1970 Pontiac Firebird TransAm /120.000$
La Pontiac Trans-Am 1970 est une muscle car pourtant légendaire que la génération Z ignore probablement. Je réalise ici une mise à jour comportant un max d’infos sur les performances, les coloris et la rareté de cette muscle car légendaire, afin d’aider les “ceusses” (rares comme la voiture) à distinguer les authentiques Trans Am des répliques. Je la compare directement à la Chevy Camaro Z28 de la même année en relevant les différences les plus importantes entre les deux modèles. Certaines muscle-cars ont bâti leur réputation en dominant les classements des ventes ou en devenant des icônes de la culture populaire, tandis que d’autres ont emprunté une voie plus discrète.
Celles qui ont choisi la voie la moins fréquentée ont été conçues avec soin plutôt que par excès et produites en si petit nombre qu’elles n’étaient pas destinées à être omniprésentes. Ce sont des voitures qui passent souvent inaperçues, surtout auprès des jeunes passionnés et de la génération Z, habitués aux effets spéciaux, aux algorithmes et aux marques emblématiques. Mais attention, rareté ne rime pas avec insignifiance. Voici l’histoire d’une voiture de performance américaine conçue spécifiquement pour cet usage , arrivée au plus fort de l’ère des muscle cars, qui offrait dès le premier jour des performances exceptionnelles, et qui parvient encore à passer inaperçue des décennies plus tard.
Cette Muscle Car oubliée a surpassé toutes les Corvette’s de son époque. Il faudra 56 ans et un compresseur à la Corvette pour rattraper ce monstre du quart de mile. Pontiac a lancé la première génération de la Firebird Trans Am en 1969, deux ans après la sortie de la première Firebird. Bien que le modèle 1970 ait été profondément remanié, il fait toujours partie de la première génération, la Pontiac Firebird Trans Am de 1971 marquant le début de la deuxième génération. Ce qui distingue principalement la Pontiac Firebird Trans Am 4 vitesses de 1970 de ses rivales muscle cars, c’est qu’elle a été conçue spécifiquement pour cet usage à une époque où les muscle-cars naviguaient encore sur une fine ligne entre puissance en ligne droite et tenue de route.
Sous le capot se cachait le V8 Pontiac de 6,6 litres (400ci) le plus souvent un Ram Air III développant 335cv et associé à une boîte manuelle Muncie à quatre rapports courts. Cette muscle-car pouvait passer de 0 à 100 km/h en environ 5,5 secondes et parcourir le quart de mile en 13,9 secondes. Avec l’option du légendaire V8 Ram Air IV, la combinaison devenait encore plus rare, la puissance grimpant à environ 370cv et le temps au quart de mile descendant sous les 13 secondes. Sur le papier, ces chiffres peuvent paraître modestes selon les normes actuelles, mais ils ne disent pas tout. Pontiac ne se contentait pas de viser les meilleurs chronos sur le quart de mile mais construisait une voiture de route capable d’être conduite sportivement.
C’est à dire de prendre des virages serrés et d’encaisser les chocs. C’est précisément cet état d’esprit qui a permis à la Trans Am de gagner en crédibilité dans le monde du sport automobile et qui explique pourquoi son ADN reste d’actualité. Le modèle 1970 est particulièrement important car il représente une période de transition. Il conservait les racines de la première génération tout en préfigurant l’orientation plus raffinée et axée sur la performance que Pontiac allait pleinement adopter dans la seconde. Pontiac a produit la Trans Am de 1970 en très petit nombre comparé à ses rivales musclées. Pour l’année-modèle 1970, Pontiac a fabriqué un peu moins de 50.000 Firebird. Cependant, seulement 3.196 exemplaires étaient des Firebird Trans Am.
Cela en fait la Firebird de 1970 la plus rare, et de loin. Plus incroyable encore, seuls 88 chanceux ont pu acquérir une Trans Am de 1970 équipée du pack Ram Air IV. Pour bien comprendre cette rareté par rapport à ses concurrentes directes, prenons l’exemple de la Chevrolet Camaro Z/28, une autre muscle car F-Body haute performance. En 1970, Chevrolet n’a produit que 8.733 exemplaires de la Camaro Z/28 , soit près de trois fois plus que la Pontiac Trans Am au total. Un modèle encore plus proche de la Firebird Trans Am est la Plymouth AAR Cuda. Ce modèle rare était exceptionnel et Plymouth n’en a produit que 2.724 exemplaires en 1970. Certes, c’est légèrement moins que la Trans Am, mais cela reste dans la même catégorie de production confidentielle.
Tout cela démontre que, même parmi les voitures axées sur la performance, la Firebird haut de gamme de Pontiac n’a jamais été conçue pour les volumes de vente. La marque ne cherchait pas à inonder les concessions de Trans Am. Elle affirmait plutôt une position : celle d’une voiture de performance spécialisée, conçue dans un but précis, et non pour atteindre des objectifs commerciaux. Ainsi, sa production relativement limitée, surtout pour des pony cars cultes ou des muscle cars plus grand public, explique en partie pourquoi la Trans Am de 1970 reste un modèle de collection très prisé. C’est pourquoi outre le fait que depuis plus de 15 ans les shows pour ce type d’automobiles disparaissent et de plus on ne la croise pas à tous les coins de rue.
Voilà pourquoi la génération Z se doit de connaître et d’apprécier ce que la Firebird Trans Am de 1970 offre encore. La Trans Am de 1970 était équipée dès le départ de véritables pièces de muscle car. Ce qui distinguait la Pontiac Firebird Trans Am de 1970, ce n’était pas seulement sa vitesse pour l’époque. C’était le fait que Pontiac l’avait conçue comme un véhicule performant et complet et non comme un simple exercice de style autour d’un moteur. De la mise au point de son châssis à ses systèmes de freinage et de refroidissement, la Trans Am était pensée pour offrir d’emblée des sensations de conduite exceptionnelles. Pontiac a doté la Trans Am de composants de suspension bien supérieurs à ceux proposés de série sur la plupart des muscle cars en 1970.
Des ressorts et amortisseurs renforcés, ainsi que des barres stabilisatrices plus larges, lui conféraient une tenue de route nettement supérieure à celle d’une Firebird de base. La Trans Am était conçue pour une conduite sportive et prévisible, et non pour des démarrages fulgurants. Le système de freinage reflétait cette même philosophie. La Trans Am de 1970 était équipée de série de freins à disque avant assistés et de freins à tambour arrière, une configuration qui offrait des performances de freinage supérieures aux systèmes à tambours uniquement encore courants à l’époque. Le refroidissement et la durabilité étaient également des éléments essentiels. Des prises d’air fonctionnelles sur le capot permettaient de gérer la température sous le capot.
Des composants de refroidissement améliorés assuraient une utilisation prolongée. C’était crucial à une époque où de nombreuses muscle cars étaient conçues pour offrir des performances exceptionnelles sur une courte durée, mais peinaient à supporter une utilisation intensive et prolongée. L’ensemble des caractéristiques techniques de la Trans Am témoigne d’une intention claire. Pontiac ne cherchait pas à créer la muscle car la plus tape-à-l’œil du marché, mais une voiture de route performante, capable d’encaisser la puissance, de tenir la route en virage et de répondre aux exigences d’une conduite réelle. C’est précisément pour cette raison que la Trans Am de 1970 reste si populaire aujourd’hui.
Le constructeur, aujourd’hui disparu, possèdait un catalogue éclectique de modèles, mais aucun n’est aussi rare que cette muscle car classique. La sœur de la Z28, pas sa jumelle était la Camaro Z28 de 1970. La Pontiac Firebird partageait de nombreux points communs avec la Chevrolet Camaro, la version Z28 étant l’équivalent de la Trans Am. Reposant sur la même plateforme, on pourrait facilement croire que les différences se limitent à la carrosserie, les deux voitures étant mécaniquement identiques. Or, ce n’est pas le cas. Contrairement aux AAR ‘Cuda et T/A Challenger qui partageaient le même moteur, la Camaro Z28 et la Pontiac Trans Am de 1970 étaient deux voitures bien distinctes, dotées de motorisations différentes.
La Trans-Am de 1970 était équipée du légendaire V8 350 ci (5,7 L) de Chevrolet. Ce moteur développait 360cv et 515 Nm de couple. Si la puissance dépassait les 335cv de la Pontiac, le V8 400 ci (6,6 L) offrait un couple monstrueux de 583 Nm. Ainsi, le V8 350 ci permettait à la Z28 d’abattre le 0 à 100 km/h en 5,8 secondes et de parcourir le quart de mile (402 m) en 14,2 secondes, soit un temps à peine supérieur à celui de la Trans Am. La Pontiac Firebird Trans Am de 1970 demeure l’une des muscle cars les plus méconnues de son époque, notamment en raison de sa production très limitée et du faible nombre d’exemplaires en bon état encore existants. Avec seulement 3.196 unités sorties des chaînes de montage, la Trans Am n’a jamais été une voiture courante.
Contrairement aux muscle cars produites en grande série qui envahissaient les concessions et les circuits de dragsters, la Trans Am occupait un segment de marché plus restreint et plus spécialisé. Cette rareté n’a fait que s’accentuer avec le temps. Nombre de Trans Am des premières années ont été malmenées, modifiées, utilisées en compétition, ou tout simplement usées par des décennies d’utilisation. D’autres ont été victimes de la rouille, de la négligence, ou de restaurations bâclées à une époque où ces voitures n’étaient pas encore considérées comme ayant une importance historique. La Trans Am de 1970 se situe elle aussi à la croisée de deux époques. Elle est apparue au moment où les muscle cars atteignaient leur apogée.
C’était avant l’arrivée des emblématiques Trans Am de deuxième génération qui allaient dominer la culture populaire plus tard dans la décennie. De ce fait, le modèle de 1970 ne bénéficie pas de la reconnaissance qu’il mérite, car l’attention s’est surtout portée sur les voitures plus emblématiques qui ont suivi, malgré son rôle fondamental dans la construction de ce que deviendrait la Trans Am. Cette combinaison d’une faible production, d’un nombre réduit d’exemplaires survivants et d’une certaine discrétion culturelle explique en partie pourquoi la Trans Am de 1970 est moins souvent évoquée que certaines de ses rivales. Pourtant, la Trans Am de 1970 représente une voiture de performance rare et authentique.
Elle a discrètement gagné sa place dans l’histoire des muscle cars. Elle n’est pas sous-estimée par manque de mérite, mais simplement parce qu’il n’en reste que très peu pour rappeler son existence. Si vous êtes à la recherche d’une Trans Am de 1970 et que l’authenticité est importante pour vous, soyez prudent. Bien que le célèbre thème noir et or soit devenu un élément emblématique de la Pontiac Trans Am par la suite, ces premiers modèles n’ont pas bénéficié de cette livrée. La Trans Am de 1970 n’était disponible qu’en deux couleurs : bleu Lucerne ou blanc polaire. À noter que seulement un millier de Trans Am produites en 1970 arboraient la peinture bleue, ce qui en fait la variante la plus rare.
Ne vous méprenez pas : même si la Firebird Trans Am de 1970 n’a pas la même notoriété que certaines de ses rivales, elle est loin d’être une bonne affaire, le prix d’une Pontiac Firebird Trans Am 4 vitesses de 1970 se situe entre 70.000 $ et 125.000 $. Prenons l’exemple de cette Pontiac Firebird Trans Am 4 vitesses de 1970. Peinte en blanc nacré et ornée d’une bande bleue, cette rare Firebird Trans Am 4 vitesses a récemment été vendue. Bien qu’elle soit équipée d’un V8 de 400ci (6,6 litres) de remplacement, elle est restée en grande partie d’origine, et un passionné fortuné a pu acquérir ce modèle rare pour la somme de 120.000 $. C’est un prix élevé, certes, mais bon, c’est un sacré engin !
Ce que les passionnés de voitures de la génération Z devraient retenir, c’est que la Pontiac Firebird Trans Am 4 vitesses de 1970 incarne une époque où les muscle-cars étaient conçues avec intention, et non dans l’excès. Elle alliait des performances exceptionnelles, une production limitée et une philosophie qui valorisait l’équilibre autant que la puissance, à une époque où le segment était à son apogée. Sa rareté et son manque de visibilité auprès du grand public l’ont tenue à l’écart des projecteurs, d’autant plus que les Trans Am ultérieures ont captivé davantage l’attention culturelle. Ce n’est pas un objet de nostalgie ni une voiture à sensation. C’est une voiture de performance d’une importance historique qui a contribué à définir l’essence même de la Trans Am…

































