Bijan Pakzad@Beverly Hills, Automobile & Fashion !

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Bijan est le magasin de vêtements pour homme, le plus coûteux dans le monde, parmi les boutiques nichées le long de Rodéo Drive, la plus courte rue de Beverly Hills…, elle commence à Wilshire Boulevard au sud, et s’étend jusqu’à Santa Monica Boulevard au nord.

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C’est ici que les « riches et célèbres » font leurs courses… et les touristes du lèche-vitrine tout en essayant de repérer les stars du cinéma ou de la musique sur la rue légendaire.

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Une fois que vous vous approchez de la porte du 420 Rodeo Drive, vous remarquez un élégant panneau clignotant ou se lit « Uniquement sur rendez-vous », une idée « lumineuse » que Pakzad Bijan a eu dès l’ouverture de sa « boutique » de luxe sur Rodeo Drive en 1976.

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Certaines personnes pensent que ce n’est qu’un stratagème marketing… et c’est vrai, c’est pur snobisme, car Bijan dispose d’un personnel à plein temps, des salarié(e)s qui travaillent chaque jour, parfois seulement pour voir débarquer un ou deux clients.

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La boutique « Bijan » est surtout connue pour être la plus chère du monde, pratiquant une politique des prix exactement inverse de celles des Grands magasins populaires qui affirment qu’ils sont les moins chers et vous remboursent si vous trouvez moins cher ailleurs…, chez Bijan Pakzad si vous trouvez plus cher ailleur, les prix augmentent…

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La « boutique » est décorée façon Bling-Bling, avec des planchers de marbre, du bois élégant, un vaste escalier, des lustres en cristal (dont un composé de plus de 1.100 flacons de parfum Bijan, toujours remplis de parfums), le tout baigné par la lumière du soleil qui se déverse à travers d’immenses fenêtres.

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Certains clients peuvent dépenser plus de 5 millions de dollars en une seule séance d’achats dans la boutique et celles du voisinage, mais c’est Bijan qui reste le « roi de luxe » .

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Lors d’une visite, le client type « Bijan » dépense en moyenne plus de 100.000 US$ en vêtements et accessoires de mode, qui vont de la paire de chaussettes à 300 US$, à la cravate à 1200 $ en passant par le costume à 20.000 US$…, sans oublier les chaussures, les sous-vêtements et autres babioles !

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La boutique s’appelle simplement du nom de son propriétaire, Bijan Pakzad, un Iranien bien connu aux États-Unis comme une sorte de Karl Lagerfeld local de la mode masculine et des parfums, qui habille couramment les plus puissants hommes du monde, y compris Barack Obama, Georges W.Bush, Tom Cruise, Vladimir Poutine, Jimmy Carter, Tony Blair, Sir Anthony Hopkins, Carlos Slim, Bill Gates, Paul Allen et Michael Jordan !

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J’avais rencontré Pakzad Bijan lors du concours annuel 2008 de Peeble Beach ou il était venu en Rolls Royce Phantom Drophead jaune, une version « usine » qu’il m’avait dit, alors que je m’interessait à sa voiture, qu’elle allait être la base d’une série spéciale… : http://www.gatsbyonline.com/main.aspx?page=text&id=398&cat=auto

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Répondant à son invitation, j’étais passé visiter sa « boutique » de Rodéo Drive et il m’y avait accueilli comme si j’étais son meilleur ami, me disant : « Vous êtes maintenant VIP chez moi, puissiez-vous témoigner en Europe qu’ici tout est à nouveau de bon goût depuis que je me suis lancé en Amérique en 1976. Je pense qu’il serait approprié de publier dans GatsbyOnline.com, que lors de la conception de mes vêtements, réservés exclusivement à la tranche supérieure des 1% dans le monde, une dépense n’est pas simplement une question de coût, mais une déclaration de goût. Et ce goût est la Maison Bijan. Je ne suis pas un créateur pour les masses. Ce qui est important pour moi n’est pas d’avoir deux millions de clients comme Versace, mais d’en avoir 20.000″
N’ayant pas reçu gratuitement le costume à 15.000 US$ qui me plaisait, je n’ai rien publié…

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Ses voitures de luxe, toutes teintées de jaune (sa couleur fétiche) sur la carrosserie ou à l’intérieur, étaient garées devant sa boutique de Rodeo Drive, c’est cette excentricité qui a fait de Bijan l’un des couturiers les plus cotés du monde de la mode.

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Les clients pouvaient donc admirer la Rolls jaune, ou encore la Bugatti Veyron, qu’il ramenait le soir vers sa villa de Beverly Hills, une de ses nombreuses propriétés.

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Mais l’objet pour lequel il a déclenché la polémique, est le revolver en or qu’il a dessiné à la fin des années 1980…, ce Colt 38mm était enduit d’or 24 carats et rangé dans un étui recouvert de cristal de Baccarat…, la signature de Bijan était apposée sur le canon du pistolet, dont les 200 exemplaires se sont arrachés (en 2005, l’un d’eux a été vendu pour 50.000 dollars (40.000 euros) aux enchères chez Christie’s).

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Malheureusement, Bijan Pakzad n’a pas pu voir son oeuvre terminée, il est décédé au Cedars Sinai Hospital de Los Angeles le 17 avril 2011 en raison d’un accident vasculaire cérébral (un AVC) !

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Au Salon de l’automobile de Los Angeles 2010, ce designer-couturier-bagagiste-affairiste Iranien, Bijan Pakzad, a conclu un partenariat avec la marque de luxe britannique Rolls-Royce, dont les dirigeants sont venus spécialement le rencontrer pour cela…, pour concevoir un nombre limité de rares Rolls-Royce Phantom Drophead coupés qui serait à juste titre appelé : édition « Bijan » (Né en 1944, il avait 67 ans).

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Cette luxueuse Phantom Drophead Coupé est certainement l’empreinte « Bijan » à elle seule, indécente, ostentatoire, hautaine et typiquement Californienne des quartiers chics et chers…

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Malgré son décès, son projet d’une série limitée de Rolls-Royce a perduré… et tout récemment, le premier de ces modèles en édition spéciale jaune sur jaune, comprenant un capot customizé par la répétition du logo « Bijan » en orange sur fond jaune, a été dévoilé devant la boutique de luxe « Bijan » à Beverly Hills, en Californie, qui, pour l’occasion était décorée en jaune…

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Mais la clientèle de Beverly-Hills aime l’ostentatoire et n’en a que faire des ploucs, des neu-neus et autres beaufs qui s’appauvrissent durant la crise alors qu’eux continuent d’engranger des millions de dollars, souvent dans les poches des pauvres qui les vénèrent pour leurs exhibitions cinématographiques ou chantées…

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Mais, autant j’aimais vraiment le modèle jaune avec lequel Bijan était venu au show de Peeble Beach 2008, autant cette version customizée m’est apparue grotesque et flashy, elle a tout sur elle et en elle pour semer la haine, le mépris, les quolibets et les rires de ceux qui vivent la crise actuelle d’une autre façon qu’avec un sourire figé étincelant de blancheur, dans un cercueil en or 24 carats….

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Ce fantôme jaune est naturellement équipé du moteur 6.75 litres V12 qui produit plus de 450 chevaux.
Des diamants blancs sont intégrés dans le tableau de bord en bois précieux… et un ensemble de verres en cristal est caché dans un coffret pique-nique intégré dans le coffre !

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Selon les nouveaux dirigeants de « Bijan », cette ultra rare édition sera réalisée en douze exemplaires numérotés (y compris ce premier modèle), proposés entre 850.000 $ en version basique, jusque 1,6 millions de dollars pour les épicuriens désireux de commander toutes les options disponibles…

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Pakzad Bijan venait d’une famille richissime de Téhéran, amie du Shah qui leur avait confié d’immenses travaux immobiliers (il se dit qu’ils étaient si riches que de l’or coulait dans leurs veines), mais avec le changement de régime, la famille a quitté l’Iran pour la Suisse, avec tous leurs avoirs financiers, une richesse dont a seul hérité Pakzad Bijan au décès de ses parents…, après avoir été élevé dans un pensionnat en Suisse…, Bijan a ensuite émigré aux Etats-Unis en 1973, après 15 ans passés en Europe.

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En 1976, il a alors tout simplement investi dans le luxe dont il était coutumier en ouvrant une boutique pour hommes aux prix inabordables pour un acheteur lambda, mais qui ont fait sa gloire et attiré tous les amis de sa famille, dont divers rois, princes, présidents et hommes d’affaires…, pas de quoi croire que tout fut créé à la sueur de son front…

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Loin de s’excuser des coûts prohibitifs de ses costumes, il en a, au contraire, fait un argument de vente…, dans ses publicités, il se félicitait de vendre les vêtements pour hommes les plus chers du monde…, un argument qui a fait mouche.

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Dans la riche communauté irano-américaine, il était chéri par sa bienveillance à ceux qui avaient besoin d’un appui financier et autre, ainsi que pour les causes de sa communauté…, également créateur de parfums pour hommes et femmes, ses fragrances et ses costumes lui ont rapporté plus de vingt-cinq milliards de dollars à travers le monde, d’après une estimation du « Times » en 2010.

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Ses trois enfants héritent de son empire, Daniela de son premier mariage et les jeunes Nicolas et Alexandra de son second mariage avec une Irlandaise designer d’intérieur : Tracy Murdock.