Rolls-Royce-Shadow-Street-Machine…

Il y a des jours comme ça où je me réveille torticolisé, gouttant du nez… et où même le café le plus corsé ne suffit pas à me rendre mon habituelle vigilance de grand fauve.
Certes, je n’y peux, en général, pas grand chose, surtout que je n’ai ni cocaïne ni amphétamines à disposition…, mais, toutes considérations toxicomaniaquo-euphorisantes mises à part du fait que je ne me drogue pas ni ne m’alcoolise jamais…, il y a aussi des jours et des nuits où on se sent obligé d’aller voir ailleurs…

Ici, où je vis ma retraite, le plein sud-Franchouille, contrée des hurluberlu(e)s…, m’as-tu-vu(e)…, sans gène…, sans façon…, sans classe…, des ploucs suceurs de glaces, en shorts et tongs aux pieds dégueu traînassant en « clapettes »…, des putes branleuses aux tarifs illimités… et des macs/mecs gigolos queutards adeptes des Rosés-fontaine et des boules…, l’Ascension du Jeudi, immuable crétinerie qui ne sert qu’à créer une semaine de « j’en-ai-rien-à-foutre »…, est une des périodes parmi les plus festives… et je n’en pense pas moins !
C’est la grande vadrouille des gros bouchons rouges…, ceux des restos, ceux des routes…, la fièvre monte, les doigts tremblent, les pénis érectionnent…, on spermate pour un rien…, la cyprine coule à flot, partouze…, les prix (de tout) s’envolent… et on peut considérer cet ensemble comme une thérapie de Bazar ou l’absorption d’une troisième Suze au petit-déjeuner est une normalité, même pour les ceusses des campings.

Tandis qu’à chaque 10 minutes un Jet survole Saint-Tropez en approche de l’aérodrome de La Mole…, Géoportail & Google Earth, les deux mamelles d’une ouverture réussie, chauffent en boucle sur l’ordi des beaufs de base.
Va pas leur falloir se perdre en un gouaillât douteux grouillant de viandards en manque… ou encore donner en plein dans une embuscade de randonneurs aux proportions bibliques…, les miteux espèrent éviter les ennuis…, en mi-mai, mieux vaut compter sur la chance… qui s’annonce toujours à leurs yeux écarquillés, sous les meilleurs auspices…, même les Glandus sentent monter une vague de folie dans leurs couilles…

Avec le recul de voir les réalités de leur vie, même que, parfois, entre « Plus belle la vie », « L’amour chez les bouseux de campagne » et la rediffusion de « l’Arme fatale III », le français moyen qui se soucie d’écologie, d’environnement et même de la qualité des eaux de surface…, se retrouve perdu entre polémiques sur la viande hallal et panique rampante causée par l’apocalyptique prophétie aztèque cachée, publiée en « Une » dans le principal magazine de programmes TiVi « spécial mai »
La portion se fait congrue pour ces humanoïdes honteux…, quelle salade de navets…, de quoi toutefois faire peu de cas des solos de trompette de certaines grosses légumes…, triste spectacle que ces foules ne pouvant se résoudre à réellement changer d’air en changeant de région… et qui donc se tournent, le soir venu au camping, pour calmer leur trouble, vers leur lucarne TV ou sont diffusées ces navrantes émissions débilitantes, ersatz d’américanités encore pires, présentant des vedettes métro-sexuelles payées grassement pour appuyer sur un bouton et donner leur avis sur des pauvres hères qui espèrent en la gloire…

Ces émissions qui ne servent qu’à être entrecoupées de publicités dérangeantes, forment une Nième dimension qui réside entre la science et la superstition, une zone de non-droit ou se déroulent des trucs zarbis qui foutent vachement les boules…, une dimension où tout n’est pas aussi immuable que peut l’être dans l’inconscient, un feu d’artifice du 14 juillet ou une épidémie de gerbis le soir d’un 17 mars, comme s’appliquait, avec un certain talent, à nous l’expliquer en préambule de chaque épisode TiVi un mec gominé au ton vaguement sardonique…
En sabir américano-britiche, cette dimension aux spécificités propres à coller les pétoches à un bataillon de la Légion, se nomme la « Twilight zone »…, en français, on traduit par « Entre chien et loup » mais du coup le titre ne dirait plus rien à quiconque…, par ailleurs, dans le contexte moderne du futur de demain, un titre en anglais, même de cuisine, voire en franglais phonétique pour collégien analphabète, confère immédiatement une aura de crédibilité propre à faire ravaler illico les éventuelles critiques aux vulgaires…, j’ai osé le faire avec « Saint-Tropez-Vice »… et ça marche…, ça fait froid dans le dos, certains et certaines imaginent que c’est un espace paranoïde, où le sens commun disparaît, l’arithmétique s’emballe et la sincérité iconographique est jetée sans rémission dans les orties comme l’est en général une autostoppeuse frigide sur l’autoroute du sud…

Oui, il est décidément dans l’univers bien des phénomènes étranges et inexplicables : le monstre du Loch Ness, le vote des vieux, l’orthographe des jeunes, les Hot-Rods, les Rolls-Royce Silver Shadow et www.GatsbyOnline.com…, heureusement d’ailleurs, si l’on y songe car vous l’avez constaté facilement par vous mêmes : tant qu’il y aura de la bizarrerie en rayon, de l’ésotérique en stock et du mystique dans le pipe-line, ce web-site n’est pas prêt à manquer de matière !!!
Parmi les dangereux déséquilibrés multirécidivistes du Web qui passent leur temps libre à échafauder des plans machiavéliques, j’occupe une place à part…, je suis en effet inexplicablement populaire au sein d’une certaine catégorie de pratiquants qui regroupent des aficionados du streetswear tchétchène ainsi que ceux du cubi de rosé itinérant…, sans oublier les inconditionnels des automobiles les plus débilitantes qu’on puisse imaginer…, on peut d’ailleurs légitimement affirmer en public que je suis devenu ces dernières années une sorte d’icône qui incarne la quintessence de la virilité rurale…

Mais mon immense talent ne s’arrête pas là, loin s’en faut…, je crée, je conçois et repousse les contraintes avec la nonchalance non feinte d’un hippopotame en thalasso… et le pire, c’est que ça marche…, quoique des esprits chagrins trouveront toujours à redire, par exemple que je serais narcoleptique, me muant en un démon suintant de testostérone et assoiffé de performances infâmes confinant à l’indécence la plus compétitive…,  je les laisse donc répandre leur fiel de moufettes constipées sur le paillasson blindé de mon indifférence narquoise.
Je vous écrit tout cela confortablement installé dans mon fauteuil de bureau Miller, alors qu’en réalité, j’ai pensé tout cela (la performance n’est pas de l’avoir pensé mais de l’avoir gardé en mémoire pour tout retranscrire) dans le siège d’une Rolls-Royce Silver Shadow Street-Machine, en me rendant de Saint-Tropez à Monaco ou se déroulent les ventes aux enchères d’automobiles « de collection » réalisées dans le cadre des courses « old-timers » elles mêmes organisées quelques jours avant le sempiternel Grand-Prix de F1 qui attire les plus fous des fous en quêtes de folies et de fofolles à baiser…

Rolls-Royce a mis un temps de gestation historique, soit dix ans de conception et de mise au point, pour sortir la Silver Shadow, à Crewe en Angleterre…, faisant passer sa production de la « tradition conservatrice » à l’ère moderne de la « démocratisation » (très relative) avec un prix pour la première fois inférieur à 100.000 francs des années 1960, soit 6.557 £-Sterling la première année de production…, ce qui constituait une révolution historique pour la marque qui abandonnait le châssis séparé, la Silver Shadow se présentant comme la première monocoque autoportante de la marque…
Elle était la première Rolls-Royce équipée de quatre roues indépendantes…, constituée de bras longitudinaux, la nouvelle suspension arrière était épaulée par un correcteur d’assiette automatique et hydraulique, qui utilisait le brevet Citroën sur sa suspension hydropneumatique ; d’abord monté sur les quatre roues, il sera réservé aux roues arrière à partir de 1969…, toutefois, ce qui pouvait passer pour une révolution chez Rolls-Royce n’était en fait qu’une actualisation tardive, car toutes ces solutions techniques modernes avaient depuis longtemps été utilisées par tous les constructeurs concurrents (comme la structure monocoque adoptée par Vauxhall dès 1937 et par Ford Dagenham en 1950)…, l’usine de Crewe apparaissait donc à la fois comme étant archaïque et conservatrice.

La Silver Shadow était également la première Rolls-Royce à recevoir des freins à disque sur les quatre roues (deux étriers à l’avant)…, avec un triple circuit assisté, son système de freinage s’imposait d’ailleurs comme un modèle de sophistication…, le premier circuit assurait l’essentiel de l’efficacité de l’ensemble en commandant un des deux étriers de chaque disque avant et ceux de l’arrière, le second agissait sur le second étrier des disques avant et le troisième, non assisté, intervenait sur les étriers arrière…, un limiteur de pression, évitant le blocage des roues arrière, complétait le dispositif…, autre nouveauté, une direction assistée, équipée d’un amortisseur, était livrée en série.
D’un point de vue mécanique, la voiture est restée largement inchangée tout au long de sa carrière : le V8 de 6,75 l (de 240 chevaux) a simplement été converti des carburateurs à l’injection, quelques équipements de sécurité sont apparus et le style général a délaissé les chromes pour les caoutchoucs…, la Silver Shadow a donc suivi les modes des différentes époques sans pour autant chambouler ses dessous !

Sur ses 24 années d’existence, le modèle a été produit à plusieurs milliers d’exemplaires…, il ne s’agit donc pas d’une bête rare qu’on doit chercher à l’autre bout de la planète, cela permet également de niveler les tarifs qui sont compris entre 5.000 et 25.000 € selon l’état et les options ainsi que les styles de carrosserie…, une cote qui paraît extraordinairement basse, au vu du pedigree de l’auto…, mais il ne faut pas être dupe…
Une Rolls-Royce ne s’apprécie réellement que lorsqu’elle est parfaitement entretenue et que tout fonctionne…, pour ce faire, inutile de tourner autour du pot : les spécialistes sont rares et donc très chers et pire encore, le prix des pièces est absolument astronomique…, comptez ainsi plus de 10.000 € pour une nouvelle capote pour une version cabrio…, voilà qui justifie les trois couches d’épaisseur…, une réfection des boiseries de l’habitacle vous délestera de quelques 3.000 €…, ne comptez pas moins de 1.200 € pour un échappement… et attention à la carrosserie : vous voyez ces mignons petits butoirs chromés : 800 € la paire…

Toutefois, quelques bonnes nouvelles du côté de la mécanique : une réfection moteur coûte entre 6.000 et 12.000 €, alors qu’une boîte neuve coûte environ 4.000 €…, certes, les prix sont conséquents, mais chez Aston Martin ou Ferrari, comptez au minimum le double, voire le triple…, enfin, sachez qu’il existe quelques spécialistes en Grande-Bretagne qui refont absolument tout !
Ce qui est par contre déjanté et intéressant, c’est d’oser en faire un « Rat-Rolls », une pourriture « roulante » valant 3 à 5.000 euros avec un budget de 2?000 euros pour qu’un génial et joyeux bricoleur la fasse fonctionner avec passage accepté au Contrôle Technique…, effet garanti question look déjanté… ou alors, chercher une Rolls Shadow en très bon état et y greffer un bon gros V8 Yankee Big-Bloc 7 Litres avec compresseur, avec pose sur un autre châssis adapté, le pris monte alors à 40.000 euros, mais l’effet est totalement dingue…, sinon, l’exemple de la Street-Machine illustrant cette chronique revient à 25/30.000 euros.

Douze ans que ce web-site existe, youpi…, que coule à flot le Champomy, que les tranches de rillettes tombent comme à Gravelotte, que les femmes dansent nues…, arf, pardon, l’enthousiasme m’égare… 12 ans, ça se fête, nom de d’là…, douze ans de folies décontractées, de bonnes rigolades et de rencontres enrichissantes : le cap a été tenu sans difficulté…, certes, ça manque funestement de ces publicités d’une confondante vacuité qui ont furieusement tendance à s’étaler dans les magazines et web-sites si pasteurisés qu’on les croirait sortis d’un moule industriel…, mais non, ce n’est pas ici que vous trouverez cet étalage de fatuités consuméristes…
Je signale tout de suite aux profanes pas trop bornés (les gars qui tirent une vanité hors de propos du fait d’être plus malins de temps à autres)…, que c’est pourquoi un certain public pavlovisé par la lobotomie publicitaire, ne manque pas de se gausser de nous.., tant mieux pour lui, qu’il continue donc, confit dans sa crédulité, à révérer en bon monôme décérébré, voué pour un bail à la proskynèse crypo-sodomite, ses héros et héroïnes scintillant(e)s, sponsomniscients starifié(e)s…, peut-être que la pilule publicitaire (quoique le terme « suppositoire » serait plus indiqué) passe mieux quand on se mire dans les cuvettes… et oui, les vaches à lait n’ont pas fini de se faire astiquer les pis à ce rythme là…

D’un autre côté, c’est triste à dire/écrire mais quand on se penche un peu plus avant sur la vie quotidienne de ces grands primates, on frémit…, il n’y a qu’à les pousser à énoncer par eux-mêmes un raisonnement pour se rendre compte que niveau profondeur de réflexion, c’est pas la fosse des Mariannes…, non, ça tient plus du petit bain du Club Mickey…, mais bon, passons, on risquerait de verser assez vite dans le graveleux voire la critique phénoménologique de l’éthylisme rural….
Loin de toute cette vaine agitation, doués d’un minimum d’empathie, je poursuis en rappelant qu’il est de notoriété publique qu’on a affaire à une touchante catégorie de médiocres…, parcourant depuis presque 20 ans, le désopilant microcosme des forums, j’ai pu me rendre compte de l’existence en son sein de certains archétypes humains (humain, c’est peut-être vite dit/écrit), certes, mais certains en présentent au moins quelques caractéristiques externes)…
En voici les principaux, histoire de rigoler un peu :

-L’histrion pathologique : Il est un spectacle à lui tout seul, l’automobile, c’est sa vie, mieux, c’est lui, c’est que lui…
Avant lui, ce n’était pas vraiment pareil même si ça y ressemblait un peu de loin…Il ne jure et ne s’intéresse qu’aux « grandes marques », que des gros poissons…, même s’il lui faut pour cela s’abaisser à rouler dans des « occazes » de sixièmes mains…
On reconnaît ce style d’énergumène à l’énergie démesurée qu’il dépense pour arriver à porter des logos publicitaires sur lui…, c’est triste…, après le krach de 1929, les chômeurs se contentaient d’un repas chaud pour faire l’homme-sandwiche…, il y en a marre à la fin des zozos en chemisette publicitaire, plus chargés de logos qu’une pissotière ne l’est de numéros de portables…

-Le snobinard blasé : Oui, je sais, ça sent le pléonasme…, mais après tout, on n’est pas en train de se tripoter du dictionnaire sous la coupole non plus !
Généralement le gars se considère comme ce qui se fait de mieux, il lui faut le meilleur, donc le plus cher possible, faut pas déconner non plus… car il n’a pas les moyens de ses ambitions et envies, des fois que des mal-avisés le prendraient pour un smicard, on pourrait se méprendre et on jaserait…
Seul problème, il ne se contente jamais de ce qu’il parvient à acheter à crédit…
Logique…, il méritera toujours mieux, c’est le client rêvé de tout vendeur d’accessoires inutiles…, l’éjaculateur fiduciaire précoce dans toute sa splendeur.

-L’analphabète caverneux : C’est l’archétype « type » néandertalien très courant, repérable à ses expressions tenant à la fois du Français médiéval et de la phonétique sous amphétamines.
Il offre parfois à la concupiscence du public des argumentaires hermétiques ou il se livre à quelques saillies pouvant conduire les lecteurs à l’ incontinence par hilarité incontrôlable…, mais c’est là son moindre défaut.
Pour lui, en règle générale, la maîtrise de l’orthographe, l’effort intellectuel le plus réduit et l’hygiène corporelle quotidienne sont totalement incompatibles avec une pratique automobilistique de haut niveau…

-Le Fouquier-Thinville : Le censeur, celui qui distribue les bons et les mauvais points…Enfin, surtout les mauvais, question de caractère…, lui, il sait, il pense, il plane dans les hauteurs, prêt à fondre sur le quidam à la moindre incartade, tel la buse affamée sur la musaraigne distraite. Au contraire des autres, la plèbe grouillante, ignare et décérébrée, il connaît tout sur tout (il présente bien des similitudes avec le snobinard blasé)…

-Le suiveur : Individu prudent, plus ou moins conscient de ses limites.
Il ne s’exprime qu’à coup sûr, à grands renforts de paraphrases, en abondant toujours dans le sens du vent.
Plus bête que méchant, assurément…

-La fashion-victim : Toujours à l’affut du truc « in », de l’objet incontournable, du matos qu’il faut quand il faut.
Il représente le coeur de cible du marketing…, il faut bien avouer qu’à un moment ou à un autre, vous avez tous fait partie de cette pitoyable engeance…

-Le Tocard : Le gars qui, sans aucune vision d’avenir, fait du Tuning et/ou du Kustomizing selon l’air du temps qui passe, imperméable, indifférent et même réfractaire à toute idée de remise en questions.
Plus soucieux de la dégradation de inéluctable des voitures en métal que de la place sur le podium du Team Trucmuche…, il souligne sa médiocrité intrinsèque aux yeux des Samouraïs modernes amateurs de vroum-vroum, de podiums ruraux et de la bise de Miss Mogette récompensant le vainqueur…
Honte à eux, les veules, qui transforment une activité soi-disant « avant-gardiste » en happening péquenot pour fans de tuning et/ou Kustomizing…

Voilà, il y a déjà de quoi faire, non ?
Bien sûr, j’ai délibérément laissé de côté les viandards congénitaux qui font trois petits tours sur le web avant de se faire griller définitivement à cause de photos tendancieuses…, c’est vrai qu’ils ont aussi leurs bons côtés : ego démesuré, idées novatrices et considérations définitives sur l’ancien magazine « Chromes&Flammes » qu’il persévère de comparer à Nitro-Mag (réalisé par des branleurs jaloux).
D’un autre côté, ils affirment que : « Dieu sait si les gentils qu’ont raison »… et donc ils peuvent être fortement pénibles à force de rabâcher que seul le « No-kill » peut sauver à terme le Customizing de loisirs…

Loisir populaire par excellence, le Customizing ne possède pas, à tord ou à raison, la réputation d’être une activité nécessitant de la part du pratiquant régulier des aptitudes à la réflexion individuelle au dessus de la moyenne…, certains « Customizeurs » ne possèderaient, selon une rumeur persistante, qu’une intelligence au final assez limitée, se manifestant le plus souvent par l’exercice chichement salarié d’une tâche subalterne et une crédulité illimitée, pour ne pas dire fiduciairement tragique, quant à l’objectivité des publi-reportages qu’on trouve à pleines pages dans les magazines spécialisés tels Nitro ou les blogs de mythomanes stipendiés…
Inutile de dire que cette population ; sinistrée statutairement du cognitif et virtuellement du portefeuille, constitue la cible privilégiée des mercantis du secteur.

Sans aller jusqu’à évoquer la vie et l’œuvre de célèbres journaleux (là n’est pas le propos ), ni l’aboulie intellectuelle de leur clientèle grandement fidélisée à l’enseigne par la répétition régulière d’articles improvisés, je ne peux souvent m’empêcher de sourire aux arguments technico-commerciaux brandis à l’envie par certains bateleurs et branleurs (les branleuses restent bienvenues si elles savent également y faire question de gratouillis de coucougnettes)…, c’est vrai qu’ils ne se mouchent pas du coude, les tribuns d’articles…, non, non, je vous jure, j’exagère à peine : « Faut que ça soit beau pour le gogo…, c’est le business, Coco ».
Pourtant, j’ai beau exercer régulièrement mon droit de vote, avec une obstination civique digne, à mon sens, des plus vibrantes louanges, c’est pas pour ça que je crois au Père Noël, ni aux produits miracles.. et dès que je lis les expressions « une tuerie », « de la balle », « trop mortel »…, mes petites antennes d’acariâtre de la consommation se dressent en état d’alerte…, chat échaudé craint l’eau froide, parait-il…, surtout quand les propagandistes Nitromaniques en question arborent une chemise à logo, qu’ils usent de la syntaxe d’une manière pour le moins personnelle et pensent abolir les défenses mentales de leurs lecteurs en se fendant d’un sourire Colgate évoquant irrésistiblement le rictus taquin de Donald Trump songeant avec nostalgie à un empalement collectif d’opposants particulièrement réussi…

Où en étais-je déjà ?
Ah oui !!!
J’en allais arriver à ce phénomène en pleine expansion ces dernières années : la lobotomisation des masses d’abrutis…
C’est fascinant, ce besoin de formater les cons (et connes), cette quête récurrente de la pseudo-consécration, n’ayant finalement qu’un objectif commercial, en dit beaucoup, beaucoup trop sur la misère mentale de l’époque…

Bref, gardons un silence charitable sur les implications freudiennes sous-jacentes qui nous viennent spontanément à l’esprit lorsque l’on y songe…, chacun/chacune est, après tout, plus ou moins libre de ses choix dans une société d’économie de marché…, à partir du moment où il a un peu d’argent devant lui, s’entend…
De plus, ce star-system pour comiques agricoles fournit l’occasion aux lobotomisés de briller dans les concentrations concentrationaires auprès de quelques analphabètes reconnus pour la qualité kromagnonesque de leur syntaxe sur les foras (forum au pluriel), et la richesse proverbiale de leur vocabulaire et leur humilité digne de Franciscains timides et SDF’s…, comme quoi, le ridicule ne tue plus, il fait vendre.

N’allez pas penser d’un autre côté que je lorgne sournoisement du côté des prétendants hargneux, des Rastignac du sticker officiel et autres Iznogoud frustrés du port de la casquette de base-ball et des pantalons en jean’s pré-arqués par moulage industriel… ni que je braille à la moindre occasion, sur l’air des lampions, en brandissant une pique, la tête coiffée d’une casquette américaine : « Salaud, le peuple aura ta peau !!! »…
Juste un peu d’ironie au dépens de quelques tartuffes hypertrophiés de la cafetière, ça ne va pas plus loin…, mais cela a suffit pour que quelques malfaisants nombrilistes prennent la mouche et brandissent des menaces quant à ma future intégrité physique…

Brrrr, j’en concevrais presque de l’angoisse à l’idée de se me faire frictionner la truffe par ces terreurs, véritables brutes ruisselantes de testostérone et n’hésitant jamais à allier le grotesque au mesquin en un savant mélange de méthodes gestapistes virtuelles et de chorégraphies discos en état d’ivresse s’avérant souvent du plus achevé comique…
Honnêtement, se mettre dans des états pareils pour des histoires de bagnoles-à-la-con, ça me passe au dessus de la tête…, faut-il avoir une vie de merde pour mettre en branle un plan de carrière si pathétiquement dérisoire…, faut-il commencer par tenir la jambe d’un pauvre gars sur son stand pendant des heures pour repartir triomphalement avec un autocollant gratuit, avant de se mettre frénétiquement à se masturber la tête, pour finir par y passer 90% de son temps libre afin de faire croire aux mutilés des cellules grises qu’on est infiniment plus doué que les autres…

Le truc qui me chagrine, me navre, me pousse même parfois à une grosse déprime métaphysique, ce sont surtout les « Kustomizeurs » (si on peut les nommer ainsi…) que l’on rencontre en début de saison et qui minent le moral, « ceusses » qui ont des tronches de tueurs d’enfants, le cul dans l’herbe, vinasse en main et surveillant vaguement le feu du barbecue, des dizaines de canettes de bière vides (faut bien s’occuper avant l’apéro…) matérialisant le périmètre que s’est arrogé la horde.
Quel spectacle…, pas étonnant que l’image du Kustomizing reste ainsi dans l’esprit du grand public…

On ne voit ça qu’au cinéma…, un type infiltré, un agent undercover, une taupe surentraînée qui arrive jusqu’au sommet d’une organisation criminelle redoutable, dirigée d’une main de fer dans un gant en fonte par une bande de sociopathes sanguinaires, comme peuvent l’être, chacun/chacune avec ses petites spécificités pittoresques : Al-Qaeda, la Camorra ou l’association des customizeurs aux engins du Pays maraîchin…
Oui, mon colonel, faut sacrément en avoir une paire coulée dans le béton armé pour oser jouer les sous-marins chez des truands de ce calibre…, faux-pas interdit sinon on se fait finir à la rwandaise ou travailler à la médiévale !!!
@ pluche…