2026 Aston Martin Valhalla Hypercar
Symbole de la folie des performances modernes, l’Hypercar Aston Martin Valhalla de 1.064cv, proposée à un million de dollars plus options, frais, taxes et emmerdes d’usage et fiscaux est un vaisseau spatial d’apocalypse, sans fioritures, ni agrément, ni relaxation, ni béatitude, ni bonheur, ni confort, qui laisse perplexe face aux réalités, d’autant que s’y installer et surtout d’en sortir mêle le grotesque, l’absurde et la stupidité… Voilà, tout est dit/écrit… Je vais toutefois rajouter quelques lignes pour habiller les quelques photos et justifier l’euro que vous payez pour vous abonner… Je me dois en remerciement de votre euro, répondre à votre sournoise interrogation : “Alors, comment c’était ?”… Question tout à fait prévisible et légitime à poser car c’est devenu une tradition bien ancrée, encadrée, enracinée dans le “politiquement-correct” avec retours dits d’ascenseur.
C’est un système corruptif issu d’habitudes sclérosées, qui se transforment subtilement, peu à peu, en un “système” d’une sournoiserie sans limite, qui transforme l’information en manipulation/lobotomisation des masses abêties de consommateurs. C’est devenu une norme depuis plusieurs décennies pour ces magazines automobiles “ex-traditionnels” (et autres également gangrénés) aux textes sclérosés, ampoulés, toujours politiquement corrects, mais abêtissants, qui testent/essaient prudemment, avec des gants, les Hyper/Super-cars dédiées à des mises-en-scènes, dans le but contractuel d’en tracer des louanges publicitaires… Ces entreprises futiles en nos temps de guerres fofolles, sont acquises à vils-prix par des nouveaux milliardaires, seuls clients potentiels “bankables”, y ayant intérêts
Ces essais “à l’ancienne”, volontairement débités comme des tranches de saucissons d’abats de Prisunic de banlieues, tapotés sans âme, sont devenus grotesques et futiles. Ce qui s’amplifie avec les guerres, en des manipulations de plus en plus surréalistes. À tel point que mes voisins milliardaires, soit des Parcs de Saint-Tropez, soit de Mar El Lago me posent incidemment une même question d’une pauvreté intellectuelle récurrente :“Entre-nous, vous en pensez quoi ?”… je n’hésite pas un instant avant de répondre, d’un air fatigué et désabusé : “Euhhhhh, exactement comme vous l’imaginez, mais faites recopier mes textes par facilité”... Ils ont surement réalisé que, même si ma réponse était désinvolte, elle n’avait de sens à débiter que si ces questionneurs avaient eu la malchance de découvrir par eux-mêmes un quelconque prétendu summum de la technologie en matière de d’Hypers-Supercars, via un achat malencontreux.
Sept ans de gestation après un viol neuronal en bande désorganisée regroupant les pires ahuris, ça paraît une éternité, sans doute accentuée par le bouleversement mental des années de pandémie qui, pour beaucoup, ont bouleversé la perception du temps. C’est pourtant le temps écoulé depuis le Salon de Genève 2019, où Aston Martin avait présenté pour la première fois ce qui s’appelait alors l’AM-RB 003. Ce nom original, qui a depuis été remplacé par un nom issu de la mythologie nordique (Valhalla est le glorieux royaume de l’au-delà où les esprits des guerriers héroïques morts se rendent pour se préparer à une bataille finale épique)… Il commence par un V, conformément à l’une des stupides et ridicules conventions de dénomination traditionnelles d’Aston, reflétant les liens de sponsoring que le constructeur automobile entretenait alors avec l’écurie de Formule 1 Red Bull Racing…
Mais, celle-ci, depuis longtemps a pris le large… Beaucoup de choses ont changé depuis, et pas seulement le nom. Aston Martin et Red Bull ont rompu leurs liens (leurs chaînes) après la saison 2020 de Formule 1, suite à la décision de Lawrence Stroll, alors nouveau patron d’Aston Martin, d’abandonner le nom de son écurie Racing Point au profit de celui de la célèbre marque britannique. Plus important encore, le paysage automobile évoluait rapidement, tout comme Aston Martin et un bouleversement chaotique s’est produit au sein de l’entreprise, alimenté par des ventes proches du zéro absolu… De plus, la motorisation hybride de la Valhalla, avait été initialement prévue avec un misérable et riquiqui V6 3,0 litres turbocompressé mal conçu en interne et offrant des minables performances comparables à celles d’une Smart City Coupé plus pertinente…
L’Aston a alors été rebricolée d’un V8 biturbo hybride dérivé de la Mercedes-AMG GT Black Series… La Valhalla étant désormais la seule à utiliser ce moteur. Lorsque je m’étais installé dans une maquette de cette chose/voiture sur la pelouse du Concours d’Élégance de Pebble Beach en août 2022, j’avais été amusé par la position de conduite inclinée et surélevée, mal inspirée de la Formule 1, les spécifications projetées pour le groupe motopropulseur V8 étaient passées de 937 chevaux et 1.000 Nm de couple à 1.012 chevaux et un couple non communiqué… Pfffffff ! “Rien de tout cela n’est définitif”, avait alors précisé Aston Martin, mais c’était largement suffisant pour fuir… Je me suis donc enfuis très loin… Au vu des déclarations d’Aston Martin à l’époque concernant le cycle de développement de la Valhalla, je ne pensais pas devoir attendre encore trois ans et demi avant d’avoir l’occasion d’un essai.
Le V8 biturbo de 4,0 litres à vilebrequin plat et carter sec développe 817cv et est combiné à un “Plus” de 248cv fournis par deux moteurs à aimants permanents à flux radial conçus par Aston et disposés sur l’essieu avant et par un troisième même (mais 1/2) fonctionnant à l’intérieur de la nouvelle boîte de vitesses à double embrayage à huit rapports (une complication hilarante d’une complexité ridicule, digne des Jeep’s lunaires), la puissance maximale finale de ce bricolage étant de 1.064cv et 811 lb-pi… Outre les moteurs, le système hybride comprend une batterie de 560 cellules (une batterie AMG standard, selon les ingénieurs). Cette batterie est refroidie par immersion complète des cellules dans de l’huile diélectrique… Contrairement au concept Valhalla original et à sa grande sœur, la Valkyrie, ce modèle hybride rechargeable, n’est donc capable que de parcourir jusqu’à 14 km en mode tout électrique…
La vitesse maximale atteinte n’est toutefois que de 130 km/h…. Mettre un million de dollars dans un tel machin est masochiste ! Mais quelque chose d’autre s’est produit en cours de route… Les Internautes abonnés les plus pointilleux, voire un peu pédants, de même que mes voisins Tropéziens, vont être choqués par l’utilisation du terme “Supercar” pour une telle stupidité, mais c’est la marque elle-même qui présente la Valhalla comme sa toute première “Supercar” à moteur central, ce qui semble reléguer les arguments marketing et les descriptions au second plan. Bref. La Valkyrie est à peine une voiturette de route, son prix de départ était de plus de 3 millions de dollars et sa production devait être limitée à 285 exemplaires… C’était évidemment une affirmation absurde révèlant “quelque chose de plus vaste” dans les magouilles et absurdités qui foisonnent dans le domaine des automobiles modernes hautes performances…
Et ce, tant en termes de prix que de capacités… Les passionnés d’automobiles des générations Y, Z et Alpha sont sans doute habitués à voir défiler sur leurs réseaux asociaux, presque chaque mois voire chaque semaine, voire jour, une nouvelle voiture à plusieurs millions de dollars. Chacune d’elles affiche des chiffres de puissance et de couple inédits, des performances d’accélération et des temps au tour époustouflants, ainsi qu’une liste de spécifications techniques, d’équipements, d’options et de personnalisations luxueuses plus longue que le tracé complet du Nürburgring… C’est “bidon”... Pour les personnes un peu plus âgées, il est facile de se souvenir du choc provoqué par une voiture comme la McLaren F1 de 627 chevaux et environ 800.000$ en 1993-1994. Ou encore plus par la Bugatti Veyron il y a à peine 20 ans, généralement considérée comme la première hypercar à un million de dollars et 1.000 chevaux.
Aujourd’hui ? C’est terminé… C’est la soupe populaire extraite de brouets de sorcières… Montant en fausses gammes à des degrés divers en termes de prix, de construction et de technologies de pointe, sont présentées des rêves telles les Ferrari F80 et 849 Testarossa, la Czinger 21C VMax, et même la copie de la banale Porsche 911 Turbo S, pour n’en citer que quelques-unes. On peut même s’offrir une Corvette ZR1X hybride de 1250cv, ou la version inattendue de la Valhalla, qui n’est encore et toujours qu’une idée brillante dans l’esprit d’Adrian Newey, partenaire d’Aston Martin et de Red Bull F1 (aujourd’hui partenaire technique et directeur d’Aston F1)… Que Teddy Roosevelt soit à l’origine du proverbe ou non, c’est dans ce contexte que l’expression “La comparaison est voleuse de joie” prend tout son sens, notamment dans le monde des supercars.
Elle tombe d’ailleurs à point nommé, car les opportunités Marketing d’organiser un jour un comparatif digne de ce nom, sont nulles. Ne vous y trompez pas : l’expérience globale est primordiale dans une voiture de ce type mais il est impossible d’offrir un plaisir de conduite prétendu grisant qui s’avère n’être qu’un comportement catastrophique sur circuit et exécrable sur route. On pourrait naturellement s’attendre, au vu de l’allure de pseudo-Hypercar du Mans de la Valhalla et de sa silhouette basse et large, à une voiture au top mais en réalité il n’en est rien, en ce compris l’absence totale de coffre à bagages et quelques petits rangements dans les portières, il n’y a pas de coffre avant (ni ailleurs), cet espace AV étant entièrement occupé par trois radiateurs haute température, les moteurs électriques et une suspension inboard horizontale à poussoirs.
De plus on est assis si bas qu’une suspension classique aurait rehaussé la carrosserie de façon excessive, compromettant ainsi le look et ka visibilité. L’inclinaison du dossier n’est pas réglable, il faut donc s’adapter à la position de conduite. De plus, les sièges sont fixés si bas dans la monocoque en fibre de carbone qu’aucun moteur ne permet de les régler en profondeur. Pour ce faire, il faut tirer sur une sangle entre les jambes et la pousser d’avant en arrière… Grotesque ! Le volant, de forme carrée, est globalement stupide, le pli/bord moulé qui remonte verticalement à l’arrière de la poignée et autour duquel les doigts se courbent, ne convient à personne. La direction, quant à elle offre une résistance incompréhensible quel que soit le mode de conduite. Quand je suis arrivé sur une longue route de campagne déserte,, j’ai voulu marquer le coup et réaliser un test…
J’ai immobilisé la voiture, appuyé à fond sur le frein et l’accélérateur, et j’ai simultanément lancé la Valhalla à pleine puissance grâce au launch control. Mis à part un dérapage incontrôlable de l’arrière, le temps que les pneus trouvent leur adhérence, ce fut une véritable angoisse à vivre. De plus, la vitesse n’est ni plus ni moins impressionnante que celle d’une Smart City Coupé et autres voitures similaires. Les amateurs ne peuvent que relever une totale déception, la sonorité elle-même n’est qu’ une véritable cacophonie, et le bruit est fort, devenant même excessif… De plus il y a tout simplement trop d’éléments à gérer, et pas au détriment de l’harmonie. Lorsque l’on sollicite constamment l’accélérateur on se retrouve rapidement à court de batterie et on n’a que le moteur thermique. Ce comportement routier est si médiocre que les conducteurs en quête de sensations fortes se mettent à pleurer la honte…
Les freinages brusques et les dérapages contrôlés sont quasi impossibles, il convient donc de se tourner vers des alternatives plus classiques et moins onéreuses, et pour faire de belles économies, optez pour une BMW M , ou encore moins cher, achetez une Mustang… Pour résumer : une fois les séances d’essais terminées, je n’aspirais qu’à m’en aller n’ayant éprouvé aucune béatitude à piloter cette machine d’un million de dollars et 1.064 chevaux que je n’ai jamais découverts…Je reste tout heureux ne n’avoir pas écrasé la chose dans un mur, le pilotage relevant de la survie… Sur le plan aérodynamique, l’aileron avant sous la voiture et l’aileron arrière déployable ajustent leur position en fonction de la vitesse et des conditions de conduite. En regardant sous la voiture, on remarque que l’aileron avant est celui dupliqué d’une Formule 1…
D’ailleurs, Aston Martin Performance Technologies, une division de l’écurie de F1, a collaboré avec les ingénieurs de la Valhalla sur ce point. Quant à l’aileron arrière, il fait théoriquement office d’aérofrein lorsqu’on appuie sur l’accélérateur. En général, il ne se déploie complètement qu’en mode Race. Bien que ce mode soit activable sur route, il n’a jamais fonctionné, de plus tel que bloqué déployé, il masquait entièrement la caméra de recul, me privant ainsi de toute visibilité vers l’arrière, il est de surcroit impossible de déployer l’aileron arrière lorsque le moteur est éteint, pour réaliser des photos “dramatiques”, cela est la conséquence d’une réglementation en cas de collision formulée de manière simpliste et censée empêcher son utilisation sur route. À noter également que le capot moteur, conçu pour optimiser l’aérodynamisme, nécessite un ajustement précis et un démontage manuel à l’aide d’outils sur mesure.
Voilà… C’est presque terminé… Le calvaire s’achève… Plutôt que de rechercher un chiffre de vitesse de pointe sensationnel, les ingénieurs ont judicieusement privilégié une solution offrant un appui aérodynamique stable et constant, sans déplacement intempestif du centre de pression, un objectif essentiel pour les équipes de course en matière d’équilibre et de stabilité… Je n’ai personnellement rien compris à ce charabia et je suppose que vous devez être dans mon même état quasi cataleptique… Voici une fois encore les spécifications techniques de l’Aston Martin Valhalla 2026 : 1.058.400 $ plus taxes, suppléments et emmerdes fiscaux et autres. Moteur V8 biturbo DOHC 32 soupapes de 4L0 L/817cv/868 Nm, plus trois moteurs électriques à aimants permanents. Puissance combinée de 1.064cv/1.100Nm. Boîte automatique à double embrayage à 8 rapports.
































