Supercharged 440-Powered “D”-Bucket
Et si on se laissait aller à philosopher pour contrer la dérive actuelle du monde ? Les réalités les plus fondamentales de l’existence humaine sont souvent celles qui ne peuvent être mesurées ou quantifiées. La sagesse. La beauté. La vérité. La compassion. Le courage. L’amour. La solitude. L’affliction. La conscience de notre propre mortalité. La vie qui fait sens. Mais le plus grand mystère est peut-être celui de l’âme. Sommes-nous dotés d’une âme ? Les Hot Rod’s ont-ils une âme ? Les sociétés aussi ? Et, plus fondamentalement, sans s’abêtir dans les religions manipulatrices, qu’est-ce que l’âme ?
Des philosophes et des théologiens, dont Platon, Aristote, Augustin et Arthur Schopenhauer, se sont tous penchés sur le concept de l’âme, Schopenhauer préférant définir la force mystique qui nous habite comme la volonté. Sigmund Freud a utilisé le mot grec psyché. Mais la plupart ont accepté, quelle que soit la définition, une forme ou une autre de la réalité de l’âme. ChromesFlammes Webzine va donc se pencher sur le concept de l’âme, qui n’est pas facile à cerner, celui de l’absence d’âme l’étant tout autant car impliquant que quelque chose est mort. Souvent en nous…
Les sentiments et les liens humains fondamentaux sont absents. Un sans-âme manque d’empathie. Les sans-âme en guerre sont des êtres si endurcis qu’ils tuent sans manifester le moindre sentiment ni remords. Les sans-âme vivent dans un état d’adoration d’eux-mêmes insatiable. Le culte qu’ils se sont érigé doit être constamment alimenté. Il exige un afflux incessant de victimes, une obéissance et une soumission abjectes, ostensiblement affichées lors des réunions électorales. Les psychologues qualifièrent ces sans-âme de psychopathes. Je n’écris pas ces lignes pour lancer un débat ésotérique sur l’âme.
Et ce, d’autant que je ne suis pas religieux, mais pour mettre en garde contre le danger que représentent ceux qui, dépourvus d’âme, s’emparent du pouvoir et régentent la vie des autres. Je veux ici écrire de cette perte et de ses conséquences. La mort, notre mort en tant qu’individus et en tant que communauté n’a aucune signification pour les sans-âme. Cela les rend excessivement dangereux. Les êtres sans âme n’ont nullement conscience de leurs propres limites. Ils se nourrissent d’un optimisme aveugle et illusoire, conférant à leurs actes les plus cruels et à leurs défaites les plus amères un vernis de vertu…
Mais aussi de réussite et de moralité. Les sans-âme, comme l’écrit Paul Woodruff dans son petit chef-d’œuvre “Reverence: Renewing a Forgotten Virtue”, incapables de ressentir respect, émerveillement, admiration et honte. Ils se prennent pour des dieux. Les sans-âme ne peuvent réagir de manière rationnelle à la réalité. Ils vivent dans un monde qu’ils se sont eux-mêmes forgé. Ils n’entendent que leur propre écho. Ils ne voient pas, car ils ne ressentent rien. Les sans-âme, esclaves du narcissisme, de la cupidité, de la soif de pouvoir et de l’hédonisme, sont incapables de prendre des décisions éthiques.
Pour eux, les choix d’ordre moral n’existent pas. La vérité et le mensonge sont identiques. La vie n’est que transaction. Est-ce bon pour moi ? Est-ce que ça me rend tout-puissant ? Est-ce que ça me procure du plaisir ? Cette existence étriquée les bannit de tout univers moral. Les êtres humains, ne sont que des marchandises pour les sans-âme, des biens à exploiter pour le plaisir, le profit, voire les deux. Nous constatons cette absence totale d’âme généralement en politique. Une grande part des classes dirigeantes, estime que les populaces ne valent rien.
C’est du niveau basique du possesseur d’une Ferrari ou autres stupidités destinées au “paraître” devenant hautain face à une Smart et à un Hot Rod. Le respect des idéaux communs est l’unique moyen de nous unir. L’unique caractéristique capable de garantir la confiance mutuelle. Le respect nous rappelle ce que veut dire être humain. Il nous rappelle qu’il existe des forces que nous ne pouvons pas contrôler, que nous ne comprendrons jamais, que nous devons préserver, des forces qui nous offrent des moments de transcendance.
L’auto-célébration de divers hautains et surtout politiques, se manifeste dans un vocabulaire limité aux superlatifs et dans un monde orné de statues dorées politiquement correctes. L’éthique est pervertie, caractérisant le vide intérieur des sans-âme. Leur but est d’exclure tout le reste et tout le monde, de faire de nous toutes et tous un troupeau et de nous offrir en sacrifice aux pieds de Moloch. Lorsque les sans-âme font la guerre en envoyant “leur peuple” comme les cochons à l’abattoir, c’est pour élever un monument à leur gloire.
Lorsque la guerre tourne mal, (comme c’est le cas en Iran et en Ukraine), les sans-âme, incapables d’appréhender la réalité, exigent davantage de violence et de destruction. Plus ils échouent, plus ils sont convaincus que le monde entier les a trahis, et plus ils sombrent dans une rage destructrice. Peu leur importe les souffrances et les morts engendrez. Peu importe quelles armes devront être utilisées, y compris nucléaires. Il leur faut triompher, ou du moins donner l’impression de triompher.
“Mes pères et maîtres, je vous le demande : qu’est-ce que l’enfer ?”, demande Zossima dans “Les Frères Karamazov” de Fiodor Dostoïevski. Mais qui lit Dostoïevski ? Telle est la destinée des sans-âme. Ils tentent, dans leur infortune, de faire de leur enfer le nôtre… Je continue donc mon chemin en vous soulignant détester Porscheries et Ferrailleries ainsi que le culte que certains leurs portent… A l’autre bout du bout, ce Hot Rod de type T-bucket basique est 100% artisanal, construit en pur délassement sur un châssis “à l’ancienne” récupéré d’une camionette avec une carrosserie en fibre de verre.
Il est propulsé par un V8 Chrysler 440ci suralimenté, couplé à une boîte automatique A727 à trois rapports, le tout récupéré et retravaillé de même que les vieilles jantes WELD Racing de 15po, que le train avant à suspension inversée, et du train arrière d’une Jaguar XJ6 abandonnée dans une casse. À l’intérieur, une simple sellerie beige complétée par des accessoires de conduite. Parmi les autres caractéristiques, plus “complexifiée” on note deux carburateurs Edelbrock AVS2, une prise d’air en aluminium, des collecteurs d’échappement de type “zoomie”, une calandre “maison” en laiton et un pare-brise teinté.
Ce T-bucket a été terminé après 8 ans d’efforts/passe-temps en 2025… Ok, ne vous bercez pas de vaines illusions, il a été construit “at home” aux USA en Oklahoma et faire de même en France et/ou en Europe est presque “mission impossible”, d’autant que les législations Européennes interdisent ce type de construction… De faits et vécus Européens, immatriculer ce type de véhicule est devenu impossible d’autant qu’il a été immatriculé aux USA comme une Dodge de 1923… Arghhhhhhhhhhh ! Maintenant, ce Webzine c’est que du rêve façon romans-photos et films façon American Graffiti…
Et, de plus, ces films ne sont plus envisagés actuellement. Seuls survivent des émissions de “pieds Nikelés” à la gloire d’escrocs aventureux qui ont tenté leur pré-chance en Franchouille avant de disparaitre en Californie ou ils créent des folies… La carrosserie en fibre de verre du Hot Rod T’Bucket de cet article peinturluré en rouge est construit de récupérations d’autres Hot Rod’s dont la calandre en laiton, le pare-brise teinté, et les cuvelages de phares chromés et des rétroviseurs latéraux. La corrosion de trop d’éléments dont les montants de pare-brise est visible et le propriétaire s’en moque…
Le V8 Chrysler de 440ci (7,2 litres) avec compresseur 6-71, deux carburateurs Edelbrock AVS2 800 cfm et les collecteurs d’échappement de type Zoomie ont également été installés après récupération d’un Dragster qui s’est retourné au départ… Les autres accessoires ont été de même récupérés dans des soldes d’explosions ou d’abandon volontaires. Les jantes WELD Racing de 15po sont montées avec des pneus avant Federal Super Steel 657 de 165/80 et des pneus arrière Mickey Thompson de 29×18,00 pouces. L’essieu avant tubulaire abaissé est doté d’une configuration “suicide”…
C’est avec un ressort à lames transversal chromé, des barres de rayon et des amortisseurs tubulaires. L’essieu arrière d’une Jaguar XJ6, est équipé de deux amortisseurs à ressorts hélicoïdaux de chaque côté. Le freinage est assuré par des disques aux quatre roues, les disques arrière étant montés à l’intérieur. Voilà… Le bestiau à quand même coué 10.000$ de pièces, le temps de montage ne sait être calculé car étant une manière de créer du loisir… J’ai donc publié pour présenter ce qu’on ne verra donc presque jamais en France…































