1951 Studebaker Champion Street Rod
Cette Studebaker Champion de 1951 regorge de surprises, pourtant presque toutes entièrement dissimulées. Son style d’après-guerre s’inspire des avions de chasse, mais sous son capot se cache presque entièrement une Camaro de troisième génération (1991). On s’attendrait à trouver un petit bloc Chevy, mais surprise ! C’est un V6 de 4,3 litres modifié y est installé. Oui, cette Studebaker Champion 1951 est une véritable supercherie. De plus, conçue à l’origine sans sièges arrière, elle offre désormais un mini salon boudoir arrière sous son toit surélevé pour accueillir davantage de passagères.
Le coffre est lui aussi aménagé et la Studebaker est même équipée d’une boîte de vitesses moderne avec surmultiplication : “Tout ce qui se trouve en dessous est d’origine Camaro” , m’a déclaré Michael McDonald, le propriétaire de la voiture. “Elle possède son châssis Studebaker d’origine, mais les pièces Camaro y sont soudées”… L’année 1951 marqua la deuxième année de production de la Studebaker Champion à nez pointu (un élément de design également présent sur le Studebaker Land Cruiser), alors que le coupé Regal Starlight se distinguait par sa lunette arrière en quatre parties, une caractéristique rare à l’époque.
Son prix était de seulement 1.723 $, pour un moteur d’origine Studebaker six cylindres en ligne à soupapes latérales de 170ci développant 85 chevaux. “Un copain m’en a parlé, on a regardé en ligne, il était en vente à Tampa/Floride et on l’a acheté là-bas”. C’est Tom Tilley, dont le pick-up compact Dodge A100 à moteur 440ci attend impatiemment de faire l’objet d’un article ici, qui a ajouté la banquette boudoir, qui, entièrement personnalisée, semble avoir toujours fait partie intégrante du véhicule. Les sièges baquets avant de la Studebaker Champion sont recouverts d’un revêtement rouge vif et offrent un confort au TOP…
La voiture est équipée d’une colonne de direction inclinable “ididit” et d’un volant “Grant”. Le tableau de bord est composé de cadrans “Auto Gages” de chez “Auto Meter” . Les vitres électriques et les porte-gobelets intégrés à la console centrale apportent une touche de modernité supplémentaire. La plupart des passionnés de Hot Rod’s auraient installé un petit bloc V8 préparé pour propulser la Studebaker Champion, mais le propriétaire a opté pour une approche totalement différente, un V6 Chevy de 275cv, ce qui est suffisant pour des cruisings, mais qui n’est pas “coup de coeur”… Quoique, il est économique !
Grâce à sa légèreté, la Studebaker n’a pas besoin d’une puissance démesurée pour se faufiler dans la circulation moderne. Le 4L3 est désormais équipé d’un carburateur Edelbrock et d’un collecteur d’admission, ainsi que d’un arbre à cames adaptable d’origine inconnue. Son échappement sur mesure lui confère assurément la sonorité qu’on attend d’une telle voiture. Un élément qu’on ne voit pas tous les jours dans un Hot Rod la climatisation… Le V6 est associé à une boîte automatique GM 700-R4 à surmultiplication, qui alimente un pont arrière de Camaro à 10 boulons avec un rapport de 2,73:1.
À l’avant, on retrouve les freins à disque d’origine de la Camaro de troisième génération ; à l’arrière, des freins à tambours. Avec toute cette mécanique de troisième génération sous le capot, la voiture est chaussée de jantes à la hauteur de ses performances. Des pneus Nitto Motivo (P225/40R19) sur des jantes AR polies. Ce que Michael préfère dans sa Studebaker ? La conduire, bien sûr. “Cette bagnole est un vrai délire. Elle attire les regards et elle est super amusante. C’est une voiture fun, c’est sûr. Et j’adore sa lunette arrière. On pourrait y installer une mitrailleuse. On dirait la tourelle d’un char”…

























