avec son bikini, s’improvise guide dans le dédale des rues, suivez la ficelle, j’arrive plus à la lâcher.
Parvenu à l’hôtel, elle souhaite voir ma chambre…, parvenu dans ma chambre, elle souhaite explorer l’hypothèse française, sa haute couture tricolore, les parfums de Paris et autres fantasmes de minette brésilienne…, mais surtout… et c’est là qu’on découvre la nocivité des clichés, à quel point on peut faire du mal aux gens à force de tout caricaturer à tort et à travers…, elle se met en tête d’aller farfouiner dans mes sacs, inspecter mes affaires.
Je m’interpose fermement : soyez sérieuse mademoiselle Vantana, fermement, décidé à en venir aux poings si besoin pour ménager ses rêves de tour Eiffel résilles.
Mais elle insiste elle, elle pousse, elle pousse son corps, paralyse mes poings, immobilise enfin sa poitrine contre la mienne, se love et ronronne : « Preciso de carinhos »….
Ce furent les premiers mots brésiliens que je compris…, juste à temps, on peut le dire…, c’était demandé poliment, je me suis occupé d’elle.

Après je me rhabille…, j’avais repéré un bus qui partait vers le parc de la Chiapada Diamantina (sorte de Colorado décoloré) mais on m’avait déconseillé de prendre celui de nuit, qui se fait braquer une fois par semaine en moyenne sans que les pillards consentent à plus de précision et de régularité…, les populations du canton sont encore un peu rustiques.
Au fur et à mesure que je déguerpis mes affaires au fond de mon sac, Vantana se fait plus câline…, « ca tombe bien », me dit-elle, elle n’a rien prévu pour les trois semaines suivantes, elle consent à venir explorer en ma compagnie.
On devine qu’elle conserve un souvenir nostalgique (saudade) d’un compte en banque du vieux continent…, sa proposition présente des avantages : puisque c’est ma carte bancaire qui débite, je suppose qu’elle s’engage à mettre son corps à ma disposition toutes les fois que j’en éprouverai la pulsion ; j’ai beau manquer de génie dans le négoce, cela me paraît implicite.
Le problème voilà, c’est que la scène de sexe qu’elle m’a jouée plus tôt ne m’a pas convaincu…, donc « good bye Vantana, si tu insistes oui, tu peux me donner ton adresse électronique, je t’enverrai un mail postal de la tour Eiffel une fois rentré en Europe, oui oui, c’est promis avec des publicités Cacharel en souvenir de mon hypothèse bancaire ».
Je déchire un haillon de journal récupéré dans la poubelle…, son écriture tremblote, séquelle de son enfance durant laquelle elle frôla l’illettrisme…, je range encore ma serviette de bain, mon sexe, tout est bien là ?
Ok…, direction la gare routière (rodovaria).

J’adore la valse…, à Salvador, la police faisait grève, suscitant un net regain d’activité chez la concurrence, les pillards (arrastaoes)…, j’ignore tout des évènements, je débarque relax, un peu surpris par le calme inouï de cette métropole désertique.
Y a-t-il des gens ?
Humains, si vous êtes-là, manifestez vous !
Se manifeste en premier, le canon d’un flingue exorbité.
– « Reste pas là »… me dit son maître avec une voix de gros dur du far west…., il protège son épicerie, fantasmée en Fort Alamo…, il se prend pour David Croquette, et moi pour un débile en claquettes…, ça me va, comme portrait.
Au fond, j’en ai pas grand chose à cirer qu’on me pille ou qu’on m’assassine…, je suis venu là pour ça justement, pour qu’on me dépouille…, l’héroïsme n’est qu’une question de désespoir.

Sur le Pelourinho, des gamins se pressent autour de moi pour m’exaucer, revendiquant bien haut leurs mines tristounettes…, ceux du devant me supplient l’attention tandis que ceux du derrière attendrissent mes poches d’un imperceptible succès.
Un peu plus loin, un peu plus léger, un peu moins con aussi…, ce doit être ça la sagesse encore, la fameuse spiritualité, ce sentiment de légèreté vers les cieux, qu’on ne se fera plus avoir.

Le bar de l’hôtel : un four…, des gouttelettes de sueur pendouillent et cascadent de mon nez, et même des lobes de mes oreilles. Personnellement c’est la première fois que je croise un bolivien de ma vie…, celui là en rajoute encore dans l’excentricité, par la puanteur toute tropicale qu’exhalent ses chaussures…, comme il capte pas trois mots d’anglais, les anglo-saxons se permettent de mettre le phénomène en équations, entre eux, à voix haute:
– « He walked from Bolivia, didn’t he ? »… suggère un english de Plymouth.

Au milieu de la nuit j’ai commencé à faire des cauchemars…, je ne me réveillais pas franchement mais j’angoissais salement, jusqu’à ce que finalement j’entrebâille ma conscience pour de vrai…, des bruits d’horreur sont revenus, dehors, bien distincts par la fenêtre ouverte. La ville, le jour, est trop dangereuse pour que les habitants s’y aventurent, mais la nuit, l’obscurité est peuplée de pas, de cavalcades, de courses folles…, mais pire qu’un jour d’abattoir. C’étaient des hululements bahianais, des cris à vous donner la chair de poule et des silences d’un rouge éclatant barbouillé sur la nuit d’ébène.
Des bandes de pillards s’étripaient sous les fenêtres, profitant du confort qu’offrent les venelles labyrinthiques du Pelourihno…, je me suis mis à regretter mes cauchemars…, au bout de la rue ils ont entamé une scène de bataille…, ça canardait dans tous les hasards. Le lundi les journaux firent état de 24 morts par homicide cette nuit là…, un cadavre égorgé avait été ramassé dans le hall de l’hôtel…, du vrai Brésil à l’état de siège.

Dans le bus, je potasse mon « poltouguech » grâce aux pages sport d’un canard… et entre Salvador et Rio, une black très moulée rose bonbon quitte sa place pour venir s’asseoir près de moi.
Je proteste ; elle travaille dans la police m’affirme t’elle…, je m’incline…, au bout d’un quart d’heure elle m’avoue des choses qui sortent du strict cadre de l’exercice de ses fonctions, elle me dit :
« Eu gosto de voce »…, mes efforts lexicaux commencent à payer, je récolte déjà mes premiers fruits défendus…, ça veut dire qu’elle a « du goût pour moi »…, quelque chose comme ça, du positif en tout cas, du menaçant…, mais je ne maîtrise pas encore suffisamment la langue pour savoir si elle veut faire des choses avec moi dans la vie ou bien si c’est juste qu’elle apprécie de faire le trajet à mes côtés.
Une connaissance plus fine du portugais m’aurait permis d’adapter mon comportement…, on n’est jamais, ni trop cultivé, ni trop subtile, pour le sexe adverse.
Si j’osais je lui demanderais en brésilien si elle veut « transar na vida »…(baiser dans la vie)…, je n’ose pas, mais elle ose, elle.
Au bout d’un quart d’heure elle me fait des « beijinhos » (des petits bisous), elle me caresse les cheveux en me racontant que son mari est haut gradé…, elle se plie en z pour mieux poser sa tête sur ma cuisse, elle me prodigue des petits bisous esquimaux (beijinhos esquimos) très attendrissants, très affectueux avec son nez sur ma bite à l’étroit…
A force de frotter dans mon entrejambe, les passagers de l’autre côté de l’allée en acquièrent des regards obliques.

Le concept du Motel brésilien est le suivant : vous louez une chambre, puis vous baisez.
Dans cet ordre là…, c’est concis, c’est pur, c’est 20 reais…, d’où le lit circulaire, très affriolant…, d’où les glaces, sur les côtés et au dessus…, d’où la télé qui diffuse 24 heures sur 24 des films plus affriolants que le lit encore… et puis le téléphone pour se faire servir bouffe, boisson et capotes, tout ça sans jamais poser un pied sur le sol, comme au tour de France.
C’est au tour de ma panthère…, ravitaillés, barricadés, une remarquable autarcie copulatoire…, plus rien ne nous empêchera de jouir…, ils n’oseraient tout de même pas.
Ma panthère glisse sous la douche la première…, elle trainasse, je ne sais pas comment une fille peut trouver la distraction de trainasser autant au moment où je m’apprête à la prendre.
A-t-elle oublié déjà ?
Je me retiens d’aller frapper à la porte pour lui demander à quel stade de ses membres elle en est…, ma panthère sort enfin, en string et nuisette moustiquaire.
Que dire ?
On a, tout simplement, envie d’y tremper un gland.

A mon tour, je me mouille, me savonne, je bats au passage mon records de la douche la plus fugace, je me sèche à demi puis, m’immobilise, une fraction de seconde, hésitant devant mon caleçon…, ou la serviette nouée autour de la taille ?
Décontracté quoi, mais pas de partout suffisamment là non plus, alors autant assumer : je sors, la bite en fleur…, je fais le coq de mon tournesol.

Je la trouve sur le lit, bouche bée ma panthère…, ce n’est pas de la vantardise, c’est un film qui lui fait cet effet…, elle est assise, les mains sur les genoux, et elle marmonne : « Mesmo lugar ! »…
Je sens que je deviens vraiment bon en petit brésilien essentiel.
En parcourant les pages « futebol » de O Globo, je suis tombé plusieurs fois sur le mot « lugar », et par d’habiles recoupements je suis parvenu à la conclusion que cela veut dire « le poste, la position »…, or, si j’analyse les images (une double pénétration anale, une DPA comme disent les parents en présence de leur progéniture), ça colle.
C’était bien sympa ; on a bien baisé…, très sympathique le concept du motel brésilien…, ensuite on fait une pose, l’occasion de commander une pizza.
Un jeune homme nous l’apporte…, c’est elle qui l’accueille, en string, seins nus, le sens de l’hospitalité ma panthère. J
’étais allongé sur le dos les mains derrière la tête dans la position du type qui se relaxe…, au son de sa voix, le serviteur, j’ai quand même trouvé la politesse de cambrer ma nuque pour lui sourire bonjour.
Lorsqu’il a refermé la porte, mes muscles se sont relâchés, ma tête a rebondi sur le matelas…, bouffant la pizza, je croque dans un ingrédient en plastique : une capote dans son emballage ; ils en font des fèves ces brésiliens des motels, et ils en truffent leurs pizzas d’épiphanie.
On a repris la baise, et ainsi de suite…, je vais un peu vite sans doute…, mais c’est grosso modo la même méthode au Brésil et en France.

Le lendemain matin un taxi nous attend au bas de l’hôtel…, le chauffeur jauge la panthère, puis me dévisage.
C’est une belle nana bien sexy en effet (« gostosa », ou bien « goûteuse » en français) qui m’accompagne.
On la dépose à la « rodoviaria » : good bye ma panthère, puis direction l’aéroport…, à peine est-elle descendue, le chauffeur devient bizarrement chaleureux, il cherche à me soustraire les vers du nez.
Alors, me suis-je bien fait baiser comme je l’entendais dans la vie durant mon séjour au Brésil ?
Les panthères roses locales m’ont plu comme je me le figurais ?
Bien aimable sur mon séjour le chauffard, il me flatte en la qualifiant de « filé » celle là, un steack quoi, mais dans les morceaux nobles du zébu, une gazelle diraient les Tunisiens.
Ma foi dis-je, il est bien curieux dans ma vie (‘bem curioso na minha vida »), mais d’un air réjoui que j’ai bien joui (bem gozado)…, si bien qu’il me tape un grand coup de patte sur l’épaule, comme un père, fier de son fiston, comme si j’avais fait honneur à la gent masculine, comme si je venais de lui rendre un service personnel à lui aussi, en la baisant.
Etait-il con ce chauffeur ?
Visiblement, il n’avait rien compris à la théorie synthétique de la sélection naturelle…
Au Brésil, le bonheur ne tient qu’à un string…