STREETCHING PORSCHETTE 356

À dix heures trente du matin, un mardi, le coiffeur pour Dame de Beverly Hills surnommé “Trixie” dont le salon juxtait l’aéroport privé des milliardaires avait immobilisé Lucinda White sous une cape dans un fauteuil de coupe dans son établissement nommé “Klip-N-Dye”, avec assez de papier aluminium dans les cheveux pour géner les pilotes des avions volant à basse altitude pour atterissage. Lucinda White venait d’avoir confié à un avocat nommé Delgado, la gestion des motifs de divorce, une responsabilité qu’il avait accepté avec la solennité d’un magouilleur ayant reçu de quoi rachetter ses dettes de jeux…

“Trixie” besognait sa cliente, séparant une autre mèche de cheveux châtain avec l’extrémité pointue d’un peigne tout en discutant de sujets ordinaires : le prix des choses, et des gens pour asseoir les affaires douteuses qui lui servaient de discussions telles que de faire savoir à ses clientes que l’épouse du maire Goodman qui venait chaque matin se refaire moins moche que la veille, qui savait ce que tout le monde savait concernant les affaires douteuses de son mari. Il en ajoutait quelques couches pour désorienter tout le monde… Puis “Trixie” a mentionné à Lucinda White qu’il avait vu sa fille samedi dernier avec un homme qui conduisait une Porsche bizarre !

Lucinda regarda “Trixie” dans le miroir avec des yeux agranis par l’horreur imaginée : “Une Porsche, qu’elle horreur !”… Elle devint rouge écarlate…“Trixie” hocha la tête, appliquant de la couleur mauve sur la section de cheveux qu’il tenait, ce qui avait nécessité un certain ajustement. L’histoire amoureuse que “Trixie” a débité à Lucinda White arrivait sur des pneus de trente-cinq pouces, avec des vitres teintées et un échappement qui pouvait desserrer les soins dentaires. Son espoir était que son histoire lui assurerait un pourboire conséquent… Il possédait un pick-up surélevé avec un autocollant sur le pare-brise indiquant “AUCUNE PEUR”…

Lucinda White n’avait jamais vu “Trixie” s’intéresser à quelque chose d’européen, sauf aux produits capillaires et aux jeans d’un barman en particulier. Apparemment, il s’agissait de qualifications distinctes. Le gars à la Porsche s’appelait Warren. Il portait une chemise avec de vrais boutons. Selon “Trixie”, cela suggérait des possibilités au-delà du simple flirt. La Porsche était blanche, avec des pneus à flancs blancs et un intérieur beige. “Une Porsche” 1953 allongée façon moche limousine”, lui dit-il. Lucinda White s’attendait à quelque chose d’assez petit, pas d’une voiture saucisse de foire…

Lucinda White tourna la tête.”Trixie” la remit en arrière… “Tenez-vous tranquille. Vous voulez une belle coupe ou des cheveux des méchés avec une bande de course ?”… Il expliqua que “Quelqu’un” avait étiré la Porsche, lui donnant des portes arrière, un long compartiment passager et une cloison en verre. Il lui expliqua qu’elle avait été construite pour le mariage de la fille de Lucinda White. “Trixie” expliqua à Lucinda White qu’il considérait cela comme une recommandation favorable car la plupart des véhicules de remariages étaient souvent assemblés avec des règlements de divorce… “SHIT !”… Lucinda l’a mentionné deux fois…

“Trixie” a expliqué avoir pris des rensignements, que par exemple il a appris que le dîner de mariage prévu impliquait des serviettes en tissu, des serveurs qui apportaient le vin déjà ouvert… et pas d’info donnée à la presse… Quand elle répondit que le ciel lui tombait sur la tête, “Trixie” lui posa une question liée à ce qu’elle avait dit la semaine dernière concernant son amant et ses pratiques BDSM, il trouvait cela plus remarquable que la Porsche allongée. Ensuite, “Trixie” lui a commenté ce qu’il avait appris d’autre : “Ils ont fait un tour. Ils se sont garés et le conducteur rejoignit la fille sur le siège arrière”….

Il a expliqué qu’il y avait de petits endroits pour des verres à champagne, des repose-pieds et des stores sur la vitre arrière. “Trixie” a souligné qu’il appréciait un véhicule dont les créateurs avaient pensé à une soirée sexe au-delà de savoir si le sac à main allait interférer avec le levier de vitesse. “Trixie” plia un autre morceau de papier aluminium. La conversation s’était adoucie. Il a expliqué qu’il ne l’avait pas pressée et que quand il la ramena chez elle, il la raccompagna jusqu’à la porte et “Trixie” la vit nue à l’intérieur pendant que la Porsche attendait patiemment au bord du trottoir.

Lucinda White sourit. Cela lui faisait plaisir d’entendre “Trixie” lui fournir tant de renseignements… “Globalement, tu as été impressionné ?”… “Trixie” tint le peigne immobile au-dessus de la tête de Lucinda White, accordant à la question l’attention qu’elle méritait : “La longueur était bien meilleure que ce à quoi je m’attendais. Cependant, la circonférence était insuffisante”… J’adore chaque parcelle de cette idée géniale qui est de vous servir une telle histoire dans un tel texte… Les gens m’inventent les choses les plus cool et celle-ci est en haut de ma liste.

Ce n’est probablement pas un véhicule quotidien mais au moins a bord de cette stupidité a-t-on un chauffeur à l’avant pour nous emmener où qu’on veuille aller ! Cette histoire de Porchette m’est complètement indifférente… Les Porscheries ce n’est pas mon truc, mais ce serait un monde terriblement ennuyeux si nous aimions toutes et tous les mêmes choses… Il faut admirer le travail et la détermination qu’il a fallu pour la construire, tout de même… C’est un message pour ceux qui ont une vision. Faites-en ce que vous voulez. Ignorez ceux qui veulent vous réprimander pour les modifier parce que ce sont des raretés ou pour toute autre absurdité.

Cette Porsche 356 stretch limousine de 1953 a été construite sur mesure vers 2001 par Don Boeke surnommé “L’Égyptien” dont le garage est situé à Dayton, Ohio, à la demande du collectionneur John Dixon pour être utilisée lors du mariage de sa fille. Combinant la partie avant d’une 356 Pre-A à vitre “pliée” de 1953 avec des vestiges d’autres châssis 356 dépouillés, la voiture a passé plusieurs années dans la collection “Taj Ma Garaj” avant d’être achetée en 2019 par le propriétaire de l’American Muscle Car Museum à Melbourne, en Floride. La puissance est assurée par un quatre cylindres à plat, qui aurait été issu d’une Porsche 912.

Elle aurait été révisée par Yuri Rojas à Dayton, Ohio, avec pistons et arbres à cames améliorés. Parmi les autres caractéristiques personnalisées figurent des portes arrière à charnières, un toit ouvrant en tissu beige, des badges extérieurs “Limousine”, une cloison centrale en verre, une sellerie en cuir beige sur une banquette arrière et des sièges avant avec inserts en tissu, ainsi que la suspension pneumatique. En finition blanche, la voiture est également équipée d’une boîte manuelle à quatre vitesses, de freins hydrauliques à tambours aux quatre roues et de jantes de 15″ couleur carrosserie.

Cette limousine personnalisée 356 est désormais proposée à la vente sous le nom Florida. La carrosserie avant aurait été issue d’une Pre-A 356 de 1953, livrée neuve pour le marché français via Sonauto, dont l’emblème est fixé sur le couvercle arrière de la limousine. La finition en a été faite en blanc Grand Prix, la carrosserie présente des portes avant à ouverture conventionnelle, des portes arrière à charnières arrière avec de larges montants B abritant des fenêtres “carrées”, des feux opéra de circulation. Parmi les autres caractéristiques figurent un panneau ouvrant en tissu beige au-dessus de l’habitacle arrière.

Il y a aussi des pare-chocs couleur carrosserie, des rétroviseurs latéraux doubles, des feux arrières quadruples en forme de ruche et un porte-bagages. Un badge personnalisé “Limousine” est apposé sur les ailes avant et le panneau arrière. Les jantes en acier couleur carrosserie portent des enjoliveurs Porsche Crest et sont enveloppées de pneus BFGoodrich à larges flancs blancs. Le freinage est assuré par des freins à tambours aux quatre roues. À l’intérieur de l’habitacle garni de cuir beige, le compartiment arrière est isolé des sièges avant par une cloison vitrée et abrite un siège de type “banc” à dossier rabattable.

Le panneau en bois de la partie supérieure du capot comprend un thermomètre intérieur/extérieur, une horloge Veigel, et des surfaces d’étagères avec des creux pour les flûtes à champagne. Parmi les autres caractéristiques figurent une moquette assortie aux couleurs, des ceintures, des vitres “roulantes”, des stores arrière de style vénitien, des repose-pieds, une plaque de déverrouillage radio Blaupunkt et un cendrier d’époque à motifs floraux. Le compartiment conducteur comprend des sièges baquets avec inserts en tissus en face d’un tableau de bord couleur carrosserie abritant un cendrier…

Une porte boîte à gants dissimulant les commandes de la suspension pneumatique et une plaque de suppression radio de marque Porsche. Le volant couleur moka se situe devant les instruments VDO, incluant un compteur de vitesse à 120 mph et un compte-tours à 6 000 tr/min. Le compteur kilométrique à cinq chiffres indique 120 miles, dont seulement environ 15 ont été ajoutés sous la propriété actuelle pour le mariage. Le moteur à plat quatre cylindres 912 a été révisé par Yuri Rojas avec des pistons et arbres à cames améliorés, et est équipé de deux carburateurs à double gorge.

Voilà, on est arrivé au bout du bout de cer article… Le service en préparation de la vente comprenait une vidange d’huile et le remplacement des filtres à air. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte manuelle à quatre vitesses. Une suspension pneumatique a été ajoutée pour supporter des charges plus lourdes et a été ajustée en vue de la vente… Qui va acheter ça est une autre histoire… Je suis interessé à la publier en suite se cet article, histoire d’assumer ma haine caractérielle envers les ¨porscheries” “tant totaleùent incpable de me remettre des très mauvais souvenirs vécus avec différentes Porscheries dont une 933 Turbo…

