HotRod Polyptote : “Soigner l’ordure par l’ordure”...

Ce texticule couillu n’est pas un “BIS” récupérateur “polyptopique” qui pourrait paraître hasardeux plutôt qu’osé, comme issu d’un rêve cauchemardé… Bof !!! Que non ! Quoique… Le choix “textuel” de présentation “spermet” des variantes, des figures de style qui vous sont inconnues telles l’épizeuxe, la polyptote, l’aposiopèse, l’antithèse, l’oxymore… et ainsi avec elles jouer sur diverses variations morphosyntaxiques permettant d’insister sur un propos… L’auteur qui a recours au polyptote peut également créer des jeux de mots, étymologiques ou sonores…

En ce sens leur construction et usage sont proches de deux autres figures de style : la syllepse et la dérivation. Mais, en sus, très utilisé en poésie, le polyptote est également une ressource en narration, car la lecture diagonale dans le temps qui passe spermet à la magie d’opèrer… Pour peu ce sera considéré comme créatif que je plagie Mirbeau : “Soigner l’ordure par l’ordure”, c’est l’esthétique du dégoût d’un homme de goût encensé par l’exacte moitié d’un monde pour sa finesse d’esprit mais heurté par l’autre moitié qui remue tellement d’ordures que c’est à se boucher le nez…

À en croire certains cuistres et divers misérables critiques me visant : “Il n’est pas un éditeur d’écrits vains (de vains écrits serait trop académique) qui n’ait atteint à plus d’ignominies délictueuses, qui se soit roulé, pour le seul plaisir, dans plus d’immoralités et dans plus d’ordures que l’éditeur de Chromes&Flammes”… Moi, je précise… On est surpris de trouver tant et tant de scribouillards-censeurs me taxant d’immoralités automobiles, de même qu’on peut s’étonner de leurs propos soulignant ma volonté d’épater en n’écrivant que de Hot Rod’s et de Kustom’Cars…

C’est faux car je jouis bien plus d’envoyer mes saillies parfois juridiques et souvent judiciaires… Le toc de mes violences exclusivement verbeuses mais le plus souvent scribouillées, se sent particulièrement en Franchouille profonde, que ce soient en saillies conversationnelles lors de prèches en prétoires judiciaires, ou en vains papotages débilitants lors des maintenant disparues concentrations concentrationnaires d’épaves Nitrocéphales devant lesquelles je ne pouvais qu’écrire une littérature adaptée, pessimiste et faisandée, magnifiquement parée de toutes les gemmes, de toutes les joailleries imaginables…

Toutes ces choses disparaissent maintenant pneus à pneus crevés… Quoique… En visant le haut des paniers (y compris de crabes) il m’arrive encore de buter sur divers paradoxes… Arrghhhhhh ! Comment l’homme de goût que je suis réellement, peut-il en même temps être un écrivain du dégoût, et, compte tenu des accusations reçues et formulées, suis-je dégoûtant ou dégoûté ? Sous ce polyptote semble résider un enjeu crucial dans la compréhension de mes agissements et mon œuvre que je nomme “Le concept de dégoût et ses interprétations expliqué aux analphabètes”…

Pour aider les miséreux je me doigte le fion d’expliquer simultanément que le polyptote est une figure de style qui consiste à employer un mot sous des formes grammaticales différentes, dans une même phrase. Le terme polyptote provient du grec “Πολύπτωτον, polúptôtos”. Composé de “vπολὺς, poly” pour “plusieurs“ et “πτωτὸς, ptoté” pour “cas“, il représente le fait que l’on puisse répéter plusieurs mots sous différentes formes, littéralement “plusieurs cas”. Les variations les plus courantes se situent au niveau d’un verbe, qui apparaît sous des formes conjuguées différentes.

C’est en fonction de la voix, du mode, du temps ou de la personne utilisés. Par exemple, dans cet extrait des “Contemplations”, Victor Hugo emploie le verbe tomber à l’infinitif mais aussi dans sa forme conjuguée, au passé composé “Je suis tombé déjà ; je puis tomber encore”... Le concept englobe à la fois la posture de l’auteur que je suis et les attitudes de mes personnages et, bien sûr en m’inspirant des romans de Mirbeau… Faisant ma recension d’une réalisation douteuse, j’ai par exemple déclaré ainsi que “Quand ce n’est pas le dégoût qui me fait jeter la chose aux latrines, c’est l’ennui qui me la fait jeter au feu de mes critiques”...

Et paf !… Plus généralement, pour caractériser ces choses, mes productions littéraires semblent écrites avec l’eau sale des bidets… Un certain public, malheureusement, plus il sait trouver de stupidités, plus il y flaire d’ordures, et plus il se pâme… Mes critiques visent de telles formules véhémentes où sont répétés, selon des combinaisons variables, des termes qui en font une critique viscérale… Cela à permis que soient stoppées différentes émissions TV particulièrement débiles, ainsi qu’ayant contribué à diverses faillites de magazines particulièrement hostiles destinés au “Vulgum Pécus”…

Cela ne peut que constater qu’il n’en est pas de même des auditions gendarmesques quoiqu’en degré supérieur le pire arrive a supplanter la médiocrité sans doute conséquence des lois de plus en plus imaginées dans le décryptage des double négations et autres subtilités… Mes adjectifs en réponses étant employés tantôt sous une forme nominale, tantôt sous une forme adjectivale ou adverbiale malheureusement en limite de discourtoisies assassines… Cette palette de vocabulaire exprime la perception d’une “littérature à l’estomac” ou je multiplie les remarques corrosives sur diverses créations interprétatives…

Mais, tout en rendant coup pour coup à mes détracteurs en fustigeant leurs usages d’obscénité littérales. Dans un cas, il s’agit d’exciter les esprits alourdis, dans l’autre, de choquer les esprits, certes, mais surtout de les épater, voire de les appâter à agir en pire. Les critiques formulées à mon encontre frappent donc d’apoplexie divers lecteurs actuels (les anciens tendent à disparaitre dans les remous des crises)… Je représente en effet l’âpre vérité sans rien passer sous silence. Au nom de la vérité, je refuse toute restriction. Mon lectorat ne peut qu’être en effet frappé par la cohérence des emplois du vocabulaire.

En effet c’est lié à cet affect. Le dégoût traverse de part en part mes texticules qui sont bien plus qu’un tic d’écriture, mais un véritable rapport textuel au monde qui à mon sens, doit ouvrir la voie vers une thérapie qui constitue la véritable âme de la révolte chez l’écrivain justicier que je me prétend être… Enfin, en guise de conclusion, j’aimerais montrer la permanence d’une esthétique et d’une stylistique puis en esquisser quelques caractéristiques récurrentes par-delà les évolutions apparentes… J’ai ainsi décrit la progressive descente aux Enfers de la Justice, tout comme des moeurs d’affaires.

Et cela jusqu’au Kustom Franchouillard “Neuneu” symbolisée par la caricaturale “Omlett-Baveuzzz” du fumeux Fufu, qui a tenté sa chance aux USA sans y gagner grand chose ! C’est un candide, qui espèrait sa rédemption dans une suite franchouille qui ne verra jamais le jour. Cette entreprise se voulait convoquer le sens profond du terme, qui, physique ou moral, est synonyme de négativité : il entendait chasser l’abjection et en éloigner d’éventuelles victimes à venir se structurant alors autour d’une isotopie qui se mettait progressivement en place inséparable d’une misogynie gynophobique…

Elle révèlait en effet une vision du vaseux au centre d’un imaginaire développé au départ de différentes associations réactivées au gré des circonstances. Revenu ruiné de son exil aux USA, Fufu s’est plaint en ces termes : “La vie d’enfer recommence et moi, de ce petit coin de ciel où j’ai fait halte, je retombe, plus effroyablement écrasé, dans la boue qui renvoie l’homme à sa dimension bassement corporelle, à son enracinement terrestre, comme pour mieux signifier le dégoût et accentuer l’impression de tiraillement”… Il ne reste qu’un paquet de chair pâle, une sorte d’animal hallucinant, qui grimace et qui hurle, l’écume aux dents !

“Arghhhhhhh ! Comptez-les donc, les lamentables, les effarés, les éclopés, ceux-là qui avaient des ailes, et qui se traînent maintenant sur leurs moignons… J’ai voulu l’amour, et je suis allé en Amérique. J’étais parti, avec des ailes, ivre d’espace, d’azur, de clarté !… Et je suis de retour allongé dans la fange”… Cette opposition entre les aspirations à l’idéal et la fangeuse réalité range Fufu plutôt du côté des poètes que des naturalistes. On trouve en effet de semblables oppositions entre l’azur et la fange rappellant le caractère rêveur de Fufu et de son personnage, qui entretiennent des aspirations éthérées.

Celle-ci se trouvent constamment rappelées à la trivialité du quotidien : “Les hauteurs sereines où trône le soleil, que j’avais gravies lentement, au prix de quels efforts ! Je les redescend d’un coup, d’une chute instantanée, irrémédiable, me fracassant la tête contre les pierres. Aussi ne croyez-pas que l’abîme où j’ai roulé m’ait surpris brusquement… Ne le croyez pas ! Je l’ai vu de loin, j’ai vu son trou noir et béant horriblement, et j’ai couru à lui… Je me suis penché sur les bords pour respirer l’odeur infecte de sa fange, je me suis dit que c’était là que tombaient, que s’engouffraient les destinées perverties, les vies perdues ; on n’en remonte jamais, jamais !”

Et je m’y suis précipité… Est-ce que la colombe qui vole dans le ciel peut aimer le crapaud qui se cache dans la bourbe des eaux croupies ? C’est une descente aux Enfers, qui se traduit par des hallucinations de plus en plus irréelles. Intervient alors l’antithèse de l’ange et du démon, du salut et de la damnation. On ne peut citer tous les bouges fréquentés et les débauches infernales auxquelles il a participé. Le meilleur moyen d’en finir avec le dégoût est de le pousser à son paroxysme. Il s’agit d’épuiser l’horreur pour en venir à bout. Bien, il est temps maintenant d’en venir au sujet du jour…

Ce T-bucket personnalisé à carrosserie en fibre de verre a été fabriqué en 2010, par “un besogneur“, qui avait hérité de la voiture il y a quelques années. La puissance est assurée par un V8 350ci connecté à une boîte automatique à trois vitesses. Le bloc V8 est doté d’un compresseur Roots, de deux carburateurs Holley quatre corps, de culasses en aluminium et de collecteurs d’échappement de type zoomie. La carrosserie est finie en jaune avec des flammes orange, elle présente des phares chromés, des feux arrière en forme de lanternes, et la voiture repose sur un train avant “suicide”, avec “des tiges de rayons” AV/AR.

Les jantes chromées à rayons métalliques sont enveloppées de pneus (grands et petits) et ont auparavant été montées avec des freins à disque avant et des tambours arrière. À l’intérieur, le siège-banquette “mouluré” et les panneaux latéraux sont bordés de tissu beige. Le levier de vitesses au sol est un B&M. Ce T-bucket circule légalement aux USA avec un “Title” (titre de propriété) du Nevada. Les phares chromés ont des caches en vinyle Mooneyes, et les feux arrière sont de style lanterne. Les compteurs VDO montés au centre dans le tableau de bord en bois comprennent plein de compteurs…

Un compteur de vitesse à 120 mph, un compte-tours et des affichages pour le niveau de carburant, la tension, la pression d’huile et la température de l’eau. Des manomètres de pression de carburant et de suralimentation sont fixés sur la plaque du carburateur et visibles à travers le pare-brise. Le compteur kilométrique à cinq chiffres indique environ 1600 miles. Le kilométrage total réel est inconnu. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte automatique à trois rapports AV et marche AR. Voilà, j’en ai terminé et en suis heureux… @pluche….

