Hot Rod Brizio 427ci Rebco BlowerSupercharger 1000cv
Encore un de plus… Yeahhhhh ! Un Hot Rod de plus… Je navigue à vue et à contre-courant. Plus aucun autre fou furieux ne publie de reportages “Hot Roddiens”, surtout avec autant de frénésie, un par jour, ou presque, c’est quasi calqué sur les revues pornos depuis longtemps diffusées sur le web, avec restriction d’usage pour ne pas déformer le cerveau des mineurs d’âge, ce qui en Customs et Hot Rods n’existe pas encore.
C’est de plus l’œuvre d’un Papy de 77 ans qui a créé la scène européenne du style en suite des sixties, l’après révolution des d’jeunes de mai’68 (j’avais 19 ans) que j’ai plus tard regénéré avec les Kustoms et Rods et Vans et Street Machines et Néo-Classiques et Répliques. C’est redevenu rarissime en Europe en cause des complications d’immatriculations et d’usage.
Je fais remarquer que ce fut pareil pour les avions bi et triplans et que l’extinction des automobiles aux moteurs dits à explosions/essence a été programmée. Waouwwww ! Les Cow-Boys Western aussi, presque plus d’indiens peaux-Rouges et il n’y a plus de diligences à piller dans d’extraordinaires chevauchées, plus de trains à vapeur… Le western c’est terminé…
Les nazis se sont métamorphosés en Ukraine et en Israël, l’empire des colonies Britanniques perdure par quelques génocides, le mal humain s’est enraciné rien n’est pareil et tout est aussi pire car entré dans les mœurs tous dépravés… Mes Hot Rods en comparaison c’est de la masturbation neuronale soft… Pas de traces… Même de pneus en burn-out… Même de décibels en folie… Y a plus…
Tout ça se termine comme vont bientôt mourir les chanteurs et chanteuses prophètes comme Bob Dylan et Joan Baez sans oublier les ceusses qui ont préféré partir dans le néant comme Hunter Thompson qui a popularisé le journalisme gonzo, inventé par Bill Cardoso, des enquêtes journalistiques axées sur l’ultra-subjectivité, combiné à une plume féroce et à un fort engagement politique… Waouwwwwww ! Bye bye…
La fiche est illustrative que ce n’est pas un Kit Car Scobra à la Française fait de bric et de broc… Documented $150,000 build… Custom Brizio chassis… Poliform fiberglass body… 427 CI Mark IV big block V-8 engine… 8-71 Blower Shop supercharger… Engine assembled by Rebco… Powerplant built to specifications by Kenny Dentweiler of Oxnard, California… Dual Holley 850cfm carburetors set up by Blower Drive Service…
Turbo 400 automatic transmission prepped by Champion Transmissions… Tangelo exterior painted by Kevin McCann of Camarillo, California… Brown and Tan two-tone interior… Bucket seats… Vintage Air… Vendu plus de $ 200,000… Pas d’équivalence en Europe. Qu’écrire de plus ? Que selon les scientifiques, il nous reste cinq milliards d’années avant que le soleil ne réduise notre Terre en poussière d’étoile. Vade retro satanas…
En plein apocalypse comment dès lors daigner vivre ? L’histoire récente recèle malgré tout quelques compensations acceptables. En industrie comme en physique moléculaire, rien ne se crée, tout se transforme. Même chez les artisans sclérosés dans leur partis-pris. On appelle cela le progrès, malgré les aléas d’une santé financière précaire pour la France et le manque de continuité dans la succession des modèles iconique..,
Sans les roues avant motrices, le moteur transversal et quelques vilainies, tels le moteur électrique, autant de péchés capitaux pour des fanatiques d’autos modernes, les Hot Rods restent de conception classiques… La bizarrerie générale des bagnoles égale en effet celle des pires expressions inquiétantes de l’arachnides. Clin d’oeil à l’onirique. A-t-on bousculé les grands principes ? Horreur ! On n’a plus connu pareille exacerbations devenues lieux communs…
Il faut se faire une raison. Les sièges comme des cuisses hardies, qui crissent sous les caresses sensuelles et brillent comme une panoplie d’allumeuse qui étend son empreinte lascive entre les courbes sixties des intérieurs typiques des Hot Rods (on s’étonnerait que la même peau ne gaine pas les tubulures d’admission à la flamboyante parure chromée). c’est terminé…Ce Hot Rod, à l’évidence, plaira aux fétichistes du cuir, tendance masochiste…
La raideur des assises n’a d’égale que la sècheresse des liaisons aux divers sols, encore renforcé sur ce Hot Rod par d’inflexibles amortisseurs. Ca cahote ferme sur le pavé, ça cogne dur sur le macadam et il me revient en tête cette pauvre chansonnette de Gainsbarre période descente aux enfers : “Quand j’me trimballe une p’tite poupée dans mon tap’cul, c’est comme si je lui faisais panpan-culcul”…
Un “vrai” Hot Rod suscite d’ordinaire une surenchège d’adjectifs élogieux, à fortiori lorsqu’un gros V8 l’anime via un Blower. Les fanatiques ont beau maugréer, c’est bel et bien avec le V8 que le Hot Rodding a atteint son apothéose. Ce n’est pourtant pas tant son exceptionnel lyrisme que son hallucinante puissance que je retiendrais. Du couple à labourer le bitume, du couple à rouler à la verticale, du couple à ne plus savoir quoi en faire, ce moteur en regorge.
A la moindre sollicitation de l’écrase-champignon et c’est l’opéra de Verdi à la première occasion de déboîter (une demi-octave en dessous d’une symphonie). Rarement un 8 cylindres, tout à la fois souple et pêchu, n’avait atteint de tels sommets. Que désirer après cela ? Soixante-dix vierges, son nom dans le bottin-mondain, l’abolition des musiques d’ascenseur ?
Alors bien sûr, la bête tient du jouet, mais il ne s’agit là que d’une auto pour grands gamins. Par ailleurs, cela a trop longtemps tenu du mythe pour ne pas susciter l’indulgence es divers passionnés progressistes. On peut aimer ou détester le tout en brutalité qui ne fait ni dans l’esbrouffe ni dans la fausse modestie à la manière BMW. Ce Hot Rod ne ment pas et l’heure de la pleine réhabilitation de tous les Hot Rods n’a que tardé en Franchouille.
La roue tourne. Les nouvelles nostalgies remplacent les anciennes. Nul doute que le boudé en neuf, sera à son tour la “dernière” de demain, lorsqu’il n’y aura plus que des électriques sous-traitées je ne sais où… mais qu’importe l’ivresse pourvu qu’on ait le flacon ! A chaque époque, la culture populaire consacre ses objets et formes cultes. Les années cinquante eurent leurs soucoupes volantes, les sixties, la ball-chair et les seventies, le Rubik’s cube…
Outre-Manche, les Jeremy Clarkson et autres plumitifs impertinents qui faisaient notre bonheur ont fait place à des idiots qui cognent sur leurs héréditaires ennemis mangeurs de grenouilles. Valeur sûre des palmarès du pire toutes les pires ont pâti d’à peu près toutes les tares industrielles, qualitatives et sociales qui accablèrent les populations au plus sombre des années 70, 80 et 90… Regardant le coté gauche, ils disaient : “Ils ont fait la même chose de l’autre côté !”…
On oublie de rappeler que les formes en coin, capots plats et phare rétractables font partie des poncifs stylistiques des années ’70. En automobile comme en critique de cinéma, les opinions aussi sont moutonnières. On oublie aussi et surtout de rappeler les problèmes de fiabilité en cascade, désastreux en terme d’image. La réhabilitation n’a donc que trop tardé. Quant à en faire une acquisition… Pffffffffffffffff !






























