Le Tournaisis m’a donné le tournis !
Un jour quelque-part, ailleurs…
La voiture ne peut aller plus loin.
Ou, alors, s’élancer dans l’Escaut, ou vers le ciel…
Le chemin de halage se perd dans les dédales des bois et champs, on voit quoi au loin ?
A gauche, la berge de droite, de l’herbe, des plantes folles, des arbres et des vaguelettes.
A droite, la berge de gauche, pareil que dans l’autre sens…
Au milieu, le fleuve en vacances, en attente que de lourdes péniches avancent comme des tanks.
En haut, près des nuages, des oiseaux volent, laissant parfois des traces qui sont des dédicaces à un temps où j’étais plus jeune.
Derrière, rien, du vent…

Le paysage est à la fois quelconque et d’une beauté sublime.
Dans cette atmosphère de polar campagnard, il ne sera pas facile de trouver l’endroit de l’envers.
La bête est la belle jaune, sculptée loin d’ici dans la rouille d’usines dont les cheminées crachent des jets de flammes, là ou le crépuscule tombe comme un chagrin d’amour qu’on refoule, mais qui fait du bien lorsqu’il arrache quelques larmes dont on peut prétendre qu’elles sont nées des poussières d’étoiles éphémères qui piquent les yeux.
Le soleil, tout à l’heure…, plus tard…, va se noyer peu à peu dans le ciel, s’enrouler dans la couverture d’un ailleurs lointain où il doit faire chaud et où le bonheur se cueille aux arbres.

Sur un champ, devant un bâtiment industriel qui ahane tel un monstre du Seigneur des anneaux, dans des bruits de déglutitions voraces, lancés par des machines qu’on n’aperçoit pas derrière des structures métalliques, qui fouettent l’air : des vaches broutent, l’air hagard…
Le ciel, alors, va devenir la palette d’un peintre…, des jaunes, des oranges, des bleus, des verts, cuits dans une grisaille mélancolique.
L’argent ne coule pas à flots dans ce coin du monde…
Ici, c’est quelque chose comme une épopée de gens qui ont des bleus à l’âme, des pas beaux, des pas riches, des coeurs gros comme ça qui oeuvrent entre la réalité et le rêve.

Il y a le Tournaisis et le reste du monde.
J’y viens pour le plaisir, c’est la seule alternative.
Certes, Londres, Paris, Barcelone, Copenhague ont du charme, mais elles baignent toutes dans le même complexe des mégapoles sophistiquées.
Mais il n’existe qu’un seul Tournaisis sur la planète !
Rien ne lui ressemble.
La vache se prénomme Yolande, elle dégage un mystère étonnant.
Ses yeux, superbes, donnent sur un vide débouchant dans une caverne d’Ali-Babesse où sont cachés tous les sentiments humains.
Son grand corps joue parfois d’une raide maladresse.
Il suffit d’un mouvement pour que, soudain, elle ressemble à la géante chantée par Baudelaire.
Elle intimide.
Et, pourtant, elle est un aimant qui attire l’amitié et la curiosité.
Il n’y a pas que les vaches dans la vie, il faut apprendre à voir parmi une foule dans laquelle il fait bon se fondre, surtout s’il s’agit de jeunes femmes en mini-jupe.
Car l’amour peut frapper plusieurs fois, mais la mort, elle, cette garce, ne cogne à notre porte qu’une fois… et on a donc toutes et tous, bien raison d’être stressés, angoissés, peureux, lâches, tendres, raisonnables, menteurs, truqueurs, irrationnels et gentils… tant qu’on en a le temps !
Ce stress et cette angoisse peuvent, si on les canalise autant que faire se peut, créer de l’humour et de l’art !

Par la grâce des mots et des images, tout devient poétique…, un conte de fées, ou les usines sont comme des châteaux… où tous les contes passent, ceux de Barbe-Bleue, de Cendrillon et de Blanche-Neige, par exemple, mais évoqués de manière subliminale et fantasmagorique…
Toute cette histoire est située entre le vrai et le faux…, elle ne sera pas comique, mais une fresque romantique sur le dérisoire qui nous aide tant à vivre plus ou moins bien ce qu’on vit mal, près de la frontière franco-belge.
Un texte illustré réaliste avec des sauts dans l’onirisme…. qui permet de voir le minable des choses et des gens de manière subjective…
C’est une mise en scène sur une brève rencontre qui ne mène nulle-part sauf en soi-même…
Dans l’atmosphère de la solitude d’une balade de village en village…, avec, en toile de fond, ce désir de passion qu’on lie à la jeunesse mais qui touche tous les âges.
Alors que l’aventure d’amour, c’est jamais fini, que même c’est énervant !
Je le sais : j’ai plus 20 ans !
Je voudrais que la sève de ma jeunesse dure tout le temps.
Mais, hélas, hein !
Mais pas encore.

Chaque fois, d’ailleurs, je fais appel à mes propres émotions.
C’est comme tremper dans un crime, régler ses comptes avec ce qu’on vit… avec ceux avec qui on vit… 
Je règle des comptes avec le physique que je me tape !
Comme on n’a qu’une vie, je veux le grand jeu !
Un premier rôle, dans ma propre histoire…, ça me va. 
Car  j’ai reçu trop de rôles de composition…, on ne fait pas toujours ce qu’on veut.
Et ce que je veux, c’est du beau tragi-comique.
Autour de moi, l’ambiance est à rôtir une vache.
Les usines font d’énormes tchouf-tchouf, le vent chuinte et mon coeur : toc-toc.
C’est ce toc-toc que j’aime.
L’artiste ignore la divinité hasardeuse qui travaille en son for intérieur, il innove grâce à l’inspiration et vit sa vie en gaffeur pathétique dans une société dont les aléas rejaillissent sur son art.
Si un souffle aléatoire lui permet d’atteindre l’essence même de sa quête, sa création définitive est alors la seule société qui existe pour lui.
Il devient, souvent, un monstre d’égoïsme qui, paradoxalement, offre ses créations au monde entier pour qu’elles l’apaisent.

On ne sait.
Ce fut le cas lorsque Mickey donna naissance à Walt Disney, ou lorsque Walt Disney donna naissance à Mickey…
Ces deux-là étaient l’oeuf et la poule.
L’un une souris, l’autre, devenu capitaine d’entreprise, un rat qui désespéra sa femme, eut des sympathies pour l’extrême droite, se comporta en tyran avec ses collaborateurs.
Mais le succès transforme Disney en ponte hollywoodien… et Mickey subit le même sort.
Mouse s’embourgeoise, le prototype de l’américain home sweet home !

Le chant du cygne de la… souris sera un épisode de Fantasia où sa fantaisie maladroite se déploie sous les traits d’un apprenti sorcier.
La souris est l’image respectable que Walt veut donner de lui-même, ses traits s’affadissent…, Mickey fréquente le grand monde et le gratin de Hollywood : Greta Garbo, Clark Gable, Laurel et Hardy, Gary Cooper, Boris Karloff …
Après, il deviendra le héros un peu ennuyeux d’une longue série de courts métrages où les gags sont réservés à Donald, la face noire de Disney…, Dingo ou Pluto…
Je vous écris ça, parce qu’en parcourant mes routes de jeunesse dans mon Tournaisis, c’est ça qui se superpose aux images qui illustrent ce texte…
Lorsque j’ai grandit, Mickey entre en Bourse, grignote tout ce qui ressemble à un billet vert et se transforme en placard publicitaire des activités commerciales de l’empire Disney…
La brave souris Mickey, surveillée par un peloton de crayons capitalistes est embrigadée dans l’univers des rats de l’économie mondialisée et du divertissement de masse obligatoire.
Pleure pas, Mickey !

Il y a presque soixante ans, ma douce mémé m’a offert ton effigie en caoutchouc.
La vie c’est une magie qui a fait que tu es devenu tel qu’on te regarde : un ami, un consolateur, un confident, la doudoune des rêves si, en toi, on projette ce qu’il y a de bon en nous…
Elle portait une culotte rouge avec deux gros boutons jaunes et c’était mon porte-bonheur essentiel.
Tu m’as suivi dans le monde entier, je t’ai présenté à tous ceux que j’ai aimés, tu as ainsi cultivé, en moi, une naïveté poétique… et tu as accepté de vieillir à ma place.
Si un aveugle décrivait un éléphant après l’avoir palpé, il en donnerait des descriptions partielles, incapable d’imaginer le pachyderme dans son intégralité.
Ainsi est l’univers de l’adolescence.

Que naîtra-t-il de ce limbe qu’est l’adolescence plus mystérieuse que dans les temps passés ?
Coincés entre les instincts humains d’une société qui ne donne plus de repères, guère d’espoirs exaltants, et une technologie qu’ils sont les seuls à réellement appréhender, les ados forment un éléphant difficile à définir qui porte sur son dos un autre éléphant fait du poids d’un monde où bien et mal comptent peu à côté de l’argent et de la réussite du paraître.
Puisqu’il nous faut tous vivre en cage, l’artiste décide souvent de la construire lui-même, en forme de cabane, se reliant ainsi directement à son enfance, car une vie d’adulte ne sert qu’à tenter de réaliser les rêves du gamin qu’on a été, et qu’à 10 ans, tout est dit, inventé, formulé, presque figé.
L’homme qu’on deviendra sera chargé de réaliser les travaux imaginés par celui qu’on fut en culottes courtes…
Si l’on ne réussit pas cela, on n’est rien, on meurt avant de mourir.
Le secret est là.

C’est la pire punition qui puisse nous arriver.
La dignité humaine consiste à offrir les espérances achevées au fantôme de l’enfant qui les exige, avec le risque que celui-ci trouve le cadeau moche, ses songes inaboutis, abîmés par la grande personne que la vie a façonnée… et le fasse savoir en quittant le corps et l’esprit du lui-même usé par le temps.
Les artistes et philosophes, une fois sexagénaires, perdant leurs cheveux et engraissant, se demandent s’ils sont des grands génies ou des gros cons…
Des archéologues ouvrent des catacombes dans leurs têtes…, des fresques antiques d’une beauté foudroyante apparaissent et disparaissent, effacées par l’air pénétrant en cet endroit clos…
Qu’importe l’effacement s’il reste la fulgurance.
Puis, ils rentrent chez eux et s’enferment dans leur bureau pour que personne ne les voient pleurer.

Ils s’avouent qu’ils ont été charlatans, hypocrites, clowns, démons, monstres, prestidigitateurs, prophètes, abattant les cloisons entre réalité et rêve, entre fantaisie et fantastique, entre lucidité et sentimentalisme.
Après, ils plongent dans leurs souvenirs, s’entourant du brouillard vif de leur passé, chipotant dans leurs névroses, admettant qu’il ont eu de la chance : chaque oeuvre leur étant venu comme une gare vient à un train placé sur des rails.
Un écrivain donne souvent la parole à des décédés ou des morts-vivants, qui ne peuvent pas se défendre et aérer la société occidentale asphyxiée par les non-dits…
Est-ce bien sérieux ?
J’échappe à cette folie grâce à une machine que m’offrit le professeur Tournesol.
On y pénètre.
Deux boutons : un rouge et un vert.
Pousser sur le rouge vous fabrique un clone…, sur le vert un clown.
Seul, je puis être deux : aussi beaux l’un que l’autre… et qui écrivent ce que vous lisez à quatre mains, en se partageant la besogne sans faire les choses à moitié.

Un patron de bar m’ayant payé un litre de grappa pour me muscler les mollets, j’ai poussé sur les deux boutons à la fois…
Mais il y a eu un hic.
Et je suis, pour moitié devenu insupportable de bouffonnerie…, gueulant dans le hall de l’hôtel Georges V : Quelle gargote !…, demandant aux dames si elles portent un string ou un boxer short.
Et après, c’est mon autre moitié qui paye la casse !
Viré des essais, des tests et des interviews, boudé par mes cons-frères, épongeant les notes de frais pour que je ne sais qui de mes deux « moi », pavane en arrivant aux soirées de gala et pour en boucher un coin.
Lequel des deux a écrit cet article ?
Et les autres ?
Mélancolo, ou provocateur farceur ?
A vous de voir…
Moi, je suis trop occupé à me louer un chameau à roulettes pour trancher
On s’est pas mal moqué de mon monolithisme littéraire.
N’empêche que… me tenir immobile sur le quai d’un hôtel perdu en pleine forêt avec pour seul accessoire un préservatif troué… et emplir l’écran de vos ordinateurs jusqu’au mythe…, n’est pas donné au premier venu ! 
Exalté par les bons plans sexuels proches de la tragédie grecque et du manichéisme entre terre et ciel qui enrichissent alors ma luminosité, il m’arrive de m’avouer que je ne suis pas seulement un écrivain, mais une présence qui possède cette pâle clarté qui illumine le non-sens obscur du quotidien.
Même sous le soleil, je donne l’impression d’avoir bu le lait de la nuit…

On en voit un, on l’achète…, trois pâtés de maisons plus loin, on en voit un plus beau en vitrine et on regrette, on se lamente, on tente de fourguer l’habit pour s’acheter l’autre.
L’amour est comme un costume.
Et le cycle recommence.
Cette quête névrotique est l’aventure de la vie, on croit en être le maître alors qu’elle n’est l’effet que de nos gènes.
Pourquoi se priver dès lors ?
Aimons, aimons ! 
Tant pis pour le scandale ou les scènes de ménage.
Lorsque monsieur X et madame Y, qui se donnaient secrètement du plaisir, seront au cimetière, qui ira jeter la pierre à leurs pauvres cendres ?
Quitte à devenir cendres, autant avoir connu le feu auparavant !
« C’est 5.000 euros, m’sieur » ! 
A la terrasse du café de l’aérodrome de Maubray, où j’aimerai avoir mes habitudes, j’écoute d’un orteil distrait un attaché de presse belge racontant son boulot à un acteur belge qui a une tête de bientôt mort.
Un charmant garçon… qui joue les idiots et qui l’est tout autant !
Mais son babil, rendu rauque par la chaleur ambiante, ne peut détourner mon attention du va et vient d’adorables ragazzas aux ventres nus qui (leurs ventres nus), seraient de si doux oreillers pour mes oreilles…
Il a une phrase qui parvient à mon conduit auditif : « Pour chaque interview d’une vedette internationale par un journaliste de Belgique ou d’ailleurs, le distributeur local du film doit payer de 3.000 à 5.000 euros au bureau publicitaire de la production »…
De stupeur, je me lève, renversant la table, cendrier (vide), bouteille (vide) et mon verre de Gueuze Lambic… glacée en kriek (3/4 vide)…

– Vous avez une bien belle voiture jaune, Monsieur, c’est pas tout le monde qui en a une… que me répond la vedette… 
– Ah ! ils ont grand air à nous bassiner avec la magie du cinéma, producteurs, acteurs, réalisateurs et autres professionnels de la profession… que je leur dit…
– Le marketing mange la moquette de nos rêves, le fric nique les nic-nac des rapports entre les journaleux et le 7e art, évidemment qu’au tarif de 3.000 euros, un distributeur choisira plutôt un chroniqueur lèche-cul qu’un critique…, je ferais de même à sa place… que je lache en un soupir…
Silence…, silences…, puis un avion passe tractant un planeur…
– Ce système, inventé par les Anglo-saxons et suivi par d’autres nationalités, pénalise depuis des dizaines d’années les programmateurs qui défendent les oeuvres d’art de haute qualité. Ils n’ont pas l’argent pour lutter contre cette méthode… et leurs artistes sont souvent marginalisés par les journaux attirés par des sirènes à queues plus dorées…, moi-même, voyez-vous, Monsieur, je dois faire le pitre pour vivre…, vous devez être un don-Quichotte, mais les moulins à vent sont devenu des éoliennes… que me jette l’artiste tandis que l’attaché de presse opine du bonnet avec un sourire entendu…
Silence, un rêve se brise.
Celui de rapports presque normaux et presque d’égal à égal avec ces gens que, pourtant, j’aime tant.
Le fric pourrit tout.

Je me cherche.
J’aime les gens qui se cherchent.
Mes textes tentent de révéler ça de la manière la plus profonde possible en allant à l’intérieur de la chair et de l’esprit.
Nous vivons dans l’égarement.
Et les plus égarés sont ceux qui prétendent le contraire ou ne s’en doutent même pas.
Le terrible est que, plus on vieillit, on pense qu’on sera un égaré jusqu’à la mort !
Plus on prend de l’âge et plus notre propre enfance nous apparaît comme un ancêtre noir, étrange.
Alors qu’à 40 ans on n’en avait que la nostalgie !
Mystérieux phénomène qui m’intrigue…
De mon enfance, je me rappelle surtout la peur du noir !
Sexagénaire, j’essaie dans certaines histoires de jeter un pont avec cette enfance-là.
Gamin, j’étais hanté par des récits de guerre, des réfugiés qui racontaient leurs malheurs.
Je suis maintenant contemporain dans cette espèce d’obscurité de l’enfance sur laquelle un artiste a envie de mettre des mots, des sons, des images.
Généralement, les adultes parlent plutôt de leur enfance avec des récits gnan-gnan !
Pour moi, elle fut indéfinissable.
Elle est dans un brouillard.

Semaine après semaine on doit subir des alignements de champs de navets.
Trop de gens pédalent dans la semoule.
Il y a 30 ans, on vivait du solide, du goûteux, de l’adulte, du rentre-dedans.
Aujourd’hui, le cul-cul, le gnan-gnan, l’usiné, le pet du prout…, semaines après semaines, envahissent tout !
Tout se ressemble, on mélange tout en un cauchemar de mauvais goût, de situations que même ma tante Berthe qui va sur ses 95 ans, prévoit trois semaines à l’avance.
Bien qu’il soit exagéré de décrire mon coeur comme vraiment lourd face à cette situation, que le public accepte puisqu’il s’empiffre de ces imbécillités, j’ai envie de faire manger du verre pilé et des rats aux industriels qui m’infligent de regarder bouillir leur marmite de produits consuméristes ressemblant à une mangeoire pour veaux.
La faute à qui, à quoi ?

A une Harry-Pottérisation des adultes qui se réfugient, las des emmerdes et des injustices sociales, sur le téton de la (fausse) enfance.
Vrai qu’on assiste à un phénomène de régression universel de la culture.
Politique de l’autruche qui va pondre des oeufs de serpent pour l’avenir !
Ne vous plaignez pas, ensuite, d’avoir le cerveau gras.
Car cet envahissement de la médiocrité fonce sur nous tels Attila et ses Huns.
Au secours !
Si chacun faisait ce pour quoi il est né, il n’y aurait pas de chômage.
Mais on nous met tous sur des voies.
Nos parents, la société, la télé, la radio, les patrons, les politiciens rêvent pour nous.
Ils nous volent nos songes, avec le consentement du plus grand nombre, lobotomisés par les médias et les mauvais arts…
Ces rêves par procuration sont de faux miroirs.
La télé, qui offre des fictions et des chansons auxquelles les braves gens veulent ressembler, c’est un détournement de majeurs !
A force de lancer des sentiments négatifs ou médiocres vers tous les horizons, ces sentiments se matérialisent en une boule noire, quelque part, et explosent !
A la tête des radios et télés se trouvent d’aveugles conducteurs d’aveugles…

Oui, bof.
Alors que, d’habitude, ça mousse en fin d’article, dans des phrases tonitruantes, taillant un « posthume sur mesure » aux « choses » dont je suis le le partisan…, ce dimanche, la mine déconfite d’une moussaka mal cuite ou d’une bière sans mousse, je vous sent parfaitement indifférents.
On parle d’autre chose ! 
Quelqu’un ne serait-il pas à la fleur d’un âge fatigué qui commence à sentir le chrysanthème ?
Rien n’est joué.
Les coquelicots sont bouquets sauvages et inattendus.
Mais, comme les images anciennes de fresques murales s’effacent à cause de la mauvaise haleine de ceux les découvrent…, le « peps » quitte peu à peu les écrans d’ordinateurs, gommé par le manque de curiosité d’un public drogué de « choses » faciles.
Sniffer du médiocre : snif-snif pour l’avenir…
Elles iront peut-être se réfugier dans les pixels, les images…, victimes de l’extrême ponction des « ceusses » ne voyant pas qu’ils leur donnent l’extrême-fonction, qu’ils tuent la poule pour manger l’oeuf.
Ou elles renaîtront, oui, c’est ça, elle renaîtront…, si les jeunes ont l’énergie de botter le cul des commerçants et de révolutionner le monde, narrativement, techniquement, philosophiquement en n’oubliant jamais qu’il est destiné à élever le plus grand nombre.

Alors…, il me reste l’envie de réaliser un vieux fantasme.
J’aimerais éteindre ce texte chronique sur un mot d’humour propre…, mais mes jeux de mots laids sont poilus d’avoir été arrosés par tant de faits tristes.
Comme Brel, dans Franz…, bourrer ma valise des linges de ma mémoire, partir… et m’enfoncer dans la mer sans me retourner.
Je ferme les volets… et… Bye-bye…
Ou alors…, mieux…
Pourquoi ai-je soudain l’impression d’être Steve McQueen en Thomas Crown ?
Pourquoi moi ?

Ici pas de rideau qui se ferme, rien qu’une vidéo annonçant la fin de l’histoire.
Pas de projecteur ni de toile blanche, des mots, simplement, liés les uns aux autres.
Mais l’ambiance est là, au fil de phrases en subtiles fantaisies, qui vous ont peut-être entraînés dans un imaginaire envoûtant en caressant mes blessures les plus intimes et mes fantasmes les plus secrets.
Si l’habit ne fait pas le moine, l’image fait l’homme.

Mais au-delà, c’est tout un univers, celui de la fiction réinventée, d’une plume à la fois humoristique et cynique, fantaisiste et fantastique, tendre et cruelle, en un mot mélancomique.
Depuis ma plus tendre enfance, avec comme premières vibrations la passion de l’écrit et de la photographie…, j’ai dévoré (et dévore toujours) passionnément les pitreries dévastatrices.
Une manière de faire la nique au temps et à l’espace.
Voyages entre le rire et l’émotion avec souvent la sensation d’être pris au piège de la réalité noire…, puis, afin de prouver que je garde les coquineries d’un gamin…, la fantaisie reprend le dessus.
Car n’est-elle pas à peu près la seule occasion qui soit donné de dire la vérité ?
Après cette lecture, vous n’entrerez plus de la même manière dans GatsbyOnline.com, vous lorgnerez sans cesse vers quelque-part, ailleurs…
Bien…, qu’est-ce que je fais des sacs de fric, là ?

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L’aérodrome de Maubray au quotidien
http://www.tournai-air-club.eu/