“La Brute” Renault Dauphine Kustom outlaw’60
“Powered by a mid mount Volkswagen MK4 Golf GTI VR6 2L8, 24-valve, 6-speed, 200 bhp @6,200 rpm, 195 Lb-Ft @3,200 rpm”…
En 1956, Renault présente la Dauphine (et l’Ondine), au monde ébahi, c’est une voiture économique 4 places et moteur arrière qui succède à la 4CV d’après-guerre. Avec sa taille remarquablement petite, sa belle esthétique “d’époque” et sa praticité fantastique, elle va connaître un succès immédiat et se vendre à plus de deux millions d’unités jusqu’à la fin de la production 11 ans plus tard, qui coïncide avec mon anniversaire… Et donc, le 16 mai 1967, le jour de mes 18 ans, je casse mon cochon-tirelire et cours m’acheter une Dauphine d’occasion.
Cependant, malgré la construction d’un si grand nombre, il y a de fortes chances que vous n’en ayez jamais vu, ou très peu jusqu’à présent. Du moins, ce qu’il en reste… Et c’est bien pire aux USA ou une Renault Dauphine est aussi rare qu’un Hot Rod B’32 V8 Big Bloc à compresseur en France… Justin Cashmore a eu la chance de trouver cet exemple particulier presqu’abandonnée en 1967 sous une bâche à l’arrière d’un Saloon-Bar à Putes en bordure d’un des déserts du sud de la Californie, non loin de la vallée d’Anza. La Renault Dauphine était restée quasi intacte après plus d’un demi siècle…
L’unicité de la voiture, son étrangeté et sa patine torchée par le soleil sur une peinture bleu-vert vibrante, se sont avérées irrésistibles pour Justin, et sans hésitation, il a payé la bête à la vieille belle pute maquerelle et ramené la voiture chez lui à Simi Valley-Californie. Dans l’ensemble, la voiture était toutefois un peu en désordre. L’intérieur n’était que même désolation que celui de la maquerelle, tout ayant cédé aux éléments et aux impétueux l’ayant littéralement labourée, y laissant des traces que la morale ne peut que condamner, des cicatrices, des bosses, des traces d’abominations et des marques de torture…
Egalement beaucoup de pourriture. Néanmoins, Justin n’était rien d’autre que renforcé par l’état des choses tel un moine ayant fait vœu de chasteté se retrouvant en érection devant un succube/démon femelle qui visite les hommes purs pour s’accoupler et engendrer des monstruosités. Il a donc commencé à démonter la Renault Dauphine avec une seule chose en tête, en faire un “Kustom-Frenchy”... Le résultat, après plus d’un an de nuits tardives dans le garage et d’innombrables séances de Sado-masochisme avec des clés anglaises (les pires) et à molette après les heures de travail, a été financièrement dur à digérer.
“Qu’est-ce que c’est que ça ?” a été la phrase type que chacun/chacune venant, s’écriait… C’était, bien sûr, très laid, mais il y avait beaucoup d’horreurs, plus qu’il n’y paraissait. Si les ailes et les arches de roues ont été sauvagement charcutées pour que de larges jantes Enkei RPF01 enveloppées de pneus Toyo R puissent y trouver place, tout y amenant fur si barbare que Justin a décdé de ne rien révéler de ses turpitudes… Il n’a rien laissé au hasard afin que rien ne puisse être révélé… Le cœur de la brute provient d’une Volkswagen : une BDF VR6 à 24 soupapes et une transmission 6 vitesses VW MK4.
Contrairement à la Volkswagen qui est une pute femelle avec le moteur qui donne le feu au cul, la Dauphine est Transgenriste-Macrocéphale, et tout n’est pas à l’avant avant mais resitué “en avant en arrière”. Dans ces jeux secrets-interdits, Justin a mis ses outils à l’œuvre, construisant un sous-châssis et un sur-châssis tous deux entièrement personnalisés en couple pour loger la transmission à l’arrière de la petite.. Ce qui a obligé les manipulateurs sadiques à abandonner la banquette d’amoures arrières au profit d’une transmission moderne et ce de manière quelque peu inattendue, devant le moteur…
Pour y parvenir, Justin a utilisé les conduits de porte d’origine comme alimentation en air, à l’appui d’un tunnel de transmission supplémentaire qui agit comme un conduit massif pour que l’air s’écoule sous la voiture. Cependant, le changement de moteur seul était loin d’être suffisant pour atteindre l’orgasme absolu…et, par la suite, Justin a entrepris de redessiner complètement le cul ET la suspension à partir de zéro. Vaguement basée sur la géométrie MK4 Volkswagen, la largeur de voie est identique à celle de son donneur, ce qui souligne à quel point la Dauphine est petite sous sa forme d’usine.
De l’extérieur à l’extérieur, la nouvelle configuration n’est pas plus large que la VWGolf GTi 2003 de votre voisine. Néanmoins, cela ne signifie pas qu’il lui manque une bonne poussée d’ingénierie impressionnante pour jouir… Que neni… Justin a découpé les montants MK4 et les a convertis pour accepter des articulations Heim, ce qui lui a permis de construire une suspension à bras double A à l’avant et à l’arrière de la voiture. D’anciennes barres stabilisatrices NASCAR ont été installées à l’avant et à l’arrière, et une combinaison de poussoirs et de guignols a été fabriquée pour chaque coin de la voiture.
Vous suivez ? Les derniers composants sont un ensemble de quatre amortisseurs de moto Yamaha R1 associés à des ressorts Eibach, qui offrent une érection de conduite parfaitement rigide et sportive (sic !)… Pesant seulement pas grand chose, la voiture est donc un poids plume absolu, ce qui signifie que les 215/45R17 R888R et les RPF01 de 8,5po (de large) offrent une adhérence incroyable. D’autre part, les gros freins Wilwood qui se cachent derrière les jantes, offrent une immense puissance de freinage… Yeahhhhh ! Donc dans la plupart des aspects, la voiture est simplement un gros kart… Simple…
Tout est écrit, mais je me dois d’apporter malgré tout d’autres éléments avec une maniabilité d’écriture semblable au châssis, semblable à celle d’un rail ne spermettant aucun roulis. Les quelque 240 chevaux du VR6 donnent à la Dauphine beaucoup de puissance pour s’amuser beaucoup trop, mais pas assez pour s’éloigner d’un conducteur concentré… Pour l’instant, du moins. À l’intérieur de la bête, la description du travail chirurgical impressionnant se poursuit. Après avoir construit un châssis “personnalisé”, Justin a voulu passer de la conduite à gauche à la conduite à droite. Une folie restée inexpliquée à ce jour…
Cette complication qui n’avait aucun sens, n’en a toujours pas actuellement… C’est vide de sens…L’un des autres changements parmi les plus nuancés de la construction est un modèle de changement de vitesse inversé, reflétant une disposition traditionnelle à 6 vitesses… Comme me l’a dit Justin : “J’ai toujours eu l’impression que les premières vitesses devraient être plus proches de mon moi-profond”…, et après réflexion, je pense que nous pourrions être tous d’accord en suite d’une baise gigantesque… Le côté retour d’information de l’équation me semble toutefois pouvoir être simplifié par d’autres complications inversées.
Un lecteur Wifi OBD2 et une tablette Android en guise de tableau de bord, qui communique à la volée avec un calculateur de Rallye (un sport automobile personnalisé mais controversé)… Un volant Renault moderne et des sièges Status personnalisés apportent un peu de modernité à l’intérieur, et une paire de leviers sur mesure pour le seul levier de vitesses et le frein électronique hydraulique se dressent au-dessus de la console centrale uniquement dans le but de tout compliquer volontairement… Une cage de sécurité se fraye également un chemin à travers l’intérieur, offrant une sécurité douteuse au conducteur…
C’est aussi un soutien… On ne sait qu’est ce qui est soutenu dans cette affaire si ce n’est que ce pourrait être pour le travail personnalisé qui a été effectué dans la construction. Je me dois maintenant en revenir ou plutôt en arriver encore, à l’extérieur de la voiture, car l’heure tourne et je commence à en avoir ras-le-bol… La Dauphine porte toujours sa teinte d’origine de peinture sarcelle, avec quelques morceaux qui ont été retouchés à un moment donné au fil des ans. Des taches de peinture usées sont éparpillées sur la voiture, dont beaucoup descendent à travers la peinture et l’apprêt.
Elles porte en elles de l’acier rouillé brûlé par le soleil : parfaitement orange en contraste avec la couleur qui orne la voiture elle-même. Une galerie de toit MK1 Rabbit a été modifiée et pliée à la forme du toit de la Dauphine (pour un peu de rangement, car l’intérieur est largement consommé par un moteur 6 cylindres et une cloison pare-feu résistante à la chaleur). Un séparateur et un diffuseur en aluminium personnalisés, construits à la main par Justin, donnent bien sûr une touche d’attitude virile à l’extérieur autrement timide de la voiture, à l’exception des grandes arches noires à chaque coin.
Un éclairage LED moderne a également été installé dans les boîtiers de l’éclairage auxiliaire de la voiture. Alors que je faisais la “danse du photographe” autour de la petite franchouillerie californienne, Justin a fait un commentaire perspicace : “Je suis content de ne pas en voir une autre. je n’aurai jamais à me dire qu’elle aurait été plus belle si je l’avais réalisée différement”.. Le résultat est une construction qui est BAROQUE, à tous égards… Bien que la Régie Renault a construit deux millions de Dauphine, la prochaine fois que vous entendrez ce nom, vous aurez en tête cet exemple qui viendra vous hanter l’esprit…











































