Les jumelles d’un autre lit… McLaren P1 et LaFerrari…

Ne vous attendez à rien de bon concernant ces deux jumelles réunies…, j’ai pourtant essayé d’écrire une chronique sur cet évènement qui soit la plus « safe » possible, mais vu la dégénérescence du résultat, je vous conseille de ne pas la lire pour autant…, tout le monde retient son souffle : dans quelle folie GatsbyOnline va-t-il aller ?

Avec un tel titre, vous devez vous douter qu’il ne va pas s’agir d’un remake de la « mélodie du bonheur », mais bien d’un divertissement pour adulte qui possède ce qui fait la force des grandes désillusions, des automobiles absurdes jusqu’à l’hilarité absolue !
Jamais plus encore, les délires enfumés de Ferrari, et les pitreries grotesques anglo-saxonnes, n’ont atteint de tels sommets, démontrant encore une fois que quand on croit avoir tout vu et tout entendu, et bien, non, il surgit encore quelque chose de nouveau des profondeurs les plus abyssales (si on peut dire) avec une présentation aussi racoleuse…, mais avant d’aller plus en avant dans cette chronique, laissez-moi vous présenter ces drôles d’objets hors de prix…

Ces deux jumelles d’un autre lit, viennent d’un recoin peu exploré de l’industrie du tir aux pigeons… et quasi vendues par le biais (camouflé) d’une certaine presse spécialisée dans le discount mécanique, au kilo…, le genre de magazine qu’on trouve dans les salles d’attente… et que certains piquent sans vergogne (même s’ils datent d’un an ou plus) alors que plus tard, ils espèreront vraiment les avoir bien cachés quand viendront dîner leurs amis du Rotary club…
Il est vrai que ce genre de mag’, tente de vendre quelque chose (la pub !) de fort (sic !) aux (rares) lecteurs payants, alors que, pour ce…, les journaleux de sévices n’ont pas les moyens (intellectuels et financiers) d’écrire des textes extraordinaires, mais du « 100 % au ras des couilles »…, tout cela n’étant que prétextes à fornications mécaniques diverses dans un univers de luxure et volupté des plus complexes !

En gros, ce genre d’histoire n’est pas très développée, il faut bien l’avouer…, quand le sage montre le doigt, le journaleux regarde la lune…, c’est très compliqué à comprendre…, mais pas illogique vu que c’est écrit pour attirer l’attention…, les non-dits y sont embarrassants…, mais ils recèlent un véritable sens de l’humour, étonnamment élaboré, qui repose sur le sens de l’absurde : en plus d’une description des voitures qui n’aboutit systématiquement sur rien, les entre-lignes contiennent des grosses débilités destinées à vous emmener dans l’antre de la folie…, une expérience qui ne laisse pas indemne.
Lorsque Ferrari a présenté le nom de baptême de l’héritière d’une série de modèles exclusifs, numérotés et réservés à une élite (sic !), le premier à étrenner une motorisation hybride (inutilisable en mode purement électrique), les observateurs se sont demandés si le constructeur italien n’était pas atteint par un complexe de supériorité.

Après avoir conduit la LaFerrari, surnommée en interne « Lala »…, on peut vous certifier que son patronyme fait sourire, ce « bolide » se contentant de succéder à la Enzo de 2002, voulant symboliser l’état de l’art et de la technologie à Maranello, en prétendant se nourrir de l’expérience de la compétition…
À partir de la 458 Italia, le bureau de design maison a créé des lignes qui s’inspirent du concept Millechili de l’université de Modène…, un dessin qui se traduit par des surfaces complexes passant par des flancs creusés, une multitude d’ouïes et un jeu de volets mobiles, de lames, d’aubes et de dérives…, toutes choses qui sont sensées canaliser les flux et gèrer les courants d’air (sic !) pour améliorer la tenue de cap à haute vitesse et la stabilité au freinage et en courbe.

Les 146 kg du système hybride dont 60 kg rien que pour les batteries, reposent sur un châssis en composites de résine et de fibres de carbone utilisés également pour la réalisation de la cellule monocoque et les pièces de carrosserie.
Lala embarque un système KERS révélé par l’étude 599 Hy-KERS de 2010…, son V12 6,2 l à injection directe d’essence dérivé de la F12 délivre 800 chevaux…, il est associé à un moteur électrique de 120 kW alimenté par un pack de batteries de 2,3 kWh placé sur le plancher, derrière les sièges, un second moteur placé à l’avant joue le rôle d’alternateur.

Contrairement à la Porsche 918, Lala ne dispose pas de mode zéro émission, le moteur électrique faisant seulement office de turbo…, permettant pour un (très) bref moment de booster la puissance cumulée à 963 chevaux, quant au couple, il produit 500 Nm à 1 000 tr/min et peut atteindre 1080 Nm dans le meilleur des cas, les batteries se déchargeant très vite.Produisant leur effet consumériste, les portes en élytre s’ouvrent sur une cabine ovale exigüe avec un pare-brise arrondi qui renvoie des hallucinations visuelles (des déformations) digne d’un vieux proto du Mans.
Le baquet est fixe, mais disponible dans trois tailles, il installe l’intrépide pilote plus bas que sous terre avec une visibilité de bathyscaphe et une totale impasse sur les rangements (outre l’absence de boîte à gants, les occupants devront composer avec une capacité de chargement ridicule de seulement 40 litres dans le coffre avant).

Le démarrage de Lala répond au même cérémonial que toutes les Ferrari actuelles…, c’est après qu’elle vous transporte dans une autre dimension ou tout le défi est alors de garder la tête froide, car la cavalerie qui se bouscule derrière vous peut vite devenir délirante…
Ces autos n’ont pas grand chose de commun avec l’esprit d’un renouveau via la voiture électrique… et même pas l’architecture hybride, chacune n’a qu’un seul moteur électrique, et minimiser la consommation énergétique n’a pas été ici la première priorité…, on en est même assez loin.

De l’avis général, le principal intérêt d’un moteur électrique dans une chaine de traction est de permettre de récupérer l’énergie perdue lors des freinages…, mais cela, la McLaren P1 ne le permet pas…, parce que cela corrompt l’expérience de freinage…, nous sommes navrés de l’apprendre aux femmes et aux hommes qui conduisent une Prius quotidiennement : vous êtes corrompus !
C’est en effet toujours difficile pour les ingénieurs d’associer les 2 systèmes de freinage dans une auto hybride ou électrique…, il y a d’une part le freinage traditionnel, fourni par les disques de freins, et d’autre part la force de freinage fournie par le moteur électrique…, McLaren a décidé de résoudre ce délicat problème en le supprimant !

La force de freinage de la McLaren F1 provient uniquement de ses disques carbone-céramique…, mais McLaren d’ajouter aussitôt que son système est d’une efficacité sans équivalent, et que la progressivité de la commande est parfaite.
On voudrait alors espérer que le moteur essence de la McLaren se coupe souvent, ou au moins à chaque lever de pied (de l’accélérateur) à petite vitesse (par exemple en dessous de 90 km/h), mais non, le V8 ne se coupe jamais…, il tourne toujours…, ce qui se passe au lever de pied (de l’accélérateur), est que sa puissance est déviée de la transmission et sert à recharger les batteries.

Là encore, c’est la sensation de conduite qui prime…, si le conducteur lève le pied, le régime moteur va baisser, et il importe que le conducteur puisse anticiper cette baisse de régime, et la réaction immédiate de l’auto quand il réenfoncera son pied sur l’accélérateur…, si le moteur devait redémarrer, la réaction serait trop lente.
Parce que l’hybride, c’est bien gentil, mais le nom P1 de cette McLaren signifie qu’elle vise la première position…, elle se veut la voiture la plus rapide du marché…, peut-être pas en accélération ou vitesse de pointe, mais sur un tour de n’importe quel circuit du monde…, pour ce faire, les ingénieurs McLaren n’ont fait aucune concession sur quelque sujet que ce soit… et certainement pas à l’écologie, la P1 proposant 4 modes de fonctionnement : Normal, Sport, Track et Race…, ce dernier mode est totalement impraticable sur route, ce n’est pas comme ces autos, où il y a une touche qui ne sert qu’à modifier la progressivité de l’accélérateur…, ici, il faut 40 secondes pour passer de Normal à Race…, la garde au sol se réduit de 50 mm, les suspensions sont durcies de 300 %, l’aileron arrière se lève pour augmenter l’appui…, la McLaren fonctionne néanmoins comme il est attendu d’une voiture hybride dans les accélérations…, là, le moteur électrique (179 chevaux) vient ajouter sa puissance à celle du moteur essence (737 chevaux).

Mais en usage automatique, il ne donne pas toute sa puissance, son action principale est d’assouplir les changements de rapports, en évitant les ruptures de couple…, le V8 3,8 litres en effet, est fortement suralimenté pour délivrer 737 chevaux…, il y a 2 gros turbos avec une pression de 2,4 bar…, même avec une boite à double embrayage très rapide, et des rapports serrés puisqu’il y en a 7, un changement de vitesse provoque une rupture dans la transmission du couple, et c’est là que le moteur électrique aidera le plus, puisque son couple immédiat viendra lisser le changement de rapport, avant qu’arrive le couple du moteur essence.
On est toutefois surpris d’apprendre que le moteur électrique ne donne pas toute sa puissance lors d’un changement de rapport, ni d’ailleurs à aucun moment de manière automatique…, la puissance maximale du moteur électrique n’est en fait disponible que lorsque l’accélérateur est enfoncé à fond (ou presqu’à fond), et à la demande expresse du conducteur, en pressant le bouton BOOST sur le volant…, la McLaren P1 est ainsi une vraie voiture sub-hybride, elle ne donne le meilleur d’elle-même qu’en conjuguant ces 2 moteurs et ses 2 énergies, pour lequel l’auto doit faire 2 pleins.

McLaren propose plusieurs moyens pour recharger en électricité : un petit chargeur portable se range dans le coffre, c’est la recherche du moindre poids qui explique que les ingénieurs l’aient conçu amovible…, la recharge s’effectue en 2 heures…, un second chargeur, plus lourd et plus volumineux, est disponible pour le garage (ou le stand), il recharge en 10 minutes, mais si le conducteur le souhaite, il peut aussi se servir du V8.
Voiture à l’arrêt, le V8 peut tourner en fonction générateur, et sa puissance rechargera la batterie en quelques minutes…, mais cela use de l’essence…, on signalera enfin un mode électrique, par lequel le conducteur dispose d’une autonomie de 10 km sur la batterie, et passé cette courte distance, le moteur essence démarre automatiquement, mais le V8 ne tourne alors que pour recharger la batterie, et il se coupe ceci fait…, c’est au conducteur d’annuler le mode électrique, pour que la P1 retrouve son fonctionnement hybride « normal »…

Avec ce nouveau genre d’automobiles, le temps des p’tits garages sympas spécialisés dans les « sportives », c’est définitivement TERMINE, plus de « Gaston » qui : « fait tourner à l’oreille »…, plus de vis platinées…, plus de géniaux bricolages pour rouler, ni de paiement « en noir » bien arrosés…
On y était déjà presque arrivé avec les « belles » bourrées d’électronique comme des pitres d’alcool…, mais maintenant, avec ces « machins », on est entré dans l’ère de la technologie High-tech façon ordinateurs programmés pour durer 4 ou 5 ans, quasi irréparables et justes bons à jeter à ce terme calculé (l’obsolescence programmée)…, sauf à dépenser des fortunes dantesques puis à se résoudre à devenir escrocs bonimenteurs pour tenter de les revendre à des beaufs crétins lobotomisés… qui, s’ils achètent…, ne pourront rien faire d’autre que se masturber en regardant leurs joyaux inutilisables stockés dans un garage de bricoles « de collection ».., une sorte de castration mentale…
De plus, quelle frustration pour les gigolos-matamores de naviguer silencieusement en Ferrari et McLaren…, il n’y aura plus personne pour se pââââmer à l’écoute de la symphonie…, plus personne ne prêtera attention à ces voitures sans voix, sans pets, sans cacophonia-dantesque en rut-majeur pour mineures peu farouches…, pffffffff !
Un un mot : GROTESQUE !