2026 Stellantis V8 Hémi Hellcat Blower biTurbo 6L4 1500cv…
D’être un éditeur franc-tireur, hors-normes et sans limites, politiquement-incorrect, déjanté, marginal, un tantinet irrespectueux des convenances, amène à ce que mon Webzine ChromesFlammes né Magazine Chromes&Flammes des années sixties/seventies/eighties est maintenant devenu quasi planétaire dans les limites de notre planète Terre, ce qui apparait excessif en généralités diverses… L’émotion de mon âge atteignant la limite de lecture autorisée des bandes dessinées Tintin de 7 à 77 ans étant quasi atteintes…
A ma naissance et quoique cela m’intéressait bien moins que mes biberonnages, Ferrari était déjà une référence. En crescendo, dès qu’on parlait de valeurs à long terme, de courbes d’appréciations et des voitures qui conservent leur valeur au fil du temps, la conversation commençait presque toujours par Ferrari. Pendant des décennies, ce fut la réalité du marché des collectionneurs. La Supercar italienne mettait même au pas d’autres italiennes ! Toutes les autres étaient dénigrées. Ferrari donnait le ton, et tout le reste suivait… sauf chez les cow-boys d’Amérique chevauchant des Mustang’s et autres “Muscle-Cars”...
Mais, cinquante ans plus tard, dès la fin du siècle et durant les vingt-six premières années de notre nouveau millénaire, alors que les Anglaises naufrageaient des Japonaiseries et que sombraient les Franchouilleries “haut-de-gamme” qui tentaient désespérément de réinventer le faste bouffon des très précieuses ridicules “Royaletesses”…, quelques “Muscles-Carméricaines” ont recommencé à bouleverser les usages de même manière que dans les sixties du Rock’n’Roll… Les Hot-Rod’s, Custom’s et Muscle-cars-Yankee du nouveau siècle, qu’on croyait définitivement cantonnées à un statut nostalgique sont revenues…
Quoiqu’atteignant des prix exorbitants, leur rareté survivaliste, le contexte du retour de l’Amérique dans ses pires excès et la réputation sulfureuse de certains modèles, ont propulsé les Hot Rod’s et Muscle-Car’s dans une toute autre catégorie… La Plymouth Hemi ‘Cuda de 1971 se situe au cœur de cette évolution. Contrairement aux Ferrari, elle n’a pas été conçue comme une voiture de collection à ses débuts. Elle n’était pas positionnée comme un objet de luxe ou une pièce à préserver. Elle a été bâtie pour être conduite à fond, pour faire du bruit et pour représenter le summum de la performance américaine…
Décriées, vilipendées, poursuivies pour excès et contrevenant à toutes les lois… quelques décennies plus tard, elles sont devenues des raretés_ultimes dont la cote a le plus rapidement grimpé, dépassant même parfois celle de diverses Ferrari’s, compte tenu de la vitesse à laquelle leur valeur ont augmenté en fjèche… Il faut revenir à 1971 pour comprendre… Les compagnies d’assurance s’attaquaient alors de plus en plus aux voitures puissantes, les normes diverses dont antipollution se durcissaient et les performances débridées qui caractérisaient la fin des sixties devenaient difficiles à justifier pour les constructeurs.
Chrysler/Plymouth, malgré tout, a misé le tout pour le tout avec le V8 Hemi 426ci (7 litres) développant officiellement 425 chevaux et 664 Nm de couple. Ces chiffres étaient impressionnants, mais pour les ahuris, ils ne rendent actuellement pas pleinement compte de la puissance de ce moteur. La réputation du V8 Hemi dépassait largement sa fiche technique : il était reconnu pour sa puissance, son excellente aptitude à diverses préparations moteur et à sa capacité à dominer les compétitions dans de bonnes conditions. Il ne marquait pas le début des muscle-cars, mais plutôt l’un de ses derniers chapitres.
Cela confère à ces Muscle-cars une valeur toute particulière auprès des collectionneurs américanophiles invétérés… Cela représentait pour eux l’apogée, juste avant que tout ne bascule dans le néant tellement les chiffres de production étaient incroyablement bas et que les acheteurs se détournaient des V8 hautes performances… Cette combinaison a limité la production, mais ce qui compte dans cette alchimie, c’est la façon dont ces voitures étaient traitées à l’état neuf, car elles étaient toutes loin d’être des voitures remisées ou conservées en vue de futures ventes aux enchères comme les Ferrari’s…
Ces “futilités” italiennes pour snobinards n’étaient pas construites pour être utilisées et n’ont d’ailleurs jamais été imaginées pour être utilisées… Tandis que les Muscle-Cars Yankees étaient conçues pour être conduites à fond, modifiées, sur-utilisées. De ce fait, le nombre d’exemplaires d’origine bien documentés disponibles aujourd’hui est encore plus faible que ne le laissent supposer les chiffres de production. C’est le résultat d’une spécification bizarre qui n’était en fait pas censée être autorisée, qui fait que la valeur des Muscle-car’s Hémi a augmenté plus rapidement que celle de nombreuses Ferrari …
Cette marque “poison” domine toujours le marché des voitures de collection haut de gamme, mais l’appréciation d’une voiture ne se résume pas à sa valeur finale, elle dépend aussi de la rapidité avec laquelle elle y parvient et du chemin parcouru… Les Hémi’Cuda, par exemple, partaient d’un niveau bien inférieur. À la fin des années 1990 et au début des années 2000, ces voitures étaient déjà recherchées, mais leur valeur n’avait pas encore atteint le niveau actuel. Les prix étaient élevés tout en restant accessibles à un public de collectionneurs beaucoup plus large. À partir de ce moment, la tendance s’est inversée.
À mesure que les muscle cars américaines gagnaient en notoriété sur le marché mondial des collectionneurs, les modèles les plus prisés ont vu leur cote grimper en flèche. Dans le même temps, plusieurs modèles Ferrari, autrefois considérés comme des portes d’entrées accessibles dans l’univers de la marque, ont connu une évolution plus progressive et même parfois descendantes en roues libres, en cause des coûts titanesques d’entretiens et de réparations, augmentés par 100 pour des restaurations dantesques… Mais un peu moins pour la 308 GTB et la Testarossa d’un niveau quasi “populaire” et “misérabiliste”…
La progression s’est régularisée au fur et à mesure que les Divas Ferrailleries hors de prix devenaient toutes inconduisibles car inadaptables aux nouvelles normes, les condamnant à ce qu’elles deviennent des pièces de musées qui ne sont fréquentés que par des vieux cacochymes milliardaires nostalgiques… Elles n’ont pas connu de bonds et rebonds aussi brutaux que diverses autres putassières beautés ruineuses et stériles car transgenres… Les ventes aux enchères d’américaines à plusieurs millions de dollars ont tout changé. Il arrive un moment où une voiture bascule dans une autre catégorie.
Pour la Hemi ‘Cuda, ce moment est survenu lorsque son prix a dépassé le million de dollars. Dès lors, la perception a changé presque instantanément. Elle se retrouvait en concurrence au plus haut niveau du marché des collectionneurs… Lors de la vente aux enchères Mecum d’Indianapolis en 2021, un cabriolet Hemi Cuda a atteint 4,8 millions de dollars sans toutefois atteindre le prix de réserve à 5 millions de dollars !!! Mais, plusieurs cabriolets Hémi, à l’historique bien documenté, se sont vendus plus de 2 millions $ lors d’autres ventes aux enchères américaines confirmant une réelle demande à ce niveau de prix.
Les acheteurs étaient prêts à payer pour la combinaison d’une production limitée, d’une valeur historique et du prestige associé au nom Hemi. Les modèles coupé ont suivi une tendance similaire aux cabriolets, même si les chiffres étaient légèrement moins extrêmes. Les prix ont ensuite augmenté régulièrement et l’écart entre les muscle cars ordinaires et les modèles haut de gamme est devenu plus marqué… Ce qui rend l’histoire si fascinante, c’est l’évolution considérable du marché depuis son lancement, car les Muscle Cars Hémi n’étaient pas des voitures qui bénéficiaient d’un prestige intrinsèque…
Elles ont acquis ce statut au fil du temps, un moment précis de l’histoire automobile américaine où la performance était poussée à son paroxysme avant que des facteurs externes ne commencent à la limiter. Avec le temps, cette reconnaissance s’est traduite par une forte valeur. La rareté et la réputation étaient déjà établies, et une fois que le marché dans son ensemble a intégré cette notoriété, les prix ont suivi… Les capots “Shaker’s” faisaient partie de leur folklore. Fixés directement au moteur, ils suivaient ses mouvements à l’accélération et acheminaient de l’air plus frais directement vers les carburateurs.
On pouvait ainsi littéralement voir le moteur fonctionner depuis le siège conducteur. Aujourd’hui, les américanités motorisées d’un Hemi’Cuda tels certains Hot Rod’s, occupent une place qu’il aurait été difficile de prédire à leurs sorties. Elles ne se contentent plus de faire partie des muscle cars ; elles se sont imposées comme des pièces de collection de premier plan. Et surtout, elles illustrent la rapidité avec laquelle les choses peuvent évoluer. Conçues à l’origine comme des machines de performances brutes, taillées pour la route, elles sont désormais les exemples de la capacité à surpasser les attentes…
Et ce, même face à une marque aussi prestigieuse que Ferrari… Cela déborde car les Hot Rod’s motorisés d’un bloc V8 Hemi se négocient plusieurs centaines de milliers de dollars, pis si suréquipées d’un Blower voire complété de deux turbos le tout permettant de très largement dépasser 1.500cv… Waouwwww ! Dans un tournant inattendu, sans doute à force de lire ChromesFlammes, Stellantis a décidé de reprendre la production du légendaire moteur V8 Hemi, une mécanique qui avait été interrompue sous la direction de l’ex-CEO, Carlos Tavares. Ce moteur emblématique va donc de nouveau rugir grâce un peu à C&F.
Ce changement stratégique est influencé par la demande aux États-Unis. Plusieurs versions, incluant le 5.7L HEMI, “Apache” de 6L4 et le suralimenté “Hellcat” de 6L2, feront partie du renouveau prévu pour les mois à venir. Après la décision controversée d’arrêter la production du moteur iconique HEMI V8, Stellantis annonce son retour sur les chaînes de production. Le conglomérat automobile cherche à faire revivre ses modèles les plus chers et à satisfaire la demande des amateurs de voitures puissantes. Ce mouvement coïncide avec le départ de Carlos Tavares de la direction de la société…
Cela répond aussi à des facteurs commerciaux qui ont forcé à reconnaître l’importance du V8 Hemi dans le portefeuille Stellantis. Le moteur HEMI V8 a été un symbole “inconfondable” de puissance et de performance depuis son introduction dans les véhicules Dodge. Cependant, sous la direction de l’ex-CEO Carlos Tavares, Stellantis avait décidé d’interrompre sa production, privilégiant la préparation pour un futur plus écologique avec des moteurs électriques et la ligne Hurricane. Cette décision, bien que stratégique, n’a pas du tout été bien accueillie par les fans de muscle cars, qui voyaient disparaître leur monde !
C’était un élément vital de leur expérience automobile. Carlos Tavares avait opté pour l’élimination du moteur HEMI V8 “dans un effort pour révolutionner la marque vers un avenir durable”, certains affirmant qu’Ursula, la Hyène à l’origine des retours sur dons par milliards pour l’Ukraine après avoir agi de même pour les faux vaccins Covid, s’est mis en tête de régenter l’électrification obligatoire avec retours sur les surprofits ainsi organisés ce qui avait représenté un coup émotionnel pour les supporters de la marque qui considéraient le mythique HEMI comme une partie fondamentale de l’identité de Stellantis.
Avec le changement de direction, Stellantis fait marche arrière, envoie Ursula et l’Union Européenne au diable et restaure la production de son légendaire moteur V8 HEMI… Le plan inclut non seulement le retour du V8 5L7, mais aussi la fabrication du V8 6L4 suralimenté sous le nom de “HEMI HELLCAT”. Cela représente une reconnaissance de la valeur de maintenir vivante une ligne qui symbolise l’histoire du constructeur automobile tel que narré dans cet article. La production du moteur, précédemment située à Saltillo, au Mexique, sera déplacée vers une usine à Dundee, dans le Michigan, USA…
C’est une décision influencée en partie par les menaces de droits de douane élevés sur les véhicules fabriqués hors des États-Unis. Le retour des moteurs HEMI sur le territoire nord-américain vise à assurer la compétitivité et à influencer positivement le marché local. Avec le rétablissement des moteurs V8 Hemi, Stellantis ne répond pas seulement à la demande du marché américain, mais atténue également les critiques reçues pour son approche électrique initiale qui ne correspond en rien aux réalités et aux standards Américains… C’est “le Grand Retour”… Il était grand temps de réagir. C’est chose faite !
Le V8 Hemi 5L7, avec les variantes Apache de 6L4 et Hellcat de 6L2, se repositionne sur le marché avec l’objectif de recapturer le cœur de ses fidèles et d’apporter une dose de nostalgie à sa base de clients fidèle tout en conciliant les intérêts des traditionalistes du moteur avec les demandes d’avancées technologiques, Stellantis se repositionne ainsi dans un équilibre fascinant entre un passé glorieux et un avenir conscient de l’environnement. Cela valait donc la publication de cet article, même si les illustrations/photos sont à mon sens trop mièvres… Dans peu de temps, cela va changer…




































