2019 Ferrari Monza SP1, SP2 et 2022 Purosangue…

Le destin flamboyant des miséreux de banlieue, bien décidés à en finir avec une vie de galère et d’humiliations, rêvant de gloire et de richesse…, est-il compatible avec l’univers Ferrari ?
Ceusses qui s’y piquent se retrouvent confrontés à la folie et à la cruauté du monde…, la ruée vers l’or, le crack et le Spumante à profusion sont des fantasmes kamikaze, choyé par des princesses du trottoir en quête d’une vie moins horizontale au bord du précipice sans fond de la bêtise humaine…, une vie de merde qui tourne invariablement au cauchemar avec les brimades habituelles que délivre le monde.

Malgré tout, on ne peut s’empêcher d’admirer la cohorte des branleurs partis conquérir le monde, se muant en Tintins sous crack à la queue raide, tirant autant de beautés que de balles dans les têtes de ceux qui gênent leur ascension…, un univers ou les dealeurs miteux de toutes les cités, deviennent des dieux de guerre qui terrorisent le monde entier.
Contrairement à bon nombre d’auteurs et de journaleux qui jouent la carte du misérabilisme et du crétinisme en recopiant les pires sottises que les tenants du « politiquement-correct » imposent, avec en remerciement des publicités débilitantes et « lobotomisatrices », agitées comme des hochets pour bébés afin que les gens continuent de consommer…, j’essaie de de vous faire marrer afin que vous vous fendiez la gueule en lisant mes pérégrinations au milieu de personnages tous plus frappa-dingues les uns que les autres, tout en tentant de vous faire changer d’air dans des scènes de carnages dignes de films Troma déjantés…, rire malgré l’horreur est une thérapie…

En fait, cela peut s’apparenter à une réflexion ésotérique sur la place qu’occupe l’homme en rapport à ses automobiles, ses rapports avec elles…, à son impression de supériorité…, et sur quels paramètres un humain est-il plus évolué en possédant une Ferrari ?
Parce qu’il a le concept de foi qui n’est rien d’autre de plus que « quelque chose » forgé par l’Homme depuis son apparition…, croire en quelque chose pour justifier sa présence sur Terre… et son existence après son passage sur celle-ci.

Le doute est franchement permis…, mais l’humain ne peut s’empêcher d’amorcer sa plongée dans ses propres géhennes… et Ferrari, plus particulièrement que ses concurrents, a l’art et la manière pour créer le besoin… et la mise en scène de celui-ci.
D’emblée de jeu, Ferrari à toujours trouvé les moyens pour peaufiner une même structure narrative, brouillant les repères de temps et de lieu pour confiner le public ciblé, qui, en finale devient perverti par sa propre folie.

Pour y parvenir, les sévices de relation-presse multiplient différentes narrations d’un même sujet pour aboutir à une conclusion identique, démontrant que Ferrari fabrique les plus extraordinaires automobiles de l’ensemble de l’univers connu (et au delà, quoique Tesla à réussi à faire un doigt d’honneur magistral à Ferrari et autres, en envoyant pour toujours une de ses voitures dans l’espace).
L’humain lambda, souvent plouquesque dans ses réactions, désarçonné par mes irrévérences narratives, dénonçant tout cela, ne sait plus que penser…, mais espère que j’ai l’intention de le prendre par la main afin de le guider vers une sorte de résurrection intellectuelle.

Je m’amuse effectivement à torturer l’esprit de mes lecteurs et lectrices tentant de mettre un sens à tout ce gloubi-boulga… et le pire (pour mes détracteurs) est que ça fonctionne…, j’intéresse mon public et parvient à le garder devant l’écran et bientôt scotché à la lecture de Chromes & Flammes (le grand retour est programmé pour fin octobre 2018).
Bien sûr, il faut savoir « rentrer dedans », ce qui n’est pas gagné pour certain(e)s mais une fois prisonnier de mes griffes, on ne ressort que très difficilement de mes histoires qui suscitent l’envie et aussi, en conséquences, des tumultes cérébraux dévastateurs.

Ce qui me frappe dans l’odyssée humaine, sanguinaire et burlesque, c’est la quête perpétuelle de l’Amour (avec un grand « A »)…, le peuple restant convaincu que sur la merde pointent des pépites d’or et poussent des fleurs exotiques aux parfums puissants…, que les mares de sang rosissent délicatement sous les gouttes de sperme, nées d’enculades passionnées… et que sous un épais tapis de merde, de foutre, de boyasses éclatées, de mille et une dégueulasseries, se cache la plus douce et la plus pure des beautés.
Je suisse un alchimiste qui transforme les cicatrices en bouches à embrasser, la merde en cadeau précieux, la folie en lucidité…, la violence étant l’expression maladroite d’un besoin d’amour douloureux, qui peine à se faire entendre dans un monde trop dément… et dans ce gigantesque charivari, la saga Ferrari est une aventure au souffle épique et magique, aussi délirante que poétique et qui, sous des relents de fosse septique et de fosse commune, sécrète des trésors financiers…

Le nouveau PDG de Ferrari, Louis Camilleri a présenté dernièrement à un parterre d’investisseurs et investisseuses détenant les parts financières de Ferrari (que du beau linge, ne vous tourmentez pas sur le fait que j’y étais alors que mon « antiferrarisme » est maintenant archi-connu y compris des « Elites »)…,  « son » plan quinquennal, en affirmant que l’usine allait présenter et réaliser 15 nouveaux modèles entre 2019 et 2022…, principalement des dérivés de modèles existants…, mais aussi quelques séries complètement nouvelles.
Parmi ces « nouvelles » bêtises, la Ferrari la plus controversée… est une 4X4 Hybride de style SUV coupé 2 ou 4 portes, nommée « Purosangue », (littéralement traduit « Pure Blood »)…, à la vue du prototype, certains ont dit : « Ouaissss, c’est pas si mal que ça cette merde ! » et d’autres ont pensé (tout haut) : « Eh ça va rapporter encore plus gros que les autres ! »

Je rappelle que le profit NET par Ferrari vendue, est d’environ 70.000 euros…, estimé à un pneu pluche (100.000) dans le cas du 4X4 SUV…
Le chef du groupe de la fin du FCA, Sergio Marchionne, avait annoncé un bénéfice d’exploitation annuel de 2,2 milliards pour 2022… et Camilleri a corrigé à 2 milliards, compte-tenu d’une baisse significative non prévue des ventes depuis juillet 2018, ce qui n’a pas généré de commentaires parmi les actionnaires.

Le bestiau est moins « opulent » que son concurrent direct (et maudit) le Lamborghini Urus…, il est assez proche de la Maserati Levante que pour croire que tout est réutilisable…, pour la mécanique, l’engin est mu par un moteur dit « central avant », V6 Turbo Hybride de 600 chevaux avec une boîte de vitesses « trans-essieux » située approximativement dans la zone de l’essieu arrière, où une unité électrique est également montée car destinée à planifier les roues motrices.
C’est un système qui n’est pas encore au point, il a été copié sur les « vieilles » Nissan GTR et Ford RS200…, c’est un « bazar » inutilement compliqué, la puissance passant en un cercle technique (sic !) via un double embrayage avec retour du différentiel arrière, vers le différentiel avant (Ferrari ne fournit pas encore de données de performance précises)…

Les e-moteurs quant à eux, qui semblent avoir été rajoutés en dernière minute, sont coincés dans la partie arrière, avec une accessibilité « démoniaquement » complexe…, sûrement un savant calcul afin de faire plaisir aux concessionnaires exclusifs Ferrari…, pour qui, en sus, l’usine termine l’étude d’outils spécifiques, ce qui diminuerait drastiquement les interventions « sauvages » des garagistes « indépendants » !

Dans le cas de l’accès intellectuel à cette « chose », le public des gnous ahuris doit s’attendre et se préparer à une orientation technique issue de l’Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio…, donc aussi mauvaise que possible…, avec une certaine accentuation sévère des soucis à se faire et à vivre… dans une sorte de zone frontalière entre les bonheurs délivrés par l’Alfa-Sud et l’insécurité chronique des « Enzo »…, ce SUV va toutefois utiliser la plate-forme de la « vieille »  GTC4 Lusso mais sans les agrégats V8 et V12…

Pour mélanger les genres, transgenres et sans genres, les italiens ont présenté, simultanément avec le « Purosangue », les nouvelles Monza SP1 et SP2 2019…, des « bolides rétro-futuristes » (sic !)pour lesquels personne, sauf GatsbyOnline et Chromes&Flammes, ne questionnera jamais quiconque de l’usine de Maranello…
Il n’y a plus de parapluies ni de casquettes à gagner, les temps changent, mais les « ceusses » qui crachent sur la Pizza (et dans la soupe) ne sont plus invités, voire sont interdits de séjour à Maranello et dans toute l’Italie…

Les « nouvelles-vieilles » Ferrari Monza ont été présentées comme « intransigeantes »…, un terme finalement assez négatif qui augure de la somme d’emmerdes que chaque « investisseur » devra supporter en attente d’un éventuel et hypothétique super-profit spéculatif…
Pour y aider, elles sont prétendument les évolutions (sic !) des « historiques » Ferrari 750 et 860 Monza…, quoique, ce qui était commun dans les Championnats du monde des voitures de sport des années 1950 est rare dans le cas des voitures de sport actuelles destinées à un usage plus ou moins routier : un vrai pare-brise et un C-pilier manquent.

Ferrari « offre » à un tarif fantasmagorique et stupéfiant « ses » Monza, soit comme single-seater SP1 soit comme biplace SP2 (super gag )…, dans cette variante plus « sociale » les pontes de Ferrari affirment que l’heureux propriétaire ne peut qu’y mettre une compagne (femme ou Maîtresse)… et pas le chien et « belle-mama » (où donc les caser, ces « trésors » ? Y-a-t-il une remorque de prévue ?)…
Ces mêmes « têtes pensantes » ont également dit que le poids sec (sic !) de l’engin de 4,66 mètres de long augmentait de 20 kilos par 1.500 kilogrammes…, un calcul savant laissé aux bons soins des journaleux de sévices qui, du coup, vont se simplifier la vie en inventant un poids plume…, pour ma part, j’en ai déduit que la SP1 pèse une tonne et demi… et la SP2 une tonne et cinq cent vingt kilos… ce qui est absurdement LOURD… pour un Roadster…

Pour entrainer ce poids titanesque…, les Monza SP1 et SP2 sont équipées du  6,5-liter V12, fournissant ici 810 chevaux, soit 10 chevaux de plus que la 812 ultra…., la puissance maximale s’obtenant à « seulement » 8.500 tours…, le couple maximal étant de de 719 nm à 7.000 t/m…., permettant un temps de 2,9 secondes de 0 à 100 km/h.
Le prix n’a pas été communiqué, mais j’ai été prévenu qu’il se situerait pas loin (et même plus) du million d’euros…

Soi-disant que seulement 500 copies des Monza SP1 et SP2 doivent être créés (soit 1.000 au total)…
Bis repetita depuis mon entrée en force dans la sphère internet…, vous n’êtes sans doute pas sans savoir qu’à l’horizon des années 2000, la grande crise reformatée par les divers attentats de New-York, Londres et Madrid a déstabilisé grandement les constructeurs d’automobiles sportives (sic !) et de luxe… voyant leurs parts de marché décliner de manière inquiétante…, la situation était alors chaotique et tous les acteurs de cette chute devaient se concerter pour redorer leur image et ainsi redonner la foi du peuple envers le dieu automobile.

Si les « habituels » rompus avec le classicisme d’alors en réagissant aux critiques austères d’un genre devenu has-been, le marché du « n’importe quoi » fut lancé, particulièrement par Lamborghini créant des automobiles semblables aux engins des films « Transformers »…, le but étant de créer des engins racoleurs où le « grand n’importe quoi » en serait le centre névralgique…, dans l’esprit du nouveau siècle, transgresser les règles était un objectif quasiment désiré…, ainsi, les engins bizarres et hors de prix, de plus en plus laids, voire hideux, se targuaient d’une grande popularité.
Aaaaaah ! D’un côté, des bagnoles de « ouf » pour amphétaminomanes…, de l’autre la terre promise pour les amateurs d’engins étranges, trash et vomitifs…, le temps des Lamborghini Miura et des Ferrari 250GTO qui incarnaient un certain raffinement, étaient lointains et ce pour le plus grand bonheur des psychopathes automobiles…, qui plus est, dans une époque où l’occident voyait son concept avarié reposer sur du médiocre !

Seulement, voilà, la recette fonctionne de moins en moins bien et de plus en plus de clients se rendent compte de l’escroquerie, trop crétin, trop débile, sans offrir d’irrévérence et de subversif capable de bouleverser les codes établis, tout cela se desséchant…, la faute en revenant aussi à toute la clique des journaleux bien-pensants qui s’estiment nantis d’un niveau de lecture intelligent officiant dans la religion tiffosi… qui use (utilise) une forme d’ésotérisme mécanique.
La neurasthénie dévastatrice qui en découle amène certain(e)s à penser que sans Ferrari c’est l’enfer d’être né(e)…, une sorte de credo de déshérence méphistophélique…, mais, dans ce grand micmac, force m’est de reconnaître que Ferrari est resté sobre… et s’évite de tourner fou et devenir ridicule et revenant au look du « bon vieux » passé, la raison étant aussi liée à la volonté de donner une image plus présentable à des « ceusses » passablement ultra-friqués… et c’est le Vintage qui en ressort, avec les Monza SP1 et SP2…, tant mieux, cela coïncide avec le grand retour de Chromes&Flammes…, N°1 daté Novembre/Décembre 2018, en vente en librairie dès fin octobre 2018…

Je tente donc de dénaturer un ensemble qui pourrait atteindre une sorte de chaos généralisé, quoique je dois bien reconnaître avoir une énorme sympathie pour Enzo Ferrari qui s’était abonné à Chromes&Flammes et Calandres pour suivre ma narration de « La Saga Ferrari Favre » que je me permettais de noter de manière très généreuse, quoique se posait la question suivante : Qui de l’homme ou du Tiffosi est le plus intelligent ?
En 2018, cette question mérite encore d’être posée et je dois reconnaître avoir ma petite opinion personnelle là-dessus…, aussi, pour clôturer cette chronique, je me permettrais de citer le fameux passage dont il a été question lors de la présentation des nouvelles Ferrari Monza SP1 et 2…
– Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la : mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que de t’en aller, ayant deux mains, dans la géhenne, dans le feu inextinguible.
– Et si ton pied est pour toi une occasion de chute, coupe-le : mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie, que d’être jeté, ayant deux pieds, dans la géhenne.
– Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le : mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu, que d’être jeté, ayant deux yeux, dans la géhenne, là où leur ver ne meurt pas et ou le feu ne s’éteint point.
(Évangile de Marc, 9,43-46)