’34 Chev Coupe 7L3 & 1.500 horses on tap…
Jason Lowry est Australien et voulait un Hot Rod, une espèce rare au pays des Kangourous et Koalà… Mais en tant qu’Australien il se devait patriotiquement que ce soit un Hot Rod Holden… Sa passion a été éveillée par le célèbre Coupé Ford Eliminator’33 de la vidéo Legs de ZZ Top, tandis que ses racines remontaient à sa première voiture une Torana-Hatch dans laquelle lui et son frère Darren avaient d’abord transplanté un robuste V8 Chevy 400ci avec une boite auto TH350. “Il avait aussi fallu l’injecter”, m’a dit Jason. “J’avais vu le pick-up HJ injecté par Crower de Wayne Pabell chez Summernats en ’88 (c’est tout Australien) et j’ai décidé sur le champ qu’un jour j’aurais un super bloc de 1.500cv pour dynamiser ma voiture”... Le moteur Ford 7,3 litres Godzilla s’est imposé comme un favori et Jason Lowry s’est juré de l’utiliser à un tout autre niveau. Mais le Hot Rod qu’il a finalement obtenu était un Chevy !!! Pfffff ! Il a malgré tout commencé l’assemblage disparate dans le but de dominer la situation…. Ce moteur, baptisé sans ambages “Coyote Killer”, visait son égo à s’affranchir des limitations d’origine pour supporter une suralimentation colossale. Il a commencé par installer un entraînement par engrenages en aluminium usiné. Cette modification était indispensable car le tendeur de chaîne de distribution s’il n’est pas renforcé, cède souvent sous haute pression d’huile : “Lorsque la pression d’huile augmente fortement, le guide en nylon ou en Delrin est comprimé contre la chaîne et s’use prématurément” m’a-t-il expliqué.
“La nouvelle transmission par engrenage hélicoïdal résout ce problème, mais son installation exige une grande précision d’autant que le pignon d’arbre à cames repose principalement sur la force de serrage et non uniquement sur la goupille de centrage”. Il s’est ensuite attaqué aux culasses, les fixant avec d’énormes goujons ARP serrés à 197 Nm : “C’est grâce à ces goujons que la pression dans les cylindres restera à l’intérieur du moteur, et non à l’extérieur”… La révélation la plus importante concernait l’avenir du haut moteur. Les culasses d’origine étant trop fines au niveau des conduits d’échappement, il a développé une pièce moulée comme en compétition : “Le principal point faible de ces culasses d’origine pour le Godzilla, c’est qu’elles sont tellement fines au niveau du conduit d’échappement qu’il est impossible d’obtenir une forme et une taille idéales pour obtenir le flux nécessaire à une puissance élevée”... Il a également lancé une pique, qui pourrait être considérée comme controversée, à l’encontre de la complexité de la plateforme Coyote. Il a affirmé que le Godzilla était facile à entretenir… Il nourrissait des ambitions démesurées pour son moteur : 1.500cv en suralimentation et plus de 10.000 tr/m. Alors, en combinant ce big bloc Ford Coyotte sur son Hot Rod Chevy Coupé’34 dans le but de rouler en Australie, pays des Holden’s, c’était féroce à faire admettre. Après avoir passé 18 mois de planification préalable il a commencé les travaux. Construire un tel engin était pour lui une décision facile.
La partie difficile étant de décider entre aller aux trompettes ou aux papillons !?!?!? Avis de félicitations à tous ceux qui découvrent qui a gagné, ou peut-être pas. Jason Lowry s’est retrouvé à batailler pour chaque chose… et pas pour positionner le super V8 aussi l’ensemble des conduites, pompes, filtres, raccords, allumage et câblage Accel. Passer d’un small-block Australien Holden à un big-block Coyotte nécessitait de pousser le radiateur et la calandre de deux pouces vers l’avant et d’allonger le capot. “J’aimais mieux l’allure de la face plus longue. Ça lui a donné ce look de gangster typiquement Australien“… La société “Fibre Chev” a eu le feu vert pour construire la carrosserie découpée de trois pouces de la Chev’34. Jason l’a équipé de poignées de porte et de coffre “rasées”, de gonds cachés et de vitres électriques. “Fibre Chev” (un garage) a également allongé la carrosserie pour lisser la zone normalement couverte par les côtés du capot. “Je n’ai jamais voulu de côtés, j’aime bien qu’on puisse voir le Big Block” m’a dit Jason… “Allonger la carrosserie jusqu’au pare-feu crée une belle ouverture carrée pour voir le moteur”... Avec Jason basé en Australie-Occidentale et “Fibre Chev” basé à Wangaratta, il a estimé qu’il valait mieux choisir un constructeur de châssis basé dans la Province de Victoria… Ainsi, il serait plus facile d’expédier le châssis à “Fibre Chev”, qui s’adapterait parfaitement. Malheureusement, l’atelier de châssis qu’il avait choisi a fait beaucoup plus d’heures qu’honnètes et a fini par fermer en faillite…
Et cela avant d’avoir terminé le travail alors que les pièces et la main-d’œuvre qui avaient été pré payées ont disparu… Qu’importe, il a terminé le job lui-même… Le Hot Rod avait beaucoup de bric-à-brac dans le coffre, pour terminer l’affaire, ainsi dire : un système de carburant élaboré, un réservoir en aluminium de chez “Stainless Alloy Manufacturing”, un refroidisseur de transmission, quatre silencieux “Cyco”, un quatre bras suspendu de 9 pouces et une paire de Mickey Thompson… Jason a ajouté des feux arrière encastrés de 1939… Heureusement, il y avait assez de matériel pour “Fibre Chev”, ce qui nous ramène à ce big-block plus long, plus haut et plus large. Il était immédiatement évident que ça ne collerait pas… Après beaucoup de réflexions et de nombreuses solutions (qui incluaient à un moment donné le déplacement de la traverse pour l’avant à double bras A), “Fibre Chev” a trouvé un moyen d’encore pousser le radiateur et la calandre de deux pouces vers l’avant, ce qui signifiait aussi d’encore prolonger le capot en fibre de verre. “Craig de “Fibre Chev” a été vraiment vraiment bon sur ce coup. Je lui ai fait faire plein de choses pendant que la carrosserie attendait le châssis pendant des mois”... La deuxième étape du processus de “forçage” nécessitait de baisser le moteur de deux pouces pour obtenir une ligne de vue dégagée. Plus tard, Dave de “Fiddy Customs” a dû retravailler la géométrie de la direction et installer un “drop-box” pour relier la colonne à la crémaillère.
Même les têtes puissantes nécessitaient des découpes pour être dégagées. Et le plus gros problème, c’est que le système de climatisation a dû être mis en conserve, car il n’y avait physiquement pas d’espace pour monter le compresseur. Que soit, la carrosserie était plutôt bonne, et il n’a pas fallu longtemps à Dave de “RD Motorcycle & Custom Paint” pour tout maîtriser en réalisant parfaitement un vert Nightshade saisissant. Le gris canon était la teinte de choix initiale mais elle fut abandonnée lorsqu’un ami de Jason décida d’utiliser cette couleur. “Je regardais une vente aux enchères Mecum et une Pontiac GTO de 1968 en vert Nightshade m’a allumé et j’ai dit : “C’est la couleur que je veux !”...Jason est ravi du résultat, et cela correspondait parfaitement à son objectif de construire quelque chose de totalement différent des autres. Bien sûr, on appelle ça un attrapeur d’insectes, mais Jason préfère garder les bestioles volantes et autres débris volants dehors avec un filet d’acier et un filtre à air coincé entre le chapeau et la pompe. Avec son super moteur V8 de 1.500cv il dispose d’une réponse de l’accélérateur totalement folle… Son frère Darren a parcouru de nombreux kilomètres à la ronde, annonçant une consommation de 100 litres aux 100kms… Parmi les autres aides à la construction du monstre figuraient James de chez “Proshine” (polissage et polissage) ; Neil de “Just Trailers” qui était toujours là pour dépanner et transporter le Hot Rod.
“Il a beaucoup contribué et s’est avéré inestimable lorsqu’il remorquait” m’a dit Jason…. Cependant, le plus grand merci de Jason va à sa femme Jo et à sa fille Aria pour toute leur patience, leur amour et leur soutien. Oh oui, et le groupe “Steel Panther” pour être génial d’être venu jouer une répétition de concert… Waouwwwww ! Ouvrir la porte de la ’34 révèle un intérieur en cuir sensationnel. C’était un effort conjoint entre Jason et Andy et Dan de “Mandurah Canvas”. Dean de “Mufflers R’Us” a tordu le système d’échappement de 2,5 pouces qui dispose de quatre silencieux pour maintenir un bruit acceptable, mais inclut un système de dérive des gaz d’échappement si Jason veut faire du bruit… Pour compléter la transmission, on trouve un “Strange Pro” éprouvant et un “TCI 6X”, un gros et robuste “4L80E” que “TCI” a modifié en interne pour créer un six rapports. Pour faciliter la conduite, le “6X” est équipé d’un convertisseur “TCI Breakaway”, qui propose un “flash stall” de 2400-2600 tr/min, ce qui lui permet de démarrer fort à pleine accélération, tout en restant efficace à partir des gaz et sur autoroute. (Ce n’est pas que Jason apprécie trop de lancements intensifs). Les conditions de Jason pour l’intérieur étaient qu’il devait être élégant, la palette de couleurs simple et s’accorder avec son volant “Billet Specialities”… et il a réussi ! “Je dois couper la ligne”, dit-il… “Aussi collantes que soient les ET Streets de 12 pouces de large, si je donne un peu d’accélérateur, ça ne fait que troubler les pneus”…
“Kinsler” a fourni un morceau de démarrage basique, “Sasha” de “Kwinana Performance” a été chargé de le régler. Malheureusement, il n’a pas fallu longtemps sur le banc de châssis pour que des problèmes surviennent, les collecteurs trop restrictifs ont fait fondre quelques fils trop proches. Mais “Kwinana Performance” et Jason sont confiants de pouvoir s’en sortir et de lâcher chacun de ces poneys (3.000). À ce moment-là, après une longue construction de six ans et demi, l’intention était de se rendre au “Perth Motorplex” pour quelques passages en force, un super spectacle à voir ! Les gros blocs “soufflés” ont la fâcheuse habitude de déchirer les boîtes de vitesses, mais ce n’est pas le cas du la “TCI 6X six vitesses” ; “la boite est très solide, elle grille facilement les pneus arrière”... Cela représente 2700 lb-pi de couple et 3000cv que vous avez, en quelque sorte. Lorsque “Shafiroff Racing” a mis ce moteur au dyno, il a atteint ces chiffres en suralimentation. Jason a changé la poulie inférieure pour baisser la pression. “Je ne veux pas le casser tout de suite”, dit-il : “Je veux m’habituer à ce que ça fait quand tu mets la botte. Une fois que j’aurai appris à conduire ce Hot Rod, je remettrai la grosse poulie et je l’essaierai sur une piste”… Jason admet aussi avoir fait des gaffes avec les têtes trop restrictives et contraignantes. Sur le banc de châssis, avec l’EFI réglé, il n’y avait aucun problème à faire briller les tuyaux d’un rouge redoutable. Les plans futurs incluent un bon ensemble de tuyaux… Voilà… Il y a du décousu dans le texte, mais les Autraliens causent comme ça, un charabia difficilement compréhensible…
























