Zaporozhsky Avtomobilny Zavod

ZAZ, ou Zaporozhsky Avtomobilny Zavod, était la voiture du peuple pour l’URSS…, l’usine, fondée en Ukraine en 1908, fabriquait des véhicules agricoles avant de se lancer en 1956 dans la production automobile, toujours en Ukraine soviétique dans la ville de Zaporojie, ZAZ étant l’acronyme de « Usine d’automobiles de Zaporojie »…

Il existe encore un peu d’adeptes en Crimée qui « kustomizent » cette petite merveille (sic !), évoquant pour certains la même nostalgie là-bas que la Beetle dans les pays occidentaux…
Les ZAZ eurent dès le début de leur existence, la réputation d’être suffisamment solides et juste assez laides pour s’attaquer à tout ce que le climat soviétique pouvait leur imposer.
Ils sévissent dans les ateliers improbables de quelques irréductibles qui ont des mains qui démangent et imaginent sans cesse la création de carrosseries délirantes et de schémas de peinture hors de toutes normes.

La laideur a ceci de supérieur à la beauté, c’est qu’elle dure.
Ces Ukrainiens pro-Russes qui se battent actuellement contre les prétendus pro-Occidentaux qui sont en réalité des néo-nazis ayant pris le pouvoir à Kiev suite à un coup d’Etat et qui se sont illégitimement auto-proclamés à tous les postes du pouvoir…, possèdent une galerie de ZAZ qui ont été transformées dans le genre des voitures utilisées par les créatures de Where the Wild Things Are
Les ZAZ étaient destinées à motoriser la population soviétique, mais avec l’arrivée de Lada sur le marché en 1966, les ventes connurent une baisse, car à l’époque, les clients préféraient les voitures avec un coffre.

En octobre 1962, ZAZ lance la 965A, avec un moteur de 900cc de 27 chevaux (vitesse maximum : 85 km/h).
Le premier modèle produit par ZAZ était une copie de la Fiat 600, appelée ZAZ 965…, sa production a débuté le 22 novembre 1960, c’était une très petite voiture (3,33 m), motorisée par un V4 de 746cc refroidi par air de 23 chevaux (vitesse maximum : 80 km/h), placé à l’arrière.
La production a continué jusqu’en 1969.

En 1971, ZAZ restyle légèrement la 966 (nouvelle face avant), le moteur est réalésé à 1200cc, sa puissance monte à 45 chevaux.
En novembre 1966, ZAZ sort la 966, inspirée de la NSU Prinz…, le moteur d’une trentaine de chevaux est un V4 de 900cc, le même que celui du 4×4 du constructeur LUAZ.
La dernière 968 est tombée des chaînes le 30 juin 1994…
ZAZ lance en 1987 la 1102, renommée en France Tavria…, elle propose trois moteurs essence qui développent respectivement 51, 58 et 72 chevaux.
La ZAZ 1103 est une version 4 portières nommée Slavuta, sortie en 1999… et la version 1105 est une version break, la Dana.

La vision de l’habitacle donnait le coup fatal avec une planche de bord habillé d’affreuses matières indéterminables d’où émergeait derrière le volant de curieux instruments basiques en plastique : du travail de cochon !
Imaginez la tête des visiteurs des Salons de l’Auto occidentaux de ces époques révolues, se demandant si c’était du lard ou du cochon : des visages atterrés par ces véhicules aux formes étranges et lourdes, aux fesses molles parfois ceinturée de caoutchouc grisâtre et affublées de surcroît, de grotesque calandre pare-choc en forme de groin de cochon parfaitement inutiles puisque le moteur était positionné à l’arrière.
Sous leurs livrées grotesques, leur présentation de type « rideau de fer » et leur faux modernisme, les ZAZ ne manquaient pourtant pas de qualités puisqu’il s’agissait en fait pour certaines, de Fiat rhabillées, qui n’était pas la plus mauvaise, loin de là des voitures de l’époque.

Là, est apparut un bon génie qui s’appelait Krachinovitch qui rhabilla les ZAZ avec trois fois rien ; un pot de peinture noire et une bande de plastique souple…, le noir pour entourer les surfaces vitrées afin de donner l’illusion qu’elles étaient plus vastes tandis que la bande de plastique mince ceinturant la carrosserie et le capot servait à masquer les défauts tout en allongeant la silhouette.
Malgré l’absence de toute publicité et l’artifice de séries spéciales, les ventes ne décollèrent jamais en occident.
Ajoutez un avant et un arrière redessinés, de nouveaux feux rouges afin de donner l’illusion d’une caisse élargie… et cette petite opération esthétique transfigura les ZAZ.

Jusque là, les ZAZ ne décoiffaient guère car elles étaient souvent vendues à des fonctionnaires d’Etat généralement chauves…, désormais, elles attiraient une clientèle plus dynamique grâce à l’apparition de versions à moteur plus musclées (sic !).
Sans aller jusqu’à dire que ces citrouilles étaient devenues des carrosses, elles n’étaient plus aussi repoussantes que les anciennes qu’on évitait de montrer aux enfants le soir pour pas qu’ils ne fassent des cauchemars.

Par ailleurs, ZAZ concocta des versions sportives (en réalité c’étaient des ZAZ normales sur lesquelles étaient posés des autocollants « sport »), afin de consolider son image auprès de la jeunesse soviétique et des pilotes en herbe nombreux à courrir à son volant notamment sur les voies rapides de Moscou et Kiev…
Tout au long de son existence les ZAZ attirèrent une large couche sociale, du retraité au jeune sportif en passant par divers mafieux pour terminer avec les chauffeurs livreurs.
Les ZAZ, mauvaises à rien, devinrent des bonnes à tout…, comme dans le cochon, tout était bon !

J’ai eu, au péril de ma vie (comme d’habitude) eu le rare privilège de rencontrer divers pro-Russes de Crimée, qui se sont laissés aller à m’expliquer la réalité de la situation en Ukraine…
– Qu’en est-il actuellement des ZAZ et quel est l’impact que cette marque a eu en Ukraine ?
– Lorsque des autorités n’ayant aucune légitimité proclament des lois ouvertement discriminatoires envers une très grande partie de la population d’un pays, le tout avec l’aval de forces extérieures, il ne faut pas s’étonner des conséquences. Aujourd’hui, quelqu’un est-il encore surpris par la tournure des événements en Ukraine ? Probablement pas tant que cela. L’Ukraine, véritablement, n’existe plus. Même si sur le papier, il y a encore un Etat qui porte ce nom, dans la vie réelle, il n’en est pratiquement rien. Et ce n’est pas lié à l’actualité récente autour de la Crimée, dont l’écrasante majorité de la population ne s’est jamais considérée comme faisant partie d’un Etat ukrainien.
– Aucunement ?
– Absolument ! Par contre, tout est lié au chaos organisé par l’élite politique des Yankys avec l’assistance de leurs acolytes de l’Union européenne et leurs amis extrémistes néo-nazis sur place.
– Qui faut-il donc remercier ?
– Eh bien c’est simple : merci aux USA, à l’UE et aux révisionnistes ukrainiens que peu de gens voudraient voir en France ou dans tout autre pays européen…
– La réaction actuelle des régions du Sud-Est ukrainien est-elle vraiment tout à fait légitime ?
– Lorsqu’on vous menace pour votre appartenance ethnique, pour votre langue, pour vos pensées politiques et votre vision de l’histoire, dans laquelle Hitler n’est pas un héros mais bien la peste historique…, il faut bien s’attendre à une réaction digne de ce nom. Lorsqu’on menace de se débarrasser de vous, de votre famille et de vos proches, voire « être fusillés avec des armes nucléaires » comme l’avait proposée la chouchoute et la favorite des élites et médias occidentaux Ioulia Timochenko, candidate d’il y a quelques années aux élections présidentielles qu’elle espérait vivement remporter, il fallait s’attendre à une réponse adéquate.
– Aujourd’hui, c’est chose faite.
– Oui… Les régions industrielles de l’Est et du Sud ont bien fait entendre leur voix. La République populaire de Donetsk a été délarée et la Crimée est redevenue Russe.
– L’Occident lui, parle toujours de dangereux séparatistes pro-russes…
– Quelle mauvaise foi et hypocrisie, une fois de plus ! Les extrémistes ultra-nationalistes, néo-nazis et xénophobes ukrainiens haïssant aussi bien les Russes que les Juifs, Polonais, Africains et Arabes, ayant réalisé un putsch organisé et financé de l’extérieur, cela s’appelle selon le mainstream et les instigateurs de ce putsch : des révolutionnaires démocratiques. Mais une réponse à ces racistes et xénophobes, et à la très grande différence du putsch à Kiev sans massacres et tueries, cela s’appelle de : l’extrémisme attisé par Moscou. Le monde à l’envers tout simplement. Comme quoi et selon les Occidentaux, il y a ceux qui ont droit à la parole, y compris s’ils sont des néo-nazis de la pire espèce… et d’autres qui doivent se soumettre car étant opposés au néonazisme et mettant ainsi en danger les plans franchement malsains de la mafia néocoloniale. Assez, c’est assez ! Et ceux qui ne l’ont pas encore compris, il faudrait qu’ils se mettent à l’heure de la nouvelle donne : un monde multipolaire où l’Occident politique ne fait aucunement plus figure de référence et encore moins de pôle principal. Et ce aussi bien en Russie, dans les pays voisins, au sein des pays des BRICS, ou dans la grande majorité des pays d’Amérique latine. Pas plus en Syrie, en Iran ou ailleurs. Quant à l’Afrique, continent représentant l’avenir, bien qu’étant encore partiellement occupée et dominée, elle ne tardera pas à hausser la voix dans un avenir proche pour mettre fin aux injustices une bonne fois pour toute.
– En ce qui concerne l’Ukraine…
– Il est à rappeler une fois de plus que le chaos qu’elle subit et la fin de cet Etat n’est aucunement le résultat de la politique russe. La Russie, au contraire, a prévenu tellement de fois que jouer aux alliances avec des extrémistes racistes, cela finit toujours mal. Mais l’Occident avec son sourire hypocrite continuait à semer le chaos en espérant donner une grande gifle à la Russie et arriver à ses fins maléfiques.
– Au final ?
– C’est l’Occident politique qui est giflé une fois de plus. L’Ukraine, elle, n’existe plus vraiment ! La Russie était le troisième partenaire commercial de l’Union derrière les Etats-Unis et la Chine, mais, depuis les menaces Américaines et Européennes concernant l’annexion de la Crimée, les occidentaux multiplient diverses entraves aux exportations Russes. Si bien que, désormais, presque tous les produits importants sont touchés sans que les médias habituels osent en informer les populations occidentales : automobile, agriculture, bois, papier. Le manque à gagner pour les Européens tourne autour de 7 milliards d’euros par an. La Commission et les Etats membres ont essayé la méthode douce en négociant sous le tapis avec Vladimir Poutine. En vain. C’est sans fin !
– Les occidentaux ont f… le bordel en Ukraine en finançant divers groupes néo-nazis dans le but d’annexer l’Ukraine dans l’OTAN… Et vous voudriez que Vladimir Poutine reste les bras croisés ? Il a frappé le premier poste d’exportation de l’UE vers la Russie (10,5 milliards d’euros par an). Moscou a imposé également des droits antidumping aux véhicules commerciaux légers Volkswagen et Mercedes (au taux de 29,6%) et Fiat (23%). Les moissonneuses ont aussi été visées : une taxe de 27,5%…
– Vladimir Poutine avait envoyé bouler l’ancien président de la Commission, José Manuel Durão Barroso, qui avait essayé d’obtenir la suppression de ces droits de douane.
– Beaucoup de commissaires européens, notamment ceux des pays de l’Est, ont peur de la Russie et plaident pour la négociation. D’autant que les obstacles aux échanges ne s’arrêtent pas aux véhicules. Ils touchent des secteurs jugés stratégiques par Moscou, ceux où il entend favoriser la production locale, et donc les investissements étrangers sur place, au détriment des importations. Par exemple, depuis août 2012, la Russie a quasiment bloqué les exportations de bois à destination des pays scandinaves, celles-ci passant de 400 millions d’euros à 61 millions. Et ce, afin de les obliger à investir dans des usines de fabrication de papier sur le territoire russe. Elle a aussi refusé de diminuer ses droits de douane sur plus 370 produits européens, ce qui représente un manque à gagner de 4 milliards d’euros par an pour l’Union Européenne. Dernier secteur touché par ce protectionnisme russe, les produits agricoles, le second poste d’exportation de l’Union (plus de 10 milliards d’euros par an). Là, Moscou se déchaîne. Invoquant des raisons sanitaires ou phytosanitaires totalement imaginaires, elle bloque tel ou tel produit. Il suffit qu’un inspecteur russe découvre un porc mort dans une ferme lettone pour que Moscou stoppe les exportations. C’est le cas pour le bétail sur pieds provenant des pays Baltes, de l’Autriche et de la Finlande, de la viande produite dans trois Länder allemands (depuis février), des porcs, bœufs et volailles allemandes (depuis février), de la viande espagnole (depuis mars), des porcs polonais et danois. Et, à partir du 1er juillet, l’ensemble de la production européenne de pommes de terre sera interdit d’entrée en Russie…
– Une guerre commerciale.
– Certes, Moscou pourrait être tenté de couper l’approvisionnement en gaz et en pétrole (78% du montant des exportations russes). Ils l’ont déjà fait en 2009 ! Il est clair que Vladimir Poutine se fiche royalement des menaces occidentales !
– Il est vrai que les Etats européens ont longtemps été divisés : certains, comme l’Allemagne, estimaient qu’en dépit des taxes frappant leur industrie, ils restaient globalement gagnants. D’autres étaient ravis, comme la Pologne, de pouvoir prendre la place laissée vacante par ceux qui ne pouvaient plus exporter. Enfin, les entreprises européennes ne sont pas toutes sur la même longueur d’onde. Par exemple, les fabricants d’automobiles qui ont investi en Russie (Renault, Peugeot, Volkswagen, Ford, General Motors) soutiennent le gouvernement russe puisque leur production locale est protégée contre les importations…
– L’Occident dirigé par les Etats-Unis pense qu’il est temps de finir le travail commencé, au début du XIXe siècle, par l’empereur français Napoléon Ier et, au milieu du XXe, par le chancelier allemand Hitler : la conquête et la soumission, par l’Europe, de la Russie. On a beaucoup glosé sur ces deux entreprises courageuses, dont l’échec fut en grande partie dû à une mauvaise météo. Berezina et Stalingrad sont passés, dans le langage courant, comme des synonymes de déroute, de désordre. Barak Obama, François Hollande, James Cameron pensaient qu’il fallait chasser des consciences européennes ce complexe d’infériorité dont elles souffrent devant Moscou. Autrement dit : il fallait prendre Moscou. Car Moscou était prenable. Au XIXe siècle, les États-Unis n’étaient encore qu’une puissance provinciale secondaire, incapable d’aligner et de transporter les troupes fraîches et l’armement neuf dont Napoléon aurait eu besoin pour renverser Alexandre Ier et son général en chef Koutouzov.
– Au XXe siècle, par une de ces aberrations tactiques dont l’Histoire est trop coutumière, il fut d’autant moins facile à Hitler de demander l’aide militaire des États-Unis que ceux-ci étaient, pour une période fort courte heureusement, mais hélas décisive, alliés aux Russes. Ce n’est plus du tout le cas aujourd’hui. Les dirigeants et les médias de l’Union européenne et d’Amérique du Nord sont désormais sur la même longueur d’onde au sujet de la Russie : mépris, haine. L’Otan croit que, dans une conjonction aussi miraculeusement favorable, il n’y a qu’une chose à faire : attaquer. Attack. Attack Russia !
– Toute guerre doit être officiellement entreprise pour des motifs moraux, voire humanitaires !
– L’enfer en littérature est pavé de bonnes intentions, disait André Gide, qui prétendait avoir découvert la nature maléfique et satanique de l’État russe. C’est comme si l’occident prétendait que la colonisation des Africains n’a pas été faite pour les exploiter, mais pour les soigner et les évangéliser ; et une fois qu’ils furent soignés et évangélisés, on leur a demandé une petite participation à l’effort économique européen, ce qui en a décimé un bon nombre, c’est dire une centaine de millions ! Officiellement, les raisons morales et humanitaires d’attaquer la Russie ne manquent pas. D’abord, il y a l’Ukraine, nouvelle passion occidentale et américaine. L’Ukrainien est aux années 2010/2020 ce que le Bosniaque et le Kosovar furent aux années 90 du siècle dernier : un être d’élite, aux sentiments fins et aux pensées délicates. Le priver de la Crimée, qui fut russe trois fois plus longtemps qu’elle ne fut ukrainienne, représenterait selon les occidentaux, « un outrage innommable à l’équilibre mental et physique de l’Ukrainien, ce nouveau modèle pour l’humanité »… Ne renouvelez pas l’erreur qui fut fatale aux illustres prédécesseurs de M. Obama et de Mme Ashton, à savoir Napoléon et Hitler : partez maintenant si vous ne voulez pas, comme eux, rester embourbés devant Stalingrad ou geler sur la Berezina.  Je me demande même s’il n’est pas déjà trop tard dans l’année 2019, s’il ne serait pas judicieux de repousser l’attaque à 2020. 
– Et les ZAZ dans tout cela ?
– On les fait rouler, regardez ce que nous en faisons..