Ayoye ciboire tabarnouche ! Hot Rod d’osti d’calvaire !
Ayoye ciboire tabarnouche d’osti d’calvaire… Ca va capoter ben raide, avec ce Hot Rod du Québec (Canada) donc attache ta tuque avec de la broche… Avec toute la patente-là dessous, après un mot d’amour pour débuter, mainant que j’viens d’étudier la langue d’el Québek, j’va tout chinger ici au départ de s’t’article… J’va vous conter l’histoire de la bebelle illustrative auto Hot Rod qui est supposée vouloir dire quelque chose de pas clair ! J’vais pas vous achaler… ni faire accroire… Ca’vient d’où ça ? J’ai dans mes affaires publiables de quoi en remplir d’autres… Dans ce cas quasiment d’hôpital, quoi conter ?
, le fait, d’évidence, d’essayer de rester sérieux en montrant des affaires apocalyptiques mène au “tapotage/gratouillage de texticules bin couillus” comme un gars se gratte les balles pour en enlever la crasse… Attache ta tuque avec de la broche que j’tai déjà dit, car j’pense qu’au-delà du roboratif inévitable à cause du vide intellectuel abyssal de certaines créations. Elle est faite de sueur et de pit pis qui coule de travers… Même les Écossais y échappent pas, pas plus que les indigènes en pagnes folkloriques… J’précise que j’vise les Texticules qui sont des t’its textes, pis que les testicules ont rien à voir là-dedans…
Même si un texte couillu laisse planer un doute sur l’attribution du mot et non du sperme qui sort… J’capote pas ben raide… Non… C’est une échéance vue par l’esprit, inévitable de certains bords… Le gratouilli qui gratouille les coucougnettes est d’ailleurs ben bon… C’est tiguidou… À manger cru entre amis del Québek libre.. Tabernouche… Un salut aux maudits français qui vont me lire capoter su’l’auto Hot Rod N°1 de tout l’Québek libre.. Chers tous, pis toutes, j’le sens dans l’fond d’mon être-pas-être, vous doutez, pis vous m’implorez sans me l’demander direct, d’écrire sur l’authenticité des gens…
Ceux qui vont, pis qui viennent de-ci de-là, icitte pis là-bas, loin, des chars, des fois des motomobiles bizarres et dérangeantes dont on jase… Wouahhh ! C’te souk-là, avec ChromesFlammes qui est mainnant devenu “LA BIBLE” des Hot Rodder’s, pis des Kustomizeurs ed’marde, parce que ChromesFlammes y est l’seul à survivre à la marde généralisée (je parle de la marde qu’on m’a envoyée pendant la guerre du Kustom menée par le roi des crosseurs… Je précise que c’est l’Empereur Michel Hommel qui voulait éliminer ChromesFlammes, avec des délations fiscales pis d’autres coups bas genre “de Jarnac”)…
Ouaisssss pis, ce crosseur y m’a mis en maudit, en tabarnak, ce niaiseux, mais y’a fait faillite en centaines de millions, pis y’a entraîné son monde dans les égouts… Pis y’en a qui m’suggèrent de r’ouvrir les égouts pour y noyer les “réseaux asociaux” où les Sarrasins du Kustom-Franchouille se sont réfugiés… C’est pour y déverser des articles à faire brailler avec des commentaires abscons du genre : “Ce s’rait bien de tout clarifier maintenant !”… Fa que là, j’dois répondre… Y’a du monde à messe… Tabernacle ! Pis j’suis pas mal effronté, parce que j’sais pas comment finir ça sans vider un chargeur au complet.
J’ai du front tout l’tour de m’tête… J’ai envie d’tirer une balle, pis même une caisse de chargeurs, par ricochets, suffirait pas à tuer ces spectres… Yeaaahhh ! Ils s’auto-dématérialisent dans des discours abscons pis putrides… Ils se font passer pour des sapins… Avant toutes choses, j’vais brasser la cage et faire de l’authenticité, c’est barbare, ça vient de chez l’notaire, du certifié notoire, du grec pis de l’ostrogoth, sinon de l’hottentot. À première vue pis à première ouïe, c’est catholique pis justicier, comptable pis policé. Ça sent la toile cirée, la signature pis l’cachet. On comprend qu’on surveille ça, qu’on s’moque…
C’est en fait tout démodé, tellement que plus personne n’ose se dire authentique, à part pour rire, mais y’a pas d’acceptation dans l’déni de l’abonnement ni dans l’soustraction du flouze adéquat, si non la peur de passer pour un australopithèque radin. Authentique ? Pis si on épelait le mot, en enlevant toutes les pelures une après l’autre ! Les mots sont faits pour qu’on les enlève pis qu’on en soit l’ôtcur, l’auteur… Les philologues l’ont compris… Et Lacan pis, Heidegger en tête, bien pis, qui faisaient semblant de pas rire en déridant le dictionnaire authentique : de l’auto-soi, pour soi, soi-même…
Et avec l’ajout “hens”, ou “ens”, l’étant de l’être… Ce qui de soi-même est pour soi-même en soi-même… Si vous comprenez pas, c’est sans espoir… La répétition est belle, elle se roule sur elle-même, s’en-roule, se pose nouée en son centre, comme ce qui se posant est posé… Identique est ce qui de l’être se fait… C’est comme le jardinier qui greffe une ente, ou entant un greffon dans l’tronc du chêne, sauf qu’ici y s’ente soi-même dans son être. L’entique d’authentique est compris dans l’tout du mot pis redouble ou triple, mais en fait décuple l’effet “auto”. Écrivons auto-entique ou autant pour soi…
Je garde/conserve “oten-tique” pour tantôt). Le terme pourrait, en droit, se dire que d’un être auto-nome qui se prononce lui-même être, pis qui prend être de c’te nomination. Laquelle peut se faire qu’en étant déjà avant qu’y soit dit. L’autosuffisance d’un tel être-soi peut appartenir qu’à un Dieu parfait, seul vraiment “auto”… Chu, le choir, y déchoit… Fa que là, chu sur l’terrain de l’art (par mégarde?), le terme désignerait l’authentique comme un préexistant défini/inventé comme étant un Dieu à ce qu’il accomplit, pis s’accomplit dans ce qu’y fait dont y s’authentifie.
Si l’authentique revient au seul auto divin, s’authentifier est de ce monde… Pis, qui ressemblerait fort (si on prenait (mé)garde aussi) au verbe sottentifier. Le sottentif reste en suspens, inachevé, y a besoin d’l’autre/des autres pour avoir l’cachet d’authentique; tant qu’y l’a pas, y reste juste sottentif, ce qui montre ben la distance entre l’auto divin pis la philosophie pis l’esthétique à l’université supposé auto ou prétendant à la sottentification, qui a besoin d’l’autre pour être dit soi. En somme, un autrentique. A c’te distance-là, on appelle ça : chute, hiatus, espace, vide, néant, chaos, etc.
Des fois, pour reprendre le contrôle, comme si on avait fait exprès de perdre, on fait semblant d’avoir déconstruit l’pas d’l’auto : déconstruire! C’est l’mot d’ordre (mais c’est une authentique déconstruction) pis déconstruction, le terme pour dire qu’on est volontairement (pis donc auto) chu. Assez niaiser, soyons sérieux pis parlons réseaux. On sait que les réseaux, c’est affligeant pis asocial. Le sérieux a rien à y faire. On sait ben que les réseaux, c’est plate à craquer pis asocial en maudit, le sérieux a rien à voir là-dedans, pas plus que l’âme, ses bébelles de remplacement, Dieu ou l’authenticité.
Pis d’abord, malgré qu’on dit à tort que c’est immatériel, les réseaux asociaux, c’est du matériel, de la matière, pis même la plus matière de la matière, le corps de son corps, électron. Pis qui dansent, en plus! Faque, en droit, le réseau, corporel, en mouvement. Pis qui pense pas être, y est aux antipodes de l’authentique qui se regarde le nombril. Y est juste, le réseau, toute façon, un bidule arrangé là, prêt à servir pis qui s’userait à pas être utilisé, contrairement à la pile Wonder qui s’use juste si on s’en sert. Y s’userait, ou ben y disparaîtrait. Y’a du réseau juste si ça bouge
La virtualité, dont on jase tant, peut juste être définie par l’action qu’elle propose pis qu’elle accomplit de temps en temps. Y’a pas de virtualité en soi (ayoye, j’m’égare encore, pis dans la philosophie en plus, cette fois). C’pas grave, ça va de soi qu’en tant qu’actualité contemporaine de sa propre existence, le réseau a aucune réserve d’âme, aucun extra d’être. Faque l’antithèse de l’être auto-entique, ce serait ben le bidule réseau. Grosse bataille pis grand débat, jamais finis, accrochés à des arguments pis des chicanes de chaque côté, mais aussi pis surtout aux événements du monde.
Art contre technique, auto contre réseau. J’me sers du fax, du courriel, d’internet dans la vie de tous les jours (qui court sans moi) ; faudro t-il que j’les ignore quand j’deviens, par décision : auto-propulsif, un artiste authentique en crisse ? Tabernacle di merde… La technique (internet) a-t-elle donné le coup de grâce (expression qui dit le contraire de ce qu’elle semble dire), à l’autosuffisance de l’auto-authenticité ? Demandez pas à Heidegger, y sait pas. Le texte ben obscur où ça l’a touché (effleuré) le problème, reste dans un brouillard dont j’le sortirai pas, j’dis juste qu’y dit pas ce qu’y semble dire…
Pis qu’y’a du pain su l’planche pour arriver au bout de ce qu’y’a voulu dire en l’disant pas. Simplement, faudrait planter un panneau “Danger!” devant les questions : “Art ou technique? Technologie ou raison? Arraisonnement ou dévoilement?”... Peu importe les propositions là-dessus, y marquent toutes la séparation, la coupure… Mais aussi le fossé, l’hiatus, l’entre deux côtés de l’activité humaine. À la métaphysique de l’authentique, le plein d’Être, s’y oppose la pragmatique du réseau où l’usage décide de l’existence. L’une, la métaphysique, joue les grands sentiments pis l’Art grand A y est célébré comme libération.
Mais l’autre joue les modestes et renonce à l’égoïste ego qui pense, pis se dissout dans l’exercice d’une simple transmission. Bidule pis ex-positif s’opposent de même à sot-tentif pis positif… Yeahhhhhh ! Parce que l’artiste “techno” s’expose en se positionnant, pendant que l’artiste “auto” s’authentifie en ex-istant si position (sur une chaîne en série) qui s’oppose faque à disposition (innée de l’âme : génie, talent). Bref, le réseau (asocial) se montre comme un bidule qui dérange en crisse l’âme, l’Art, pis ses désirs d’un au-delà. Mais y l’est aussi pour les choses plates matériellement de ce monde…
Pourquoi ? Ben parce qu’y mêle les rôles traditionnellement attribués… Les “ceusses” qui sont dans la ligne qui passe de l’artiste à l’œuvre pis de celle-ci au public. Sur le réseau, l’artiste est plus juste pis complètement artiste, mais à la fois son spectateur, son publicitaire, son conservateur pis son critique en même temps que son exposeur. Multiple, pétardé, y trouve une unité juste en s’identifiant au réseau comme une de ses parties élémentaires. V’là ben des métiers qui disparaissent du ti-monde de l’art ! Critique, afficheur, conservateur, galeriste s’effacent au loin ou se momifient dans des poses hiératiques.
Leur identité, sans qu’y l’aient voulu, se trouve entamée sinon complètement anéantie. Tabernacle di merde.. Ce portrait un peu brutal veut-il dire qu’y faut dire bye-bye à ce ti-monde ben sympathique où l’œuvre a un auteur pis l’auteur une œuvre, pis où chacun, tant ben que mal, trouve un peu d’authenticité à se dire soi-même pis à se signer de son nom propre ? Faut-il voir ce monde en train de couler comme une sorte de majestueux Titanic, supposément insubmersible ?… Les rescapés qui dérivent, eux, sur des radeaux-réseaux vers des lointains meilleurs ? Dialectique ou purgatoire ?
C’est là où, faut ben l’avouer, la pente dialectique rattrape le “réscauistc” pour cet exercice de haute voltige qu’est l’entrée pis la tenue dans le réseau au ras du canal transmissible, dissous dans la simple figure de son propre sigle. Une certaine grandeur d’âme est demandée : y faut du stoïcisme, quelque chose comme un ascétisme rigide; renoncer au plaisir de soi en tant qu’individu, se couler dans l’anonyme, savoir qu’on est rien qu’un atome, un photon jeune-vieux de milliards d’années, rien de plus (enlever d’ailleurs le mot “plus” de son vocabulaire), changer de logique.
C’est là que, faut ben l’avouer, la pente dialectique pogne au collet le “réscauistc” pour cet exercice de haute voltige… Il est d’embarquer et de tenir le fort dans l’réseau au ras du canal transmissible. Dissous dans la simple figure de son propre sigle, une certaine grandeur d’âme est demandée : y faut du stoïcisme, un genre d’ascétisme raide de même ; renoncer à la jouissance de soi en tant qu’individu, se couler dans l’anonymat, savoir qu’on est rien qu’un atome, un photon jeune-vieux de milliards d’années, rien de plus pantoute. Faut d’ailleurs enlever le mot “plus” de son vocabulaire, changer de logique…
Pis par exemple, penser en terme d’additions pis non plus de choix; le “ou ben ceci” “ou ben cela” y faut scraper ça du dispositif réseau, pis donc de son propre dispositif mental ; à remplacer par la logique du pis… V’là qui est simple pour les pensées, les arguments, les propositions, tout peut aller ensemble, foin des contradictions ! Mais l’affaire est ben moins pantoute facile que prévisionnel… Quand y vient le temps de choisir quoi manger, quel savon utiliser pis si on prend le train ou l’avion. Pas mal dans l’ensemble, l’utilité pis l’usage dont le réseauiste fait grand cas le rattrape au tournant.
C’est la vie vécue qui y montre que l’vécu de l’expérience du réseau n’est pas “la vraie vie”. À examiner la situation, l’égaré se demande quoi faire. C’est sûr qu’y est contemporain, de ce fait y aime les nets, toiles, réseaux, canaux, webs, pis cybers… Pis, y a intégré le vocabulaire, y est énergique, pressé, dynamique pis conscient que c’est pas donné, que ça coûte cher tout ça, mais va! La grande solidarité est à ce prix. L’artiste d’écrits vains tel moé-même pour pas me nommer directement, puisqu’y s’agit de lui donc de moé-même, passerait donc du régime de l’authentifiable…
En faits, je l’authentifie par moé-même ou que j’sois authentifié comme moé) à celui d’une particule qui se promène sur un réseau. Ben obligé, la mode commande ici le mode de transport. La signature de soi a changé de lieu, de temps pis d’espace. Resté coincé dans l’authentique, le pauvre artiste a pas ben ben de chances de se vendre. Y faut qu’y rejoigne le réseau, qu’y entre pis qu’y reste. C’est le prix à payer pour être à nouveau authentique pis authentifié (l’âme ayant disparu dans l’passage, y s’agirait plutôt d’être estampillé). L’ensemble de l’opération ressemble à s’y méprendre au rachat du pécheur…
Ouiiii, celui qui passe par le purgatoire pour regagner, lavé de ses péchés, le ciel de l’authentique. Y a là comme une punition passagère, le temps de faire comprendre au misérable que son arrogance doit céder devant la technique, qu’y est rien qu’un peu de matière épelée sur un codex ; qu’y montre donc un peu son savoir-faire dans des situations labyrinthiques pis on verra plus tard. Sitôt compris, (mais ça peut prendre du temps) sitôt fait (ça peut en prendre encore plus), le v’là engagé dans un repentir contrôlé. C’est l’moment de se servir de ce qui a été appris en passant par l’réseau… Quoique donc ?
Que la logique triomphe de toutes les contradictions. Pis ben oui, on peut être authentique pis réseautiste, métaphysique pis pragmatique, amoureux du réseau pis attaché à l’auto. Difficile à admettre, mais c’est la conquête de la post-modernité… C’est donc bien plus que l’usage d’une nouvelle logique. Elle a le mérite d’éloigner le sectaire, pis de toujours présenter, serait-ce à son propre désir de métaphysique pis d’authenticité, la figure inverse pis complémentaire du réseau. Car faut pas s’y tromper, le réseau lui-même, on l’sait, est auto-reproductif, auto-bouclé pis auto-suffisant.
La seule différence c’est qu’y est un dispositif, non-intentionnel, non-humain, machine, sans “je”… Pis qu’ainsi y est exempt du péché d’autosatisfaction narcissique. Désormais quelqu’un, qui est pas un sujet, veille sur l’ensemble des opérations qui vont de réseau interne à réseau externe, l’un constitué par les interrelations sur net, l’autre par les interrelations hors net (le réseau d’amis, d’adresses pis de références professionnelles). Ce quelqu’un/quelque chose, c’est ni vous ni moé, mais une divinité auto qui machine l’ensemble,. C’t’ensemble c’est le système général des relations entre supports…
C’est le méta-système communicationnel de la planète… Pourquoi pas hors planète, tant qu’à faire grandiose, vers les espaces sidéraux que le cyberespace déjà préfigure? On voit ici la métaphysique revenir au galop, l’authenticité se profiler de nouveau comme le garant d’une nouvelle identité cyber. Car y a une réclamation d’authenticité du réseau par le réseau… Ouaihhh c’est vicieux… Les chantres proclament la paix universelle entre les abonnés du net, la démocratie régnant entre les vivants. Oubliés la modestie des débuts, l’ascétisme du renoncement à soi, l’effort pour redonner forme au monde de l’art.
Car y s’agit toujours de ça pis non pas d’une révolution multiplanétaire extra-humaine. Entre des voies aussi contrastées, y a-t-il un chemin de traverse qui permette de poser la question? Elle est finalement d’une simplicité renversante – “Pis si l’art n’était après tout qu’un exercice de la critique”… Que vous souhaitiez vous pogner les nerfs, faire du pouce ou capoter ben raide, vous devez juste attacher vot tuque, et vous amusez classieux en m’relisant, c’est tiguidou tout plein ! Chers Tous et Toutes… Je le ressens au profond de mon non-être, vous m’implorez sans me le demander de vous livrer ce texte en Français de France…
OK… OK… Facile… Voici la version en Français de France… Même par je ne sais qui d’interposé en interposition, vous me demandez d’écrire sur l’authenticité des gens qui vont et viennent de-ci de là, ici et là bas, loin, ainsi que des automobiles et parfois motomobiles étranges et dérangeantes dont on cause… Waouwww ! Ce souk incluant forcément ce Webzine ChromesFlammes qui tend et sous-tend à devenir “LA BIBLE” des Hot Rodder’s et Kustomizeurs, car seul et unique survivant malgré la merde généralisée… Je vise la mer de crasses diverses qu’on m’a déversée durant la guerre du Kustom…
Celle menée par l’Empereur Michel Hommel désireux d’éliminer mes magazines ChromesFlammes de l’univers de l’édition via entre autres saloperies, des délations fiscales et autres coups bas dit “de Jarnac”)… Ouaisssss… Il a perdu… Il a fait faillite et entrainé son monde ans les égouts putrides… Et certains/certaines me suggèrent de les ré-ouvrir pour y noyer aussi les “réseaux asociaux”… Ceux ou se sont réfugiés les Sarrasins du Kustom-Franchouille pour y déverser des articles larmoyants concernant des improbabilités à l’appui de commentaires abscons…
Vous en voulez un exemple ? C’est du genre : “Ce serait bien de tout clarifier maintenant !”… Je suis donc confronté/affronté à une réponse. Plutôt effronté, car je ne sais comment en finir sans vider un chargeur complet, tirer une balle et même une caisse de chargeurs, par ricochets divers, ne suffirait pas… Du moins pas pour occire ces spectres qui d’auto-dématérialisent dans divers discours abscons généralement putrides… Avant toute chose l’authenticité, terme barbare, tient de l’étude de notaire, du certifié notoire, du grec et de l’ostrogoth, si ce n’est de l’hottentot.
A première vue et à première ouïe, le mot est catholique et justicier, comptable et policé. Il suggère la bonne foi, il sent la toile cirée, la signature et le cachet. On comprend qu’il soit mis sous surveillance, qu’on le moque, qu’il fasse démodé, que personne n’ose plus se déclarer authentique, si ce n’est par dérision (mais n’y a-t-il pas de l’acceptation dans le déni, et de la souscription dans la soustraction ?) de peur d’être pris pour un australopithèque. Authentique ? Et si nous épelions (pelions) le mot, lui ôtant ses pelures l’une après l’autre? Les mots sont faits pour qu’on les ôte et qu’on en soit alors l’ôtcur, l’auteur…
Les philologues ont compris cela – Lacan et Heidegger en tête – qui faisaient semblant de ne pas rire en déridant le dictionnaire authentique : de l’auto-soi, pour soi, soi-même avec l’ajout “hens”, ou “ens”, l’étant de l’être… Ce qui de soi-même est pour soi-même en soi-même… Si vous ne comprenez pas, c’est sans espoir… La répétition est belle, qui se roule sur elle-même, s’en-roule, se pose nouée en son centre, comme ce qui se posant est posé… Identique est ce qui de l’être se fait étant (comme par exemple le jardinier greffant une ente, ou entant un greffon dans le tronc du chêne, sinon qu’ici il s’ente soi-même…
L’entique d’authentique est compris dans le tout du mot et redouble ou triple, mais en fait décuple l’effet “auto”. Ecrivons alors auto-entique ou autant pour soi (je garde “oten-tique” pour tout à l’heure). Le terme ne pourrait, en droit, se dire que d’un être auto-nome… Le genre qui se prononce lui-même être, et qui prend être de cette nomination, laquelle ne peut se faire qu’en étant déjà avant qu’elle ne soit dite. L’auto-suffisance d’un tel être-soi ne peut appartenir qu’à un Dieu imaginé parfait, seul vraiment “auto”... Chu, le choir déchoit… Ainsi donc sur le terrain de l’art (par mégarde?), le terme désignerait l’authentique…
Oui, mais comme un préexistant défini/inventé comme étant un Dieu à ce qu’il accomplit et s’accomplit… Cependant uniquement dans ce qu’il fait – dont il s’authentifie. Si l’authentique cependant revient au seul auto divin, le s’authentifier est de ce monde, et ressemblerait fort (si l’on n’y prenait (mé)garde aussi) au verbe sottentifier. Le sottentif reste en suspens, inachevé, il lui faut l’autre/les autres pour obtenir le cachet d’authentique; tant qu’il ne l’obtient pas il reste seulement sottentif, ce qui montre bien quelle distance sépare l’auto divin et la philosophie… En somme un authentique.
Cette distance, on l’appelle : chute, hiatus, espace, vide, néant, chaos, etc. Quelquefois même, par un souci de reprendre en main tout ce déchoiement, comme si on avait fait exprès de perdre au jeu, on fait semblant d’avoir déconstruit l’espace de l’auto : déconstruire! tel est le mot d’ordre (mais naturellement il s’agit d’une authentique déconstruction) et déconstruction, le terme pour signaler qu’on est volontairement chu. Trêve de badineries pseudologiques, soyons un peu sérieux et parlons réseaux. On sait que les réseaux, c’est affligeant et asocial, le sérieux n’y a rien à voir.
Pas plus qu’avec l’âme, ses succédanés, Dieu ou l’authenticité. Et d’abord, malgré l’appellation erronée d’immatériels, les réseaux asociaux c’est du matériel, de là matière et même le plus matière de la matière, le corps de son corps, électron, ion. Et qui dansent. En droit donc, le réseau, corporel, en mouvement. Il ne se pense pas être, il se situe aux antipodes de l’authentique qui se réfléchit en soi-même. Il n’est, le réseau, somme toute, qu’un dispositif disposé là, prêt à servir et qui s’userait de ne pas être utilisé, contrairement à la pile Wonder qui ne s’use que si l’on s’en sert. Il s’userait ou plutôt disparaîtrait.
Il n’y a de réseau qu’en acte; sa virtualité même, dont on parle tant, ne se peut qu’à être définie par l’action qu’elle propose et qu’elle accomplit sporadiquement. Il n’y a pas de virtualité en soi (voilà que je me re-égare, et dans la philosophie, cette fois). Qu’importe, il va de soi qu’en tant qu’actualité contemporaine de sa propre existence, le réseau n’a aucune réserve d’âme, aucun supplément d’être. Ainsi l’antithèse de l’être auto-entique serait bien le dispositif réseau. Grosse bataille et grand débat, jamais finis, suspendus à des arguments et arguties de part et d’autre, surtout aux événements du monde.
Art contra/technique, auto contra/réseau. Je me sers du fax, de mail, d’internet dans la vie courante (qui court sans moi); devrais-je les ignorer quand je deviens, par décision : auto-propulsif, un authentique artiste ? La technique (internet) a-t-elle donné le coup de grâce (expression qui dit le contraire de ce qu’elle semble dire), à l’autosuffisance de l’auto-authenticité ? N’interrogez pas Heidegger, il n’en sait rien. Le texte fort obscur où il a touché (effleuré) le problème reste dans un avantageux brouillard dont je ne l’extrairai pas, indiquant seulement qu’il ne dit pas ce qu’il semble dire…
Il y a bien du pain sur la planche pour arriver au bout de ce qu’il a voulu dire ne le disant pas. Simplement il serait utile de planter un panneau comme “Danger!” devant les questions : “Art ou technique ? Technologie ou raison ? Arraisonnement ou dévoilement ?”… Quelles que soient les propositions à ce sujet, elles marquent toutes la séparation, la coupure, la béance, le hiatus, entre deux versants de l’humaine activité. A la métaphysique de l’authentique, pleine d’Etre, s’oppose la pragmatique du réseau où l’usage détermine l’existence. L’une, la métaphysique joue les grands sentiments et l’Art y est libération…
L’autre joue les modestes, renonce à l’égoïste ego et se dissout dans une transmission. Dis-positif et ex-positif s’opposent ainsi à sot-tentif et positif, car l’artiste “techno” sexe-pose en se positionnant, alors que l’artiste “auto” s’authentifie en ex-istant ; position (sur une chaîne en série) s’opposant alors à disposition (innée de l’âme : génie, talent). Bref, le réseau (asocial) s’annonce comme un dispositif extrêmement dérangeant pour l’âme, l’Art, et ses aspirations vers un au-delà. Mais il l’est aussi pour les choses bassement matérielles de ce monde, car il trouble les rôles traditionnellement attribués…
Du moins dans la ligne qui passe de l’artiste à l’œuvre et de celle-ci au public. Sur le réseau, l’artiste n’est plus seulement et totalement artiste, mais à la fois son contemplateur, son publicitaire, son conservateur et son critique en même temps que son exposeur. Multiple, éclaté, il ne trouve une unité qu’à s’identifier au réseau comme une de ses parties élémentaires. Voilà bien des métiers qui disparaissent du petit monde de l’art ! Critique, afficheur, conservateur, galeriste s’effacent au loin ou se momifient dans des poses hiératiques. Leur identité, sans qu’ils l’aient voulu, se trouve entamée, anéantie.
Ce portrait quelque peu brutal signifie-t-il qu’il faille dire adieu à ce petit monde si sympathique où l’œuvre a un auteur et l’auteur une œuvre, et où chacun trouve un peu d’authenticité à se dire soi-même… Mais aussi à se signer de son nom propre ? Faut-il considérer ce monde en train de sombrer comme une sorte de majestueux Titanic, supposément insubmersible ?… Les rescapés dérivant, eux, sur des radeaux-réseaux vers des lointains meilleurs ? Dialectique ou purgatoire ? C’est là où, il faut bien l’avouer, la pente dialectique rattrape le “réscauistc” pour cet exercice de haute voltige.
C’est l’entrée et la tenue dans le réseau au ras du canal transmissible. Il est dissous dans la simple figure de son propre sigle, une certaine grandeur d’âme est exigée : il y faut du stoïcisme, quelque chose comme un rigide ascétisme; renoncer à la jouissance de soi en tant qu’individu, se couler dans l’anonyme, savoir qu’on n’est rien qu’un atome, un photon jeune-vieux de milliards d’années, rien de plus (enlever d’ailleurs le mot “plus” de son vocabulaire), changer de logique, et par exemple, penser en terme d’additions… Et non plus de choix ; le “ou bien ceci” “ou bien cela” est à rayer du dispositif…
Il faut aussi le rayer de son propre dispositif mental, à remplacer par la logique. Voilà qui est simple pour les pensées, les arguments, les propositions, tout y peut aller ensemble, foin des contradictions ! Mais l’affaire est beaucoup moins aisée quand il s’agit de choisir quoi manger, quel savon utiliser et si on prend le train ou l’avion. Grosso modo l’utilité et l’usage dont le réseauiste fait grand cas. C’est la vie vécue qui lui montre que le vécu de l’expérience du réseau n’est pas “la vraie vie”. À examiner la situation, l’égaré se demande que faire. Certes il est contemporain, mais qu’importe…
Quoi que de ce fait il aime les nets, toiles, réseaux, canaux, webs, et cybers… il a intégré le vocabulaire, il est énergique, pressé, dynamique et conscient que ce n’est pas donné, que ça coûte tout ça, mais va! La grande solidarité est à ce prix. L’artiste d’écrits vains tel moi-même pour ne pas me nommer directement, puisqu’il s’agit de lui donc de moi-même, passerait donc du régime de l’authentifiable (que j’authentifie par moi-même ou que je sois authentifié comme moi) à celui d’une particule se promenant sur un réseau. Bien obligé, la mode commande ici le mode de transport.
La signature de soi a changé de lieu, de temps et d’espace. Resté coincé dans l’authentique, le pauvre artiste a peu de chances de se vendre. Il lui faut rejoindre le réseau, y entrer et y rester. C’est le prix à payer pour être à nouveau authentique et authentifié (l’âme ayant disparu dans le passage, il s’agirait plutôt d’être estampillé). L’ensemble de l’opération ressemble à s’y méprendre au rachat du pécheur passant par le purgatoire pour regagner, lavé de ses péchés, le ciel de l’authentique. Il y a là comme une punition, le temps de faire comprendre au misérable que son arrogance doit céder devant la technique.
Il n’est rien qu’un peu de matière épelée sur un codex; qu’il montre donc un peu son savoir-faire dans des situations labyrinthiques et on verra plus tard. Sitôt compris, (mais ça peut prendre du temps) sitôt fait (ça peut en prendre encore plus), le voila engagé dans un repentir contrôlé. C’est le moment de se servir de ce qui a été appris en passant par le réseau : la logique triomphe de toutes les contradictions. Et bien oui, on peut être authentique et réseautiste, métaphysique et pragmatique, amoureux du réseau et attaché à l’auto. Difficile à admettre, mais c’est bien la conquête de la post-modernité…
Plus que l’usage d’une nouvelle logique. Elle a le mérite d’éloigner le sectaire, et de toujours présenter la figure inverse et complémentaire. Car il ne faut pas s’y tromper, le réseau lui-même, on le sait, est auto-reproductif, auto-bouclé et auto-suffisant. La seule différence c’est qu’il est un dispositif, non-intentionnel, non-humain, machine, sans “je”, et qu’ainsi il est exempt du péché d’autosatisfaction narcissique. Désormais quelqu’un, qui n’est pas un sujet, veille sur l’ensemble des opérations qui vont de réseau interne à réseau externe, l’un étant constitué par les interrelations sur net…
L’autre par les interrelations hors net (le réseau d’amis, d’adresses et de références professionnelles). Ce quelqu’un/quelque chose, ce n’est ni vous ni moi, mais une divinité auto qui machine l’ensemble, le système général des relations entre supports, le méta-système communicationnel de la planète… Pourquoi pas hors planète, tant qu’à faire grandiose, vers les espaces sidéraux que le cyberespace déjà préfigure ? On voit ici la métaphysique revenir au galop, l’authenticité se profiler de nouveau comme le garant d’une nouvelle identité cyber. Car il y a une réclamation d’authenticité du réseau par le réseau.
Ses chantres proclament la paix universelle entre les abonnés du net, la démocratie régnant entre les vivants. Oubliés la modestie des débuts, l’ascétisme du renoncement à soi, l’effort pour redonner forme au monde de l’art. Oui…, car il s’agit toujours de cela et non pas d’une révolution multiplanétaire extra-humaine). Entre des voies aussi contrastées, y a-t-il un chemin de traverse qui permette de poser la question ? Elle est finalement d’une simplicité renversante – “Et si l’art n’était après tout qu’un exercice de la critique ?”… Ahhhhh bon !!! Merde alors !!!! Mais…
Avec tout ça, je ne vous ai rien raconté sur l’engin illustratif qui est sensé vouloir exprimer quelque chose d’indéfini… Quoi donc ? J’ai dans mes stocks de choses publiables de quoi remplir…En ce cas quasi clinique, que raconter ? Je pense qu’au delà du roboratif inéluctable en conséquence du vide intellectuel abyssal de certaines créations, le fait, d’évidence de tenter de rester sérieux en présentant des choses roulables apocalyptiques a amené aux “tapotages/gratoullages de texticules” de même façon que le mâle se gratte les couilles pour en décoller la crasse. Celle formée des transpirations…
Mais aussi des gouttes de pipi’s en écoulements pervers… Même les écossais n’y échappent pas plus que les indigènes affublés de pagnes folkloriques… Je précise viser les Texticules qui sont de petits textes, et que les testicules n’ont rien à y faire, quoiqu’un texte couillu laisse planer un doute sur l’attribution du terme et non du sperme qui en sort… C’est une échéance imagée par l’esprit, inéluctable sous certains angles… Voilà vous avez fait le tour avec un retour et un détour, le tout agrémenté par un Hot Rod du Québec se voulant être du Canada… Si vous n’avez pas tout compris, il vous suffit de tout relire…






































































