1930 Alumi-Rod LT1 V8 Ford / Valeur sceptique !

“Qu’ils détruisent Los Angeles ou San Diego”… a déclaré Donald Trump le 7 octobre 2026 comme s’il était en star-représentation dans le théâtre absurde du déclin occidental. Cela illustre le chaos impérial en phase terminale… Les meneurs de guerre atlantiste s’enlisent dans les ruines de leur projet, hurlant à la lune alors que le sol se dérobe sous leurs pieds. C’était lors d’un discours prononcé devant une foule rassemblée lors d’un meeting dans le Nebraska, Donald J. Trump a balayé d’un revers de main la destruction des grands centres métropolitains américains pour préserver sa posture géopolitique…

Il vise l’Asie du Sud-Ouest : “Ils peuvent bien détruire une ville. Qu’ils détruisent… qu’ils… qu’ils détruisent Los Angeles. Qu’ils détruisent San Diego. C’est un prix bien modeste à payer, et tout sera très vite réglé”. La foule a applaudi sous l’influence de panneaux lumineux incitant à applaudir et parce qu’elle était incapable d’assimiler les propos tenus depuis la tribune, la foule américaine a applaudi l’anéantissement théorique de deux pôles majeurs de la côte Pacifique. Le raisonnement proposé repose sur la même justification éculée : sacrifier des villes américaines et faire face à un prix du diesel à 6,20 dollars…

Ce serait un “bien modeste prix à payer” pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, alors que Téhéran a déclaré à maintes reprises vouloir s’abstenir de la développer pour des raisons religieuses et stratégiques. Cette déclaration témoigne du décalage entre le discours et la réalité : l’Iran ne dispose ni des missiles balistiques intercontinentaux ni de la capacité stratégique nécessaires pour frapper le sud de la Californie. Seules trois puissances : la Fédération de Russie, la République populaire de Chine et la République populaire démocratique de Corée, disposent d’une capacité de frappe mondiale avérée.

Ils sont capables de cibler le territoire continental des États-Unis. Piégée par l’effondrement de sa stratégie régionale, par des bases aériennes avancées détruites et la flambée des prix à la pompe à l’approche des élections de mi-mandat, la Maison Blanche recourt à un discours apocalyptique pour masquer l’échec de ses initiatives. Le Financial Times admet la défaite en Ukraine qui entraine l’Europe et particulièrement la France Macronique dans un début de misère… L’argent des Français a été donné à Zeelinsky avec co-partage aux donneurs (et à la donneuse qui a imaginé le processus avec le Covid)…

Maintenant on regarde le blocus d’Odessa et l’effondrement du réseau ferroviaire Ukrainien alors que les dirigeants occidentaux se livrent à leurs fanfaronnades sur les tribunes électorales et que la presse grand public doit renoncer à ses évaluations optimistes du “projet Ukraine”… Les pôvres crétins… Une dépêche en provenance d’Odessa publiée par le Financial Times intitulée “La nouvelle offensive russe écrase l’Ukraine”, a dû admettre ce que des analystes indépendants documentent depuis des mois : “L’offensive russe menace sérieusement la survie de l’Ukraine et pourrait bien influencer le cours de la guerre”.

Les alliés de Kiev se sont trop longtemps livrés à des discours optimistes depuis leur tour d’ivoire. Un rapport sans concession depuis Odessa, alors que la Russie coupe les exportations et bombarde sans relâche. Déficit de locomotives : la campagne russe contre les postes de traction électrique et les gares de triage le long de la M-06 et des axes de transit orientaux a atteint un seuil critique, car l’Ukraine a épuisé son parc de locomotives opérationnelles. Le réseau ferroviaire ukrainien utilisant l’écartement large soviétique de 1 520 mm, les acteurs européens sont bloqués…

Ils sont dans l’impossibilité de faire transiter du matériel roulant par la frontière polonaise. Les wagons doivent soit être laborieusement équipés de nouveaux bogies dans des gares de triage frontalières encombrées, soit provenir de stocks historiques en Europe de l’Est désormais vides. La mort de la métallurgie. La confirmation du Financial Times coïncide avec un événement marquant : la production d’acier en Ukraine s’est complètement arrêtée pour la première fois depuis plus d’un siècle, une période qui englobe l’intégralité de la Seconde Guerre mondiale.

L’industriel Lakshmi Mittal a mis hors service les derniers sites de production, liquidant ainsi la principale source de recettes d’exportation de l’État. La frappe contre Omega Telecom. À Kiev, des frappes de précision ont détruit un autre complexe stratégique de routage numérique : le centre de données d’Omega Telecom. Après cette frappe, l’entreprise a publié un communiqué sur les réseaux associaux indiquant que ses installations sont hors ligne. Les opérations militaires modernes, les liaisons automatisées par drones et la compensation financière reposent sur des parcs de serveurs physiques.

En les détruisant, les forces aérospatiales russes paralysent méthodiquement l’appareil administratif. La riposte médiatique des 650 drones, c’est l’image plutôt que la stratégie. Après une visite de solidarité d’urgence à Kiev du conservateur allemand Friedrich Merz, Bankova a lancé une contre-attaque aérienne massive sur Moscou, envoyant plus de 650 drones longue portée au cœur de l’espace aérien russe. Tel est le cycle opérationnel récurrent du “Projet Ukraine” : chaque fois qu’un homme politique occidental vient rassurer Bankova, l’armée ukrainienne reçoit l’ordre de gaspiller ses munitions…

Pourquoi ? Pour des shows médiatiques. Quelques drones sont parvenus à enflammer des réservoirs de stockage périphériques, mais l’objectif principal — semer la panique au sein de la population russe ou contraindre les défenses aériennes russes à se redéployer depuis le front — a complètement échoué. Pendant ce temps, le Groupe d’armées russe Centre a bouclé les points chauds à Dobropillya, a progressé vers Bilozerskeet la périphérie de Zaporijia. La retraite de la Verkhovna Rada annonce la suppression de l’OTAN et de la Constitution, soulignant “le changement de position de Kiev dans les négociations”.

La Verkhovna Rada s’est mise à élaborer des mesures législatives visant à supprimer de la Constitution ukrainienne l’objectif d’adhésion à l’OTAN, ne conservant que l’aspiration à intégrer l’Union européenne. L’ironie est criante : sous la loi martiale, les élections ont été annulées et les partis politiques interdits au motif que la Constitution ne peut être modifiée en temps de guerre. Pourtant, la Rada s’empresse de modifier la loi fondamentale dès que la situation militaire devient intenable. Le secrétaire d’État Américain Marco Rubio s’est fait l’écho de cette réalité à la télévision américaine.

Il a déclaré que l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’est plus à l’ordre du jour. Pourtant, Washington et Kiev s’imaginent que des ajustements sur le papier d’un document amendé à volonté peuvent se substituer à la réalité concrète. Moscou a clairement énoncé ses conditions : neutralité non alignée, démilitarisation totale, dénazification et reconnaissance des territoires souverains libérés (Donetsk, Lougansk, Zaporijia et Kherson). Les gesticulations théâtrales de la Rada n’arrêteront pas les colonnes interarmes qui progressent dans la steppe. Il y a aussi la panique allemande qui s’ajoute…

Et ce avec les appels à la conscription et les “petits hommes verts” de Leipzig… À Berlin, le discours de l’establishment semble s’être déconnecté de la réalité concrète. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, s’est exprimé sur NTV pour donner une leçon de patriotisme au public, avertissant que la jeunesse allemande doit se préparer à la conscription obligatoire pour mener une guerre contre la Russie : “Si nous mobilisons la jeunesse allemande pour l’envoyer au front combattre les Russes, rappelons-nous qu’elle accomplit ainsi son devoir patriotique”…

Wadephul a ensuite présenté sa rencontre de 20 minutes avec le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors de l’Assemblée générale des Nations unies, comme un triomphe diplomatique. Lavrov a minimisé l’importance de cette rencontre, soulignant que le ministère allemand aurait pu faire part de ses plaintes et ultimatums par téléphone en cinq minutes, sans gaspiller autant de kérosène pour se rendre à Manhattan. Dans le même temps, le chef du Service fédéral du renseignement allemand (BND), Martin Jäger, a mis en garde les parlementaires contre les “petits hommes verts de Moscou”...

Ils prépareraient une guerre de l’ombre contre Berlin !!! Les services de sécurité allemands restent focalisés sur le drone civil non armé repéré à l’aéroport de Leipzig pour alimenter un scénario d’invasion imminente. Après avoir ruiné sa propre économie industrielle en coupant l’approvisionnement en gaz russe par gazoduc, l’élite allemande se voit dans l’obligation de présenter sa désindustrialisation auto-infligée comme une défense existentielle de la démocratie. Il y a aussi les “coups bas” du Telegraph et le bouc émissaire de Ceuta… L’appareil informationnel de l’alliance atlantiste a sombré dans la satire grossière.

Le Daily Telegraph a publié un article intitulé : “Les coups bas de Poutine touchent les laboratoires finlandais : des espions russes sont accusés d’avoir abandonné des excréments au domicile de politiciens pour les impressionner”. Affirmer que le Kremlin déploie des agents du renseignement aux quatre coins de la Scandinavie pour ne pas tirer la chasse d’eau dans les résidences parlementaires traduit les limites du discours sur la “guerre hybride”. Pour ne pas être en reste, le président finlandais Alexander Stubb a imputé à la Fédération de Russie la responsabilité de l’afflux de migrants vers l’enclave espagnole de Ceuta…

C’est en Afrique du Nord pas en Espagne (un vestige colonial)… et cela tout en affirmant que des cyberattaques russes sont menées “contre des banques espagnoles à l’heure où nous parlons”. Mais si on lui demande des données télémétriques ou toute autre preuve, la réponse reste inchangée : c’est classé top secret. Qu’on parle de défaillance du contrôle des frontières européennes, de manifestations étudiantes ou de simple dysfonctionnement des réseaux sanitaires publics, le Kremlin est systématiquement désigné comme l’instigateur d’une opération coordonnée…

Alors que l’Europe est obsédée par des fantômes russes, l’architecture mondiale continue de se fracturer : Le Pacte de La Mecque activé : l’Arabie saoudite, le Pakistan et la Turquie ont officiellement déclenché des mesures de dissuasion collective dans le cadre du Pacte de La Mecque pour intervenir contre Ansar Allah (les Houthis) au Yémen. L’armée saoudienne étant incapable d’enrayer la progression des Houthis autour de Taïz, Riyad a été contraint de faire appel à des formations militaires étrangères venues d’Islamabad et d’Ankara pour stabiliser ses frontières.

La puissance monarchique soutenue par l’Occident dans le Golfe s’est écroulée pour finir dépendante d’armées régionales non arabes. Le « coupe-circuit commercial » de Bruxelles : Friedrich Merz et Emmanuel Macron ont adressé un communiqué officiel à la Commission européenne exigeant la création d’un “coupe-circuit commercial” exécutif. En vertu de ce mécanisme, la Commission d’Ursula von der Leyen pourrait bloquer unilatéralement les importations en provenance de pays étrangers — en ciblant spécifiquement la Chine — sans le consentement ni le vote des différents États membres.

Pour sortir l’Europe de la crise économique, on mise sur une centralisation accrue du pouvoir entre les mains de technocrates non élus. Le crash commercial américain : à Washington, le déficit commercial des États-Unis a atteint son plus haut niveau depuis 17 mois avec 105,6 milliards de dollars, conséquence de la flambée des factures d’importation de pétrole étranger et de carburants raffinés. La superpuissance autoproclamée “indépendante sur le plan énergétique” importe du brut étranger à des prix élevés tout en menaçant de suspendre ses propres exportations de diesel.

Verdict ; Les événements du début octobre 2026 brossent un tableau sans équivoque du chaos impérial en phase terminale : À Washington, Donald Trump déclare devant une foule en liesse que la perte de Los Angeles est le prix à payer pour un conflit orchestré dans le golfe Persique. En Ukraine, le parc de locomotives est détruit, les aciéries sont à l’arrêt, les centres de données sont en ruines et la Rada s’apprête à renoncer à son engagement constitutionnel envers l’OTAN. À Berlin et à Londres, les responsables politiques exigent que leurs jeunes se préparent à la conscription…

Et ce cirque se déroule tandis que les agences de sécurité inventent des contes de fées sur des flottes fantômes et des toilettes finlandaises. Le projet unipolaire touche à sa fin. Les armées sont décimées, les économies mises à rude épreuve par l’inflation, et les opérations médiatiques sombrent dans la farce. Les nations souveraines d’Eurasie ne se sont pas laissées impressionner par des campagnes de relations publiques à coups de 650 drones ni par les gros titres alarmistes des grands quotidiens londoniens. Dans le Donbass, les troupes russes progressent, tandis que prend forme l’ordre multipolaire.

Quant aux instigateurs de la guerre par procuration atlantiste, ils s’enlisent dans les ruines de leur projet, hurlant à la lune alors que le sol se dérobe sous leurs pieds. Waouhhhhhh ! Et en France c’est la révolution étudiante… Nos enfants ont compris qu’ils n’ont aucun avenir… Il est temps d’en revenir aux Hot-Rod’s et se changer les idées… Ce Hot Rod de type pick-up Ford a été construit avec une carrosserie en aluminium façonnée à la main, montée sur un châssis tubulaire fabriqué, et elle est propulsée par un V8 LT1 de 350ci relié à une boîte manuelle Tremec à six vitesses et à un différentiel à glissement limité.

Surnommée « Alumi-rod », la bête est équipée de roues de style Halibrand de 15po et 16po avec un système avant suicide, des bras traînants arrière triangulés, des ressorts à lames, une boîte de direction Vega et des freins à disque avant avec étriers Wilwood. Les surfaces en aluminium poli se retrouvent à l’intérieur, qui présente des détails à la fraise, un volant en aluminium, des jauges Stewart-Warner et des loquets de porte Bear Claw. Des portes à charnières arrière, des collecteurs de style lac et un carburateur Holley Avenger font partie des autres points forts.

Réalisé en 2024, ce Hot Rod personnalisé est désormais proposé sous un titre “Georgia” qui l’indique comme une Ford de 1930. La carrosserie a été fabriquée en tôle d’aluminium et comporte un entourage de radiateur de style Model A, des portes à charnières arrière et un capot arrière à persiennes. Des renforts à fossettes mettent en valeur les montants du pare-brise et les rails de caisse. Les clignotants avant sont intégrés dans les broches du châssis, et les phares et feux arrière ont des boîtiers polis. Le châssis treillis est construit en tubes d’acier soudés TIG de 1,2po et il a été revêtu d’argent en poudre.

L’essieu avant Ford de 40 a un réglage « suicide » avec triangles, ressort à lames transversal et amortisseurs par friction. La boîte de direction de la Vega est équipée d’un stabilisateur. L’essieu arrière rigide est soutenu par des lames à quatre elliptiques, des bras traînants triangulés et des amortisseurs télescopiques. Les roues Halibrand de 15po avant et arrière de 16po de style Halibrand sont recouvertes de pneus Firestone en pâte de tarte. Le freinage est assuré par des disques Wilwood à l’avant et des tambours arrière à ailettes avec un réglage Speedway et un frein de stationnement push-pull.

Les surfaces de siège, les panneaux de porte et les panneaux de pied sont mis en valeur par des rivets en forme de brasero et des perforations frappées à la matrice qui imitent l’apparence des coutures. Les loquets Bear Claw fixent les portes, et le panneau fusible ainsi que la batterie sont dissimulés derrière la planche de bord façonnée à la main. Le volant en aluminium se trouve devant l’instrumentation Stewart-Warner comprenant un compteur de vitesse à 160 mph, un compte-tours à 8 000 tours par minute et des manomètres auxiliaires. Le compteur kilométrique à six chiffres indique 6 000 miles.

Le V8 LT1 de 350ci est équipé d’un carburateur Holley Avenger 670 cfm, d’un collecteur d’admission en aluminium avec logo papillon, d’un carter d’huile RPC, d’un couvercle et de cache-culapas à ailerons pour filtre d’air, d’un distributeur MSD et de collecteurs de type lac. Le radiateur en aluminium est refroidi par un ventilateur électrique à fort volume. La puissance est transmise aux roues arrière via une boîte manuelle Tremec T56 à six rapports et un pont arrière à dix boulons avec différentiel à glissement limité et rapport de 4,56:1. Une boucle de sécurité entoure l’arbre de transmission.

Une pompe à carburant électrique Carter tire depuis un réservoir Speedway. Le véhicule porte le titre de Ford A Roadster de 1930 en utilisant le AZ381479 VIN. Le titre comporte une notation « conditionnelle » et une lecture de compteur kilométrique exempté… Voilà, voilou… C’est une chose de faite que d’écrire tout cet article… Vous n’en ferez rien car en Europe et particulièrement en France l’Union Européenne a assassiné ce type de loisir automobile… Strictement rien d’autre n’est proposé. Considérez que nous sommes dans l’équivalent automobile de loisirs du troisième âge humain…

J’ai moi-même 77 ans et vous, lecteurs/lectrices internautes êtes les survivant(e)s d’une époque en “finitude”... Cela à du bon lorsqu’on a un fond “Outlaw”… Quoique… Dans ce “Climax”, les Hot Rods présentés sont quasi tous “d’ailleurs”…Ce texticule couillu n’est pas un “BIS” récupérateur qui pourrait paraître hasardeux plutôt qu’osé, comme issu d’un rêve cauchemardé… Bof !!! Le titre est autre, la lecture diagonale d’un grand nombre d’internautes dans le temps qui passe spermet à la magie d’opèrer… Pour peu ce sera considéré comme créatif que je plagie Mirbeau : “Soigner l’ordure par l’ordure”…

C’est l’esthétique du dégoût d’un homme de goût encensé par l’exacte moitié d’un monde pour sa finesse d’esprit mais heurté par l’autre moitié qui remue tellement d’ordures que c’est à se boucher le nez… À en croire certains journaleux et divers misérables critiques me visant : “Il n’est pas un éditeur d’écrits vains (de vains écrits serait trop académique) qui n’ait atteint à plus d’ignominies délictueuses, qui se soit roulé, pour le seul plaisir, dans plus d’immoralités et dans plus d’ordures que l’éditeur de Chromes&Flammes”… On est surpris de trouver tant et tant de scribouillards-censeurs me taxant d’immoralités automobiles…

De même qu’on peut s’étonner de leurs propos soulignant ma volonté d’épater en ne parlant que de Hot Rod’s et de Kustom’Cars… Le toc de ces violences parfois verbeuses mais le plus souvent scribouillées, se sentait particulièrement en Franchouille profonde lors des concentrations concentrationnaires d’épaves Nitrocéphales devant lesquelles je ne pouvait qu’écrire une littérature adaptée, pessimiste et faisandée, magnifiquement parée de toutes les gemmes, de toutes les joailleries imaginables. Toutes ces choses disparaissent maintenant pneus à pneus crevés…

On bute alors sur un double paradoxe : comment l’homme de goût que je suis réellement, peut-il en même temps être un écrivain du dégoût, et, compte tenu des accusations reçues et formulées, suis-je dégoûtant ou dégoûté ? Sous ce polyptote semble résider un enjeu crucial dans la compréhension de mon œuvre : le concept de dégoût et ses interprétations. Le polyptote est une figure de style qui consiste à employer un mot sous des formes grammaticales différentes, dans une même phrase. Le terme polyptote provient du grec “Πολύπτωτον, polúptôtos”. Composé de “vπολὺς, poly” pour “plusieurs“…

Mais aussi avec “πτωτὸς, ptoté” pour “cas“, il représente le fait que l’on puisse répéter plusieurs mots sous différentes formes, littéralement “plusieurs cas”. Les variations les plus courantes se situent au niveau d’un verbe, qui apparaît sous des formes conjuguées différentes, en fonction de la voix, du mode, du temps ou de la personne utilisés. Par exemple, dans cet extrait des Contemplations, Victor Hugo emploie le verbe tomber à l’infinitif mais aussi dans sa forme conjuguée, au passé composé “Je suis tombé déjà ; je puis tomber encore”... Le concept englobe la posture de l’auteur que je suis…

Mais aussi les attitudes de mes personnages et, bien sûr en m’inspirant des romans de Mirbeau. Faisant ma recension d’une réalisation douteuse, j’ai par exemple déclaré ainsi que “Quand ce n’est pas le dégoût qui vous fait jeter la chose aux latrines, c’est l’ennui qui vous la fait jeter au feu de mes critiques”... Et paf !… Plus généralement, pour caractériser ces choses les productions littéraires semblent écrites avec l’eau sale des bidets. Un certain public, malheureusement, plus il sait trouver de stupidités, plus il y flaire d’ordures, et plus il se pâme… Mes critiques visent de telles formules véhémentes…

J’y répète, selon des combinaisons variables, des termes qui en font une critique viscérale… Cela à permis que soient stoppées différentes émissions TV particulièrement débiles… Mes adjectifs étant employés tantôt sous une forme nominale, tantôt sous une forme adjectivale ou adverbiale. Cette palette de vocabulaire exprime la perception d’une “littérature à l’estomac” ou je multiplie les remarques corrosives sur diveres créations tout en rendant coup pour coup à mes détracteurs en fustigeant leurs usages d’obscénité littérales. Dans un cas, il s’agit d’exciter les internautes, dans l’autre, de le choquer…

Mais surtout de les épater, voire de les appâter. Les critiques formulées à mon encontre frappent d’apoplexie divers lecteurs actuels (les anciens tendent à disparaitre dans les remous des crises… Je représente en effet l’âpre vérité sans rien passer sous silence. Au nom de la vérité, je refuse toute restriction. Mon lectorat ne peut qu’être en effet frappé par la cohérence des emplois du vocabulaire lié à cet affect. Le dégoût traverse de part en part mes fictions qui sont bien plus qu’un tic d’écriture, mais un véritable rapport au monde qui à mon sens, doit ouvrir la voie vers une thérapie.

Celle-ci constitue la véritable âme de la révolte chez l’écrivain justicier que je me prétend être… Enfin, en guise de conclusion, j’aimerais montrer la permanence d’une esthétique et d’une stylistique puis en esquisser quelques caractéristiques récurrentes par-delà les évolutions apparentes… J’ai ainsi décrit la progressive descente aux Enfers du Kustom Franchouillard “Neuneu” symbolisée par la fumeuse “Omlett-Baveuzzz” du fumeux Fufu, qui a tenté sa chance aux USA sans y gagner grand chose ! C’est un candide, qui espèrait sa rédemption dans une suite franchouille qui ne verra jamais le jour.

Cette entreprise convoque le sens profond du terme, qui, physique ou moral, est synonyme de négativité : il entend chasser de soi l’abjection et en éloigner d’éventuelles victimes à venir se structurant alors autour d’une isotopie qui se met progressivement en place inséparable d’une misogynie gynophobique… révèlant une vision du vaseux au centre d’un imaginaire développé, de différentes associations réactivées au gré des circonstances. Revenu de son exil aux USA, tel un paquet de chair pâle, une sorte d’animal hallucinant, qui grimace et qui hurle, l’écume aux dents ! Fufu s’est plaint en ces termes ci-après…

“La vie d’enfer recommence et moi, de ce petit coin de ciel où j’ai fait halte, je retombe, plus effroyablement écrasé, dans la boue qui renvoie l’homme à sa dimension bassement corporelle, à son enracinement terrestre, comme pour mieux signifier le dégoût et accentuer l’impression de tiraillement”… Arghhhhhhh ! Comptez-les donc, les lamentables, les effarés, les éclopés, ceux-là qui avaient des ailes, et qui se traînent maintenant sur leurs moignons… J’ai voulu l’amour, et je suis allé en Amérique. J’étais parti, avec des ailes, ivre d’espace, d’azur, de clarté !… Et je suis de retour allongé dans la fange”… Lamentable… Quelle tristesse…

Cette opposition entre les aspirations à l’idéal et la fangeuse réalité range Fufu plutôt du côté des poètes que des naturalistes. On trouve en effet de semblables oppositions entre l’azur et la fange rappellant le caractère rêveur de Fufu et de son personnage, qui entretiennent des aspirations éthérées et se trouvent constamment rappelés à la trivialité du quotidien : “Les hauteurs sereines où trône le soleil, que j’avais gravies lentement, au prix de quels efforts ! Je les redescend d’un coup, d’une chute instantanée, irrémédiable, me fracassant la tête contre les pierres”. La suite est admirable…

“Aussi ne croyez-pas que l’abîme où j’ai roulé m’ait surpris brusquement… Ne le croyez pas ! Je l’ai vu de loin, j’ai vu son trou noir et béant horriblement, et j’ai couru à lui… Je me suis penché sur les bords pour respirer l’odeur infecte de sa fange, je me suis dit que c’était là que tombaient, que s’engouffraient les destinées perverties, les vies perdues ; on n’en remonte jamais, jamais ! Et je m’y suis précipité”… Est-ce que la colombe qui vole dans le ciel peut aimer le crapaud qui se cache dans la bourbe des eaux croupies ? C’est une descente aux Enfers, qui se traduit par des hallucinations de plus en plus irréelles.

Intervient alors l’antithèse de l’ange et du démon, du salut et de la damnation. On ne peut citer tous les bouges fréquentés et les débauches infernales auxquelles il a participé. Le meilleur moyen d’en finir avec le dégoût est de le pousser à son paroxysme. Il s’agit d’épuiser l’horreur pour en venir à bout. Voilà, ça se termine enfin ici, l’explication finale de ce looooooonnnnggg texte est que je disposais de 40 photos et que c’est plus ludique et esthétique de les présenter entre des blocs de texte de 4 lignes, c’est à dire pas trop long pour que vous puissiez reprendre votre souffle et ne pas suffoquer… Bye bye…
