1957 Lincoln Premiere
Je débute cet article avec mon Cocker Blacky en Star, en vous informant qu’il a passé dix ans de bonheur mais qu’un cancer de la peau s’est sournoisement révélé, contre lequel il lutte et Valérie et moi l’aidons et le soignons en ce compris des traitements chimio en clinique vétérinaire. Il mérite les balades de bonheur et les honneurs automobiles de mon web-site ou il a ses articles. et y joue le meilleur rôle en remportant tous les prix du monde… Le fait de trop écrire de textes d’articles m’aide à considérer la vie qui ne fait que passer… Voilà… Donc ne vous obligez pas à me dépose des “courage”, je gère et Blacky a bon appétit, adore toujours les balades et profite de sa vie, nous faisons de même. https://www.facebook.com/groups/BlackyCocker
Après la Cadillac Eldorado Pick-Up en star du précédent article, en publier ici un similaire concernant cette Lincoln Premiere datant de 1957, à vos yeux éberlués qui sont en adéquation avec votre air hébété de vous rendre compte que vous sombrez dans une paupérisation généralisée, mon initiative est, je le reconnais (sans qu’il soit nécessaire de m’insulter), une initiative suicidaire et malheureuse, quoique relativement logique, puisque la “stupiditologie” des vendeurs d’illusions automobiles perdues (qui n’ont toutefois plus les moyens financiers de payer des annonces publicitaires), tente toujours d’imposer l’obligation de déraper dans ces grosses gamelles éléphantesques américaines. Elles furent en effet souvent utilisées en Europe pour des cérémonies…
Souvent de mariage, qui s’étiolent en cause des guerres et des crises et des moyens financiers en dérives, puisque nos Gouvernements offrent les montants de nos impôts aux corrompus Ukrainiens pour en percevoir personnellement des “retours sur dons”... Et ce encore et encore y compris en ce début d’une année qui s’annonce pleine d’aléas menant à devoir survivre dans le dépressif tragi-comique, sauf si vous êtes actionnaires dans les industries d’armements, ce qui ne garantit pas de survivre à tout et n’importe quoi… Avouez que ce (long) texte d’introduction anal-ytique, même festif, est mortifère, quoique moins gravement que de fêter l’année nouvelle en riant et flirtant dans un sous-sol Suisse en agitant “suicidairement” des pétards et feux de joie…
Les Lincoln’s “Premiere” de même que les Lincoln’s “Capri”, sont des véhicules automobiles du constructeur américain Lincoln, division de luxe du groupe Ford. La publicité de l’époque annonçait : “Lincoln unmistakably the finest” (Lincoln, incontestablement la meilleure)… Ces deux jumelles, entre 1956 et 1960, partageaient les mêmes carrosseries et les mêmes moteurs. La Lincoln Futura en présentait des prémices stylistiques en tant que concept car, fabriqué en 1954 dans les ateliers turinois de Ghia, dévoilé au tout début de l’année 1955, et qui causa la surprise et l’enthousiasme tant ses formes étaient futuristes. Durant les années 1952-1955, les Lincoln’s se ressemblaient toutes (mises à part les décorations latérales et le lifting de la calandre avant en 1955).
Elles commençaient toutes, toutefois, à accuser leur âge… Ce que Lincoln a présenté en septembre 1955 était donc de bien plus belle facture. L’empattement passait de 123 à 126po pour une longueur totale de 216 à 222,9po (5,66 m). Les lignes étaient élancées, élégantes, aériennes, et le succès fut au rendez-vous avec 27.222 automobiles fabriquées/vendues en 1955 et 50.322 en 1956, à chaque fois pour la paire Lincoln Capri-Première. Les prix en 1956 variant de 4.119 $ à 4.747 $. Sans faire une Lapalissade, à part leurs différences, la Capri et la Première étaient identiques. L’appellation Première était nouvelle, et elle était mieux équipée. Les motifs décoratifs différents (étoile dorée sur fond blanc) et les lettrages aussi.
Les modèles cabriolets/ convertibles n’étaient toutefois plus disponibles qu’en finition “Premiere” qui disposait d’une capote électrique/automatique en toile. Côté moteur, c’était toujours un V8, mais sa cylindrée augmentait à 368ci, soit 6.027 cm3, développant 285 cv à 4 600 tr/min. L’alimentation était réalisée grâce à un carburateur 4 corps. Il fallait bien cela pour propulser les 2 tonnes de chacune de ces automobiles. La boîte automatique était à 3 rapports, toutes les carrosseries disposaient de 6 places. Les vitres et banquette avant étaient électriques, la direction et les freins assistés étaient de série. Elles arboraient un pare-brise panoramique (une nouveauté chez Lincoln), étaient équipées d’un volant rétractable (pour y monter et en descendre).
Toutes les versions passaient en12 volts et au double échappement sortant des bananes de pare-chocs. Les ceintures de sécurité à 2 points n’existaient qu’en option AV et AR. D’autres options disponibles étaient d’ailleurs nombreuses. Comme les années précédentes, les roues arrière étaient semi carénées. Le coupé avait été nommé “Hard-top”, les portières n’ayant pas de montants… En descendant les 4 vitres, l’espace était très dégagé, et le toit comme suspendu. Dans le segment du haut de gamme américain, Cadillac restait toutefois leader, quoique Chrysler y tentait une percée et que rien n’allait plus chez Packard ; c’était malheureusement la fin de l’ère dite “d’or”….
En 1957, tout est pareillement pareil, de la même base, et du même moteur (poussé à 300cv à 4 800 tr/min). La carrosserie évolue spectaculairement pour l’arrière. En effet, les ailerons à feux triangulaires se mettent au goût du jour. Le pare-chocs n’a plus d’échappement et se rallonge un peu (224,6po, soit 5,70 m). Les feux de recul y prennent place. Plus de carénage, la baguette latérale est fine et plus haute. Les pare-chocs avant s’épaississent. Les doubles phares font leur apparition, comme chez les autres constructeurs exactement à cette période (mode). 22 % des Lincoln 1957 ont la climatisation. La nouvelle mention “landau” désigne les 4 portes sans montants au niveau des portières, à l’instar des coupés.
La berline classique à montants était toutefois visiblement boudée à son profit. Pour 1957, les prix vont de 4.649 $ à 5.381 $. Le prix peut dépasser allègrement 6.000 $ avec des options. La production fléchit quelque peu, à 41.093 exemplaires. Le prix est environ le double de celui d’une Chevrolet, d’une Ford ou d’une Plymouth du même millésime. Tout indique dès septembre que 1957 sera la dernière “bonne année” et que 1958 sera une très mauvaise année pour les États-Unis (nouvelle récession en préparation) et tous les constructeurs pressentant que leurs productions vont diminuer drastiquement, hésitent à investir trop de frais pour les modèles 1958… 1957 se cloture dans la crainte d’une dépression comme dans les années trente…
En 1958, c’est l’escalade des moteurs surpuissants et la désescalade des ventes ! C’est maintenant un 430ci, soit 7.043 cm³ (375cv) qui prend place sous des carrosseries entièrement remaniées. Les doubles phares deviennent obliques, les lignes sont plus tendues, modernes si l’on peut dire. La caisse semble interminable et l’aileron arrière est moins ostentatoire. Le pare-chocs avant, d’une seule pièce, est impressionnant avec ses deux bananes-obus qui pointent. La Premiere se distingue de la Capri par une baguette chromée de bas de caisse. Elles existent en 4 portes avec ou sans montant et 2 portes sans montant. Et on note l’incorporation de la Continental Mark III (ne pas confondre avec les Continental Mark II stoppées en 1957 !).
Cette “nouvelle” Continental est donc une troisième jumelle, mais quelques précisions s’imposent : Le motif de grille de calandre est carré et non horizontal. La lunette arrière est originale pour les “conduites intérieures” puisqu’elle est inversée,(comme sur Citroen AMI et elle peut s’abaisser, offrant une très bonne ventilation naturelle de l’habitacle. Elle est la seule à se décliner (en plus des 3 autres configurations) en convertible. Les portes arrière ne sont pas encore “suicides”, ou “antagonistes”. Dans la liste pléthorique des options, on découvre par exemple une option “triple carburateur”, avec 400cv à la clef, ainsi qu’une suspension à air (2 % des suffrages). Lincoln n’a produit que 28.684 unités ; c’est environ quatre fois moins que de Cadillac.
50 ans plus tard, ces modèles sont recherchés des collectionneurs, car ils témoignent d’un certain “âge d’or” de l’automobile, la profusion des chromes et pis, l’extravagance des ailerons et des carrosseries peu ergonomiques qui les rendent inimitables. J’ai eu l’occasion d’acheter une Premiere 57 ET une Premiere 58 à la succession d’un collectionneur en Floride. Ces Lincoln’s avaient bénéficié d’une restauration complète en 2012. Les chromes et les éléments brillants étaient magnifiques, les intérieurs étaient comme neuf et la capote de chacune était en parfait état. Lors de leurs restaurations, les dessous de caisse avaient été peints de la couleur d’origine, contrairement à la plupart des restaurations qui optent pour le noir. J’ai opté pour l’achat de la 1957…
Elle “me parlait davantage que la 58”. De plus, seuls 3.676 cabriolets Premier ont été produits en 1957, ce qui rend cette voiture particulièrement rare. Au moment de l’achat, elle était restée remisée pendant plusieurs années. Je l’ai fait livrer directement chez mon garagiste de Miami qui l’a inspectée puis effectué une révision complète et un contrôle de sécurité. Je lui ai demandé de faire tout le nécessaire pour la rendre fiable. J’ai dépensé moins de 4.000 $ (factures de réparation à l’appui) au final. La Lincoln 57 roule à merveille. Cette voiture est si rare que, généralement, même les américains natifs qui avaient entre 20 et 30 ans en 1957 ne savent même pas de quoi il s’agit avant de l’avoir vue de près. Il est peu probable que vous en revoyiez une autre dans un mag’.































