2026Czinger 21C VMax
À quel point est-ce trop ? Invité tous frais payés en Californie du sud, j’ai testé la Czinger 21C VMax 2026 en double casquette. L’une, façon acquéreur potentiel, total déjanté de bientôt 77 ans, pouvant me la payer ca$h presque 3 millions de US$ en me moquant des formalités européennes d’homologation… Et l’autre, façon éditeur du Webzine ChromesFlammes, disposant de plus de 200.000 abonné(e)s… Coolesque ! J’en suis ressorti complètement abasourdi…
J’étais allé à l’autre bout de mon monde, avec en tête ma tristesse de voir l’Amérique s’allier à Israël pour bombarder l’Iran de même façon que le génocide perpétré sur les habitants de la bande côtière Palestinienne de Gaza, assassinant hommes, femmes, enfants et animaux… Je me retrouvais ainsi bien marri d’éditer un Webzine planétaire orienté Hot Rod’s, Kustom’Car’s, Néo Classique’s, et Chopper’s et de me faire complice d’un éloge mécanique américain..
Cela est de fait, incompatible, car condescendant aux facéties Trumpiennes, Donald étant voisin, lui de Mar el Lago, moi d’Hallandale le long de l’Intercostal, quoique demeurant 3/4 de mon temps à Saint-Tropez entre la maison de Brigitte décédée il y a peu, et la propriété des Parcs de Bernard qui m’a fait un doigt d’honneur en éditant dans son nouveau magazine Challenges, un article crapuleusement laudatif sur Thomas Buberl CEO d’AXA visé par une plainte pénale.
J’y suis partie civile reconnue et lui y est chef de bande criminelle organisée, créant et utilisant des faux, y compris une fausse assurance, ce qui est un comble… L’affaire dure depuis 17 ans, j’y reviendrais en temps opportun… Le fin fond à commenter ici, c’est de vous causer d’une monoplace de touring de course, l’hypercar Czinger 21C qui est issue d’une entreprise californienne incarnant à la fois le futur et une folie pure et simple dans le domaine automobile.
C’est une ultime inutilité que cette monoplace de fin d’époque, voire de règne par procuration, opposée à un aboutissement, incomparable et non mariable… Pfffffffff !!!!! Première remarque : sortir de la bête m’est pire qu’y rentrer, je me fais vieux, et en viens à craindre que même mon texte, à la limite, aura bien du mal à équivaloir un Burn-out de fous alors que les influenceurs fuyant Dubaï bombardé par l’Iran, rêvent de prendre le volant d’une Czinger pour parader.
A quoi donc peut-elle servir d’autres façons ? Les fondateurs de la marque, Kevin et Lukas Czinger, père et fils, m’ont accueilli en grande pompe car mon Webzine représente l’opportunité pour en vendre ! J’ai donc imité Trumpy jusqu’à une même casquette rouge, soulevant l’enthousiasme quasi familial “d’en être un”, c’est en partie pour cette raison que j’ai saisi l’opportunité de piloter une Czinger 21C VMax sur la cote Californienne façon rallye routier débridé.
L’idée était de sortir des sentiers battus. Bien sûr, il y a des anecdotes à raconter et vous qui me lisez avec l’avidité d’européens “Macronisés” êtes surement impatient(e)s de savoir ce que donne une hypercar californienne biplace en tandem de 1.250 chevaux (fabriquée avec des technologies futuristes et dont le prix est à sept chiffres), lorsqu’on la pousse à ses limites. Ces histoires ont déjà été racontées et le seront encore. Mais qu’en est-il de cette biplace tandem ?
Sa direction est centrale, le parcours prévu jusqu’au retour est de 800 kilomètres ? Jusque là, c’est cool… La suite est comme : “Services Secrets Defenses”… Je n’avais jamais eu besoin de présenter mon passeport pour entrer dans une usine automobile, mais Czinger est à part. La maison mère se nomme “Divergent Technologies”, et utilise l’intelligence artificielle itérative et d’immenses imprimantes 3D pour concevoir et produire des composants mécaniques ! Waouw !
J’avais besoin d’une pièce d’identité officielle car “Divergent Technologies” fournit des pièces au “Département de la Défense des USA”… Pour la petite histoire, tout le matériel militaire était dissimulé lors de ma visite, l’un d’eux ressemblait vaguement à une fusée. J’ai eu droit à une visite guidée par Lukas Czinger, le jeune PDG des deux entreprises et ce que j’ai vu était absolument fascinant. En particulier, un coup d’œil à l’intérieur d’une de ces imprimantes gigantesques.
Cela m’a donné l’impression d’entrevoir le futur ! Plus d’une douzaine de lasers transformaient de la poudre d’aluminium en pièces automobiles qui ressemblaient à des os d’oiseaux. C’était tout simplement incroyable. Lukas Czinger m’a expliqué que la technologie de “Divergent Technologies” atteint le “Seuil de Pareto”, le point au-delà duquel le moindre gramme, ajouté ou soustrait, devient négatif. Un exemple s’imposait, du coup on a fait venir un ingénieur.
Il m’a dit que s’il avait besoin d’une pièce spécifique pour loger le réservoir externe de l’amortisseur de suspension arrière d’une voiture alors que l’espace disponible X est limité Z et que la pièce W doit résister à des forces d’une intensité Y… À partir de ces paramètres, le logiciel teste des centaines de milliers de conceptions jusqu’à trouver la forme la plus résistante et légère. Outre le Département de la Défense américain, 9 constructeurs automobiles sont clients.
Ils utilisent “Divergent Technologies” comme fournisseur de pièces imprimées en 3D. Aston Martin (DBR22 Roadster), Bugatti (Tourbillon) et McLaren (W1) sont les trois seuls à l’admettre publiquement, même si les bras de suspension de la Ferrari F80 semblent tout à fait suspects… De plus, Czinger construit deux versions d’une voiture fondamentalement identique. D’abord la 21C, véritable monstre de piste à forte déportance (nommée d’après le XXIe siècle)…
Ensuite la 21C VMax, sans aileron et à longue queue. Pour mon essai de 800 kilomètres à travers les vignobles du centre et du nord de la Californie, j’ai donc eu le plaisir de piloter une VMax argentée. Je dis “piloter” à dessein, car l’habitacle ressemble bien plus à une verrière d’avion de chasse qu’à un habitacle classique. Il y a des vitres à moins de 30 cm de chaque côté de votre tête. La visibilité est excellente, mais monter et descendre est tout simplement absurde !
Il faut s’asseoir les jambes écartées sur le large seuil, ramener les genoux vers sa poitrine et pivoter sur soi-même en glissant les pieds sur le plancher, puis passer la tête sous le toit… et se laisser choir… Sortir est pire… L’une des raisons de l’épaisseur des bas de caisse est la présence des batteries. La 21C VMax est en effet une hypercar hybride biplace en tandem, et chaque bas de caisse renferme 2,2 kWh d’énergie (pour un total de 4,4 kWh).
Ce n’est pas une hybride rechargeable car un moteur alimenté par le V8 central arrière assure la charge des batteries. Celles-ci peuvent fournir 500 chevaux à l’essieu avant, qui dispose d’un moteur par roue. Le moteur thermique est un V8 biturbo de 2,9 litres conçu par Czinger, développant 750cv avec du sans plomb 91 standard californien. Avec du carburant de compétition à indice d’octane 100, la puissance passe à 850cv (à l’éthanol il atteint 950cv)…
Le moteur à essence entraîne les roues arrière via une boîte de vitesses semi-séquentielle automatisée à simple embrayage Xtrac, similaire à la boîte Xtrac à sept rapports utilisée par Pagani sur l’Utopia , cette transmission est ici fabriquée par impression 3D par Czinger, qui utilise également de petits moteurs électriques de 48 volts pour des changements de vitesse plus rapides à bas régime. Fini les à-coups typiques des boîtes à simple embrayage automatisées !
Les actionneurs à double pistons fonctionnent parfaitement à basse vitesse, s’arrêter aux stations-service, aux restaurants et aux parkings d’hôtels est ainsi devenu presque naturel. Ce qui m’a paru étrange, c’était d’avoir un ingénieur assis derrière moi toute la journée, Czinger ayant placé un pilote professionnel (Evan Jacobs) pour s’assurer que je ne précipite pas cette voiture à 2.500.000 $ dans un ravin. Il a rassuré Czinger que je ne représentais aucun danger. .
Nous nous sommes arrêtés à Laguna Seca pour quelques tours de démonstration. Premier constat : si vous avez de gros mollets ou de gros pieds, le confort à l’arrière laisse à désirer. Mes mollets XXL étaient littéralement coincés entre la coque et le siège en fibre de carbone, et mes pieds n’étaient pas à leur place non plus. En revanche, la visibilité à travers les vitres latérales est incroyable. Une fois de plus, cela m’a rappelé les sensations d’un avion de voltige.
C’était une façon particulièrement originale de vivre l’expérience d’un tour de circuit… Le tour rapide le plus impressionnant que j’aie jamais vécu fut en tant que passager d’une Aston Martin Valkyrie LMH de course ; je sentais alors le sang affluer dans mes extrémités au freinage. La Czinger VMax est désormais deuxième. Il est facile de comprendre comment une Czinger 21C a réalisé ce que la marque appelle la “Ruée vers l’or californienne”...
Cela signifie qu’elle a établi cinq records de circuit pour une voiture de série à Thunder Hill, Sonoma Raceway, Laguna Seca, Willow Springs et au Thermal Club… en cinq jours… enchaînant les tours d’un circuit à l’autre. Plus tard, Czinger est retourné à Laguna Seca non seulement pour battre son propre record, mais aussi pour reprendre le titre à une Koenigsegg Jesko Sadair’s Spear spécialement conçue pour la piste. Ce temps fut un incroyable 1 minutes 22,30 !!!
Le meilleur temps jamais enregistré à Laguna, était de 1 min 22 s 56 !!! Czinger annonce un poids d’environ 1.633 kg, ce qui est plutôt léger pour un véhicule hybride de 1.250cv. À titre de comparaison, la Ferrari SF90 Stradale Asseto Fiorano (la version la plus performante de ce PHEV à trois moteurs V8 biturbo développant seulement 986cv) pèse 1.740 kg. La nouvelle Lamborghini Temerario, est équipée de trois moteurs V8 biturbo et dépasse les deux tonnes.
Cette start-up californienne atypique aura donc réussi à surpasser deux légendes italiennes dès le premier essai. Un exploit remarquable en soi. La suite du parcours empruntait volontairement des routes de campagne, étroites, sinueuses, en mauvais état et défoncées par les intempéries, pas vraiment le genre de routes dont rêvent les virées en hypercar’s. Sur le moment, j’étais un peu déçu, mais avec le recul, l’expérience retirée est exceptionnelle.
À ma grande surprise, la VMax s’est avérée être une voiture aussi agréable à conduire que n’importe quelle autre Hypercar quoiqu’il faut vider ses poches car les sièges sont étroits, et boire avant de s’installer puisqu’il n’y a pas de porte-gobelets, et il faut aussi s’habituer au fait que presque tous les autres usagers de la route vous regarderont, vous suivront du regard, vous feront signe et accéléreront, tout en (probablement) hurlant des obscénités amicales.
Quoi qu’il en soit, la Czinger offre un confort de conduite bien meilleur que ce à quoi je m’attendais. Même la climatisation fonctionne bien. Si je devais formuler un reproche concernant l’aspect “conduite normale” de la VMax, ce serait le niveau sonore dans l’habitacle. Je ne parle pas du son unique du V8, mais plutôt de l’absence totale d’insonorisation. C’est un oubli regrettable. Cela devient particulièrement évident lorsqu’on passe des heures dans la bête
Certes, le poids nuit aux performances, mais concrètement, combien pèse la mousse insonorisante ? Dix kilos ? L’IA de Google estime son poids entre 5 et 10 kilos. Ce serait un net progrès. Lorsque j’ai enfin trouvé de vraies routes de canyon californiennes, j’ai pu exploiter pleinement la puissance de la Czinger 21C VMax. À peine mon pied droit avait-il franchi le point d’accélération que j’étais déjà sur le frein. La Czinger, c’est une bête d’accélération.
La zone de freinage semble se dessiner d’avance. Comme une propulsion supraluminique, comme si la voiture courbait la route au lieu de la franchir. Oui, ça me fait mal de le dire, mais dans ce cas précis, la Czinger VMax avec du SP91 est tout simplement excessive. Je précise qu’elle négocie les virages à merveille et offre une adhérence phénoménale. Ceci étant dit, les canyons du sud de la Californie sont vastes et plus rapides que l’Angeles Crest ou la Highway 33…
Il se pourrait bien que trop, c’est trop peu. Mais là, c’est probablement largement suffisant. Si vous envisagez l’achat d’une hypercar biplace à 2,5 millions de dollars, plus taxes et autres frais qui vous mèneront à 4 millions de $ ou €, il y a fort à parier que ce ne sera pas votre première voiture ultra-performante. Vous possédez probablement déjà un ou deux garages (voire un entrepôt) remplis de véhicules sophistiqués, en fibre de carbone et surpuissants.
Czinger a quelque chose d’unique à vous proposer. La société ne produira que 80 exemplaires de cette voiture… Ferrari, quant à elle, fabrique dix fois plus de F80, qui coûtent environ le double. Par ailleurs, j’ai appris de source sûre que la remplaçante de la 21C VMax sera équipée de sièges baquets classiques, permettant de se tenir la main avec son voisin. Mais si vous vivez dans ce monde, autant opter pour la Czinger qui a tout déclenché. Yeahhhhhhhh !
Il suffit de payer 2.350.000 $ plus quelques suppléments et vous serez propriétaire d’un Coupé HyperSport hybride 2 portes, 2 places (en tandem), à moteur central V8 biturbo DOHC 32 soupapes de 2,9 L/750cv/540 Nm, associé à deux moteurs électriques de 268cv/200 Nm ; puissance combinée de 1.250cv et couple de 935 Nm. La boîte de vitesses manuelle automatisée est à simple embrayage à 7 rapports… Voilà… C’est terminé…













































