La jeune femme sexy et la vieille casserole…
Conte pour adultes consentants…

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L’itération chevauchante de l’indication manuscrite de ce ronronnement insistant et percutant doit signifier dans l’esprit des lecteurs de cet article, qu’il leur faut se préparer dans l’inarticulation brute du son d’un moteur… et que les mots et phrases risquent de partir vite.
Son « ON » : bruissement du moteur d’une Buick 1957 Special Eight à l’arrêt…
Mais plus que les mots, la tyrannie dérobante et équivoque de ce son que personne ne peut entendre…, est facteur d’illusion, de tromperie.
Car cette illusion fantasmée d’un bruit d’un moteur Buick montant le niveau sonore du vide abyssal et embrayant à l’arrêt (mais quelle en est la raison ?), n’est pas l’annonce d’une automobile intra-fictionelle, ce sont les premières secondes d’un morceau musical composé dans mon cerveau.

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En fait, il serait intéressant, histoire de vous mettre dans le bain, que je commence mon exposé par des données factuelles qui m’appartient en propre par le biais de mon individualisme forcené, de mon mysticisme épisodique… et de l’aliénation institutionnelle qui nous handicape toutes et tous !
En fait (bis), ce qui est intéressant, c’est que, l’usage entrepris de ce bruit supposé, est une instillation en apposition d’images en cours et à venir, afin de créer une ambiance supposée quoique déjantée…
En fait (ter), superposer la temporalité concrète, métrique et unitaire d’un bruit de moteur à la temporalité abstraite, chronologique et historique d’un moment éphémère, ne va jamais de soi, sauf au cinéma ou seule l’écoute de la musique (une seule fois), suffit, pour faire germiner intuitivement, dans l’esprit du spectateur, sa compréhension diffuse, les réflexes et tics liés aux clichés et aux représentations culturelles associées qu’il se fait d’une période…, la magie reposant sur le principe avéré qu’un bruit imaginé, à cette fin, n’est plus simplement une entité technique sonore et éphémère, mais un symbole d’ouverture et d’appel à une conscience, à une mémoire qui travaille, non pas dans une stratification progressive et méthodique, mais dans une intuition instantanée, une mise en rapport directe.
L’intérêt, donc, ici, c’est l’épaisseur thématique et narrative !

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Deux occurrences s’animent alors : d’une part, on s’aperçoit dans cette prémisse narrative, qu’est donné une importance forte à l’automobile, question d’époque puisqu’il s’agit d’une Buick Spécial Eight 1957…, peut-être, de mode dramaturgique aussi puisque la jeune femme est chinoise et brandit un révolver et un pistolet (mais pourquoi ?)…, d’autre part, à cause de l’ambiance créée par des fumigènes et des éclairages multicolores…, force vous est d’accepter l’automobile dont on ne voit rien d’autre que des éléments illustratifs…, comme symbole fort d’une existence sociale misérable qu’on espère améliorer, la jeune femme des photos n’ayant absolument pas le profil imagé d’une bourgeoise en devenir au volant d’une Rolls-Royce…

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Par résonance des mots, il est intéressant de constater le sens de la distorsion, de l’amalgame…, qui fait dévier le référent…, la citation du bruit pré-supposé, opèrant dans l’actualisation d’un bruit de fond.
Donc, on voit bien que l’ajout artificiel d’un bruit inexistant n’est pas anodin…
Car, si la voiture en question s’associe au sexe…, il n’y a plus simple corrélation associative et circonstantielle entre l’automobile et le bruit du moteur, de sorte que, dans un souci d’économie et de fusion, après digestion des fictions préalables, l’une est directement la cause de l’autre.
Plus encore, cela semble être devenu la seule fonction, en tous cas, la fonction première, de cet article, alors qu’en réalité, rien ne prouve qu’il y ait eu un bruit de moteur en fond sonore lorsque les photos ont été réalisées.
Sachez pourtant, que cette automobile ne sert pas à passer d’un endroit A à un endroit B, mais en est la toile de fond.

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Ici, pas d’accidentel, la voiture n’est que l’instrument de l’objectif, à la fois unique et final, qui procède de la volonté consciente de la jeune femme qui est censée la conduire.
Je ne me fait évidemment pas le porteur du poncif médiatico-politique selon lequel l’automobile, la conduite et la route, dans des virtualités de paramètres conjugués et actualisables en statistiques, serait à l’origine de la mort inéluctable au cas ou la jeune femme se mettrait à tirailler avec ses deux armes de poing (y-a-t-il une raison objective à cela ?)…
La voiture étant à l’image de celle qui la conduit : destructrice.
Oui, l’affaire est alléchante (la jeune femme aussi), j’en conviens, mais ne nous précipitons pas, nous y reviendrons !

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Cela n’empêche pas le public, vous…, lecteurs, lectrices…, de condamner moralement mon texte… et de détester la manière dont je vous narre cette affaire.
Ce qui frappe d’emblée, c’est la myriade de codes culturellement associés à cet ensemble, qui échappe à une définition, comme étant le virus à détruire dans la recherche d’une alcamie, d’une guérison d’un mal à l’échelle de la société se débarrassant de ses oripeaux sociologiques qui minent la réalité sociale de l’action à laquelle elle peut prétendre s’asseoir dans une liberté nouvelle !

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Contrairement à divers de mes textes, tous plus ou moins mâtinés de réel au sens sociétal du terme, et d’actuel au sens de tenant à l’actualité…, celui-ci quoique totalement déjanté, n’a pas été écrit dans le sens institutionnel du terme.
D’ailleurs, quand la question vient, tangentiellement, à m’être posée, cela donne me donne l’occasion d’un déni de justice.
Peu soucieux du danger que peut revêtir les pratiques sexuelles en voiture, pour le moins cavalières, après une réflexion rapidement expédiée, je vous annonce que je ne désire pas, plus que cela, travailler à monter des preuves pour nier la nature criminelle évidente de mon acte mortifère.
C’est ma manière de faire rétrograder le social et la crédibilité de toute cette affaire !Et la présence de la jeune femme, ne s’analyse pas non plus comme une volonté de préserver les apparences du sociétal, comme la caution donnée à la réalité institutionnelle.

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Entrant dans la définition de fléau social, ce texte et ses photos illustratives, sont les constituants d’une scène de pure chorégraphie visuelle, dramaturgique et sexuelle.
Loin s’en faut, bien au contraire !
Transférée sans discrimination et sans souci de créance d’un univers fictionnel à un autre, cet article qui est de pire en pire au fur et à mesure qu’on s’y enfonce (la fin est proche, croyez-moi !)…, n’est qu’un motif sérialisé et récurrent d’une légende interne et artificielle.

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En tant que figure représentative de l’ordre de ce site-web, je me retrouve ainsi, dans une position  d’inefficience intégrale… que j’assume sans honte…
Résurgence délibérément ratée et caricaturale d’un motif esthétique en déliquescence, fatigué et usé jusqu’à la corde à force de n’être que superficiel sans cesse décollé et recollé, cette histoire commence à me fatiguer et il est temps d’en terminer là.
J’ai bien tenté de fuir ce régime de représentation, mais c’était sans compter sur le fait que, seul décideur en déshérence, je prend toujours un malin plaisir à me moquer de tout de manière euphorique, dans une relative gratuité… et une obédience sexuelle de mauvais alois.
To be continued…